Les Abbesses de Gagny - Chelles

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jeudi 21 février 2013

Dhuis et Fort de Vaujours : Placo veut creuser sous l'ancien site atomique (Le Parisien)

Alerté par le communiqué officiel du collectif Sauvons la Dhuis sur le devenir du fort de vaujours (cliquez ici pour le lire), le journal Le Parisien a publié ce jour l'article suivant :

Placo veut creuser sous l’ancien site atomique

Pour alimenter son usine de Vaujours (93), Placo projette d’ouvrir une carrière de gypse à la place du fort de Vaujours, ex-site du CEA, à Courtry.

Marion Kremp | Publié le 21.02.2013, 04h15

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BPB Placo envisage de stocker la terre de surface, réputée contaminée, du fort de Vaujours dans la fosse d’Eguisy. Le tout à proximité de la Dhuis, la rivière qui longe le site.

La route stratégique enlace, sinueuse, le fort de Vaujours, à Courtry. Derrière les hauts grillages barbelés, les stores rouges des baraquements délabrés battent au vent tandis que le château d’eau surplombe toujours la forteresse abandonnée. Bientôt, les vestiges du fort souterrain construit il y a cent trente ans et qui a servi de centre de recherche au Commissariat à l’énergie atomique (CEA) pourraient bien n’être plus qu’un gigantesque trou.

La société BPB Placo, ex-Placoplâtre, filiale du géant Saint-Gobain, a acheté 33 ha du terrain et projette d’y développer une carrière de gypse à ciel ouvert. Le collectif d’associations protectrices de l’environnement Sauvons la Dhuis — du nom de la rivière qui serpente le long du site — alerte sur son site Internet sur la suspicion de contamination radioactive résiduelle et chimique due aux activités du CEA.

La Criirad, laboratoire indépendant de mesure de la radioactivité, avait relevé en 2001-2002 des contaminations en uranium 238. Le CEA s’était engagé à décontaminer. « Tout n’a pas pu être analysé et l’uranium appauvri recouvert de quelques centimètres de terre n’est pas détectable », rappelle Bruno Chareyron, responsable du laboratoire de la Criirad, qui va plus loin et souligne que « le CEA a reconnu que certains ouvrages n’ayant pu être décontaminés ont été noyés dans le béton ». A ce jour, le CEA, considérant qu’il n’est plus propriétaire, n’a pas souhaité répondre à nos questions. Christophe Nedelec, du collectif Sauvons la Dhuis, a lui-même réalisé des mesures en 2011 : « J’ai relevé 3 uSV/heures (le sievert mesure l’effet chez l’homme du rayonnement ionisant), ce qui est trente fois supérieur au niveau naturel sur un point qui est censé avoir été décontaminé. » Sauvons la Dhuis et la Criirad ont ainsi demandé à réaliser de nouvelles mesures, ce que refuserait BPB Placo.

« Comment BPB Placo va pouvoir s’assurer que les trois millions de mètres cubes de terre qui seront retirés du fort ne présentent pas de risque? C’est un travail d’analyse à la petite cuillère qu’il faut réaliser avec rigueur, pas à coup de pelle mécanique, nous ne sommes pas sûrs que, dans de telles conditions, le projet soit toujours rentable pour BPB Placo, ce qui nous laisse penser que ce ne sera pas fait correctement », impute Christophe Nedelec, qui pointe sur une carte une ancienne carrière qui jouxte le fort. « C’est la fosse d’Eguisy où BPB Placo projette de déplacer la terre, or elle ne fait pas partie du site sur lequel repose la servitude », souligne le militant.

Pourtant, à entendre le directeur des mines et carrières de BPB Placo, Philippe Cortial, le projet ne semble pas menacé, au contraire. Déclaré d’intérêt national, le gypse pourrait bien l’emporter sur le principe de précaution. « Cette carrière à elle seule pourra approvisionner notre usine de Vaujours durant quinze ans. Nous allons évidemment travailler avec l’aide d’experts et même si nous gardons à l’idée le pire scénario qui serait de trouver de la radioactivité, à ce jour nous n’avons rien qui le laisse supposer », assure le directeur qui compte déposer une demande d’autorisation d’exploitation en préfecture avant 2015.

La préfecture rappelle d’ailleurs d’elle-même que le gisement est estimé de 8 à 10 millions de tonnes de gypse. « La servitude prévoit la possibilité d’une ouverture de carrière, tous les sujets liés à l’ancienne utilisation du site et à ses conséquences figureront dans l’étude d’impact à laquelle BPB Placo procède actuelle- ment », déclarent, laconiques, les services de la préfecture.

Le Parisien

Une ancienne zone militaire et atomique dont la terre est contaminée

M.K. | Publié le 21.02.2013, 04h11

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Fort de Vaujours, le 12 février. Depuis 1997, l’ex-site du CEA est à l’abandon. | (LP/M.K.)

Construit en 1883, après la défaite de 1870 face aux armées prussiennes, le fort de Vaujours, situé sur les communes de Courtry et de Coubron (Seine-Saint-Denis), a tour à tour été un dépôt de munitions de l’armée allemande en 1944, le théâtre d’opérations de déminage, d’essais pyrotechniques et d’expérimentations atomiques à partir de 1955.

C’est là notamment qu’a été développé le détonateur de la première bombe atomique française, Gerboise bleue.

Lorsque le CEA a cessé ses activités, en 1997, et après enquête publique, la préfecture de Seine-et-Marne a frappé le site en 2005 d’une servitude d’utilité publique qui impose que la terre qu’il contient ne doit pas sortir du périmètre défini. La fiche Basol du ministère de l’Ecologie, qui recense les sites pollués, mentionne que le fort de Vaujours « présente une contamination résiduelle par des substances radioactives (uranium) et pyrotechniques (munitions enterrées et particules explosives) ».

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mardi 13 mars 2012

Dhuis - Reportage de Canal Coquelicot sur l'Abandon par Paris du projet de vente de la Dhuis à BP Placoplâtre

Canal Coquelicot - Émission du 13 Mars 2012 suite à l'annonce de l'abandon de la vente de la Dhuis à BP Placo.

lundi 12 mars 2012

Dhuis - Le Parisien : Paris abandonne la vente de l'Aqueduc de la Dhuys

Article du Parisien du Lundi 12 Mars 2012 qui annonce l'abandon de la cession de l'Aqueduc de la Dhuys à la société BP Placo par la Mairie de Paris.

L’Est francilien restera vert. La mairie de Paris a décidé d’abandonner la vente d’une partie de l’aqueduc de la Dhuis — un sentier aménagé en Seine-et-Marne sur un ouvrage souterrain construit sous Napoléon III — à un exploitant de carrières. Il y a cinq ans, l’Agence des espaces verts (AEV) avait investi 6 M€ pour transformer cette propriété de la Ville de Paris en une promenade de 27 km à travers le département.

Mais en octobre, l’une des délibérations du Conseil de Paris portait sur un projet de convention avec la société BP Placoplatre pour la vente de 6 ha. Objectif : créer une carrière de gypse… de quoi susciter un tollé auprès d’Ile-de-France Environnement, qui regroupe environ 300 associations environnementales. Lesquelles se sont mobilisées depuis, rassemblant près d’un millier de personnes lors d’une marche en novembre et collectant une pétition de 5000 signatures.

Dernier épisode en date : « La semaine dernière, nous avons rencontré Pierre Mansat, adjoint (PCF) au maire de Paris en charge du dossier, explique Christophe Nédélec, président de l’association les Abbesses de Gagny-Chelles. Il a déclaré que le projet de cession du tronçon était abandonné. »

Les tribulations de ce terrain ne sont pas finies. Paris pourrait décider de céder la totalité de l’aqueduc — sous-sol compris —, à l’AEV, qui est chargée de l’entretien du sentier.

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samedi 10 mars 2012

LONGUE VIE À L'AQUEDUC DE LA DHUIS

LONGUE VIE À L'AQUEDUC DE LA DHUIS

Fort d’une pétition soutenue par prés de 5000 signataires, d’une manifestation en Novembre 2011 qui a rassemblé plus de 900 personnes et de l’obtention du soutien massif des élus locaux, départementaux et régionaux, le collectif "Sauvons la Dhuis" a continué avec pugnacité son combat pour la préservation de l'aqueduc de la Dhuis.

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Manifestation du 19 Novembre 2011 avec plus de 900 personnes.

Le 9 février 2012, le collectif a été reçu à sa demande par le Conseil Régional. Cet entretien a acté la participation des associations du collectif comme acteurs locaux dans l'élaboration du Schéma Régional de Cohérence Ecologique afin d'y inscrire la Dhuis comme Trame verte, nous avons reçu depuis des invitations pour participer aux ateliers territoriaux dans le cadre du Schéma Régional de Cohérence Ecologique.

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Jardin des Sculptures de la Dhuis : http://www.jardindesculpture.net

Le Mardi 06 Mars 2012, la Mairie de Paris a accueilli une délégation de notre collectif. En sa qualité d'Adjoint au Maire de Paris, chargé de Paris Métropole et des relations avec les collectivités territoriales d'Ile-de-France, Monsieur Pierre Mansat a annoncé, lors de cette réunion, que la position de notre collectif a été prise en considération.

Ainsi, Monsieur Mansat a déclaré qu'officiellement le projet de cession d'une section de 4,7 kms de l'Aqueduc de la Dhuis sur la butte de l’Aulnay à la société BP Placoplâtre était abandonné.

Monsieur Mansat, a également affirmé que dans les semaines à venir, le collectif "Sauvons La Dhuis" allait recevoir un courrier officiel signé de la main de Mr Delanoë en sa qualité de Maire de Paris.

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L'aqueduc de la Dhuis ou l'axe fondamental de la trame verte de l'Est Francilien.

Cet aqueduc, cette part de l'histoire de l'Ile de France, cette coulée verte de l'est Francilien et les milieux naturels qui l'alimentent, ne pouvait pas être laissé ainsi en pâture à un industriel du plâtre qui ne connait que la logique implacable du profit.

Même si nous devons nous réjouir de cette victoire, nous savons que le combat n'est pas terminé. Nous connaissons, de longue date, les capacités de la société BP Placoplâtre à utiliser tous les moyens à sa disposition pour arriver à ses fins.

Nous savons que les cadres de cette société, ne sont pas prêts d'abandonner le projet d'anéantir les Zones Naturelles d'Intérêt Ecologiques Floristiques et Faunistiques de la butte de l'Aulnay et la trame verte de l'Est Parisien.

Au delà de cette première bataille "victorieuse", le collectif "Sauvons la Dhuis" sera et restera vigilant afin d'anticiper et de s’opposer à nouveau aux plans futurs à venir.

Si une telle situation se représente, nous savons que nous pouvons compter sur votre mobilisation. Car, il est évident que le fait que des milliers de personnes se dressent d'un bond contre ce désastre annoncé a été décisif dans le choix des élus locaux et des élus parisiens de mettre un terme au sacrifice de l'aqueduc de la Dhuis.

Cordialement,

Le collectif SAUVONS LA DHUIS - http://sauvons.dhuis.fr

  • Nature Environnement 77
  • Villevaudé... Demain
  • Les Abbesses de Gagny-Chelles
  • Environnement 93
  • ADENCA
  • Les Amis de Carnetin
  • Association de Défense de l'Environnement du Bois Fleuri (ADEBF)
  • AJT Rando
  • Marne et Gondoire à Vélo

dimanche 19 février 2012

Aqueduc de la Dhuis : Jardin des sculptures de la Dhuys

C'est à Chessy, sur l'Aqueduc de la Dhuis, que Jacques Servières a créé le Jardin des sculptures de la Dhuys. A partir des pierres d'un pont de l'Aqueduc qui enjambait la Marne et qui fut détruit lors de la seconde guerre mondiale, cet artiste réalise des œuvres singulières.

Adresse : Ancien chemin de Meaux 77700 Chessy

Pour en savoir plus allez donc visite son site : http://www.jardindesculpture.net

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Voir l'album photos sur Google Picasa :

Jardin de la Dhuys

vendredi 23 décembre 2011

Dhuis - 93-77 : mobilisation générale pour sauver la Dhuis

Voici l'article du président des Abbesses de Gagny-Chelles paru dans l'édition de Décembre 2011 du magazine LIAISON édité par Ile de France Environnement.

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93 77 : mobilisation générale pour sauver la Dhuis

Le projet de vente d’un tronçon de l’aqueduc à un industriel a été suspendu par Paris mais les associations qui se méfient ont organisé et réussi une grande manifestation

Long de 131 km, l'aqueduc de la Dhuis (ou Dhuys) a été construit sous Napoléon III pour acheminer l'eau de la Dhuys. Son point de départ se trouve à Pargny-la-Dhuys (Aisne) et il se termine au réservoir de Ménilmontant dans le 20 ème arrondissement. Il est aujourd’hui géré par la SAGEP, la Société Anonyme de gestion des eaux de Paris. Il n’alimente plus la capitale mais alimente toujours en eau le parc d’attractions Disneyland. Depuis 2006 plus de 6 millions d’euros ont été consacrés par la Région IDF au travers de l’AEV, l’Agence des espaces verts d’Ile-de-France à l’aménagement de la Dhuis en une promenade de 27 km qui mène du Raincy, en Seine Saint Denis à Dampmart en Seine et Marne.

Courant 2011, la Mairie de Paris, en collaboration avec l’AEV, a formé le projet de céder à la société Placoplâtre (Filiale du groupe Saint-Gobain), des tronçons de l’aqueduc. Ainsi, il avait été convenu de vendre un linéaire de 5 km entre les communes de Le Pin et Carnetin en passant par Villevaudé, Claye-Souilly et Annet-sur-Marne. Placoplâtre, en devenant le propriétaire de ces tronçons, désirait exploiter à ciel ouvert la butte gypsifère de l’Aulnay durant les 60 années à venir.

Un projet inconcevable

Une perspective qui nous est apparu inadmissible, voire surréaliste. En effet, les carrières de gypse à ciel ouvert représentent une destruction durable du vivant. Il s’agit de fosses de 60 m de profondeur, comblées en fin d’exploitation par des apports artificiels de remblais et de déchets propices aux plantes invasives et au développement des milieux dit « rudéralisés ».

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Vue d’une carrière à ciel ouvert ou l'avenir promis à la butte de l'Aulnay si la vente des parcelles de l'acqueduc de la Dhuis est accordé à BP Placoplatre.

Ce projet représenterait à la fois une altération manifeste d’une promenade (GR14A) appréciée des Franciliens, la destruction d’un bien patrimonial qui pourrait encore à l’avenir acheminer de l’eau à Paris, l’anéantissement d'un corridor écologique entre la Seine-Saint-Denis et la Seine-et-Marne et la porte ouverte à l’anéantissement de deux Zones naturelles d’intérêt écologique floristique et faunistique qui soulignent la richesse de cette irriguent la coulée verte. Ces ZNIEFF sont parmi les plus riches milieux naturels du nord de la Seine et Marne et mériteraient d'être classés en zones Natura 2000 et pour partie en Réserves Naturelles Régionales. En Seine-et-Marne comme en Seine-Saint-Denis, l’aqueduc de la Dhuis devrait être classé Natura 2000 et en Zone de Protection Spéciale.

Pétition

Courant Septembre 2011, après des mois de tractations secrètes, le pot aux roses est enfin découvert. Les associations locales de protection de l’environnement et de randonnées pédestres et cyclistes décident alors de se réunir au sein du collectif « Sauvons la Dhuis ». Ce collectif saisit Ile de France Environnement qui s’implique en votant une motion demandant le blocage des projets de cession et de développement de nouvelles carrières à ciel ouvert sur la butte de l’Aulnay. Début octobre, une pétition a été mise en ligne. Celle-ci a été pour l’instant signée par plus 4 500 personnes.

Face à ce front unitaire des associations, la mairie de Paris a décidé de suspendre le vote du conseil de Paris et a demandé au Conseil Général de Seine-et-Marne (CG77) de se positionner clairement sur le devenir de la coulée verte. Le samedi 19 novembre, à l’initiative du collectif, une manifestation a été organisée à Villevaudé : un véritable succès, plus de 900 personnes ont participé à cet événement.

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Un cortège sans fin serpente le long de la coulée verte

L’insurrection contre la destruction de la Dhuis est en marche et elle ne s’arrêtera que lorsque toute menace aura été définitivement écartée. Le collectif « Sauvons la Dhuis » a demandé courant octobre à être reçu par le Maire de Paris. Si cette demande demeure sans réponse, une manifestation sur le parvis de l'hôtel de ville n'est pas à exclure.

Christophe Nédélec

  • Président de l’Association  « Les Abbesses de Gagny-Chelles »
  • http://www.montguichet.fr
  • http://ww.dhuis.fr
  • Les associations du collectif « Sauvons la Dhuis » sont : Nature Environnement 77, Villevaudé... Demain, Les Abbesses de Gagny-Chelles, Environnement 93, Adenca et Les Amis de Carnetin

Pétition : www.petitionpublique.fr/?pi=dhuis

samedi 17 décembre 2011

Dhuis : Communiqué officiel du collectif - Sauvons la Dhuis

DHUIS ! LA MENACE PERSISTE....

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Aqueduc de la Dhuis

Malgré une mobilisation citoyenne sans précédent en faveur de la défense de l’aqueduc de la Dhuis et de son environnement :

  • Plus de 800 manifestants sur le site lors de la journée du 19 novembre 2011.
  • Plus de 4300 signataires de la pétition « sauvons la Dhuis ».
  • Malgré les nombreuses motions appuyant notre action prises à l’unanimité par les élus : Des communes de Carnetin, Chelles, Claye-Souilly, Courtry, Lognes, Thorigny-sur-Marne, Villeparisis, Villevaudé, Mitry Mory.
  • De la communauté d’agglomération de Marne-et-Gondoire.
  • Du conseil général de Seine-et-Marne.

Nous déplorons l’attitude de la Mairie de Paris : le rendez-vous souhaité par notre collectif depuis le 24 octobre 2011 est resté lettre morte jusqu’à ce jour. Cette non-réponse laisse planer une incertitude pesante quant à l’avenir de l’aqueduc.

LA DÉTERMINATION DU COLLECTIF « SAUVONS LA DHUIS » RESTE INTACTE

  • L’aqueduc outre sa valeur patrimoniale incontestable est un bien commun accessible à tous depuis des décennies : l’aqueduc doit passer dans son intégralité dans le domaine public.
  • L’aqueduc avec ses espaces avoisinants forme un corridor écologique entre Paris, la Seine-Saint-Denis et la Seine-et-Marne indispensable à la faune et à la flore existantes, les deux zones naturelles d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) présentes à proximité immédiate en constituent le réservoir nourricier : Les ZNIEFF doivent être préservées, l’espace de ce corridor écologique doit être suffisant et non pas se réduire à un simple passage; dans ce but l’exploitation souterraine du gypse doit être privilégiée excluant toutes nouvelles carrières à ciel ouvert .
  • L’aqueduc est reconnu par la région Ile-de-France comme axe principal de la trame verte de l’est Francilien. Ce poumon de respiration est agrémenté d’un lieu de circulation douce (voie piétonne empruntée par le GR14a et piste cyclable) aménagé récemment sur 27 kilomètres: L’aqueduc doit rester dans son intégralité un lieu de déplacement et de promenade agréable pour tous au milieu des espaces champêtres et boisés centenaires existants.

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En rouge, les carrières à ciel ouvert prévues sur la butte de l'Aulnay de part et d'autre de l'Aqueduc de la Dhuis.

A CET EFFET, LE COLLECTIF «SAUVONS LA DHUIS » :

  • INTERPELLE DE NOUVEAU LA MAIRIE DE PARIS, propriétaire et vendeuse des terrains afin qu’elle renonce à une cession au profit d’intérêts privés pour agir en accord avec son orientation écologiste.
  • SOUHAITE UN CONTACT AVEC LE CONSEIL RÉGIONAL D’ILE-DE- FRANCE pour qu’il réaffirme ses orientations visant à constituer autour de la capitale une ceinture verte de respiration homogène et cohérente intégrée au réseau francilien de circulation douce.
  • DEMANDE L’ INTERVENTION DES SERVICES DE L’ÉTAT EN CHARGE DE LA RÉVISION DU SCHÉMA DÉPARTEMENTAL DES CARRIÈRES DE SEINE-ET-MARNE pour qu’ils prennent des mesures conservatoires de préservation en faveur de ce site remarquable.

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Exemple d'une carrière à ciel ouvert.

VOTRE SOUTIEN NOUS EST INDISPENSABLE POUR MENER TOUS ENSEMBLE CETTE ACTION A BIEN, AFIN D’ÉVITER CE GÂCHIS ÉCOLOGIQUE IRRÉPARABLE : l'ÉVENTRATION DE LA BUTTE DE L’AULNAY PAR DE NOUVELLES CARRIÈRES A CIEL OUVERT.

VOTRE MOBILISATION EST PLUS QUE JAMAIS NÉCESSAIRE : QUESTIONNEZ VOS ÉLUS, RAPPROCHEZ- VOUS DES ASSOCIATIONS LOCALES DE DÉFENSE DE L’ENVIRONNEMENT, DIFFUSEZ LARGEMENT L’INFORMATION, SIGNEZ OU FAITES SIGNER LA PÉTITION « SAUVONS LA DHUIS ».

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http://www.petitionpublique.fr/?pi=dhuis

Le collectif « SAUVONS LA DHUIS »

Nature Environnement 77

6 rue Plâtrière 77000 MELUN http://nature.environnement.77.over-blog.com

Villevaudé... Demain

Rue de la Grange 77410 VILLEVAUDE http://www.villevaude-demain.com

Les Abbesses de Gagny-Chelles

67 av. Paul-de-Kock 93220 GAGNY http://www.dhuis.fr

Environnement 93

16 avenue Monge 93470 COUBRON Email : environnement.93@laposte.fr

ADENCA

Association de Défense de l'ENvironnement de Claye-Souilly et ses Alentours http://adenca.over-blog.com

Les Amis de Carnetin

Mairie, rue Albert-Mattar 77400 CARNETIN

Défense de l'Environnement du Bois Fleuri (ADEBF)

33 allée des Marguerites - le Bois Fleuri 77410 CLAYE SOUILLY

vendredi 16 décembre 2011

Aqueduc de la Dhuis : La motion votée par le conseil municipal de Carnetin

Après Chelles (77500), Courtry (77181), Lognes (77185), Villeparisis (77270) , Villevaudé (77410), Thorigny-sur-Marne (77400) et Claye-Souilly (77410), c'est au tour de Carnetin (77400) de voter une motion pour sauvegarder l'Aqueduc de la Dhuis et la butte de l'Aulnay.

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l'Aqueduc de la Dhuis.

Une motion a donc été votée lors du dernier conseil municipal de la commune en date du 25/11/2011. C'est un vote très important. En effet, les carrières à ciel ouvert planifiées sur la butte de l'Aulnay, si elles se réalisent, auront un impact majeur sur l'avenir de cette commune et de ses habitants.

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jeudi 15 décembre 2011

Aqueduc de la Dhuis : La motion votée par le conseil municipal de Villevaudé

Après Chelles (77500), Courtry (77181), Lognes (77185), Villeparisis (77270) , Carnetin (77400), Thorigny-sur-Marne (77400) et Claye-Souilly (77410), c'est au tour de Villevaudé (77410) de voter une motion pour sauvegarder l'Aqueduc de la Dhuis et la butte de l'Aulnay.

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l'Aqueduc de la Dhuis.

Une motion a donc été votée lors du dernier conseil municipal de la commune en date du 07/12/2011. C'est un vote très important. En effet, les carrières à ciel ouvert planifiées sur la butte de l'Aulnay, si elles se réalisent, auront un impact majeur sur l'avenir de cette commune et de ses habitants.

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mardi 13 décembre 2011

Aqueduc de la Dhuis : Le conseil municipal de Thorigny-sur-Marne vote une motion.

Après Chelles (77500), Courtry (77181), Lognes (77185), Villeparisis (77270) , Carnetin (77400), Villevaudé (77410) et Claye-Souilly (77410), c'est au tour de Thorigny-sur-Marne de voter une motion pour sauvegarder l'Aqueduc de la Dhuis et la butte de l'Aulnay.

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l'Aqueduc de la Dhuis.

Une motion a donc été votée lors du dernier conseil municipal de la commune en date du 24/11/2011.

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Conseil Municipal de Thorigny-sur-Marne

Objet : MOTION - PRESERVATION DE L’AQUEDUC DE LA DHUIS

Construit sous Napoléon III, l'aqueduc de la Dhuis (ou Dhuys) achemine l'eau de la Dhuys depuis l’Aisne et se termine dans le 20ème arrondissement de Paris.

Il est géré par Eaux de Paris.

Hormis le caractère historique de l'aqueduc et le fait que son parcours soit inclus dans plusieurs zones de protection des espaces verts et naturels y compris la faune, l'aménagement d'une longue liaison douce, porté par la CAMG, les communes concernées, et réalisé par l'AEV (Agence des Espaces Verts) a permis de développer ce couloir écologique, et de voir la fréquentation des promeneurs et randonneurs en nette augmentation.

6 millions d’euros ont été consacrés par l’AEV (Agence des Espaces Verts d’Ile-de-France) à l’aménagement de l’emprise de l’Aqueduc de la Dhuis.

La ville de Paris envisagerait la cession de tronçons de l’Aqueduc de la Dhuis à la société Placoplatre (environ 6 hectares) sur les communes de Seine et Marne suivantes : Le Pin, Claye-Souilly, Villevaudé et Annet-sur-Marne, afin d’y exploiter des sous-sols gypseux à ciel ouvert.

Ce projet pourrait mettre en péril l’intégrité écologique de cette coulée verte et nuire gravement à ce véritable lieu de promenade et de respiration.

Ce projet ne semble pas pleinement correspondre au cadre définit par la convention de partenariat signée en février 2011 entre la Mairie de Paris et le Conseil général de Seine-et-Marne. Cette convention les engage mutuellement à soutenir pleinement un développement durable de la métropole.

Le Conseil municipal de Thorigny-sur-Marne s’oppose à toute opération qui viendrait altérer ou dénaturer la promenade de l'aqueduc de la Dhuis, nuisant ainsi à cette coulée verte et à ce symbole de la révolution hydraulique.

mardi 6 décembre 2011

Aqueduc de la Dhuis : Images du passé

Depuis plus d'un siècle, l'aqueduc est une promenade très prisée des Franciliens, En témoignent les cartes postales anciennes suivantes. Ci-après, veuillez trouver un très bel article du journal Libération paru le 9 août 1995 à 7h35.

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La Dhuis, l'aqueduc invité chez MickeyConstruit au XIXe pour alimenter Paris, il abreuve aujourd'hui Disneyland.

Par WENZ-DUMAS François pour Libération, Le 9 août 1995.

Question pour un Quiz: «Qui a fait l'adduction d'eau potable

d'Eurodisney?» Réponse: «le baron Haussmann». Ou, pour être tout à fait exact, l'ingénieur Belgrand, inspecteur général des Eaux et Forêts, à la demande du fameux préfet auquel Paris doit ses grands boulevards. Le Disneyland européen est en effet alimenté par un aqueduc dont la construction date de 1863. Il n'était évidemment pas question à l'époque d'abreuver Mickey à Marne-la-vallée. Mais en 1992, on a construit une dérivation à Chessy (Seine-et-Marne), où l'aqueduc traverse le périmètre de Disneyland.

Il est nourri par un aqueduc puisant à une source de l'Aisne, la Dhuys, entre Château-Thierry et Montmirail, et que les ingénieurs du Second Empire ont orthographiée «Dhuis». Son eau jaillit été comme hiver à 10,5°. Elle était destinée aux quartiers populaires de l'est de la capitale, où elle arrive à 11°. Disneyland, qui n'utilise pas la totalité des 20.000 m3 de débit quotidien, en laisse d'ailleurs encore filer un peu vers Paris. Une goutte, dans les 750.000 m3 aujourd'hui consommés chaque jour par les parisiens. Mais à l'époque, les besoins (80.000 m3) étaient essentiellement couverts par pompage dans la Seine, et l'apport des eaux fraîches de la Dhuis fit faire un bond en avant à l'hygiène et la santé publiques....

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mercredi 30 novembre 2011

Aqueduc de la Dhuis : La Mairie de Claye-Souilly vote une motion contre la destruction de la Dhuis

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Après Chelles (77500), Courtry (77181), Lognes (77185), Villeparisis (77270) , Carnetin (77400) et Thorigny-sur-Marne (77404), c'est au tour de Claye-Souilly (77410) de voter une motion pour sauvegarder l'Aqueduc de la Dhuis et la butte de l'Aulnay. Une motion a donc été votée lors du dernier conseil municipal en date du 29/11/2011.

Il a donc été voté :

  • DE REAFFIRMER l'importance de cette coulée verte, pour le maintien de la biodiversité, du lien géographique, historique et humain de notre territoire.
  • DE REFUSER de voir l'exploitation de ce site, à ciel ouvert.
  • DE S'OPPOSER à ce que la Ville de Paris cède l'Aqueduc de la Dhuis à la société BPB Placoplâtre, tant que toutes les mesures de protection de la biodiversité et des milieux naturels ne seront pas garanties.

Motion Claye

lundi 28 novembre 2011

Sauvons la Dhuis : François Hollande (PS) visite l'Usine Placoplâtre de Vaujours

Lundi 28/11/2011 à 14h30 : François Hollande (PS) a visité l'usine Placoplâtre (Groupe Saint-Gobain) à Vaujours (Seine-Saint-Denis).

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Compte tenu de la motion désastreuse votée vendredi dernier par le CG77, la symbolique de cette visite laisse pour le moins perplexe. C'est même peut être le cœur de l'affaire de la Dhuis qui s'explique par cette présence.

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Il est donc venu admirer les carrières à ciel ouvert de Villeparisis et de Vaujours et oser parler de développement durable. Que ne faut il pas faire pour plaire aux industriels!

C'est une nouvelle devise : Détruire des milieux naturels c'est servir le développement durable. C'est un peu comme la forêt amazonienne. C'est tellement durable qu'elle disparait.

Il semble évident que cette visite préparée en toute discrétion a fortement pesé sur le Conseil Général de Seine-et-Marne au regard de l'avenir de la Dhuis. Au moins, les choses sont claires désormais et la loi du razoir d'Ockham semble s'appliquer ici à merveille.


Hollande: un "grand plan pour l'isolation des logements"

Lundi 28/11/2011 Agence France-Presse.

François Hollande, candidat PS à la présidentielle, a annoncé lundi, s'il était élu, le lancement d'un "grand plan pour l'isolation des logements", dans le cadre du "pacte productif" qu'il propose.

M. Hollande, qui s'exprimait devant la presse à l'issue de la visite d'une une usine fabricant du placoplâtre à Vaujours (Seine-Saint-Denis), a plaidé pour que se "développent" les filières industrielles, et en particulier celles des "économies d'énergie et des énergies renouvelables".

"D'où la proposition que je fais de lancer un grand plan pour l'isolation des logements pour la prochaine décennie", a-t-il dit, reprenant une proposition contenue dans le projet du PS voté en mai dernier.

Relevant que "40% de notre consommation d'énergie est dans notre habitat", il a estimé "possible de faire en sorte que nous réduisions considérablement notre consommation d'énergie, ce qui aura un effet en matière de balance commerciale, d'emploi et de pouvoir d'achat".

Ce plan "mobilisera des financements publics - privés aussi - avec des incitations fiscales fortes pour les propriétaires, pour les bailleurs sociaux, pour qu'ils puissent investir pour leur propre intérêt et l'intérêt du pays", a-t-il dit.

Pour M. Hollande, qui avait juste avant - casque sur la tête, et chasuble orange - visité la carrière de gypse située à quelque 5 km de l'usine de Vaujours, a rappelé que "si l'on veut mettre notre pays dans une dynamique (...) l'industrie en sera le levier".

"Favoriser l'innovation et l'investissement", "développer les PME" et "mobiliser les financements" sont les autres "axes" de son "pacte productif".

Devant une trentaine d'ouvriers rassemblés dans l'usine pour l'occasion, il leur a promis de revenir à la retraite à 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler tôt et ayant leurs 41,5 annuités, et d'"ouvrir des négociations" sur une réforme "durable" des retraites qui prendrait en compte "la pénibilité".

En Seine-St-Denis, Hollande cherche à conjuguer "industrie" et "écologie"

LEMONDE.FR | 28.11.11 | 19h13 • Mis à jour le 28.11.11 | 19h28

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François Hollande en visite dans l'usine de placoplâtre du groupe Saint-Gobain à Vaujours (Seine-Saint-Denis), lundi 28 novembre. AP Photo/Patrick Kovarik, Pool

Cela s'appelle faire d'une pierre deux coups. En se rendant, lundi 28 novembre, à l'usine de placoplâtre du groupe Saint-Gobain à Vaujours (Seine-Saint-Denis), François Hollande avait un double objectif en tête : faire taire une droite qui n'hésite pas à voir en lui le fossoyeur de l'industrie française, et rassurer les écologistes qui, après ses déclarations sur le nucléaire, le soupçonnent de faire, au fond, peu de cas des enjeux environnementaux.

Le candidat socialiste à la présidentielle, qui a dû affronter des polémiques sur le droit de veto de la France à l'ONU ou sur le nucléaire, était accompagné de Claude Bartolone, président du conseil général de Seine-Saint-Denis, et d'Alain Rousset, président du conseil régional d'Aquitaine et responsable, dans son équipe, des questions industrielles. Lors de son déplacement, il s'est fait le chantre du "redressement industriel", accusant au passage Nicolas Sarkozy d'avoir accéléré la "désindustrialisation" du pays.

UN CHÔMAGE QUI "EN DIT LONG SUR LA DÉSINDUSTRIALISATION"

Anticipant d'une petite heure l'annonce des derniers chiffres du chômage, M. Hollande a précisé qu'il s'attendait à un "record" qui "en dit long sur la désindustrialisation" qui frappe la France. "En dix ans, la part de l'industrie est passée de 18 % à 13 % de la valeur ajoutée, et 750 000 emplois industriels ont été perdus en dix ans", a-t-il déclaré.

Mais cet hymne à l'industrie, célébrée comme "le levier" qui doit remettre la France sur la voie du "redressement" après "des années d'abaissement", était aussi, pour François Hollande, l'occasion de préciser qu'il se jouerait sur une partition tout à fait acceptable pour les partenaires écologistes avec lesquels le Parti socialiste a conclu un accord électoral et législatif pour 2012.

L'intérêt apporté par le candidat au placoplâtre visait à émettre un message : celui du mariage entre l'enjeu industriel et l'enjeu environnemental, du "produire plus pour consommer moins", de l'union entre le "pacte productif" et le "défi écologique". Insistant, dans le prolongement de sa tribune publiée dans Le Monde ce lundi, sur la nécessité de la "sobriété" énergétique, le candidat en a profité pour annoncer qu'il lancerait, s'il est élu en 2012, un "grand plan pour l'isolation des bâtiments".

Thomas Wieder

samedi 26 novembre 2011

Aqueduc de la Dhuis : le CG77 accouche d'une souris.

Malgré la présence de nombreux élus et conseillers généraux de tous bords politiques lors de notre manifestation de Samedi dernier, une marche pour la sauvegarde de la Dhuis qui a attiré plus de 900 personnes à Villevaudè, le Conseil Général de Seine et Marne a accouché Vendredi matin d'une souris.

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Notre aqueduc de la Dhuis

Des représentants d'associations du collectif "Sauvons la Dhuis" ont assisté au conseil en date du 25/11/2011. Ils ont pu par eux même assister à l'accouchement.

Malgré un projet de motion présentée par par les conseillers Arnaud de Belenet et Sinclair Vouriot, au nom du Groupe Union pour la Seine-et-Marne et le vote de motions courageuses à l'unanimité des conseils municipaux de Courtry, Chelles, Carnetin, Lognes et Villeparisis, la présidence du CG77 a décidé de vider la motion proposée de toute sa substantifique moelle.

Mr Jean Dey (Europe Ecologie Les Verts), en sa qualité de premier Vice-Président en charge de l'Environnement, Vincent Eblé (PS) en tant que Président du CG77 et Michèle Pélabère (PS) conseillère du Canton de Claye-Souilly, se sont attachés à refuser de s'opposer clairement à la cession de l'acqueduc de la Dhuis aux industriels du Plâtre.

Pire encore, ils ont osé laisser possible l'interprétation d'une acceptation à terme de la vente et retirer de mentionner les deux Zones Naturelles d'Intérêt Ecologique Floristique et Faunistique (ZNIEFF) de classe 1, dénommée « Les Fossés Malore » et 2, dénommée « Allée de la Marne de Coupvray à Pomponne ».

Était-ce lié à la visite de François Hollande de l'Usine Placoplâtre de Vaujours planifiée secrètement pour le Lundi 28 Novembre suivant ?

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Vision d'horreur d'une carrière à ciel ouvert ou l'avenir promis à la butte de l'Aulnay si la vente des parcelles de l'acqueduc de la Dhuis est accordé à BP Placoplatre.

Nous le savons tous et la présidence du CG77 la première, que le nerf du conflit est la maitrise foncière de la Dhuis.

C'est une motion vide de sens pondue uniquement pour sauver les apparences et soutenir une position de façade. Le CG77 persiste et signe.

Une motion totalement irresponsable et possiblement très lourde de conséquences pour l'avenir de la trame verte de l'Est Francilien

Et dire que Mr Dey a eu l'audace de s'inviter à la manifestation du 19 Novembre dernier.

Mr Dey qui gère également la Maison de L'Environnement 77 ou Seine et Marne Environnement partenaire de ces mêmes industriels du Plâtre (http://www.unicem.fr) est resté inflexible, bien droit dans ses bottes.

Dans cette affaire, nous sommes donc bien au cœur de la réalité de l'engagement du CG77 pour la qualité de vie des Seine-et-Marnais.

Le 77 est le département où fleurissent les décharges, où les carrières rongent les sols, où les zones naturelles sont bafouées, où les trames vertes sont condamnées pour des poignées d'€.

Le 77 ou le territoire sacrifié de l'ile de France.

Voici donc les 2 motions, celle qui a été écartée et celle qui a été imposée par la présidence du CG77.


  • Motion présentée par par les conseillers Arnaud de Belenet et Sinclair Vouriot (Cliquer sur l'image) :

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  • Motion proposée par la présidence et retenue par le CG77 (Cliquer sur l'image) :

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Dhuis - 26.11.2011 - Article du Parisien : La sauvegarde de l’aqueduc de la Dhuis fait l’unanimité

La sauvegarde de l’aqueduc de la Dhuis fait l’unanimité

Il y a eu des frictions, mais finalement gauche et droite sont tombées d’accord, hier au conseil général, sur un texte commun concernant l’aqueduc de la Dhuis. Construit sous Napoléon III, cet ouvrage qui alimente en eau essentiellement le parc Disneyland est devenu un haut lieu de la randonnée en Seine-et-Marne. Seulement voilà : la Ville de Paris, propriétaire des terrains, envisage d’en vendre une partie à la société Placoplâtre afin qu’elle puisse exploiter un gisement de gypse.

Hier, opposition et majorité avaient chacune préparé un texte pour demander aux élus de la capitale de renoncer, au moins temporairement, au projet. Lors de la dernière séance, la gauche avait refusé d’examiner le texte proposé par la droite. Ce que n’a pas manqué de rappeler Arnaud de Belenet (UMP, Thorigny-sur-Marne). « Nous avons eu droit à des noms d’oiseaux parfois insultants. Tout ça pour que vous présentiez à votre tour une motion. Je prends cela comme une forme d’excuse », s’est amusé l’élu. Et d’enfoncer le clou : « La majorité se grandirait à accepter les propositions de son opposition. »

Gauche et droite ont proposé un texte commun

Réponse de Vincent Eblé, président PS du conseil général : « La motion que vous avez présentée la dernière fois était différente. Vous demandiez que la Ville de Paris ne délibère pas sur cette question. Or nous avions eu l’assurance qu’elle ne le ferait pas. Il n’y avait donc pas lieu de voter cette motion. Vous pouvez considérer que c’est petit, que c’est politicien, mais ce n’est que la réalité. »

Finalement, un groupe composé d’élus de gauche et de droite a quitté la salle pour travailler à un texte commun. La motion présentée quelques heures plus tard en fin de séance propose au Conseil de Paris de « suspendre » la vente de l’aqueduc de la Dhuis, « le temps d’une évaluation de l’impact environnemental du projet ».

Elle réclame aussi que, « si le caractère d’intérêt général de l’exploitation gypsifère est avéré, l’aqueduc dans son tracé actuel soit augmenté d’une bande de protection d’une largeur suffisante de part et d’autre ». La balle est à présent dans le camp de la mairie de Paris.

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