Les Abbesses de Gagny-Chelles

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mercredi 10 août 2011

Les crapelets des Abbesses de Gagny-Chelles

Nous sommes des crapelets de crapaud commun (Bufo Bufo). Au printemps de cette année, notre mère nous a pondu en chapelet dans une des mares du quartier des Abbesses de Gagny-Chelles.

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D'abord têtards, nous avons terminé notre métamorphose et nous venons de quitter les mares qui nous ont vu naitre. Nous cherchons des cachettes pour nous protéger des prédateurs.

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Nous ne mesurons qu'à peine plus d'un cm et nous souhaitons remercier les propriétaires des mares d'avoir surmonté leurs peurs des moustiques et de n'avoir pas introduit des poissons qui nous auraient sans doute exterminé.
Dans quelques années, si les mares existent encore, nous y espérons y revenir afin de nous accoupler et d'ainsi perpétuer notre espèce. Cette dernière, malgré ses statuts de protection, est mise en danger par la disparition progressive de nos milieux et l'utilisation intensive de pesticides par des homo-sapiens qui n'arrivent plus à respecter le vivant.

lundi 8 août 2011

Sale temps en forêt de Senart

En ce début du mois d'Août 2011 qui ressemble à l'automne, nous sommes allés entre 2 trombes d'eau s'immerger dans la forêt de Sénart.

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Nous avons prospecté la zone d'une centaine d'hectares qui fut incendiée en juillet 2006.

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Forêt de Sénart - 06/08/2011 : Nous sommes accueillis par les cris des écureuils de Sibérie ou de Corée ( Tamias sibiricus ). Il se dit qu'il en existe entre 10 et 20.000 dans la forêt de Sénart. Il y a été observé pour la première fois en 1978. Son implantation résulte probablement de lâchers d'animaux de compagnie effectués par des particuliers. Il est considéré comme un porteur de la maladie Lyme (Borréliose) et son expansion inquiète car il possède de très fortes facultés d'adaptation.

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Forêt de Sénart - 06/08/2011 : Euphraise officinale ( Euphrasia officinalis L. ), plante rare en région Ile de France, déterminante ZNIEFF.

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Forêt de Sénart - 06/08/2011 : Oedipode turquoise ( Oedipoda caerulescens ), insecte protégé en région Ile de France.

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Forêt de Sénart - 06/08/2011 : Pulicaire vulgaire ( Pulicaria vulgaris ), plante protégée au niveau national également appelée l'Herbe de Saint-Roch.

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Forêt de Sénart - 06/08/2011 : zones humides.

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Forêt de Sénart - 06/08/2011 : La lobélie brûlante ou cardinale des marais (Lobelia urens) est une plante protégée en région Ile de France.

vendredi 2 juillet 2010

Juin 2010 - Observations naturalistes dans les jardins des Abbesses de Gagny-Chelles

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25/06/2010 : Un Agrion élégant (Ischnura elegans) au bord d'une mare des Abbesses. C'est le plus commun des odonates.

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25/06/2010 : Une grenouille rousse (Rana temporaria) dans une mare des Abbesses. D'où vient elle, dans quelle mare se reproduit elle ? Un individu isolé...le mystère reste entier.

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17/06/2010 : Un jeune Merle noir (Turdus merula), juste sorti nid. Il sera sauvé des chats quelques jours jusqu'à qu'il sache voler par lui même.

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30062010 : Lucane cerf-volant mâle (Lucanus cervus). L'espèce est actuellement protégée mais continue à se raréfier géographiquement, en gardant des poches de présence. Le lucane cerf-volant est inscrit à l'annexe II de la directive européenne "habitats faune flore" de 1992, dont la protection nécessite la mise en place par les États-membres de Zones Spéciales de Conservation, ainsi qu'à l'annexe III de la convention de Berne.

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30062010 : Lucane cerf-volant femelle (Lucanus cervus). L'espèce est actuellement protégée mais continue à se raréfier géographiquement, en gardant des poches de présence. Le lucane cerf-volant est inscrit à l'annexe II de la directive européenne "habitats faune flore" de 1992, dont la protection nécessite la mise en place par les États-membres de Zones Spéciales de Conservation, ainsi qu'à l'annexe III de la convention de Berne.

mercredi 28 avril 2010

Les fontis en eau ou le royaume de la couleuvre à collier (Gagny)

Le dimanche 21 Mars 2010, nous avions découvert la présence de tritons palmés dans un fontis en eau de la carrière Saint-Pierre : Les tritons palmés de la carrière Saint-Pierre de Gagny.

En cette fin du mois d'Avril, nous avons décidé de revenir les voir.

En chemin, nous croisons un nombre important d'Orvets (Anguis Fragilis). Cela serait il un présage ?

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Proche du but, nous passons devant le gros fontis en eau. En contrebas, nous constatons avec joie également la présence de Tritons palmés et peut être de Tritons ponctués.

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Devant la dangerosité de ce fontis et ses fortes pentes abrupts, nous ne pouvons que les observer à distance.

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Nous continuons notre chemin vers l'autre fontis, plus accessible où nous avions trouvé les tritons palmés en Mars.

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La mare est toujours bien remplie malgré 2 semaines de beau temps.

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Les Tritons palmés sont toujours là, en pleine forme, gavés de larves de moustiques et de daphnies.

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Il leur fallait un prédateur. Nous surprenons alors une Couleuvre à Collier (Natrix Natrix). Elle tente de fuir en se cachant sous l'eau. Natrix vient du latin qui signifie nageur.

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Patient, nous attendons et celle-ci au bout de longues minutes quitte la mare pour se cacher dans les fourrés.

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Cette couleuvre est un serpent non venimeux, inoffensif. C'est un serpent aquatique mais il peut s'éloigner de l'eau. Ils se trouvent parfois jusqu'à 3 km de l'eau. Leurs proies principales sont des amphibiens dont les Tritons, des crapauds, des grenouilles. Elles peuvent également se nourrir de souris et de micro-mammifères. Elles sont diurnes et aiment s'échauffer au soleil comme tous les serpents. Quand elles sont dérangées, elles ont tendance à nager rapidement à la surface de l'eau.

Lors de notre observation, celui que nous appelons le pollueur de la côte Bellevue a fait des siennes, en toute impunité comme d'habitude. Muni d'une pelleteuse, il se met à pousser des déchets en direction du fontis aux tritons. Du surplomb, des blocs se mettent à rouler à notre encontre, nous nous mettons à lui crier d'arrêter. Sourd, il finira par stopper ses activités du jour par lui même.

La Couleuvre à collier est le seul serpent recensé en Seine Saint-Denis.

La Couleuvre à Collier est protégée et classée en annexe III de la convention de Bonn. En France, toute chasse, capture ou commerce est interdite selon l’arrêté du 24 avril 1979.

jeudi 1 avril 2010

Les crapauds communs dans les mares et les bassins des Abbesses

Aux Abbesses de Gagny-Chelles, on adore les crapauds. On est raide dingue quand ils reviennent se reproduire dans nos mares et nos bassins. Et ce début du printemps, fut assez exceptionnelle et les points d'eau sont désormais pleins de pontes.

Pour rappel : En France, le Crapaud commun est protégé par l'arrêté du 22 juillet 1993 (article 1), et par la convention de Berne (annexe III). Cette espèce est donc à surveiller et à préserver.

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Un beau mâle en attente d'une femelle.

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Mais oui, elles vont arriver.

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2 mares sans poisson en libre service.

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Un beau couple de retardataires pressés d'arriver à bon port.

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Le "crapauds Bus", transport gratuit jusqu'aux mares pour éviter qu'ils soient victimes de la circulation automobile.

Articles passés sur les crapauds communs des Abbesses :

Compte rendu de la visite des mares du Parc des Frênes de Montévrain (77144 )

A la demande de la mairie de Montévrain, nous avons réalisé une petite visite de repérage des mares du Parc des Frênes de cette commune de Seine et Marne située aux abords d'EuroDisney.

3 zones humides du parc ont donc été ainsi analysées :

  1. La mare du puits du gués
  2. La mare de l'ile aux poissons
  3. La mare du bois de la fontaine aux pommiers.

1. La mare du puits du gués :

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Cette mare qui semble avoir été remaniée récemment. Les végétaux les plus représentés sont les suivants : le roseau commun (phragmite), la massette (Typha latifolia), Myriophylle en épis (Myriophyllum spicatum), Menthe aquatique (Mentha aquatica), Nymphéa (Nymphea alba ??). Le plancton est très abondant (Daphnies) sur les berges. La faune suivante a été observée : Naucore (Naucoris cimicoidesvue syn. Ilyochoris cimicoides), Gerris (Gerris lacustris) et des grenouilles vertes. Cette mare est relativement riche en insectes aquatiques et en petits crustacés.

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Grenouille verte.

Les grenouilles vertes sont protégées en France, classées en annexes 4 et 5 de la directive habitats et classées à surveiller dans le livre rouge.

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Grenouille verte.

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Naucore.

2.La mare de l'ile aux poissons :

Cette mare ancienne semble avoir été remise en eau que très récemment. L'endroit était resté quelque peu humide comme le prouve la présence constatée du roseau commun (phragmite) et Menthe aquatique (Mentha aquatica). Plancton est abondant mais biodiversité est pauvre. Le nombre important de larves de moustiques prouvent que le biotope ne s'est pas encore équilibré (absence de prédateur). Nous avons constaté la présence de larves de phryganes. Des Canards colvert ( Anas platyrhynchos ) étaient également présents sur la mare nouvellement en eau.

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Larve de phrygane dans son fourreau.

3.La mare du bois de la fontaine aux pommiers :

De très loin, la mare la plus intéressante. Celle-ci d'une taille plus modeste que les autres est alimentée par un petit ruisseau au courant faible qui la traverse. La mare est très herbeuse et peu profonde (70cm au plus profond). L'eau est claire et très oxygénée. La présence d'un herbier important favorise la diversité biologique de cette mare.

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Mare du bois de la fontaine aux pommiers

La faune suivante a été identifiée : Présence importante de plancton (Daphnie et autres petits crustacés), Planorbes (Planorbis corneus) , Gerris (Gerris lacustris), Notonectes, et présence importante de Tritons palmés (Lissotriton helveticus). Une étude plus approfondie pourra mettre en évidence un nombre bien plus important d'espèces au niveau des insectes et autres mollusques. Nous estimons qu'au moins 40 tritons palmés se reproduisent dans cette mare (6 ont été observés très facilement lors de la visite de repérage).

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Triton palmé mâle.

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Triton palmé femelle.

Les Tritons Palmés sont protégés en France (Arrêté du 22 juillet 1993 fixant la liste des amphibiens et reptiles protégés sur l'ensemble du territoire) et classé "à surveiller" dans le livre rouge des vertébrés.

Les tritons palmés trouvent dans cette mare, un environnement adapté à leur reproduction : de la nourriture en abondance et un support d'herbe parfaitement adapté à la ponte de œufs. Les œufs sont des boules individuelles qui sont attachés sur les feuilles des plantes aquatiques. Environ 250 œufs sont pondus par femelle par an.

Les tritons et la biodiversité de cette mare sont menacés par la présence immédiate d'habitations, par l'utilisation de produits phyto-sanitaire dans les jardins, par de possibles captures illégales si les riverains découvrent leur présence, par la dénaturalisation des boisements et des prairies alentours et par l'absence de gestion différenciée du Parc de frênes.

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Planorbe

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Notonecte

Visite du Bois des Coudreaux (Chelles)

La veille Jacques Dumand de l'Association de Gestion et de Valorisation de la Réserve Naturelle de Vaires-sur-Marne (AGVRNV) nous a parlé de ce bois situé dans le quartier des Coudreaux de Chelles/Montfermeil qu'il vient de visiter.

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Localisation du Bois des Coudreaux.

Mardi 30 Mars 2010, nous avons donc fait une balade à la découverte de ce bois.

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Allée centrale du Bois des coudreaux.

Le bois des Coudreaux a été entièrement aménagé en 1997, il propose un parcours santé avec différents exercices : poutres, barres de suspension, etc.

Nos pas nous portent sur un point central dominé par une grande mare artificielle.

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La mare artificielle du bois des Coudreaux

Celle-ci à notre grande surprise est très bien réalisée : peu profonde, des berges très progressives, des amas de pierres avec une flore un peu diversifiée. Nous y avons observé les plantes suivantes : Roseau commun (Phragmites communis), Iris des marais (Iris pseudacorus), Prêle d'Amérique (Equisetum americanum), des nénuphars ou Nymphéa à identifier.

Nous voyons des épinoches (Gasterosteidae) s'ébrouer dans l'eau.

Un petit coup d'épuisette et nous découvrons une larve de libellule.

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Larve de libellule.

Et puis, plus loin...une belle communauté de Tritons Palmés :

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Triton palmé femelle.

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Triton palmé femelle.

Les Tritons Palmés sont protégés en France (Arrêté du 22 juillet 1993 fixant la liste des amphibiens et reptiles protégés sur l'ensemble du territoire) et classé "à surveiller" dans le livre rouge des vertébrés.

Dans la mare, nous voyons une quantité importante de pontes de crapauds communs (bufo bufo) :

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Ponte de crapauds commun.

le Crapaud commun est protégé par l'arrêté du 22 juillet 1993 (article 1), et par la convention de Berne (annexe III). Cette espèce est donc à surveiller et à préserver.

Nous continuons notre route et nous découvrons un bassin de rétention quasiment à sec. il n'y a qu'une grosse flaque de 1 à 3 cms de profondeur. L'eau y est fétide avec des relents de déjections fécales.

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Bassin de rétention.

Malgré l'eau croupie, l'épuisette ramène quelques tritons palmés faméliques :

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Triton palmé du bassin de rétention.

Plus loin, il y a un autre bassin de rétention, bien plein celui là.

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Autre bassin de rétention.

Il y a une grosse grenouille verte (Rana ridibunda) décédée depuis peu dans l'eau :

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Grenouille verte (Rana ridibunda).

Les berges sont recouvertes de pontes de grenouilles en amas.

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Pontes de grenouilles vertes ou rousses, les 2 !!!???

Nous poursuivons notre chemin dans les bois.

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Chemin du bois des Coudreaux.

Nous essayons en vain d'avoir la chance de voir la Chouette hulotte (Strix aluco) observée par Jacques Dumand la veille.

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Photo prise par Jacques Dumand dans le bois des Coudreaux le 29 Mars 2010 au matin.

Belles découvertes et un coin très sympathique malgré les aménagements peu naturels...nous avons raté les crapauds commun et les grenouilles de quelques jours. Cela sera pour l'année prochaine.

dimanche 21 mars 2010

Les tritons palmés de la carrière Saint-Pierre de Gagny

Dimanche 21 Mars 2010, le ciel est gris et la lumière est fade. Le sol est lourd, humide mais cela n'a aucune importance : l'appel de la carrière Saint-Pierre est bien plus fort. Entree_firstmasse_1.jpg

Entrée des galeries de première masse de gypse.

Les pas nous portent vers la zone tourmentée et relativement dangereuse des fontis : le territoire de la couleuvre à collier (Natrix Natrix). Nous recommandons fortement d'éviter ce secteur de la carrière Saint-Pierre. Mais dans notre rôle de sentinelle, il est important que nous y réalisions des recensements de la faune et de la flore.

Nous passons devant l'un des fontis les plus impressionnants : 25 mètres de diamètre, très abrupt, empli d'eau et semblant assez profond. Nous regardons l'eau en contrebas : inaccessible. Il y a des massettes à larges feuilles (Typha latifolia) sur les bords. Il y a de la vie la dedans. Une couleuvre à collier en train de nager, y avait été observée. Une pensée nous passe alors par la tête, il doit y avoir les rois des mares la dedans : les Tritons.

Cela serait une des seules observations à Gagny et une des rares de Seine Saint-Denis. La destruction des zones humides ainsi que l'augmentation du transport routier sont les principales causes de la disparition de ces amphibiens en région parisienne et ailleurs.

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Côte Bellevue : fontis très abrupt de 20 mètres de diamètre.

La présence du triton palmé (Lissotriton helveticus et anciennement Lissotriton helveticus Razoumovsky, 1789) a été mentionnée par l'ANCA au début des années 90. Mais existe t'il encore ? Celui-ci n'a pas été revu depuis !!!

Nous nous rapprochons d'un autre fontis plus accessible et beaucoup moins dangereux.

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Celui-ci possède une zone humide en son centre où il commence à pousser des saules. Il arrive que celle-ci soit totalement à sec tout au long de l'année et mais ces 2 dernières années, la mare semble un peu plus stable.

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De loin, la mare semble plus remplie que d'ordinaire. Il n'y a pas de plante de rive, ni de plante aquatique, sans crustacé (daphnie, gamare etc.). Seulement à première vue un fond de feuille de saule blanc en décomposition, de l'eau saumâtre, des milliers de larves de moustiques et quelques gerris.

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Et là, surprise...des Tritons Palmés !!! Le moment est magique et l'exaltation est à son comble. Nous estimons qu'il y en a au moins une vingtaine. Ils sont difficiles à photographier, ne remontant à la surface que brièvement pour respirer.

Nous n'avons pas d'épuisette pour les capturer mais nous réussissons non sans mal à photographier quelques spécimens :

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Le lendemain, au retour du travail, nous retournons sur site munie d'une épuisette. Nous voulons les photographier et de vérifier que nous n'avons pas à faire au Triton Ponctué. Ce dernier a été observé par les frères Lelardoux dans la source du Parc du Château de Montguichet à 400 mètres à vol d'oiseau de ce fontis.

La magie est au encore au rendez-vous. Ce sont bien des Tritons Palmés : aucun doute. La gorge n'est pas tachetée et le bout de la queue des mâles est terminé par un court filament de quelques millimètres.

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Gorge des Tritons Palmés.

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Le bout de la queue des mâles.

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Une dernière photo pour le plaisir.

Le triton palmé a besoin de support pour les œufs et de plancton pour les larves. De petite taille, il peut coloniser des milieux humides assez pauvres (oligotrophes) comme cette présente mare où nous les avons trouvé. Nous allons essayer sans dénaturer cette mare de réaliser 2 actions de gestion :

  1. Ensemencement avec des daphnies et des aselles d'une autre zone humide du secteur.
  2. Optimiser les supports pour les pontes par l'apport de mousse de touffes de graminée terrestre "à feuilles molles".

Les Tritons Palmés sont protégés en France (Arrêté du 22 juillet 1993 fixant la liste des amphibiens et reptiles protégés sur l'ensemble du territoire) et classé "à surveiller" dans le livre rouge des vertébrés.

lundi 16 novembre 2009

Les Grenouilles rousses des Abbesses de Gagny-Chelles

En ce weekend du 14 et 15 novembre 2009, nous avons découvert, dans un bassin en cours de déplacement, une grenouille rousse qui hivernait dans la vase.

Cette espèce protégée est devenue assez rare en Seine Saint-Denis.

Quelle a été notre surprise de la découvrir ainsi en zone urbanisée!!

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La Grenouille rousse (Rana temporaria) est une espèce d'amphibien de la famille des Ranidae qui se rencontre en Europe.

De toutes les espèces de batraciens d'Europe, la Grenouille rousse (Rana temporaria LINNE 1758) présente la robe la plus colorée et la plus variée. La couleur varie du jaune jusqu'au noir en passant par le brun, l'olive, le rouge, le brun foncé et le gris.

Elle se nourrit d'arthropodes comme des petits insectes ou crustacés, des larves d'amphibiens, des vers.

La plupart des Grenouilles rousses se déplacent déjà entre août et novembre vers les eaux de pontes. Pour passer l'hiver, une partie des animaux choisissent des sites subaquatiques bien oxygénés, par exemple un ruisseau ou une embouchure d'un étang. Dans le cas présent, il s'agit du bassin d'un particulier des Abbesses de Gagny-Chelles.

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Avec le propriétaire, nous avons donc décidé de créer une mare sans poisson dans son jardin afin d'accueillir les pontes potentiels de l'année prochaine.

vendredi 18 septembre 2009

Les crapelets Bufo Bufo du mois de septembre 2009

Aux Abbesses de Gagny-Chelles, on aime les crapauds commun (Bufo Bufo) :

Après deux mois d'une vie aquatique, les têtards se métamorphosent et les crapelets quittent l'eau en masse au début de l'été. Ils mesuraient environ 1 cm. A l'automne, ils ont grossi et vont bientôt se préparer à l'hiver en s'enfonçant dans la terre jusqu'au printemps (mi-mars). Ils ne seront adultes qu'à 5 ou 6 ans et pourront vivre de 15 à 20 ans si les roues de nos voitures savent les épargner.

Photos de crapelets, elles ont été prises au mois de septembre 2009 dans un jardin de l'Avenue Paul-de-Kock :

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Voir nos autres articles sur les crapauds des Abbesses :

dimanche 5 avril 2009

Les crapauds commun (Bufo Bufo) sont de retour.

Pour fêter l'anniversaire de la création du Blog des Abbesses de Gagny-Chelles, les crapauds commun ou Bufo Bufo sont revenus se reproduire dans les bassins de nos jardins. Ils vivent parmi nous et sont les amis de nos jardins potagers. Le 17 mars 2008, nous avons publié un article sur eux :

Les crapauds commun des Abbesses

Pour rappel : En France, le Crapaud commun est protégé par l'arrêté du 22 juillet 1993 (article 1), et par la convention de Berne (annexe III). Cette espèce est donc à surveiller et à préserver.

Un crapaud commun en 2009 au bord d'un bassin d'un pavillon du quartier des Abbesses

mercredi 4 juin 2008

De la ville à la campagne, un chemin nous sépare, par Anthony MARQUES (2003)

Le Blog des Abbesses a déniché pour vous la perle rare de l'été.

Saviez vous qu'une étude de réhabilitation du Ru Saint-Roch a été menée en 2002 par un jeune stagiaire à la mairie de Gagny nommé Anthony MARQUES dont les parents habitent avenue de la Pépinière aux Abbesses ?

Rappelez vous, le billet qui nous avions déjà posté sur le sujet du Ru Saint-Roch le 17 mars 2008 : Le ru Saint-Roch des Abbesses.

Quand nous avons appris l'existence de cette étude en mars 2008, nous avons fait le maximum pour l'obtenir afin de la diffuser. C'est une étude de grande qualité réalisée par un jeune homme brillant. Elle retrace toute l'histoire du Ru, son état actuel et ses possibles devenirs. Elle est donc à lire à tête reposée tranquillement et elle vous ouvrira des perspectives insoupçonnés..

C'est la définition d'un projet qui peut aider en s'inscrivant dans un projet global à la renaissance de ce que les anciens appellent "la montagne" avec ses sentiers de jeux, d'aventures et de promenades en pleine nature. Suite à une conversation avec Mr MARQUES, à l'époque, la Mairie avait planifié la réalisation de ce projet d'où l'objet de cette étude réalisée à sa demande.

Nous allons donc tenter d'en savoir plus sur son devenir.

Nous allons également, dans les prochains mois, essayer de réaliser une interview filmée de Mr MARQUES au pied de la source du ru Saint-Roch .

Ru Saint-Roch

Voici donc l'étude complète de notre Ru Saint-Roch par Anthony MARQUES :

Etude du Ru Saint-Roch par Anthony Marques en 2002

lundi 17 mars 2008

Les crapauds communs des Abbesses

Il y a de nombreuses années, un habitant des Abbesses amoureux de son bassin ornemental, a amené, d'une de ses promenades, des crapauds communs (Bufo Bufo). Depuis, la colonie est devenue assez importante. Ces crapauds inoffensifs et salvateurs ont proliféré en se reproduisant dans les nombreux bassins ornementaux du quartier. Comme nous sommes dans un ancien marais avec un taux d'humidité important, ces petites créatures ont donc trouvé, aux Abbesses, un lieu de vie idéal.

La manipulation de l'animal est sans danger pour l'homme. Il convient de se laver les mains aprés pour éviter des risques minimes d'irritations

Ils sont surtout visible pendant la période de la reproduction de Mars à Avril. Venez donc les entendre croasser dans les bassins de l'avenue Paul-de-Kock pendant cette période. Attention à ne pas les écraser à pied ou en voiture et évitez l'emploie de pesticides afin que cette sympathique colonie puisse continuer à vivre avec nous et grâce à nos bassins.

Un crapaud Mâle au printemps 2008 en chasse d'une femelle dans l'un des bassins d'un habitant des Abbesses : Crapaud Commun des abbesses

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