Les Abbesses de Gagny-Chelles

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jeudi 1 mai 2008

Mme Nicolsky et ses souvenirs de Guerre

Voici une vidéo exceptionnelle, les souvenirs d'une jeune enfant des Abbesses pendant la Seconde Guerre Mondiale. Mme Nicolsky pourtant très jeune, a su puiser dans ses souvenirs pour nous livrer un témoignage unique dans une interview datée du 31 mars 2008.


Mme Nicolsky raconte ses souvenirs de Guerre.

dimanche 27 avril 2008

Recette de cuisine Russe : « PASKHA » - Le gâteau de fromage blanc de Pâques

« PASKHA » : Le gâteau de fromage blanc de Pâques

Il y a une explication simple sur les origines de cette friandise : toute la durée du grand carême soit six semaines + la semaine de la Passion, les orthodoxes s’abstiennent de consommer, non seulement la viande mais aussi tous les produits d’origine animale: œufs, laitages… alors qu’avec le printemps leur production s’accroît . Il était naturel, par conséquent, que pour célébrer la « Fête des fêtes » on utilise ces produits qui s’accumulaient dans les réserves…L’origine de la forme en pyramide tronquée est inconnue (fuite d'Egypte …??)

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samedi 19 avril 2008

Les cours d'eau disparus des Abbesses.

Nous avons obtenu un plan du lotissement des Abbesses de 1925 sur lequel les cours d'eau du ru des Pissottes et du canal du Chesnay sont indiqués.

Gagny - Le ru des Pissottes. - Sous-bois - état époque contemporaine.

Selon ce plan , le ru des Pissottes longeait l'Avenue des Champs et se jetait dans le Canal du Chesnay jusqu'à la Marne en longeant l'Avenue de la Pépinière (actuel chemin du ru Saint-Roch) puis en passant sous la voie de chemin de fer (Le canal du Chesnay est également canalisé actuellement sous la rue du Quai du Chesnay à Gagny en direction de l'établissement Lapeyre).

Regardez donc attentivement, cet extrait du plan du lotissement en 1925 (Cliquez pour agrandir) :

Plan des cours d'eau de 1925

Cliquer sur le "lire la suite" suivant pour lire la suite de cet article :

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mercredi 16 avril 2008

Ils sont venus vivre à Gagny : les Bergamasques

Originaires de la région de Bergame en Lombardie, les Bergamasques sont partis en masse dans les années 1925 pour trouver du travail en France. L’idée fixe de ces émigrés est de se rendre en Amérique, pays qui leur semble idéal pour mener une vie meilleure. Passés par la Suisse pour certains d’entre eux, les Bergamasques ont traversé les Alpes pour se rendre dans ce qu’ils considéraient comme la première étape de leur projet. Le bouche à oreille faisant son œuvre, ils entendent parler de la région entourant Paris, où des carrières de gypse en exploitation sont paraît-il en plein essor.

Emigration Italienne

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mercredi 2 avril 2008

Les cérémonies de Pâques à la chapelle orthodoxe (angle rues Etoile d'Or/Albert Caillou)

L'office de Pâques orthodoxe sera célébré cette année le samedi 26 avril à 22heures dans la chapelle orthodoxe(qu'on appelle aussi l'église russe) du quartier des Abbesses.

L'église Saint Séraphim : Sortie de la messe, 1934

Qui sont ces orthodoxes ? Il faut remonter encore avant le Moyen-äge, lorsque les chrétiens ne formaient qu'une seule Eglise Quand les invasions barbares divisèrent l’Empire Romain qui avait été un facteur d’unité du monde occidental, l’Empire d’Occident avec capitale à Rome, puis à Ravenne fut séparé de l’Empire d’Orient, avec pour capitale Constantinople. Les divergences de civilisation, les rivalités politiques et le manque de compréhension des langues étaient aggravés par les distances et les difficultés de communication. C’est ainsi qu’après plusieurs siècles de divergence croissante, la rupture de l'Eglise en Eglise d'orient, dite "orthodoxe" et église d'occident dite "catholique" fut consacrée en 1054 par une excommunication mutuelle. Celle-ci a été levée il y a une trentaine d’années, et s’il n’y a pas encore de communion entre les deux Eglises, il y a aujourd'hui reconnaissance et dialogue…

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lundi 31 mars 2008

L’église orthodoxe Saint Séraphim et la communauté Russe des Abbesses

L’église orthodoxe Saint Séraphim, située à l’angle des avenues Etoile d’Or et Clovis, à cheval sur Gagny et Chelles, a été construite une première fois en 1933. Cette première église était située rue de Sambre-et-Meuse sur un terrain loué à l'association culturelle des Abbesses pour un franc symbolique. L'église Saint Séraphim , l'inauguration du 01-11-1933

Son inauguration a lieu le 1er novembre 1933, en présence de l'archevêque Seraphim du synode de l'Eglise Russe hors frontières. L'église porte le nom de saint Seraphim de Saroy, récemment canonisé et objet d'une grande piété populaire.

L'église Saint Séraphim : Visite de l'évêque 1934

Cliquer pour agrandir :

L'église Saint Séraphim : Sortie de la messe, 1934 L'église Saint Séraphim : Plan et élévation 1933 L'église Saint Séraphim : Construction de la première église 1933

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dimanche 30 mars 2008

La dernière Reine des Abbesses

Voici une vidéo de la dernière Reine des Abbesses qui raconte ce concours de beauté du quartier d'après guerre. Un vidéo exceptionnelle tournée le 28 Mars 2008.

Voici donc la photo de la dernière "Miss Abbesses" :

La dernière Reine des Abbesses

Et maintenant la vidéo exclusive, ce témoignage si émouvant de la "belle époque" :


La reine des Abbesses

mercredi 26 mars 2008

Les gaspards de la nuit

Article paru dans le journal municipal en 2007, relatant les indigents des carrières de Gagny.

En langage populaire, familier voire argotique, les "gaspards" désignent les rats et par extension toute personne cherchant à se dissimuler, souvent pour d’obscures raisons…

Jusqu’au début du XXe siècle, on trouvait des les carrières de Gagny une étrange population constituée d’un ramassis hétéroclite d’individus. Cette population comprend alors deux classes bien distinctes : les carriers et les malfrats.

Dessin de Gavarni, gravure de Soyer – 1841/1842

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lundi 17 mars 2008

Présentation de la carrière Saint Pierre ou carrière de l'Est

Le Blog des Abbesses de Gagny-Chelles est complèment apolitique, le sujet la carrière Saint-Pierre est très sensible et nous n'avons voulu relater que des faits précis liés à des articles tirés de la presse écrite. Il serait particulièrement blessant pour nous que l'on puisse se poser des questions sur l'intégrité de notre passion pour le quartier des Abbesses même si nous ne pouvons nier un amour certain pour la nature qui nous entoure.

La carrière Saint Pierre ou carrière de l'Est représente à elle seule 63,1 des 110,9 hectares de carrières restant à Gagny et plus de la moitié des espaces aménageables, avec 47,2 hectares sur les 88,3 hectares encore "disponibles". L'exploitation de la carrière de l'Est a cessé après la seconde guerre mondiale. Avec l'arrêt de l'exploitation, les galeries laissées sans entretien se dégradent et rendent dangereux les terrains qui les recouvrent.

Carrières Entrée

Aujourd'hui, près des deux tiers de ces terrains appartiennent encore aux anciens exploitants : Lafarge, Poliet et Zinetti. 19 hectares de la carrière de l'Est ont été achetés en 1990 et 1992 par France Construction 21,6 hectares appartenant à Poliet, aujourd'hui racheté par Saint-Gobain. Ils sont comblés et remblayés.

En décembre 1993 et novembre 1995, l'association des Amis Naturalistes des Coteaux d'Avron (ANCA) de Neuilly-Plaisance justifiait dans deux études naturalistes, l'intérêt écologique de ces 19 hectares et demandait au préfet de Seine-Saint-Denis de bien vouloir prendre des arrêtés de protection de biotopes.

Prairie sèches de la carrière Saint Pierre

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Ils sont venus vivre aux Abbesses : les Emigrés Russes

1814. Une coalition formée de la Prusse, de la Russie, de l’Autriche et du Royaume-Uni envahit la France. En mars, elle s’apprête à entrer dans Paris. Près de Gagny et Chelles, des troupes d’Alexandre II, Empereur de Russie, ont placé leur cantonnement. C’est le début d’une longue présence slave sur le secteur…

Assurée d’avoir débarrassé la France de son empereur, l’armée d’Alexandre II entame sa retraite vers la Russie. Pourtant, deux soldats, peut-être déserteurs, ne souhaitent pas rejoindre la mère patrie. Au contraire, ils décidé de faire leur vie en France. Bientôt, ils vont même se marier et ainsi fonder une famille. Celle-ci s’agrandira de nouveau brutalement, un siècle plus tard. A la suite de la Révolution de 1917, de nombreux Russes menacés ou persécutés décident de quitter leur pays pour chercher la sécurité et le travail dans le monde. Certains arrivent en France dès 1922. A cette époque, l’industrie française tourne à plein régime. On manque de bras. La France décidé d’ouvrir ses usines aux "Russes blancs", ce surnom donné aux nobles, aux partisans et aux nationalistes tsaristes exilés. Ils constituent alors une main d’œuvre appréciée, notamment dans les dépôts de chemin de fer et de tramways de la banlieue parisienne.

Café Marek : Visite de l'évêque fin des années 50

La société Poliet et Chausson, qui exploite les carrières de gypse Saint-Pierre, situées à Montfermeil et Gagny, lotie alors les terrains du quartier des Abbesses. Ce quartier gabinien doit son nom à son appartenance, avant la Révolution française, à l’abbaye royale de Chelles. C’est donc par le bouche à oreille que des Russes se mettent à acheter des terrains à peine viabilisés et encore marécageux, au prix de 50 francs les deux lots. Ils ont la possibilité d’y bâtir une maisonnette, avec jardin et poulailler. Parmi les premiers lotisseurs, on trouve le nom d’un certain Pechakoff, en 1926.

L'église Saint Séraphim : Visite de l'évêque 1934

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dimanche 16 mars 2008

Histoire du quartier des Abbesses

Au moment de la grande activité des carrières, notre quartier était surtout habité par les ouvriers qui y travaillaient, mais on peut considérer comme évènement majeur la nouvelle immigration russe en 1926, s'ajoutant à une main d'oeuvre méditérranéenne déjà implantée.

Des photos de la carrière St Pierre au début du XXème siècle :

Carrière de l'est Cliquer pour agrandir :

Plâtière de St Pierre Carrière de l'est

A ce moment, Pollet-et-Chausson procède à la vente de terrains boisés situés le long de la voie ferrée à la limite de Chelles et de Gagny. Ils furent lotis et cédés à bon marché, et représentent aujourd'hui une partie du quartier des Abbesses.

A cette date arrivent les premiers Russes qui s'installent plus particulièrement avenue de la Pépinière, avenue des Champs, avenue Yvonne sur les deux communes.

Photographie de la paroisse Saint-Sépharim-de-Saroy :

L'égliste orthodoxe dans les années 30

Dans les années 20, des centaines de milliers de Russes fuyant la révolution émigrent vers des villes européennes et notamment Paris. Leurs conditions de logement dans la capitale sont plutôt médiocres. A l'occasion de promenade dominicales, certains Russes découvres Chelles et Gagny et finissent par y prendre racine.

Emigration Russe 1920

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Les origines du quartier des Abbesses

Les origines du Quartier des Abbesses

Le quartier des Abbesses se situe au sud-est de la commune de Gagny (93220) et s'étend sur 18 hectares environ.

Carte poste de l'avenue de l'abbaye

Pourquoi cette dénomination ? Bien que les avis soient partagés, on pense que ce quartier tient son nom de son implantation sur l'ancien domaine de l'abbaye de Chelles, fondée en 654 par sainte Bathilde, une abbesse qui était par ailleurs la supérieure d'un couvent de religieuses érigé en abbaye.

L'intégration de ce quartier dans la ville de Gagny est récente puisqu'elle a eu lieu en 1932; pour la petite histoire, c'est le 19 Juin 1819 que furent délimitées les communes de Chelles et Gagny.

Le lotissement a été ouvert le 18 Juillet 1924, avec approbation le 29 janvier 1925. Il faut savoir toutefois que, le 27 novembre 1924, la commune de Gagny avait rejeté la demande d'approbation du lotissement des Abbesses.

Une association a été créée le 16 septembre 1931 sous le nom d'Association syndicale autorisée du lotissement des Abbesses à Gagny-Chelles.

Sur le plan historique, ce quartier est très pauvre en la matière. On sait seulement d'après l'abbé Lebeuf, que monsieur de Guillermy accorda à Jean Grangér, écuyer sans contrôle, ainsi qu'à Jean-Baptiste de Robidon qui se réclamaient des mêmes titres, la possession de la terre de Gagny du doyenné de Chelles.

Source : Livre GAGNY - Rues et lieux-dits édité par AMARCO Editions en septembre 2006 par l'association GAGNY D'HIER ET D'AUJOURD'HUI à 2000 exemplaires (Cette association se nomme maintenant, la "Société d’Histoire de Gagny").

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