Les Abbesses de Gagny-Chelles

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dimanche 14 mars 2010

Le domaine du Chesnay : Biographie du comte Édouard-Léon Roger du Nord

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Sa biographie personnelle (rédigée par nos soins) :

Le fils du Baron Daniel Roger, le comte Édouard-Léon Roger du Nord, suite au décès de son père le Baron Roger, devint le nouveau propriétaire du Domaine de Chesnay («du Nord» car il fut également député du département du Nord).

Gagny. - Le château du Chesnay vu du canal

Édouard-Léon Roger, baron Roger puis comte Roger «du Nord», est né à Paris le 20 novembre 1803. Il fut attaché à l’ambassade de France à Constantinople, Maire de Gagny de 1837 à 1840, député du Nord de 1834 à 1851 et sénateur du Nord de 1871 à 1881.

Il épousa, à Gagny, le 1er Juin 1828, à l’église catholique, Henriette Aimée de Guilleminot, fille du Général comte de Guilleminot et de Marie Adrienne Fernig.

De leur Mariage naquirent :

  • Charles Ferdinand Edouard Roger, né à Paris le 6 avril 1829. Celui-ci fit carrière dans l’armée, il mourut, au grade de lieutenant, le 12 juillet 1855, pendant le redoutable siège de Sébastopol. Ce siège est l’épisode principal de la guerre de Crimée (1853-1856) qui opposa la Russie impériale à une coalition comprenant l’Empire ottoman, le Royaume-Uni, la France et le royaume de Sardaigne.
  • Marie Thècle Roger, née en 1835 et décédée à Paris le 1er octobre 1857 sans enfant. Elle avait épousé, le 8 Mars 1854, un anglais du nom de Huddleston.

C’est le drame du comte Roger du Nord et de son épouse car à 2 années d’intervalle, ils perdirent leurs 2 enfants et par voie de conséquence leur descendance.

Pendant la guerre Franco-allemande de 1870, les troupes allemandes vont occuper la ville de Gagny et installer des batteries d’artillerie à la Croix-Saint-Siméon et au parc de Montguichet qui pilonneront le plateau d’Avron. Ces pilonnages mèneront à la chute du «dernier bastion de la résistance de Paris».

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Les allemands vont transformer le château du Chesnay en un véritable camp retranché servant de centre de ravitaillement pour la cavalerie avec «fascines, tranchées et murs crénelés». Le château du Chesnay subit des dégradations considérables et fut totalement pillé. Le comte Roger évalua à 80.000 Frs les dégâts occasionnés par ce conflit sur son domaine.

Une fois la paix revenue, le domaine pu reprendre sa vie paisible, ses activités agricoles et son exploitation de la carrière Saint-Pierre.

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Le comte Roger du Nord, ayant perdu sa descendance, laissa par son testament, l’intégralité des ses biens à son épouse. Il disparut le 11 juin 1882 et fut inhumé comme son père sur son domaine du Chesnay. Henriette, son épouse, le rejoignit dans la mort quelques mois plus tard, le 20 Novembre 1882.

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Conformément à la volonté du comte, elle avait décidé dans son testament de laisser à la commune de Gagny une pension de 1200 francs de rente qui sera partagée entre les plus vieux, les plus pauvres et les plus méritants.

Le domaine et ses biens furent ensuite partagés entre leurs héritiers indirects. Et c’est ainsi que sa belle-sœur Hortense-Augustine Guilleminot et son époux devinrent propriétaires du château et de ses dépendances en 1882...

  1. Les cours d'eau disparus des Abbesses
  2. Le domaine du Chesnay Partie 1 : Le sieur Payen
  3. Le domaine du Chesnay Partie 2 : Le Baron Daniel Roger
  4. Le domaine du Chesnay Partie 3 : Le Général Humann
  5. Le domaine du Chesnay Partie 4 : La mort du domaine ou la lèpre des temps modernes
  6. 01 Février 1963 : Quand sonna le glas du Château du Chesnay

Sa biographie politique (Extrait du « Dictionnaire des Parlementaires français », Robert et Cougny (1889)) :

ROGER DU NORD, député de 1834 à 1848, représentant en 1849 et en 1871, sénateur de 1875 à 1881, né à Paris le 28 novembre 1803, mort à Paris le 11 juin 1881, entra dans la diplomatie, sous la Restauration, comme secrétaire d'ambassade à Constantinople.

Il devint, après la révolution de juillet, chargé d'affaires à Dresde, reçut, en 1831, la décoration de la Légion d'honneur, et fut élu, le 21 juin 1834, député du 6e collège du Nord (Dunkerque), par 210 voix (255 votants, 340 inscrits), contre 40 à M. Hovelt.

Il soutint d'abord de ses votes la politique conservatrice et doctrinaire, et appuya les lois de septembre 1835. Mais, ayant été réélu, le 4 novembre 1837, par 203 voix (282 votants, 358 inscrits), il entra avec Thiers, dont il était l'ami, dans la coalition contre le ministère Molé et opina désormais avec le tiers-parti.

Il obtint successivement le renouvellement de son mandat : le 2 mars 1839, par 186 voix (327 votants); le 9 juillet 1842, par 175 voix (200 votants, 334 inscrits), et le 1er août 1846, par 261 voix (301 votants, 337 inscrits), contre 39 au général Daullé.

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jeudi 4 février 2010

Cartes postales rares du quartier des Abbesses de Gagny-Chelles.

Il y a des cartes postales qui sont difficiles à obtenir. Celles de la série des enfants du quartier des Abbesses le sont tout particulièrement. On connaissait l'existence de ces 2 cartes. Après 3 années de recherche, nous sommes fier de leurs acquisitions pour notre collection associative. Veuillez cliquer sur les images pour voir les détails.

Carte postale de l'Avenue Sainte Clotilde

Carte postale des années 30 de l'avenue Saint-Clotilde des Abbesses de Gagny-Chelles.

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La photo a été prise à l'angle de l'avenue Paul-de-Kock. La maison au centre existe toujours. Regardez bien les inscription sur la maisonnette à droite vous pourrez lire : Lotissement des Abbesses : Gdes Facilités de paiement.

Carte postale de l'Avenue du Grand Cerf

Carte postale des années 30 de l'avenue du Grand-Cerf des Abbesses de Gagny-Chelles.

mercredi 23 décembre 2009

Souvenirs de la carrière Saint-Pierre et de la côte du Beauzet de Gagny - Chelles 2/2

Vous avez été nombreux à visionner l'interview vidéo de Mme Lida Nicolsky née BOGATSCHEFF où celle-ci raconte sa montagne ou ses aventures d'enfance dans la carrière Saint-Pierre et la côte du Beauzet.

Elle a retrouvé des photos de famille de ces moments exceptionnels dans la carrière. Elles ont été prises avant les ravages causés par l'apport massif de remblais des années 60. Ainsi il est possible de l'y voir enfant avec ses parents. On peut aussi découvrir le vieux noyer qui lui tenait à cœur.

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mardi 22 décembre 2009

Souvenirs de la carrière Saint-Pierre et de la côte du Beauzet de Gagny - Chelles 1/2

Vous avez été nombreux à visionner l'interview vidéo de Mme Lida Nicolsky née BOGATSCHEFF où celle-ci raconte sa montagne ou ses aventures d'enfance dans la carrière Saint-Pierre et la côte du Beauzet.

Elle a retrouvé des photos de famille de ces moments exceptionnels dans la carrière. Elles ont été prises avant les ravages causés par l'apport massif de remblais des années 60. Ainsi il est possible de l'y voir enfant avec ses parents. On peut aussi découvrir le vieux noyer qui lui tenait à cœur.

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lundi 21 décembre 2009

Une des plus belles cartes postales du Château du Chesnay (Gagny)

S'il ne devait rester qu'une carte postale du Château du Chesnay, il se peut bien qu'il faille que cela soit celle-ci. Nous la connaissions depuis longtemps mais nous avons mis 2 années à pouvoir en acquérir un exemplaire. Admirez donc cette vue depuis le canal du Chesnay ou de Mr Roger.

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Pour retrouver nos articles en ligne sur l'histoire du domaine du Chesnay: Histoire du Quartier du Chesnay de Gagny-Chelles

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  1. Les cours d'eau disparus des Abbesses
  2. Le domaine du Chesnay Partie 1 : Le sieur Payen
  3. Le domaine du Chesnay Partie 2 : Le Baron Daniel Roger
  4. Le domaine du Chesnay Partie 3 : Le Général Humann
  5. Le domaine du Chesnay Partie 4 : La mort du domaine ou la lèpre des temps modernes
  6. 01 Février 1963 : Quand sonna le glas du Château du Chesnay

mercredi 16 décembre 2009

Souvenirs de la famille Bogatscheff (Gagny - Chelles)

Lida Nicolsky, née fille de Paul et d'Anna Bogatscheff, nous a confié un peu de l'histoire de sa famille.

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Lida BOGATSCHEFF à 19 ans.

Son père, Paul, est né en 1893 à Maïkop. Cette ville Caucasienne de Russie est désormais la capitale de la république d'Adyguée. Il est issu d'une famille de la petite bourgeoisie locale. Il aurait suivi des études de géomètre qu'il dut abandonner à cause de sa participation à la première guerre mondiale.

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A partir de Juin 1915, il participe au premier conflit mondial sur le front turc dans l'Armée Cosaque du Kouban. Il est 26ème brigade Cosaque qui combat à Kars (Turquie). Il combattra jusqu'aux limites de l'Irak (Perse). Cette région du monde semble le fasciner, doté d'un appareil photo, il gardera de nombreux clichés de paysages, de monuments et de la population qu'il y croise.

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Photo prise par Paul en 1916.

Il fut blessé dans un village du Kurdistan, le 20 décembre 1916, lors de combats contre les forces armées Turcs.

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Photo datée de 1916

A la révolution russe de 1917, il s'engage dans l'armée blanche pour combattre les bolchéviks dans le Caucase. Il sera blessé à 2 reprises dans des combats contre les rouges, le 8 novembre 1919 ainsi qu'en mars 1920. La blessure obtenue en 1919 (au temps où il appartient au 2ème bataillon de commandos à pieds du Kouban) est qualifiée de traversante par balle entre le talon d'Achille et le mollet.

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Fin 1920, il sera évacué du Caucase avec les armées du général Wrangel. En trois jours, à partir d'un port de la mer Noire, il embarque avec 146 000 autres personnes dont 70 000 soldats casés sur 126 bateaux.

Au terme de ces 2 conflits, où il combattit dans des bataillons d'infanterie et des sections cosaques à pied, il mettra fin à sa carrière militaire, officier, au grade de Capitaine.

Paul se retrouve interné dans un camp de l'Ile grecque de Lemnos. Dans l'attente d'une reprise potentielle du conflit avec les rouges, il y restera presque 2 ans. Cette Ile était tellement aride qu'il fallait y amener l'eau par bateau. Dans ces camps, dormant sous des tentes, les soldats continuèrent à porter l'uniforme et à pratiquer des entrainements militaires. De peur des possibles soubresauts incontrôlables de ces armées, ils furent gardés par des Zouaves et des Tirailleurs Sénégalais. Le désarmement des militaires de ces camps ne se fit pas sans difficulté.

Il quitta l'Ile fin 1922 pour la capitale grecque.

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Athènes (Grèce) - Dimanche 4 Décembre 1922, 5 heures du soir, Paul à gauche avec 2 amis après une bonne beuverie au vin résiné.

Depuis Athènes, il put recevoir un contrat de travail pour la France. Pour l'obtenir, pensant bien faire, il maquilla sa date de naissance sur ses papiers d'identité de 1893 à 1898. Il compris, bien plus tard, à l'âge de la retraite, les conséquences de cet acte.

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Il embarqua pour le port de Marseille. La France, saignée à blanc par la guerre, manque cruellement de main d'œuvre. Ainsi il commence par travailler dans les mines des charbons d'Alès (Gard) puis dans les Houillères de Lorraine (Nilvange, Knutange). Il travaillera aussi dans des aciéries et autres usines métallurgiques.

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Paul étant un excellent musicien, Il participe à de nombreux orchestres. Il joue notamment d'une guitare à 10 cordes qui possède 4 cordes de basse supplémentaires en "open tuning". Cette guitare exceptionnelle est une Guitare Harpe. Sa fabrication est attribuée au luthier moscovite russe Robert I. Arkhuzen (1844-1920). Elle a surement été construite à la fin xixe siècle. Elle fut malheureusement dérobée chez les Nicolskys au cours d'un cambriolage.

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Boulogne Billancourt - 1931. Paul est à droite.

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Paul jouant de sa guitare Harpe dans le jardin de sa maison de l'Étoile d'Or.

Ce n'est qu'au bout d'un certain temps qu'il put se rendre à Paris. Il y suit des cours en russe (en effet, Paul ne cherchera jamais à vraiment maitriser la langue française) de l'école Violet afin d'y acquérir une formation qualifiante de monteur électricien.

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C'est à Paris qu'il rencontre sa future épouse : Anna Emeljanov. Née le 10 Octobre 1901, Anna est originaire de la région de Narva (disputée entre URSS et l'Estonie), au bord de la Baltique, d'un village de population finnoise, russophone et orthodoxe. La république d'Estonie est reconnue indépendante au traité de Tartu par la Russie bolchevique en 1920. Cette femme n'a donc pas connu la Révolution Russe. Pour l'anecdote, le père d'Anna était un marin côtier qui faisait du cabotage. Il faisait de temps à autres de la contrebande d'alcool avec la Finlande. Il cachait donc l'alcool dans des nourrisses qu'il noyait dans l'eau signalisées par des bouées.

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D'origine modeste, elle arrive à Paris en 1932 avec la famille du consul d'Estonie (Mr et Mme Postelnickoff). Elle y travaille en tant que dame de compagnie, de cuisinière et de nourrice.

Anna et Paul se marièrent à la Mairie du XVème arrondissement de Paris le 28 Juin 1934. Les Bogatscheffs arrivent dans le quartier des Abbesses en 1936 suite à la naissance de leur fille unique, Lida, née à Paris, le 2 Mars 1936 dans le XIXème arrondissement.

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Lida dans les bras de son père.

Ils resteront longtemps locataires dans le quartier. lls vécurent notamment dans une maisonnette de l'avenue Paul-de-Kock.

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Lida dans le landeau de sa mère devant la maisonnette de l'Avenue Paul de Kock en 1936.

Lida se souvient d'un père calme, peu loquace. Elle se sentait très proche de lui. Elle se rappelle qu'enfant, étant bonne élève, elle ramenait un brillant carnet tous les samedis soirs. Le dimanche, pour la féliciter, il l'emmenait fièrement sur sa bicyclette chez le libraire de la gare de Chelles et lui offrait un livre. Elle se remémore de grandes balades à bicyclette à ses côtés. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, Paul et son inséparable vélo n'hésite pas à pédaler jusqu'à Coulommiers pour ravitailler sa famille en produits en provenance de fermes amies.

Une maisonnette et un terrain, situés au 19 de l'avenue de l'Étoile d'Or, leur sont cédés, un jour, par le Père Serge Pfefferman.

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Lida devant la maisonnette de l'avenue de l'Etoile d'Or.

Le Père Serge Pfefferman est le prêtre orthodoxe desservant l'Eglise Orthodoxe des Abbesses de Gagny-Chelles. Israélite, il portait l'étoile jaune pendant la guerre 39-45. Il échappa à la déportation en se réfugiant au monastère orthodoxe de Bussy en Othe.

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Sortie de l'Eglise Orthodoxe après guerre.

Lida se souvient d'une anecdote amusante : ses parents, pendant des années, ignorent qu'ils ont droit aux allocations familiales. Une fois les arriérés remboursés, Paul offrit une montre et un vélo à sa fille Lida.

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Lida dans l'avenue de l'Etoile d'Or sur son vélo payé avec les arriérés des allocations familiales. Au fond à gauche, on distingue l'Eglise orthodoxe.

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Paul, dans les champs de blé de la côte du Beauzet ou Montguichet de Gagny-Chelles.

dimanche 13 décembre 2009

Les "polianka-party" des Abbesses de Gagny - Chelles

Vous avez été nombreux à visionner l'interview vidéo de Mme Lida Nicolsky née BOGATSCHEFF où celle-ci raconte sa montagne ou ses aventures d'enfance dans la carrière Saint-Pierre et la côte du Beauzet.


Mme Lida NICOLSKY raconte ses souvenirs de la montagne.

Elle a retrouvé des photos de famille de ces moments exceptionnels dans la carrière. Ainsi généralement à l'époque des festivités de Pâques, il était fréquent d'organiser des réunions festives dans les carrières. Ils appellaient cela les "polianka-party" (polianka veut dire "clairière, prairie" en russe).

Voici donc des photos exceptionnelles de ces fêtes :

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vendredi 11 décembre 2009

Panorama de Gagny-Chelles en 1870

Cliquez sur l'image pour agrandir :

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Croquis d'après une gravure de M. Gaidrau réalisée pendant le siège du Paris du conflit de 1870. Elle montre le panorama de Villemonble à Chelles en passant par Gagny depuis le plateau d'Avron de Neuilly Plaisance.

lundi 7 décembre 2009

Chroniques du café des Abbesses de Gagny-Chelles : La famille Gromoff.

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Photo datée de 1934 : A gauche, Mr Tkacheff puis Serge Gromoff et Georgette Gromoff et tout à gauche Mr Leonid Bondareff.

Nous avons rencontré Sonia Lebon née Gromoff. Ses parents ont tenu le café des Abbesses (Actuellement, le café Chantant) de 1932 à 1946.

Son père d'origine russe a combattu dans les armées blanches contre les armées rouges avant son exil pour la France. Cet homme, très secret selon sa fille, aurait changé de nom à son arrivée en France. Le nom Gromoff serait donc un nom d'emprunt sans doute pour fuir un passé troublé par la guerre civile.

Comme beaucoup d'immigrés russes, dans une France saignée à blanc par la guerre 14-18, il recherche et trouve du travail dans les grands centres industriels du pays. C'est ainsi qu'il est embauché dans l'usine Peugeot de Valentigney,

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Sortie des usines Peugeot de Valentigney.

C'est en ce lieu, qu'il rencontre sa future épouse Georgette qui travaille dans le café de ses parents dans l'avenue de la république de la ville.

Voulant monter une affaire ensemble, un cousin nommé Milo, négociant de vin en gros à Champs-sur-Marne, leur propose l'opportunité de racheter le fond de commerce d'un café dans le quartier russe des Abbesses de Gagny-Chelles.

Le café Gromoff

Ce café a été construit quelques années plus tôt par Mr Fazekas (Ouvrier du bâtiment d'origine Hongroise). Des descendants de la famille Fazekas habitent toujours dans le quartier des Abbesses.

C'est ainsi, que Serge et Georgette se portent acquéreurs du fond de commerce en 1932. Ils ne sont pas propriétaires des lieux, les locaux sont ainsi loués à la famille Fazekas.

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La famille Gromoff a employé avant-guerre une main d'œuvre espagnole ayant fuie la guerre civile.

Très vite, Serge qui était "capable de tout faire" décide de donner de l'ampleur au Café des Abbesses. Il décide donc d'y tenir également une épicerie russe. Sonia se rappelle la vente d'harengs et des sprats sous toutes les formes (fumés, à l'huile etc.), des cacahuètes, du kéfir de jus de citron, des cornichons malossols, du vin, de la Vodka, des liqueurs etc.

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En tablier, Serge Gromoff, 4ème en partant de la gauche : Henry Bianco et tout à droite son frère.

Très vite, l'établissement devient très important dans la vie sociale de la communauté des Abbesses. Ainsi tous les ans, les assemblées paroissiales de l'église Orthodoxe y sont organisées ainsi que les fêtes de quartier. Sonia se rappelle notamment le concours des plus beaux vélos fleuris ainsi que des lots offerts aux enfants.

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Très vite, les Gromoff décident de transformer le café en salle de cinéma, deux fois par semaine.

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Sonia se rappelle son père faisant tourner la manivelle et de projections de comédies dramatiques comme les Deux Orphelines où elle pleurait à chaudes larmes assises sur le banc du premier rang.

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Plus tard, ils décidèrent d'organiser des bals. Sonia se rappelle de ces fêtes familiales musicales, au sein de cette communauté russe qu'elle estime comme une "grande famille nostalgique vivant sur ses valises autour d'une église".

A côté du café, il y avait un salon de coiffure tenu par le père Henry. Juste au dessus, vivait un russe qui fabriquait des glaces. Il les fabriquait avec une sorbetière dans l'arrière cours. Tous les matins, il partait les vendre à la gare de Chelles. Sonia se souvient de sa charrette couverte, avec ses pots de glace baignant dans glace pilée pour les maintenir bien au frais toute la journée. Elle se souvient de sorbets à la vanille ou au citron qu'il servait dans des gaufrettes.

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A gauche, le père Henry dans l'entrebâillement du Salon de coiffure. Veuillez également noter la présence d'une borne fontaine.

Avant-Guerre, Serge, anti-communiste convaincu, voulant être naturalisé est très mal-alaise avec les sollicitations des mouvements de gauche de l'époque (front populaire, parti communiste) qui veulent s'introduire dans le quartier. Avec le soutien notamment du Docteur Nast, il finit par l'obtenir en 1936.

Pendant, la guerre, Serge fut membre des FFIs ou Forces Françaises Intérieures.

Sonia se souvient d'une très belle femme juive qui habitait seule, avec ses deux enfants, dans le milieu de la section Chelloise de l'Avenue de l'Etoile d'Or. Cette Madame Sherman y possédait une petite maison en meulière au perron centré. Sans avoir pignon sur rue, elle y tenait une petite buvette fréquentée, entre autres, par des juifs du secteur dont certains d'origine russe. Il y avait également une petite épicerie où elle y vendait des fruits et des légumes. En 1941-1942, elle quitta brutalement sa maison avec ses enfants. Sonia se rappelle son fils René qui avait le même âge qu'elle. Elle ne sait pas si Mme Sherman et ses enfants ont été déportés. Elle n'a plus jamais eu de nouvelle d'eux après leur départ précipité.

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Serge Gromoff en Tablier, puis Odette Quirier, Sonia Gromoff et son chien Kapi, Derrière Mr Bellet de la loterie nationale et Mr Gamelin en arrière, puis Georgette Gromoff et Rose Beley.

Sonia se souvient de son chien Kapi qu'ils ont gardé pendant une quinzaine d'années. Ce chien vagabond avait la particularité d'accompagner les clients du café jusqu'à la gare et de revenir. Pendant la guerre, il fut arrêté par la police de Chelles après avoir tué 2 poules dans une ferme. Georgette, pour récupérer le vagabond, fut forcée de les rembourser.

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Sonia, en 1944, pour un spectacle de danse en honneur aux personnes déportées pendant la guerre.

En 1946, les Gromoff vendirent le fond de commerce. Ce café existe toujours à ce jour, ils se nomme désormais le Café Chantant.

Le café Gromoff en 2008

jeudi 3 décembre 2009

Souvenirs de la famille Gromoff : l'avenue des Champs en 1952 (Gagny-Chelles)

Nous avons eu le plaisir d'interviewer Mme Sonia Lebon, née gromoff. Cette rencontre fut très riche en enseignements et autres anecdotes sur l'histoire de la famille et du café gromoff. Elle nous a ouvert son album de photos de famille qu'elle a su préserver. Nous allons donc commencer une série d'articles au travers de ses souvenirs et de ses inestimables photos de famille.

Pour vous donner un avant-gout des découvertes qui vous attendent, voici une photo de l'avenue des Champs prise en 1952 où figurent Mr et Mme Petit. Tout à droite, il y a le père de Sonia : Serge Gromoff.

Au loin, vous pouvez voir les champs et la carrière de la côte du Beauzet ou Montguichet.

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jeudi 5 novembre 2009

Carte postale rare de l'allée de l'Horloge (Gagny)

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L'avenue "Emile Cossonneau" s'appelait l'avenue des cerisiers du nom des arbres qui bordaient cette route avant le lotissement du domaine du Chesnay.

Ceci est une carte postale assez peu fréquente, il est possible d'apercevoir le château du Chesnay au fond de l'avenue.

dimanche 25 octobre 2009

Carte postale rare du château du Chesnay (Gagny)

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Cette carte est plutôt rare et si vous regardez bien, elle n'est pas un agrandissement de la suivante dont la version en noir et blanc est assez fréquente.

CPA - Le château du Chesnay vu du canal (couleur)

samedi 17 octobre 2009

Croquis de l'intérieur du château du Chesnay (Gagny)

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Au sein d'un fond d'archive, nous avons trouvé des croquis de l'intérieur du Château du Chesnay. Ce sont, à la date de la publication de cet article, les seuls éléments fiables que nous possédons sur les aménagements et autres décorations intérieures du Château. Si vous possédez des souvenirs précis de l'intérieur du château, voir des photos, n'hésitez pas à nous contacter.

Il est possible d'y voir des colonnes adossées sur chaque mur et des moulages de personnages antiques en forme de sculptures sur bois, "gypseries" encore appelées "stucs".

Une salle avec une cheminée (on peut distinguer la cheminée de marbre au centre, surmontée d'un miroir Louis-Philippe sans doute doré à la feuille d'or) :

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La salle à manger :

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Le salon :

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Voici le salon du château de Craon qui se rapproche des croquis présentés :

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Pour retrouver nos articles en ligne sur l'histoire du domaine du Chesnay: Histoire du Quartier du Chesnay de Gagny-Chelles

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  1. Les cours d'eau disparus des Abbesses
  2. Le domaine du Chesnay Partie 1 : Le sieur Payen
  3. Le domaine du Chesnay Partie 2 : Le Baron Daniel Roger
  4. Le domaine du Chesnay Partie 3 : Le Général Humann
  5. Le domaine du Chesnay Partie 4 : La mort du domaine ou la lèpre des temps modernes
  6. 01 Février 1963 : Quand sonna le glas du Château du Chesnay

mercredi 7 octobre 2009

Le plan du Parc du Château du Chesnay (Gagny)

Nous avons retrouvé dans un fond d'archive, le plan du parc du château du Chesnay. Celui-ci semble dater de l'époque du Baron Roger entre 1810 et 1829.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir :

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Il est possible d'y situer le canal, les pelouses, un champs de betteraves. En effet, Le Baron Roger était un des pionniers français de la production du sucre à partir de la betterave.

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Il jugeait que : "la culture de la betterave améliore la terre qui la produit et la fabrication du sucre est tellement simplifiée que l'on ne doit pas douter que d'ici à quelques années la France ne suffise à elle même à la consommation de cette douceur. Cette belle découverte qui se perfectionnera encore fera sûrement époque".

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Il est possible de localiser précisément la glacière du château. Ces réservoirs à glace, très courants dans les parcs de châteaux, se caractérisent par une ouverture souvent au ras du sol et située face au nord. Un court tunnel, parfois muni d'un sas, descend ensuite en pente douce vers la réserve de glace proprement dite. Celle-ci est située généralement au fond d'un grand puits circulaire que peut surmonter un joli dôme régulier. Tout cet ensemble admirablement appareillé est recouvert d'une petite butte de terre boisée pour bien conserver la fraîcheur, ce qui confère à ces petits monuments la juste appellation de glacières tumulus.

Source : http://cfpphr.free.fr/glaciere.htm

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Exemple de la Glacière de Gourzon (52170) - Source : http://cfpphr.free.fr/glaciere.htm

Voici des cartes postales du début du XXième siècle (1900 - 1910) du parc du Château avant le lotissement du domaine au décès du général Humann :

Carte Postale : Canal du Chesnay vu du chateau

CPA - Le château du Chesnay vu du canal (couleur)

Veuillez trouver ci dessous, une carte illustrée datant des cadastres napoléoniens :

Le plan du domaine du chesnay

Pour retrouver nos articles en ligne sur l'histoire du domaine du Chesnay: Histoire du Quartier du Chesnay de Gagny-Chelles

  1. Les cours d'eau disparus des Abbesses
  2. Le domaine du Chesnay Partie 1 : Le sieur Payen
  3. Le domaine du Chesnay Partie 2 : Le Baron Daniel Roger
  4. Le domaine du Chesnay Partie 3 : Le Général Humann
  5. Le domaine du Chesnay Partie 4 : La mort du domaine ou la lèpre des temps modernes
  6. 01 Février 1963 : Quand sonna le glas du Château du Chesnay

samedi 3 octobre 2009

Carte postale rare du château du Chesnay datée de 1906 (Gagny)

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Pour retrouver nos articles en ligne sur l'histoire du Chesnay: Histoire du Quartier du Chesnay de Gagny-Chelles

jeudi 9 juillet 2009

Le Roman du Domaine du Chesnay

CPA - Le château du Chesnay vu du canal (couleur)

Le château du Chesnay vu de son canal au début du XXième siècle.

Cette revue de 24 pages au format A4 est disponible au tarif de 10€. Elle est le résultat d'une année de recherche sur l'histoire du Domaine du Chesnay de Gagny-Chelles.

Pour retrouver nos articles en ligne sur l'histoire de ce domaine : Histoire du Quartier du Chesnay de Gagny-Chelles

Le roman du Chesnay Preview

Pour une remise en mains propres, vous pouvez nous adresser un message.

Nous avons 1 point de vente pour la revue :

Le Fleuriste du Chesnay : Fournier Hervé

  • 16 rue de la Haute Carrière 93220 Gagny
  • Tél : 01 43 09 29 18

--> Bon de commande pour la revue : Le Roman du Domaine du Chesnay

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Le château du Chesnay au début du XXième siècle.

jeudi 2 avril 2009

Le roman du Domaine du Chesnay

Suite à la publication de l'histoire du Domaine du Chesnay sur notre site Internet, vous avez été nombreux à nous demander de l'éditer au format papier. Nous avons donc retravaillé notre étude pour l'étoffer afin de vous livrer une version beaucoup plus complète.

Le document a été finalisé et mis en page pour une impression professionnelle sous la forme d'une Revue nommée "Le roman du Domaine du Chesnay" tirée à 250 exemplaires (Cahier de couverture en 300g couché mat + vernis aspect satiné; Cahier intérieur sur 170g couché mat).

Le roman du Chesnay Preview

Cette revue sera en vente au prix de 10€ (+ 2€ pour les frais de port).

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mercredi 11 février 2009

Litige avec la Société d'Histoire de Gagny sur les remerciements du DVD "Il était une fois Gagny"

Mardi 10 Février 2009, à notre plus grande surprise, nous avons reçu le courrier suivant de Mr Robert Richard en sa qualité de Président de la Société d'Histoire de Gagny :

Dans la lettre ci-jointe, Mr Robert Richard nous signale son indignation d'avoir été injustement, lui et la Société d'Histoire de Gagny, remerciés dans le générique de fin du film "Il était une fois Gagny". Oui, vous avez bien lu.

Attention, aussi bizarre que cela puisse paraitre ceci n'est ni une blague surréaliste ni un poisson d'avril. C'est très sérieux. C'est tellement grave, et oui, que nous sommes dans l'obligation de publier les lettres officielles qui ont été échangées avec la Société d'Histoire de Gagny afin de tenter d'enrayer des rumeurs qui enflent et qui nuisent fortement à notre image.

Il convient également de préciser que Mr Robert Richard assure également la fonction de 9ème Adjoint au Maire en charge de l'Urbanisme, les Grands Travaux et le Développement durable. Il est aussi le président du Syndicat d'Initiative et Grand Maître Fondateur de la confrérie du Clos des Collines de Gagny.

Cliquer pour agrandir :

La lettre de Mr Robert Richard du 10022009

En savoir plus sur le DVD, il était une fois Gagny.


Il était une fois GAGNY (Extrait)

Voici la réponse que nous avons adressé à Mr Robert Richard en date du 11 Février 2009 :

Mr Richard,

Je me permets de vous adresser ce présent courrier afin de répondre à la lettre que nous avons reçue de vous en date du 10 Février 2009. Nous avons pris bonne note que vous ne désirez plus figurer dans les remerciements du film « Il était une fois Gagny » sur notre DVD. Nous sommes actuellement très proches de la rupture de stock et nous ferons le nécessaire pour que les prochains pressages ne mentionnent en aucune façon la Société d’Histoire de Gagny et vous-même. Cela va nous demander des heures de travail pour refaire le montage des séquences du film, mais si tel est votre désir : nous le ferons. Nous vous ferons également parvenir gratuitement, un exemplaire « non destiné à la vente » du prochain pressage afin que vous puissiez le vérifier par vous même.

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Je tenais à vous signaler qu’un remerciement ne signifie en aucune façon un crédit, or vous ne figurez pas dans les crédits du film, ni vous ni l’association que vous représentez. Je ne comprends donc absolument pas votre indignation et cela plus de 3 mois après la sortie officielle du DVD, surtout quand on sait que la couverture du DVD est issue d’une carte postale « libre de droit » que vous m’avez confiée lors de l’édition 2008 du forum des associations (une manifestation où nous avons très longuement bavardé sur mes recherches sur l’histoire du domaine du Chesnay/Gagny).

Que se passe t-il…que se passe t-il vraiment Mr Richard ?

Nous collaborons ensemble depuis bientôt une année, le documentaire sur l’histoire du domaine de Maison-Blanche, qui figure en bonus sur le DVD, a été réalisé avec des membres de votre association et sous votre totale et entière bienveillance. Nous avons même accordé aux membres de votre association un tarif adhérent (15€ au lieu de 25€) pour l’achat d’un DVD du film, un privilège dont beaucoup ont pu profiter.

A la lumière de la loi du Rasoir d’Ockham et dans l’espoir d’un règlement rapide de cette affaire, veuillez croire en l’expression de mes sentiments les plus sincères.

Cordialement, Christophe NEDELEC Président de l’Association « Les Abbesses de GAGNY-CHELLES »

mardi 20 janvier 2009

Le Parisien fait un article sur le film "Il était une fois Gagny"

Voici l'article paru ce matin (20/01/2009) dans le Parisien - Edition Seine-Saint-Denis

Le Gagny des années 1950 renaît en DVD

C’est un trésor gravé sur DVD : la mémoire historique du Gagny d’avant, un reportage exceptionnel tourné en 1952. Ce document unique a bien failli disparaître avant sa redécouverte dans un grenier et sa restauration par l’association les Abbesses de Gagny-Chelles. Elle le propose aujourd’hui sous la forme d’un DVD, « Il était une fois Gagny ».

Article du Parisien du 20/01/2009 sur - Il était une Gagny-

Le réalisateur, Maurice Pégon, est un Gabinien d’origine qui, en 1945 déjà, a filmé la libération de Paris. Sept ans plus tard, c’est sur son village qu’il braque l’objectif de sa caméra 9,5 mm. Un peu metteur en scène, Pégon demande à des acteurs de jouer les paysans en voiture à cheval. La caméra se promène dans un paysage bucolique et planté de belles demeures anciennes, les châteaux de Maison-Rouge, du Chesnay, la ferme Guyot, aujourd’hui disparus, qui ont laissé leur nom à des quartiers, parfois à des cités. Car, en 1952, sans être passéiste, Maurice Pégon voyait à l’oeuvre l’avancée inexorable de la ville et c’est pour la mémoire collective qu’il fixait ces images sur pellicule. Au long du film, sa voix raconte l’histoire des lieux et interpelle le spectateur sur la préservation du patrimoine. Une mise en garde balayée par la frénésie immobilière des années 1960.

Un film incroyable retrouvé par hasard

Ce film incroyable aurait pu ne jamais reparaître. Dans les années 1950, Maurice Pégon le prête à la mairie de Gagny, qui le perd. Trente ans plus tard, le documentariste retrouve la bobine. L’humidité en avait détruit le son et quelques minutes de film. Tout à la joie de ses retrouvailles, le réalisateur enregistre une nouvelle bande-son, mais décède avant le terme de sa mission. Le film retombe dans l’oubli. Il y a quelque temps, sa veuve remet la main dessus par hasard et entre en contact avec Christophe Nedelec, de l’association les Abbesses de Gagny-Chelles, qui met en valeur l’histoire et le patrimoine locaux. « En découvrant le film, nous n’en sommes pas revenus, raconte-t-il. Nous ne connaissions ce patrimoine qu’à travers des cartes postales. Aucune autre ville d’Ile-de-France ne possède un tel document. » Quatre-vingts heures de restauration plus tard, l’association est fière de proposer le documentaire sur DVD. Le travail de Maurice Pégon est finalement reconnu.

Dépôt-vente du DVD « Il était une fois Gagny » à la boucherie-charcuterie des Abbesses, 2, avenue de l’Abbaye et chez le fleuriste du Chesnay, 16, rue de la Haute-Carrière. Prix : 25 €. Contact : http://blog.gagny-abbesses.info.

Journaliste : Gireg Aubert

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Le résultat de cet article a été fulgurant. En effet, Le Fleuriste du Chesnay Mr Fournier a été pris d'assaut dés l'ouverture. Nous avons été forcé de renouveler le stock de DVD par 3 fois dans la journée du 20 Janvier date de la sortie de l'Article.

Nous allons livrer les quelques exemplaires qu'il nous reste demain en attendant un réassort prévu pour Vendredi après-midi.

Plus de 70 dvds ont été vendus dans cette seule journée dans nos différents points de vente.

Nous voulions remercier chaudement Mr Hervé Fournier, notre fleuriste du bas-Gagny (16, rue de la Haute-Carrière), pour avoir travaillé bénévolement, avec son fils, toute la journée pour distribuer le film. Il a été jusqu'à mettre des personnes en liste d'attente et à ne pas hésiter à les rappeler quand le film était à nouveau en stock.

Nous avons également une pensée toute particulière à nos anciens de la maison de retraite de la Cerisaie qui sont venus prendre un exemplaire pour le diffuser dans l'établissement. Comme il est dit dans le film "L'histoire locale est une résurrection".

Nous sommes toujours dans l'attente d'une réponse de la municipalité de Gagny, pour diffuser ce film gratuitement pendant une semaine dans la salle des fête de la ville et cela en collaboration avec la Société Historique du Raincy et du Pays d'Aulnoye (dont les historiens du film aujourd'hui disparus en sont les membres fondateurs, à savoir Georges Guyonnet et Jean Daquin).

vendredi 16 janvier 2009

Les souvenirs des commerces de Mr Daniel Masson, 20/12/2008.

Voici, une interview filmée de Mr Daniel Masson où il nous raconte ses souvenirs de quelques commerces des Abbesses de Gagny-Chelles.

Daniel Masson

Une photo de Daniel Masson à 22ans après son retour de la Guerre d'Algérie où il a servit sous les ordres du général Marcel Bigeard.

Il raconte notamment :

  1. Le commerce de Mme Taravella dans l'immeuble Migraboff à l'angle de l'Avenue Sambre-et-Meuse et Albert-Caillou.
  2. Le Café-Tabac- Epicerie de la famille Alboy dans l'avenue du même nom.
  3. Le Merle Blanc et le salon de coiffure de l'Avenue Paul de Kock

Les commerces disparus des Abbesses de Gagny-Chelles

vendredi 9 janvier 2009

Les souvenirs de guerre de Mr Daniel Masson, 20/12/2008.

Voici, une interview filmée de Mr Daniel Masson où il nous raconte ses souvenirs d'enfance de la guerre 39-45.

Daniel Masson

Une photo de Daniel Masson à 22ans après son retour de la Guerre d'Algérie où il a servit sous les ordres du général Marcel Bigeard.

Il raconte notamment :

  1. Les bombardements de la gare de triage de Vaires-sur-Marne.
  2. La tentative de rafle des allemands des hommes du quartiers des Abbesses.
  3. Une fusillade entre des soldats allemands pour disperser la population du quartier.
  4. Pourquoi l'avenue du Coq-Hardy a été rebaptisé avenue Roger Alboy après la guerre.

Les souvenirs de guerre de Mr Daniel Masson, 20/12/2008.

mardi 30 décembre 2008

Le DVD "Il était une fois GAGNY" est disponible dans des points de vente à GAGNY

Nous avons 2 points de vente pour notre DVD "Il était une fois GAGNY", car nous les avons mis en dépôt vente dans les commerces de Gagny suivants :

La Boucherie-Charcuterie des Abbesses : Paillard Christian

  • 2 avenue de l'Abbaye 93220 GAGNY
  • Tél : 01 43 08 11 74

Le Fleuriste du Chesnay : Fournier Hervé

  • 16 rue de la Haute Carrière 93220 GAGNY
  • Tél : 01 43 09 29 18

Ce film est, à ce jour et peut être pour toujours, le seul reportage historique du Gagny d’autrefois.

"Il était une fois Gagny" : un film d'une durée de 32 minutes réalisé par Maurice Pégon a été tourné en 1952 avec la participation de Georges Guyonnet et de Jean Daquin. Avec en bonus, un reportage de 12 minutes sur l'histoire du domaine de Maison-Blanche.


Il était une fois GAGNY (Extrait)

La plupart des lieux présentés dans ce film n’existe plus aujourd’hui. Il en va ainsi du château de Maison-Rouge, de la Maison des Pianos, du château du Chesnay ou encore de la ferme de la Maison Guyot, tous victimes de l’urbanisation “sauvage” des années 60.

Ce film que l’on croyait perdu à jamais, fut retrouvé chez l’épouse de Mr Pégon. En mémoire de son époux disparu, celle-ci nous l’a donc confié afin qu’il ne sombre pas dans l’oubli et soit enfin rapporté au patrimoine de la ville de Gagny et du Pays d’Aulnoye.

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Ceci est une production exclusive de l'Association "Les Abbesses de Gagny-Chelles".

samedi 27 décembre 2008

Quand la doyenne de Gagny habitait aux Abbesses

Saviez vous que dans les années 60, la doyenne de Gagny habitait aux abbesses ?

La doyenne des Abbesses n°1

Félipa Munoz, le jour de son centenaire.

En effet, Félipa Munoz, Diez de son nom de jeune fille, était dans la doyenne de Gagny en 1961. Née le 1er Mai 1861 à San Cristobal en Espagne, la mairie de Gagny, pour son centenaire, décida d'organiser une fête en son honneur.

La doyenne des Abbesses n°4

La carte d'invalidité de Félipa, elle était atteinte de cécité.

Ainsi, dans la rue de son domicile (elle vivait dans la famille de sa fille au 48 avenue Roger Alboy), une fête se déroula en Mai 1961. Elle eu même droit, ce jour là, à la visite du Maire de l'époque, Mr Raymond Valenet, accompagné d'enfants costumés.

La doyenne des Abbesses n°2

Mr le Maire, Raymond Valenet, défilant dans l'avenue Roger Alboy.

La doyenne des Abbesses n°3

Les enfants costumés devant l'ancienne Boulangerie Ringuet de l'avenue Roger Alboy.

Elle décéda le 30 Juin 1964 à l'âge avancé de 103 ans et 2 mois.

Nous voulions remercier son petit fils, Mr Daniel Masson, pour nous avons confié ses précieuses photos de famille et donné l'autorisation de les partager avec nos lecteurs.

La doyenne des Abbesses n°5

Mr Daniel Masson aux côtés de sa grand-mère lors de la fête de son centenaire.

mardi 11 novembre 2008

L'histoire de Gagny, comme vous ne l'avez jamais vu...en DVD!!!!

Le film "Il était une fois GAGNY" enfin retrouvé et disponible en DVD pour les fêtes de Noël

Une production exclusive de l'Association "Les Abbesses de Gagny-Chelles".

"Il était une fois Gagny" : un film d'une durée de 32 minutes réalisé par Maurice Pégon et tourné en 1952 avec la participation de Georges Guyonnet et de Jean Daquin sera disponible en DVD à partir du 20 décembre 2008.

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Ce film est, à ce jour et peut être pour toujours, le seul reportage historique du Gagny d’autrefois.

La plupart des lieux présentés dans ce film n’existe plus aujourd’hui. Il en va ainsi du château de Maison-Rouge, de la Maison des Pianos, du château du Chesnay ou encore de la ferme de la Maison Guyot, tous victimes de l’urbanisation “sauvage” des années 60.

Ce film que l’on croyait perdu à jamais, fut retrouvé chez l’épouse de Mr Pégon. En mémoire de son époux disparu, celle-ci nous l’a donc confié afin qu’il ne sombre pas dans l’oubli et soit enfin rapporté au patrimoine de la ville de Gagny et du Pays d’Aulnoye.

La précieuse pellicule en 9.5 a ainsi été numérisée et restaurée et le son, masterisé et re-synchronisé par nos soins.

Nous avons donc décidé, en série très limitée, d'éditer ce film exceptionnel en DVD. Il sera mis en vente au prix 25€ (15€ pour les adhérents de l'association) et l'intégralité des bénéfices (s'il y en a, car nous avons eu des frais de restauration, de numérisation et de montage du DVD très importants), seront utilisés pour financer les activités de notre association.

Des projections publiques, seront organisées au début de l'année 2009.

Pour que vous compreniez bien la nature exceptionnelle de ce documentaire, de cette résurrection de l'histoire locale de GAGNY, voici un bref extrait de ce film absolument unique qui traite du château, disparu en 1954, de Maison-Rouge :


Il était une fois GAGNY (Extrait)

dimanche 5 octobre 2008

Article du 6 août 1934 sur l'église orthodoxe des Abbesses

Voici un article daté du 6 août 1934, paru dans un quotidien nommé "Le Journal", qui parle d'une fête à l'église Saint-Seraphin de Sarov.

Nous en avons pris connaissance grâce au document suivant : "La colonie Russe de Gagny" par H. Szklartchik (Bulletin de la société historique du Raincy et du pays d'Aulnoye, En Aulnoye Jadis, 1990, N°19, p. 83-92)

L'égliste orthodoxe dans les années 30

"Humble édifice fait comme leur maison par le labeur de tous; l'Église dresse pourtant avec fierté vers le ciel trois coupoles traditionnelles surmontées de trois croix orthodoxes dorées, sur un fond de peupliers frémissants.

Avec quelle savante patience il a fallu travailler sur les humbles matériaux pour évoquer de loin, l'audacieux éclat byzantin des vieux temples orthodoxes. Avec une touchante piété les plus artistes d'entre les émigrés ont su peindre sur l'iconostase l'image traditionnelle des Apôtres et recopier la Vierge Sainte de Kazan.

Et quand le chœur lança vers le ciel les vieux chants liturgiques, l'humble foule des vestons fatigués, des redingotes verdies, des robes improvisées, s'est cru avec extase dans la Sainte-Russie d'autrefois.

Au moment fixé par le rite, on entendit le carillon des cloches, tel qu'il sonnait autrefois de la Baltique à la Mer Noire. Pourquoi était-il un peu grêle ? Nous l'avons su quelques instant après. Une cloche est chère. Quatre cloches ruineraient le trésor de l'Église. Sous le marteau vigoureux de deux sonneurs, des morceaux de rail, coupés avec science et suspendus à une branche d'arbre chantent 'do, ré, sol" comme les vieux carillons de Moscou".

Un article si touchant que nous n'avons pu nous empêcher de vous le transmettre.

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