Les Abbesses de Gagny-Chelles

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vendredi 26 février 2010

CHELLES - Jeudi 4 mars 2010 - 20h30 - Projection du film Océans suivi d'un débat : La Biodiversité - pourquoi et comment la préserver ?

Océans - Le Film

Jeudi 4 mars - 20h30 Cinéma Cosmos - Chelles Film suivi d’un débat sur le thème : « La Biodiversité : pourquoi et comment la préserver ? »

Animation par Franck Rolland du collectif Ecologie Durable en présence de :

Christophe Nédélec (naturaliste, président des Abbesses de Gagny-Chelles), Jacques Dumand (président de l’association de la réserve de Vaires-sur-Marne), Jean Dey, viceprésident du Conseil Général de Seine-et-Marne en charge de l’environnement. Avec le soutien de Lucien Follet (président de l’association des riverains des bords de Marne), de l’AMAP Entre Dhuis et Marne et du Biocoop de Chelles.

Entrée : 6,10 € (réservation conseillée sur cinema.cosmos@wanadoo.fr)

Adresse :

Cinéma Cosmos : 22 avenue de la Résistance, 77500 Chelles

Renseignements :

Ecologie durable : 06.17.95.55.53 - ecologiedurable@yahoo.fr

mardi 23 février 2010

Les oiseaux des Abbesses : le Verdier d'Europe (Carduelis chloris)

Si vous observez bien, les oiseaux de vos jardins, il est possible que vous découvriez une espèce magnifique : Le Verdier d'Europe. Un couple du quartier des Abbesses de Gagny-Chelles a donc été photographié en digiscopie pour le plaisir des yeux et le ravissement du cœur.

Le verdier d'Europe (Carduelis chloris ou Chloris chloris) est une petite espèce de passereau partiellement migrateur, de la famille des fringillidés.

Le mâle est vert jaune olivâtre avec des taches jaunes vives sur les ailes et sur sa queue fourchue. Il a aussi des taches jaunes moins vives sur la tête, le ventre et les flancs. La femelle est moins verte que le mâle, un peu plus grise et ses taches jaunes sont moins nettes que celles du mâle.

Le verdier est l'un des passereaux les plus répandus dans l'entourage de l'homme. Il habite dans les jardins, vergers, lisières des forêts et parcs et aussi les forêts de conifères.

Le verdier se nourrit principalement de graines variées, d'insectes, de petits fruits et de baies, et il a besoin chaque jour d'une bonne quantité de nourriture en accord avec sa taille. Les jeunes sont nourris avec des larves d'insectes.

Le verdier a peu à peu colonisé les villes au XX° siècle. Ce changement d'habitudes est dû en partie à la raréfaction des graines de plantes sauvages, conséquence de l'industrialisation de l'agriculture. De plus, le verdier sait profiter des aliments qui lui sont offerts (cacahuètes, graines de tournesol); l'hiver, ils fréquentent en bande les mangeoires, se montrant souvent agressifs pour maintenir leur position. Certains peuvent même s'établir à proximité pour nicher si la nourriture est régulièrement fournie tout au long de l'été. Leur vol, à grands coups d'aile lents, est papillonnant à la manière des chauve-souris.

Cliquer sur les photos pour agrandir :

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Coupe de Verdier (la femelle à gauche et le mâle est à droite).

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Mâle Verdier.

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Femelle Verdier
Source : Wikipedia, Oiseau-Libre.net et Oiseaux.net

mardi 9 février 2010

L'intervention de la RTE sous les lignes HT de la carrière Saint-Pierre.

Le Lundi 8 février, un employé municipal nous a signalé que des "actions de nettoyage" avaient été entreprises dans la carrière de Gagny.

C'est ainsi qu'en date du Mardi 9 février 2010, malgré la neige, nous avons organisé une visite d'inspection afin de contrôler la nature et l'étendu des opérations réalisées.

Nous avons pu identifier que la RTE (Réseau de Transport en Électricité) était intervenu sous les lignes à haute tension.

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Cette dernière consistait en une opération de gyrobroyage de la végétation sous les lignes électriques. Cette intervention a été effectuée dans le cadre de l'arrêté Interministériel du 17 mai 2001 prescrivant les distances minimales à faire respecter entre la végétation et les lignes électriques, pour garantir la sûreté du système électrique.

Ces opérations réalisées en hiver sur des sols froids sont, dans le principe, bénéfiques à l'entretien des prairies et autres pelouses riches en biodiversité. Elles préviennent de la fermeture des milieux en évitant l'apparition de phases arbustives.

La RTE a notamment signé la charte régionale de la biodiversité et des milieux naturels.

Nous avons constaté qu'une des pelouses calcaires du site a souffert de leur intervention. En effet, à cause des fortes pluies, les sols calcaro-marneux d'une des parcelles traitées étaient gorgés d'eau.

Par voie de conséquence, les engins de gyrobroyage, croyant bien faire, semblent par endroit s'être assez profondément enfoncé dans le sol et avoir "labouré" une partie du site en créant des ornières et par endroit des marasmes de boue.

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Ornières générées par les engins à cause des sols marneux imbibés d'eau.

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Traces des engins dans la boue, dont certaines sur des relevés connus de stations de plantes rares.

Nous espérons que cette parcelle n'a pas trop souffert par le déplacement des engins. Nous réaliserons des relevés au printemps pour identifier les effets de cette opération.

Nous tenions à remercier la RTE, pour avoir promptement répondu à nos interrogations. Nous avons convenu avec Gagny Environnement et les Amis Naturalistes des Coteaux d'Avron de les rencontrer sur site afin de discuter des modalités et de la planification des prochaines opérations.

Voici pourquoi, nous nous intéressons à cette parcelle de la carrière Saint-Pierre de Gagny :

  • C'est au sein de cette pelouse que poussent les seules stations de Seine Saint-Denis d'Epiaire droite (Stachys recta L.) et d'Amour en cage (Physalis alkekengi).
  • C'est également une zone de nidification des Mantes religieuses (Mantis religiosa) : espèce protégée en région Ile de France.
  • Elle héberge une des 3 stations connues en Seine Saint-Denis de Rhinanthe à crête de coq (Rhinantus alectolophus) ainsi que des Orchidées sauvages comme l'Ophrys Abeille ou l'Orchis Pyramidal.
  • On y a observé des insectes rares et/ou protégés comme le Carabe Chagriné (Carabus coriaceus) ou encore le Conocéphale Gracieux (Ruspolia nitidula nitidula).

C'est une pelouse calcaro-marneuse définit comme un des habitats prioritaires au niveau Européen avec son cortège de plantes rares et endémiques à ce type de milieu. Elle est située dans la Zone Naturelle d'Intérêt Écologique Floristique et Faunistique Saint-Pierre et côte du Beauzet.

Voici une série de photos prises sur cette pelouse courant 2009 :

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26/02/2009 : Mante religieuse (Mantis religiosa) - Espèce protégée en Région Ile de France.

Epiaire dressée, (Stachys recta L.)

Juillet 2009 : Epiaire dressée, (Stachys recta L.) : Plante rare, c'était la seule station connue de Seine Saint-Denis.

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30/08/2009 : Amour en cage, (Physalis alkekengi) : Plante rare à l'état sauvage, c'était la seule station connue de Seine Saint-Denis.

Orchis pyramidal

Juin 2009 : Orchidée pyramidale (Anacamptis pyramidalis)

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30/08/2009 : Conocéphale Gracieux (Ruspolia nitidula nitidula) - Espèce protégée en Région Ile de France.

29_01-2009 : La pelouse calcaro-marneuse menacée par la construction du Gymnase Théodore Monod

Photo prise, le 29 Janvier 2009.

Note : Cette parcelle est également menacée par un projet de création d'un Gymnase par la commune de Gagny.

mardi 2 février 2010

Les éperviers des coteaux du Beauzet (Montguichet)

Nous savions qu'il y avait des Épervier d'Europe ( Accipiter nisus ) dans les coteaux du Beauzet ou Montguichet sur la commune de Chelles. Nous les avions déjà repéré en vol mais à des distances rendant impossible la prise de photos significatives.

Heureusement, Laurent Lagache du Corif est passé par là. Il a pu photographier un mâle à l'affût dans un jardin du quartier des Abbesses côté Chelles.

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Photo prise en Janvier 2010 par Laurent Lagache dans un jardin du quartier des Abbesses côté Chelles.

Les Épervier d'Europe ( Accipiter nisus ) sont protégés en région Ile de France.

L'épervier d'Europe est un petit rapace ornithophage. Son régime alimentaire dépend du sexe : la femelle peut s'attaquer à des oiseaux de la taille d'un geai ou d'un pigeon alors que le mâle ne se nourrit que de petits passereaux jusqu'à la taille des grives, par exemple des linottes, des moineaux ou des bruants. L'épervier longe les haies, fonce sur une troupe de passereaux et poursuit sa victime à vive allure.

Le dimorphisme sexuel est marqué : le mâle (environ 130 à 180 g) est un tiers plus petit que la femelle (environ 230 à 300 g).

  • Taille : 28 à 38 cm
  • Envergure : 55 à 70 cm
  • Poids : Femelle : 185 à 350 g ; Mâle : 110 à 200 g

Il est un rapace diurne des régions boisées. L'épervier d'Europe habite les bois, les forêts et les bosquets. On le voit survoler les lisières de forêts d'un vol caractérisé par des battements d'ailes rapides, entrecoupés de courts vols planés en arc de cercle. Il vole avec une trajectoire légèrement onduleuse très souvent près du sol pour surprendre ses proies.

Il peut vivre jusqu'à l'âge vénérable de 16ans.

Source Wikipedia et Oiseaux.net

mardi 26 janvier 2010

Janvier 2010 : quelques observations ornithologiques dans la carrière Saint-Pierre.

Pic noir (Dryocopus martius) :

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Photo : Olivier Laporte (17/01/2010) - http://obsenfrancilie.over-blog.com

Le pic noir est le plus grand des pics (46 cm). Il est aisément reconnaissable par sa couleur entièrement noire, avec une calotte rouge vif s'étendant du front jusqu'à l'arrière de la nuque. C'est un oiseau forestier au tambourinage très sonore, des forêts de hêtres et de conifères qui se repaît d'insectes xylophages. Le pic noir adopte des mœurs diurnes. C'est un sédentaire. Le pic noir est un grimpeur averti, s'agrippant à l'écorce des arbres à l'aide de ses ongles pointus. Constamment en mouvement, il peut passer sans relâche d'un arbre à l'autre en criant.

Nous l'entendions tambouriner bruyamment sur le site depuis quelques temps sans pouvoir le prendre en photo, ni l'identifier. Olivier Laporte a réussi le 17 Janvier 2010 a le prendre en photo en vol non loin du collège Théodore Monod. C'est une nouvelle observation sur le site

Source : www.oiseaux.net

Buse variable (Buteo buteo) :

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Photo : C.Nédélec (25/01/2010)

Cette buse variable a été observée le 25 Janvier 2010 au dessus de la steppe aride dans la carrière Saint-Pierre de Gagny. La buse variable est le rapace le plus répandu en Europe. Diurne, elle est très active, souvent en vol. Elle a la vue la plus perçante de tous les oiseaux de proie. Elle plane sur les champs et les forêts, elle passe aussi de longs moments posée en hauteur. Elle s'alimente de petits mammifères qu'elle chasse au sol, mais aussi d'oiseaux, reptiles, batraciens et insectes. La majeure partie des proies sont capturées après avoir été localisées à vue, en volant en cercles à basse altitude, mais aussi à des distances d'une centaine de mètres.

Source : www.oiseaux.net

mardi 29 décembre 2009

La carrière Saint-Pierre de Gagny-Chelles sous la neige

Voici des photos prises par Alain Thellier lors de la visite de la carrière Saint-Pierre et des coteaux du Beauzet organisée par l'ANCA en date du 19 Décembre 2009.

Entrée des cavages de première masse de la carrière Saint-Pierre :

29-12-2009 : L'entrée de la première masse sous la neige

Traces de renards roux sur la neige :

29-12-2009 : Traces de renard sur la neige

lundi 16 novembre 2009

Les Grenouilles rousses des Abbesses de Gagny-Chelles

En ce weekend du 14 et 15 novembre 2009, nous avons découvert, dans un bassin en cours de déplacement, une grenouille rousse qui hivernait dans la vase.

Cette espèce protégée est devenue assez rare en Seine Saint-Denis.

Quelle a été notre surprise de la découvrir ainsi en zone urbanisée!!

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La Grenouille rousse (Rana temporaria) est une espèce d'amphibien de la famille des Ranidae qui se rencontre en Europe.

De toutes les espèces de batraciens d'Europe, la Grenouille rousse (Rana temporaria LINNE 1758) présente la robe la plus colorée et la plus variée. La couleur varie du jaune jusqu'au noir en passant par le brun, l'olive, le rouge, le brun foncé et le gris.

Elle se nourrit d'arthropodes comme des petits insectes ou crustacés, des larves d'amphibiens, des vers.

La plupart des Grenouilles rousses se déplacent déjà entre août et novembre vers les eaux de pontes. Pour passer l'hiver, une partie des animaux choisissent des sites subaquatiques bien oxygénés, par exemple un ruisseau ou une embouchure d'un étang. Dans le cas présent, il s'agit du bassin d'un particulier des Abbesses de Gagny-Chelles.

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Avec le propriétaire, nous avons donc décidé de créer une mare sans poisson dans son jardin afin d'accueillir les pontes potentiels de l'année prochaine.

jeudi 29 octobre 2009

Les crustacès de la source du Ru Saint-Roch (Gagny)

Le 20 octobre 2009, nous sommes allés rendre visite à la source du Ru Saint-Roch derrière le quartier des abbesses, aux portes des carrières.

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En fouillant ses abords, nous avons découvert que la source était habitée par des crustacés d'eau douce.

Ainsi, il est possible d'y trouver des gammares comme dans la source oubliée de montguichet. Le gammare est connu sous le nom de "Crevette d'eau douce".

La présence des gammares en milieu aquatique est un bioindicateur de premier plan en terme de qualité de l’eau. Ainsi l'eau de la source est d'une grande qualité, quel dommage que son trop plein finisse dans la canalisation du disparu Canal du Chesnay.

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Pour se déplacer, Il nage sur le côté. Le gammare se nourrit de déchets végétaux et de phytoplancton. Ils sont du genre des crustacés, de l'ordre des amphipodes et vivent dans les eaux douces et propres. Ils pullulaient jusque dans les années 1960 dans la plupart des ruisseaux et petites rivières d'Europe, mais sont en forte régression sur une grande partie de leur aire naturelle de répartition.

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Il est à noter la présence d'Aselles (Asellus aquaticus). Ce crustacé vit dans les eaux douces et à faible courant, dépourvues de pesticides et légèrement encombré de matières nutritives en surabondance (feuilles mortes et autres débris végétaux en particulier). C'est exactement le cas de la source du ru Saint-Roch. Les aselles jouent donc un rôle important de fossoyeur et de «nettoyeur» des débris végétaux.

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La pollution des cours d'eau par les pesticides et autres produits phytosanitaires ou biocides est une cause de régression des Gammares et des Aselles. Fréquemment, nous retirons de la source des objets divers jetés par des promeneurs "indélicats" (Bouteilles, sacs plastiques et autres déchets divers).

Cette source est une des rares restées à ciel ouvert de Seine Saint-Denis. Elle mériterait un plan préservation soigné. Quand les finances de l'association le permettra nous ferons analyser l'eau de la source pour savoir si celle-ci est potable.

Pour en savoir plus :

lundi 28 septembre 2009

Carrière Saint-Pierre de Gagny - Chelles : Quelques observations naturalistes en date du 26/09/2009.

Le dernier Week-end du mois de Septembre s'annonce chaud avec 22 à 24°. Un bel été indien, rien de tel pour motiver une balade de la carrière Saint-Pierre de Gagny-Chelles.

En effet, ce site contient une vaste steppe aride de 25 hectares particulièrement propice aux insectes thermophiles comme les Orthoptères. En cette fin de l'été indien, ces dernier sont donc au sommet de leur maturité.

Il y a des jours magiques où tous les éléments sont réunis pour des photos extraordinaires. A proximité du petit vallon sur la pelouse calcaro-marneuse faisant face au collège Théodore Monod (vous savez parcelle, que la mairie de Gagny veut détruire pour y édifier un gymnase), je croise en plein vol une mante religieuse mâle (Mantis religiosa). Elle se pose à quelques mètres de moi sur la branche d'une aubépine.

Les mantes religieuses sont protégées en région Ile de France (Protection régionale - arrêté du 22 juillet 1993 ; espèce déterminante ZNIEFF ; statut régional : vulnérable)

Ce beau spécimen de 6 cm de long se décide alors à se laisser paisiblement photographier :

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Plus loin sur la pelouse calcaire de la petite colline, je tombe nez à nez sur une grande sauterelle verte (Tettigonia viridissima) sur un cornouiller sanguin. Elles aussi complaisante se fera photographier gentiment. La grande sauterelle verte est également appelée "sabre" ou encore "sauterelle à sabre", eu égard à l'importance et la forme de la tarière des femelles.

C'est la plus grande sauterelle du nord de la France, il s’agit d’une espèce commune et peu exigeante sur son habitat, si ce n’est la présence d’un minimum de buissons et d’arbres. Elles tendent à se raréfier, voire à disparaître, partout où l'homme cultive, aménage, et entretient.

Ce spécimen est donc une femelle d'environ 4 cm avec un oviscapte long, lisse et faiblement courbé :

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Il y a des criquets à foison dans les herbes sèches, n'étant un pas grand connaisseur de leurs chants, je peine à les identifier malgré le livre "Insectes de France et d'Europe occidentale" de Michael Chinery en poche.

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Il y a des soucis (Colias croceus ou Colias crocea) qui virevoltent autour de moi. Ils sont très craintifs, j'essaie en vain de les photographier pendant 2 heures. Quand enfin j'en vois un qui se pose au sol. Je m'allonge, je rampe et j'arrive finalement à prendre quelques prises de vues convenables :

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vendredi 18 septembre 2009

Les crapelets Bufo Bufo du mois de septembre 2009

Aux Abbesses de Gagny-Chelles, on aime les crapauds commun (Bufo Bufo) :

Après deux mois d'une vie aquatique, les têtards se métamorphosent et les crapelets quittent l'eau en masse au début de l'été. Ils mesuraient environ 1 cm. A l'automne, ils ont grossi et vont bientôt se préparer à l'hiver en s'enfonçant dans la terre jusqu'au printemps (mi-mars). Ils ne seront adultes qu'à 5 ou 6 ans et pourront vivre de 15 à 20 ans si les roues de nos voitures savent les épargner.

Photos de crapelets, elles ont été prises au mois de septembre 2009 dans un jardin de l'Avenue Paul-de-Kock :

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Voir nos autres articles sur les crapauds des Abbesses :

mercredi 2 septembre 2009

21-08-2009 : Balade dans la carrière Saint-Pierre de Gagny-Chelles

Voici quelques observations naturalistes 2009 réalisées dans la carrière Saint-Pierre de Gagny-Chelles

La centaurée scabieuse (centaurea scabiosa) est une plante vivace qui pousse dans les prairies sèches et rocailleuses de la carrière Saint-Pierre. Cette plante assez rare est caractéristique de ces milieux. Les grandes feuilles sont découpées en éléments lobés, parfois linéaires et disposés de façon pennée. Le spécimen photographié ici a été trouvé sur la parcelle que le Mairie de Gagny espère détruire pour y installer un gymnase (voir les articles suivants pour plus d'informations).

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L'insecte présenté ci-dessous est un phanéroptère commun (Phaneroptera falcata). De la famille des sauterelles, il affectionne surtout les biotopes secs et très thermophiles comme les pelouses calcaires des anciennes carrières. Il apprécie la végétation assez haute et dense à arbustes. Il est donc particulièrement bien représenté dans la carrière Saint-Pierre de Gagny et celle du Sempin à Chelles. Phytophage, cette sauterelle se nourrit de végétaux comme par exemple les feuilles de ronces.

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La carline vulgaire (Carùna vulgarls L.) est une plante qui préfèrent les sols calcaires ensoleillés. On ne la trouve normalement que dans les régions sèches et arides des montagnes du Sud et de l'Est de la France. Du fait des anciennes carrières, elle est donc assez bien représentée dans les pelouses calcaro-marneuses arides des carrières Saint-Pierre et du Beauzet de Gagny-Chelles. Sa racine en décoction est considérée comme tonique de la digestion, cholagogue, sudorifique et dépurative.

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dimanche 16 août 2009

16-08-2009 : Balade dans la carrière Saint-Pierre de Gagny-Chelles

Dans les anciennes carrières de l'Est Parisien, les mantes religieuses (Mantis religiosa) sont toujours les stars de l'été. Cette espèce est protégée en région Ile de France. Le spécimen, pris ici en photo, mesure une dizaine de cms.

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Observés pour la première fois sur le secteur l'année dernière, les conocéphales gracieux (Ruspolia nitidula) sont de retour. Pour rappel, cette sauterelle ailée à tête conique de taille moyenne est protégée en région Ile de France. Des spécimens ont été observés à Chelles le long de vieux chemin de Paris ou de Meaux.

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Une musaraigne (Soricidae) morte. Ce petit mammifère ne doit pas être confondu avec une souris : Il est insectivore.

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Les steppes arides de la mer de remblais sont envahis de criquets des pâtures (Chorthippus parallelus) :

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Les poiriers nous préparent de jolis festins pour la rentrée :

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Il n'est pas nécessaire d'arracher tous les pieds de cette plante dans la carrière pour essayer de faire de l'huile d'onagre (Onagre bisannuelle (Oenothera biennis)) :

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Ce fut une belle balade à la recherche des insectes rares de la carrière.

samedi 1 août 2009

L'exemple du Parc des coteaux d'Avron de Neuilly-Plaisance

Pour mieux comprendre, le genre de protection que nous désirons pour le devenir de la carrière Saint-Pierre de Gagny et de la côte Montguichet ou du Beauzet sur Chelles, voici un reportage vidéo. Celui-ci a été tourné le 29 Mars 2009 dans le Parc des coteaux d'Avron de Neuilly Plaisance.

Cette municipalité aidée par des associations locales a compris l'intérêt qu'il y avait à préserver le patrimoine naturel de sa ville pour les générations futures et la nécessité de sensibiliser sa population sur la gestion de la biodiversité et l'amour de la nature. Les biotopes de ce Parc sont similaires à ceux que l'on trouve à Gagny-Chelles dans la Zone Naturelle d'Intérêt Ecologique Floristique et Faunistique du secteur.

En effet, il est si facile de détruire un patrimoine naturel sous le couvert de l'intérêt général, ou du désintérêt d'une population locale de passage ou encore en étant gagné par la fièvre de projets immobiliers sans lendemain.

Ce reportage a été tourné au début du printemps, la flore est cours de renaissance.


Le printemps au Parc des Coteaux d'Avron

Il est à préciser que le soir du tournage de cette vidéo, une des brebis a mis au monde un petit mâle (Les moutons d'Ouessant du Parc des Coteaux d'Avron).

L'agneau d'Ouessant né le dimanche 29 Mars 2009.

samedi 18 juillet 2009

Carrière Saint-Pierre et côte du Beauzet : Quelques observations naturalistes début Juillet 2009.

L'épipactis à larges feuilles (Epipactis helleborine subsp. helleborine) est une orchidée sauvage que l'on rencontre au bord des chemins des boisements du Beauzet. C'est une espèce sylvestre, fréquente dans les vallées fluviales (Marne). Les fleurs sont ternes vertes et blanchâtres ou roses. Dans l'Est parisien, il existe de nombreuses stations mais avec peu d'individus.

Helleborine à feuilles larges

Helleborine à feuilles larges

L'Amaryllis (Pyronia tithonus) est un papillon diurne assez fréquent en été. Il est visible dans les prairies, les clairières, les bordures de chemin de la carrière Saint-Pierre et de la côte du Beauzet de Gagny-Chelles. Il apprécie particulièrement les ronces. Il possède des Ocelles avec deux points blancs sur les ailes.

Myrtil (Maniola jurtina)

L'Orobanche picridis, l'orobanche de la picride est une plantes sans chlorophylle dont la vie dépend entièrement de plantes-hôtes pour les éléments nutritifs dont elle a besoin. Les semences d'orobanches émettent après la germination une pousse à l'aspect de racine qui se fixe sur les racines des plantes-hôtes les plus proches, et dès lors la plante reçoit l'eau et les éléments nutritifs de la plante-hôte. Elles sont visibles au mois de Juin sur la steppe de la carrière Saint-Pierre de Gagny.

Orobanche picridis (de la picride)

mercredi 17 juin 2009

La côte du Beauzet (Chelles) : Le projet de l'ANCA

Anca Projet Beauzet 1/14

L’association des Amis Naturalistes des Coteaux d’Avron a été consultée par la société Placoplâtre, principal propriétaire de la côte du Beauzet et Montguichet à Chelles (77500) et de la carrière Saint-Pierre à Gagny.

Après une visite sur site (le 24 Avril 2009), en compagnie de son Directeur de l’Exploitation Gypse France, la société Placoplâtre a demandé à l’ANCA de travailler sur un projet de gestion, de préservation et de valorisation des milieux naturels de la côte du Beauzet.

L’association «Les Abbesses de Gagny-Chelles» a présenté les bases du projet lors d’une réunion de travail avec des représentants de la commune de Chelles. Ces derniers se sont engagés à le présenter en conseil municipal et ont demandé qu’un volet pédagogique important soit inclus dans le projet.

Après des mois de travail, voici la version officielle de ce projet. Les Abbesses de Gagny-Chelles apportent officiellement son soutien à cette vision d'avenir.

Le projet est élaboré en trois phases :

  1. La première étape consiste à intervenir rapidement pour entretenir les milieux ouverts et empêcher la disparition d’espèces rares et ou protégées au niveau régional et national.
  2. La seconde étape pose les bases de la gestion durable d’un des plus haut lieu de la biodiversité de la côte, à savoir la carrière de gypse du Beauzet. Une gestion naturaliste qui permet la mise en place d’activités pédagogiques.
  3. La troisième étape consiste à libérer 10 à 20 hectares du bail agricole pour favoriser l’agriculture biologique et patrimoniale de la région (vignoble, maintien de l’agriculture paysanne, vergers et culture céréalière).

le projet complet en PDF : <<ANCA : Projet Beauzet>>

Anca Projet Beauzet 2/14 Anca Projet Beauzet 3/14 Anca Projet Beauzet 4/14 Anca Projet Beauzet 5/14 Anca Projet Beauzet 6/14 Anca Projet Beauzet 7/14 Anca Projet Beauzet 8/14 Anca Projet Beauzet 9/14 Anca Projet Beauzet 10/14 Anca Projet Beauzet 11/14 Anca Projet Beauzet 12/14 Anca Projet Beauzet 13/14 Anca Projet Beauzet 14/14

mardi 26 mai 2009

25-05-2009 : La Parisien réalise un article sur notre opposition au projet de Gymnase sur la zone naturelle de la carrière Saint-Pierre

Trois associations s’opposent au projet de gymnase

Les carrières donnent décidément bien du souci à Michel Teulet, le maire (UMP) de Gagny. Son projet de gymnase sur la carrière de l’est est attaqué par trois associations, Gagny environnement, les Amis naturalistes du coteau d’Avron et les Abbesses de Gagny-Chelles. Elles ont déposé un recours devant le tribunal administratif contre la modification du plan d’occupation des sols (POS) voté en janvier dernier.

Article du Parisien du 25-05-2009 sur - Le procès du Gymnase

Le projet prévoit la construction d’un gymnase face au collège Théodore-Monod. Le maire s’appuie sur une promesse de vente du propriétaire, Saint-Gobain, pour un euro symbolique.

Le maire dénonce « les ayatollahs de la nature »

« Nous aussi voulons un gymnase pour la ville, mais pas sur ce site, explique Christophe Nédelec, de l’association des Abbesses. A cinquante mètres, Saint-Gobain possède des terrains dont l’aménagement n’entraînerait pas de difficultés. » « Un terrain vierge cédé gratuitement et une ancienne usine à racheter et à dépolluer, ce n’est pas le même coût », rétorque le maire.

Pour les associations, l’objectif est de préserver la nature sur le site. Les 65 hectares de l’ancienne carrière sont classés en Znief (zone naturelle d’intérêt faunistique et floristique) et présentent une importante biodiversité. Le conseil régional a récemment recommandé son classement en espaces verts. Un projet associatif est à l’étude pour transformer l’ensemble du site en parc régional. « Une première construction, ce serait le début du mitage », craint Jean Denis, de Gagny environnement, qui pointe également la présence d’une ligne à haute tension. « Une mesure à l’encontre du Grenelle 2 de l’environnement, juge-t-il. Dans certains départements, les constructions sont interdites sous les lignes. Malheureusement, ce n’est pas le cas en Seine-Saint-Denis. ».

Pour le militant associatif, « la leçon du plan local d’urbanisme (PLU) n’a servi à rien ». En mars, après un marathon de quatre ans, le Conseil d’Etat a annulé le PLU, attaqué par Gagny environnement. « C’est toujours la même absence de concertation. Ça représente beaucoup d’argent dépensé et des projets municipaux qui n’avancent pas », déplore Jean Denis.

Un argument balayé par Michel Teulet. « On ne va pas les consulter chaque fois qu’on construit un gymnase. Après avoir rencontré un membre de l’association des Abbesses, nous avons décidé de revoir le projet en le rapprochant de la route. La surface concernée n’est que de 2 000 m 2 sur un total de 500 000 m 2 . Le problème, c’est que j’ai une vision humaniste, je pense aux 600 enfants concernés par ce gymnase. En face, ce sont des ayatollahs de la nature. »

Gireg Aubert | 25.05.2009, 07h00

Il est important de préciser comme le montre l'article suivant que l'emplacement choisi pour le gymnase est situé dans le secteur du Petit Vallon qui est le plus riche en biodiversité de la carrière Saint-Pierre : 22-05-2009 : Visite du secteur du Petit Vallon de la carrière Saint-Pierre de Gagny-Chelles.

Que le gymnase soit situé à proximité de l'emprise du vieux chemin de Meaux ou pas, les travaux de terrassement du futur chantier et les apports de remblais vont irrémédiablement détruire les biotopes du secteur. Déplacer de seulement quelques mètres le projet, ne va pas changer cette réalité. La présence des lignes à haute tension n'est également pas résolu par ce très léger remaniement qui ressemble pour nous à un simple effet d'annonce.

22-05-2009 : Visite du secteur du Petit Vallon de la carrière Saint-Pierre de Gagny-Chelles

Le 4 Avril 2009, nous avions tenté sur site de convaincre Mr Teulet en sa qualité de Maire de Gagny d'abandonner son projet de construire un gymnase sur la Zone d'Intérêt Ecologique Floristique et Faunistique et de trouver un autre emplacement. Sur la parcelle prévue pour le futur gymnase Théodore Monod, nous avions essayé de lui expliquer l'intérêt écologique de ce secteur.

Comme nous étions au printemps, il nous a été difficile ce jour là de lui présenter des espèces rares menacées par ce projet. Cette réunion fut donc un nouvel échec dans nos tentatives de négociation pour préserver ce lieu important pour la biodiversité de l'Est Parisien.

Pour justement, démontrer l'intérêt écologique du petit vallon et de ses environs directement menacé par le projet municipal, voici des photos et des observations de plantes et de faunes rares réalisées dans le courant du mois de Mai 2009.

Il ne s'agit pas d'une étude exhaustive des biotopes du secteur mais une présentation de quelques unes des observations botaniques majeures réalisées dans le courant du mois de Mai 2009.

Les orchidées sauvages :

L'Orchis Pyramidal (8 pieds ont été observés sur la parcelle prévue par le gymnase)

Orchis pyramidal

L'Orchis Militaire (1 seul pied observé dans le petit vallon - Très rare en Seine-Saint-Denis) :

Orchis militaire

Orchis militaire

Observation nouvelle en 2009*

La Listère à feuilles ovales (Une trentaine de pieds ont été observés dans le petit vallon) :

La listère à feuilles ovales (Listera ovata)

Observation nouvelle en 2009*

Les plantes rares des pelouses calcaro-marneuses du secteur :

(Il convient de signaler qu'il y a bien d'autres plantes un peu moins rares observées au mois de Mai 2009 qui présentent un intérêt fort pour la biodiversité. Citons par exemple le carex glauque, le lin purgatif, le Lotus Maritimus, le Panicault, la Gaude, la Réglisse Bâtarde ect.) :

Rhinanthe à crête de coq (Nombreux pieds sur la parcelle prévue pour la gymnase - Assez rare en Seine-Saint-Denis car il n'existe que 2 autres stations connues dans le département) :

Rhinanthe à crête de coq

Epiaire droite (10 pieds observés sur la parcelle du Gymnase - Très rare, c'est la seule station connue en Seine-Saint-Denis) :

Epaire_droite

Coqueret ou Amour en cage (Plusieurs pieds observés sur la parcelle du Gymnase, Très rare à l'état sauvage, c'est la seule station connue en Seine-Saint-Denis) :

alkekenge_-ou-amour-en-cage.jpg

La preuve que la parcelle prévue pour le gymnase est un lieu de ponte important pour les mantes religieuses :

En effet, un grand nombre d'oothèques de Mante Religieuse (Membrane-coque qui protège la ponte) ont été observés sur le site prévu pour édifier le gymnase Théodore Monod.

Oothèque de Mante Religieuse

Ce site est donc sans nulle-doute d'une grande importante pour la reproduction de cet insecte protégé en région Ile de France. Voici la photo d'un spécimen adulte prise dans la carrière Saint-Pierre en août 2008 :

Mante-Religieuse_1.jpg

jeudi 21 mai 2009

16-05-2009 : Notre visite officielle de la carrière de Vaujours

Le samedi 16 Mai 2009, la société PLACOPLATRE filliale du groupe SAINT-GOBAIN, nous a invité Les Amis Naturalistes des Coteaux d'Avron et Les Abbesses de Gagny-Chelles à visiter la carrière de VAUJOURS (93410).

Les carrières de Vaujours

Celle-ci toujours en exploitation, d'une dimension de 250 hectares, produit 25% de la production nationale de Gypse à elle seule. Le but de cette visite était de nous présenter les métiers de PLACOPLATRE, le rôle de la Fondation SAINT-GOBAIN et surtout comment sont gérés les réhabilitations naturelles des anciennes carrières de Gypse suite à l'arrêt de leur exploitation.

Les carrières de Vaujours

En effet, les carriers sont dans l'obligation de remettre les terrains en état.

Depuis 20 ans et en collaboration avec la société ECOSPHERE, PLACOPLATRE tente sur ses sites en cours de production de restituer au fur et à mesure des milieux naturels. Ainsi, lors de cette visite, nous avons pu juger de la qualité du travail réalisé sur ce site notamment dans le respect des sols (pelouses marneuses et calcaro-marneuses, boisements calcaires, volonté de conserver des fronts de taille ect).

Nous avons été particulièrement impressionné par le travail réalisé pour mettre en œuvre et gérer les milieux humides afin de favoriser la biodiversité des mares permanentes ou temporaires. En effet, plus de 80 mares ont été créées sur les sols marneux du site. Nous avons eu la chance d'observer des tritons palmés et crêtés, des grenouilles vertes et un large éventail d'espèce de libellules.

Voici donc, un reportage vidéo de notre visite :


Visite officielle des carrières de Vaujours du 16/05/2009

Nous voulions remercier la société PLACOPLATRE, pour la qualité irréprochable de son accueil et la volonté désormais affichée de réhabiliter les anciennes carrières pour favoriser la biodiversité et la préservation des milieux naturels.

Nous voulions également remercier chaudement la société ECOSPHERE pour la qualité de ses intervenants et du travail réalisé sur le site de Vaujours depuis une vingtaine d'année.

Il convient de préciser que le groupe SAINT-GOBAIN et la société PLACOPLATRE sont les principaux propriétaires des terrains de la carrière Saint-Pierre et de la côte de Beauzet ou Montguichet de GAGNY-CHELLES. Nous avons donc lors de cette journée pris des contacts sérieux pour essayer d'avancer dans la préservation de ce haut lieu de la biodiversité de l'Est Parisien et de la région Ile de France.

jeudi 7 mai 2009

Les agneaux de la côte Saint-Roch

Rappelez vous, nous avons signalé la présence de moutons en semi-liberté dans les champs de la côte Saint-Roch et du Beauzet (Chronique Printanière : La côte du beauzet et St-Roch est à nouveau une zone de pâturage). Et bien, les brebis étaient toutes enceintes et 3 magnifiques agneaux sont venus au monde courant Avril.

Les Agneaux de Driss

Nous avons fait connaissance du propriétaire des moutons, le sympathique Driss. Il loue un terrain sur la côte Saint-Roch depuis 23ans pour y faire son verger et son jardin potager. Il peut ainsi améliorer le quotidien de ses proches et de sa famille tout en profitant de la nature.

lundi 6 avril 2009

L'opération de nettoyage de la carrière Saint-Pierre du 04 Avril 2009.

Le samedi 4 Avril au Matin, la Municipalité de Gagny, au travers de son service de l'Environnement et du Cadre de vie, a organisé une "Opération de Nettoyage de Printemps" dans la carrière de l'Est ou Saint-Pierre.

Nous sommes donc venus avec 10 participants. La zone choisie était une parcelle de la carrière localisée dans le prolongement de la rue Jean Bouin sous les fenêtres des bâtiments. Compte tenu du nombre limité de participants, le quartier des Abbesses était donc et de loin celui qui était le plus représenté sur une quinzaine de personnes présentes en plus des services techniques de la commune. On a raconté qu'il y a avait seulement un participant en provenance de la cité Jean Bouin.

Le bois de remblais était jonché par les ordures infâmes jetées depuis les fenêtres des riverains (Genre restes de nourriture McDonaldizés, couche-culottes, vêtements, papier Wc, sacs d'ordures ménagères en état de décomposition avancée, jouets divers etc.). Il y avait encore des sacs d'ordures fraichement jetés qui pendaient encore aux branches des arbres. Au final, 9 bennes auront été remplies des déchets jetés des fenêtres des immeubles. Il apparaît évident que dans quelques mois la situation sera la même tant le non respect de l'environnement de certains riverains est affligeant. Il y avait des riverains amusés qui nous observaient depuis leurs fenêtres. Une opération de communication et de sensibilisation auprès des riverains semble absolument nécessaire.

Après 2 heures à nettoyer, trois d'entre nous (dont votre aimable serviteur), conscients de l'inutilité de cette action, se sont donc échappés pour aller nettoyer le site du petit vallon qui a bien souffert après l'édification d'un campement sauvage, il y a 10 jours. Le petit Vallon est le site le plus pédagogique de la carrière Saint-Pierre avec ses pelouses calcaro-marneuses qui abritent plantes et insectes rares et/ou protégés.

Après un travail intense en petit comité, nous avons donc gommé toutes les traces du campement sauvage et commencé à retirer les déchets du fond du vallon (débris automobiles, tôles et métal rouillé etc.).

Nettoyage Petit Vallon

Les arbres et les branches coupés et ou arrachés par les campeurs ont été mis en tas à coté de l'ancien baraquement de Poliet et Chausson.

Nettoyage Petit Vallon

Il reste beaucoup de travail à réaliser dans cette zone. Nous vous tiendrons informés lorsqu'une date sera fixée pour une finalisation du nettoyage de ce site majeur pour le patrimoine naturel de la ville et de la région. En effet, Monsieur Müller en sa qualité de directeur du Service municipal de l'Environnement et du Cadre de vie, nous a dit qu'il nous mettrait des bennes à ordures à disposition à une date convenue entre nous.

Nettoyage Petit Vallon

Nous voulions remercier toutes les personnes qui à notre appel sont venus participer à cette opération de nettoyage organisée par la municipalité de Gagny. Beaucoup d'entre vous sont revenus dégoutés de cette expérience. En effet, le secteur de nettoyage choisi, présentait un intérêt écologique relativement faible et la nature infâme des déchets ramassés en provenance des fenêtres des riverains, nous ont tous laissés un arrière goût d'inutilité et la pleine et entière compréhension du dur métier d'éboueur. En effet, il est fort probable que la zone nettoyée sera dans le même état d'ici à quelques mois.

Nous espérons que vous aurez retrouvé du courage pour nous accompagner pour finaliser le nettoyage et l'entretien du petit Vallon qui, lui, présente un intérêt bien supérieur au prolongement de la rue Jean Bouin nettoyé ce 4 Avril.

vendredi 27 mars 2009

Chronique Printanière : La côte du beauzet et St-Roch est à nouveau une zone de pâturage

Lors de notre visite printanière du 21 Mars 2008, nous avons eu l'agréable surprise de constater la présence de 3 moutons et de 3 chèvres en liberté sur les côtes du beauzet et Saint-Roch. En effet, dans notre projet du Parc de la carrière Saint-Pierre et de la côte du Beauzet, nous avions proposé d'entretenir la carrière par des moutons et du bétail rustique, permettant ainsi de limiter la prolifération des taillis et de favoriser la biodiversité.

Les moutons de la côte du Beauzet

Moutons avec le quartier des Abbesses en contrebas.

Les chèvres de la côte du Beauzet

Des chèvres sous les lignes à haute tension.

cpa_chelles_moutoins

Une carte postale du début du siècle pour le souvenir.

mardi 24 mars 2009

Chronique Printanière : le retour des insectes dans la carrière Saint-Pierre

Pour fêter le retour du printemps, une balade dans la carrière Saint-Pierre et de la côte du Beauzet s'impose.

En ce samedi 21 mars 2008, le soleil est au rendez-vous radieux. Les prunus sont déjà en fleurs et ils ont sonné le réveil des insectes. Ils semblent grésiller tellement ils bourdonnent d'insectes.

Les pruniers en fleur de la carrière Saint-Pierre

Un regard attentif à ces arbustes ardents et des hôtes pollinisateurs et autres insectes se révèlent :

Un magnifique papillon le Vanesse des pariétaires (Nymphalis egea, anciennement Polygonia egea) se pose sur une fleur de prunus.

Vanesse des pariétaires (Nymphalis egea, anciennement Polygonia egea)

Les Abeilles (Apis) qui deviennent de plus en plus rares sont au rendez-vous.

Abeille (Apis)

Protégées des activités humaines qui les déciment, par le sanctuaire qu'est la carrière, elles affichent une belle vitalité.

Abeille (Apis)

Les Bourdon terrestre (Bombus terrestris) sont également de la partie avec les abeilles solitaires ou Andrènes.

Bourdon terrestre (Bombus terrestris)

La Mouche Abeille ou Grand Bombyle (Bombylius major) est également présent pour collecter son lot de pollen.

Grand bombyle (Bombylius major)

mercredi 4 février 2009

Le Parisien fait un article sur notre projet du Parc Saint-Pierre et Bausset

Voici l'article paru ce matin (04/02/2009) dans le journal le Parisien - Edition Seine-Saint-Denis

L'article du parisien du 04-02-2009

Ils veulent sauver la carrière des bulldozers

Cent quarante hectares de friche en cœur de ville. La carrière Saint-Pierre et Bausset, la carrière de l’est de Gagny, attire les convoitises. Craignant qu’elle ne soit livrée aux bulldozers par la mairie (lire encadré) , l’association des Abbesses de Gagny-Chelles a décidé de présenter un projet d’aménagement de parc sur la friche.

Une initiative soutenue par les associations des Amis naturalistes du Coteau d’Avron, Chelles nouveau et Adequa. L’équipe a déjà distribué plus de 2 000 tracts sur Gagny pour convaincre habitants et élus.

Un haut lieu de la biodiversité

Des siècles durant, les hommes ont creusé les flancs de ces collines qui dominent la vallée de Chelles (Seine-et-Marne), pour extraire le gypse, créant vallons, falaises et esplanades. Depuis la fin de l’exploitation des carrières, dans les années 1960, la nature a repris ses droits.

« C’est un haut lieu de la biodiversité en Seine-Saint-Denis », explique Christophe Nédélec, le président de l’Association les Abbesses de Gagny-Chelles, en parcourant le site. « On trouve ici une douzaine d’espèces d’orchidées, d’autres plantes rares, des mantes religieuses, des reptiles et des amphibiens. » Un cri perce à travers un buisson de prêles. C’est une bécasse des bois, un oiseau migrateur, qui s’envole en direction de la cité Jean-Bouin. « Pour les oiseaux, c’est une étape. Un îlot de nature au milieu du béton sur leur route migratoire. » Une bonne partie de la surface gabinienne est classée en ZNIEFF (zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique).

Le projet de parc prévoit la création d’espaces de promenade, d’une aire de pique-nique, un écomusée et un poney club. « On peut créer ce parc sans que la ville dépense un centime , insiste Christophe Nédélec. Les collectivités locales et l’Union européenne financent ce type de projet. » Et dans la partie chelloise des carrières, déjà, la mairie a donné délégation à l’Agence régionale des espaces verts pour préempter les terrains au fur et à mesure. « Nous ne sommes pas de doux rêveurs. Au contraire, c’est la suite du Grenelle de l’environnement, argumente le président de l’association. Dans le passé, on a beaucoup urbanisé. Aujourd’hui, la modernité, c’est de préserver et mettre en valeur un espace comme la carrière de l’Est. »

La balle est désormais dans le camp de la mairie de Gagny.

Contacts : http://gagny-abbesses.info et http://blog.parc-gagny.info.

Journaliste : Gireg Aubert

Le projet du PARC ST-PIERRE ET BAUSSET

  1. Le site dédié à ce projet - http://www.parc-gagny.info
  2. Le Projet complet en PDF
  3. Les associations CHELLES NOUVEAU et ADEQUA soutiennent le projet du Parc Saint-Pierre et Bausset

mardi 3 février 2009

Les Ateliers Nature de l'ANCA pour les 10-12ans

Les Amis Naturaliste du Coteau d'Avron mettent en place pour ses adhérents âgés de 10 à 12 ans les mercredis naturalistes pendant toute l’année scolaire.

Les ateliers Nature de l'ANCA pour les 10-12 Ans

Encadré par Alexandre CHARLET, l'animateur nature de l'ANCA, les enfants pourront découvrir les richesses de la faune et de la flore du département de la Seine-Saint-Denis.

Les inscriptions sont ouvertes aux Gabiniens et aux Chellois et nous nous associons à cette initiative.

Les activités proposés sous la forme d’atelier nature et de sorties pédagogiques permettront de réaliser une grande diversité d’animations choisies avec les enfants (étude des insectes, création d’un herbier, la vie dans une mare, récolte de plumes…).

Les Amis Naturalistes des Coteaux d’ Avron :

44, avenue des fauvettes 93 360 NEUILLY-PLAISANCE Email : association.anca@free.fr http://association.anca.free.fr

Adhésion jeune : 7, 50 euros Frais pédagogiques : 20 euros / trimestre

Tous les mercredis de 14 h à 17 h, sauf vacances scolaires.

-->Voir le dépliant de cette activité

jeudi 29 janvier 2009

Enquête de la Préfecture de Seine-et-Marne sur la pratique de la Chasse sur la carrière Saint-Pierre et Bausset de Gagny-Chelles

A notre demande, la Préfecture de Seine-et-Marne a décidé de mener une enquête sur la pratique de la Chasse sur la carrière Saint-Pierre et Bausset de Gagny-Chelles.

En effet, dans un courrier en date du 23 Janvier 2009, la Direction Départementale de l'Equipement et de l'Agriculture de la préfecture de Seine-et-Marne nous a signalé avoir demandé à la Fédération des Chasseurs de Seine-et Marne ainsi qu'à l'Office Nationale de la Chasse et de la Faune Sauvage de Seine et Marne de mener une enquête sur la pratique de la chasse sur la carrière Saint-Pierre et Bausset de Gagny-Chelles.

Enquête de la Préfecture de Seine-et-Marne sur la pratique de la Chasse sur la carrière Saint-Pierre et Bausset de Gagny-Chelles

Nous allons renouveler la même demande que nous avons transmise à la préfecture de Seine-St-Denis afin qu'une enquête similaire soit également réalisée dans ce département et cela dans les délais les plus brefs.

La Pratique de la chasse dans la carrière Saint-Pierre :

  1. Les chasseurs de la carrière Saint-Pierre et Bausset
  2. 08 Décembre 2008 - Réponse de Mr Teulet sur la pratique de la Chasse dans la carrière Saint-Pierre
  3. Altercation musclée entre les chasseurs et les fans de moto-cross dans la carrière Saint-Pierre de Gagny

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