Les Abbesses de Gagny-Chelles

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mercredi 10 mars 2010

Derniers jours d'hiver au petit vallon

En ce début du mois de Mars, cela valait bien une petite visite au petit vallon (Rampe d'accès aux galeries de seconde masse). Sa pelouse sèche est toujours menacée par l'ombre portée par le projet de gymnase porté par la municipalité de Gagny.

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Un beau cliché de carline vulgaire qui apprécie les sols calcaires ensoleillés. La carline, dont on emploie la racine (de saveur amère) très longue, récoltée à l'automne et séchée à l'étuve ou au soleil, est tonique de la digestion, cholagogue, sudorifique et dépurative.

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L'Orchis Militaire, n'est pas (encore ?) sortie de terre. Nous espérons la revoir ou en trouver d'autres cette année. Sa tige séchée trône encore fièrement au sein de la pelouse calcaro-marneuse du petit vallon (Rampe d'accès aux galeries de seconde masse).

lundi 8 mars 2010

Les gisements de gypse en fer de lance

En ces journées encore hivernales, il n'y a rien de tel qu'un peu d'escapade hors des sentiers battus. C'est souvent comme cela que l'on réalise de nouvelles observations. En parcourant les hauteurs des fronts de taille de la seconde masse de gypse, nous avons découvert plusieurs gisements de gypse en fer de lance.

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Le gypse est une roche sédimentaire minérale de couleur blanche ou légèrement blonde. C'est un sulfate de calcium avec deux molécules d'eau (formule : CaSO4 2H2O). Le gypse peut cristalliser sous des formes très diverses (Saccharoïde, Pied d'alouette, Fer de lance etc.). Dans le cas présent, nous avons trouvé du Gypse en macle de fer de lance ou Gypse cunéiforme. Il est formé de grandes lames cristallines rappelant la forme d’un fer de lance.

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dimanche 7 mars 2010

Orchidées sauvages : Les promesses tenues du retour (Gagny-Chelles)

Profitant du beau temps du Week-End (6 et 7 Mars 2010), la tentation était trop forte de partir à la recherche des premières rosettes d'orchidées sauvages dans la carrière Saint-Pierre et le coteau du Beauzet.

Dans les lisières sur sol calcaires du coteau de Beauzet (Chelles), les rosettes d'Orchis Pourpre commencent à sortir de terre.

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Dans la steppe aride de la carrière Saint-Pierre, la station d'Orchis Bouc se porte comme un charme. Nous avons pu compter 41 rosettes de cette orchidée à l'odeur si caractéristique.

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La belle station d'une vingtaine de pieds d'Orchis Pyramidal semble bien passer l'hiver. Les premières rosettes sont également au rendez-vous.

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Toutes ces observations sont autant de promesses tenues du retour de ces plantes exceptionnelles. Espérons qu'elles ne disparaissent pas, un jour, sous les amas de déchets que nous dénonçons.

vendredi 5 mars 2010

Coteau et Carrière du Beauzet (Chelles) : Ballade du 27 Février 2010

Après des conditions climatiques difficiles, nous avons profité du calme avant la tempête annoncée du 28 Février pour faire une visite pré-printanière du coteau et de la carrière du Beauzet (Montguichet - Chelles).

La balade commence sous de très bons hospices. La station de falcaire commune qui avait été souillée par des déchets a été soigneusement nettoyée par les services municipaux Chellois. Comme quoi, que l'on soit du côté Gabinien ou Chellois, le soin apporté à la zone naturelle n'est vraiment pas le même.

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Nous suivrons son évolution pour vérifier si celle-ci a disparu ou non. (Pour rappel, la falcaire commune est une plante protégée en région Ile de France).

Dans les champs, nous identifions d'aimables personnes affairées à prélever des végétaux.

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Mais que sont ils en train de cueillir en cette période ???

Il fallait lever le mystère. Nous arrivons sympathiquement et nous posons la question.

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Des jeunes pousses de coquelicot.

Les cueilleurs visiblement d'origine méditerranéenne nous disent manger les jeunes feuilles de coquelicot en salade. Nous demandons des précisions sur la recette. Ils nous déclarent préparer cela en salade avec de l'huile d'olive, du poivron rouge et de l'ail : une salade qu'ils nous disent savourer avec du pain.

Nous poursuivons notre balade vers la carrière du Beauzet. Les feuilles des arbres n'ont pas encore repoussées et le front de taille se laisse entrevoir. Les gazouillis des mésanges résonnent dans le défilé.

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Nous identifions une dizaine de terriers frais de renard roux creusés à même le gypse :

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Plus loin, nous trouvons le mobile premier de notre balade : trouver les stations d'Hellébore Fétide. L'hellébore fétide ( helleborus foetidus) est une plante vivace très toxique qui pousse naturellement dans les bois, les broussailles, ou les endroits rocailleux, en sol calcaire, il dégage, surtout à la cassure, une odeur désagréable, d'où son nom.

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La floraison a lieu en fin d'hiver sous forme d'une grappe importante de fleurs très penchées, accompagnées par de grandes bractées en forme de feuille simple, de la même couleur jaune-verdâtre que les fleurs en forme de cloche.

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Nous décidons de grimper au dessus du front de taille.

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La vue est toujours aussi belle.

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L'horizon également, mais pour combien de temps encore.

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Nous passons un peu de temps à observer les fruits d'un gui.

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Plus loin, nous croisons la fleur séchée d'un Iris Fétide.

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Nous entamons la route du retour.

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Au dessus des Abbesses, nous croisons le troupeau de moutons de Driss.

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Les brebis ont mise bas récemment. Les adorables petits agneaux ont été mis en sécurité.

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lundi 22 février 2010

Quand les déchets finissent dans la carrière Saint-Pierre de Gagny !!!

***Suite au courrier en retour, du Maire de Gagny, daté du 15 février 2010, cet article initialement paru le 28 Janvier 2010 a été mis à jour.

Courant Janvier 2010, nous avons découvert l'apport de déchets massifs dans la carrière Saint-Pierre de Gagny. Nous pensions ces pratiques d'un autre temps (la carrière Saint-Pierre a connu bien des outrages dans les années 60), mais force de constater que celles-ci perdurent et s'intensifient ces derniers temps.

Nous avons donc découvert des points de déversement multiples dans la carrière de l'Est, manifestement réalisés avec des engins motorisés. Ces déchargements sont réalisés sur des terrains privés. Nous doutons très fortement que les propriétaires puissent avoir autorisé de tels agissements.

Fait particulièrement troublant, les apports récents sont cerclés de traces de tracteurs menant toutes à une voie d'accès dérobée du centre d'apport volontaire de la ville. Cet accès donne directement dans la carrière Saint-Pierre.

Les plus fortes concentrations d'apports récents sont situées aux abords directs de cette issue (en dehors des propriétés communales). Il est donc possible d'y trouver des structures métalliques en provenance des décorations de la ville, des carcasses de voitures, des arbres tronçonnés, des amas de gravats et de tout venant "frais". On retrouve ces mêmes types de déchets dans la continuité de tous les chemins qui partent de cet accès.

Ces déchets sont des mêmes types que ceux collectés par le centre d'apport volontaire.

Il convient de préciser qu'il est particulièrement difficile d'accéder à la carrière par la voirie Gabinienne et Chelloise. En effet, les anciens accès sont bouchés par de profonds fossés et des remparts de remblais.

Au regard de l'importance des déchets et des méthodes de déchargement utilisés, il nous est particulièrement difficile d'imaginer qu'ils ont été amené sans engin motorisé ou à dos d'homme. Précision importante, les accès Gabiniens à la carrière sont surveillés à l'aide d'une caméra particulièrement bien placée.

La RTE, pour entretenir la végétation sous les lignes à Haute Tension, utilise l'accès du centre d'apport volontaire pour entrer dans la carrière car elle estime cela trop difficile depuis la voirie.

Voici un exemple de tarifs de recyclage des déchets en région Ile de France (Prix au M3) :

  • Inertes\Gravats : 80,00 €
  • Ferrailles : 5,00 €
  • Déchets verts : 10,00 €
  • Souches et troncs : 15,00 €
  • Tout venant : 40,00 €
  • Cartons : 1,50 €
  • Bois : 7,00 €

Avec les dépôts récents et ceux que nous estimons de moins 10 ans, il pourrait s'agir de milliers de m3 de déchets divers.

Une question s'élève : Quelles sont les origines de ces déchets ?

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Ici une centaine de m3 de gravats : impossible à transporter sans engin.

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Au premier plan, voyez les imposants amas de déchets qui bordent le centre d'apport volontaire.

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Des dizaines d'amas de tout venant.

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Des gravats encore et toujours.

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Encore et toujours...

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Des restes issus des travaux de réfection de la voirie municipale.

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Des tas de déchets verts mêlés à du tout venant.

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Des restes d'arbres abattus mélangés aux ordures ménagères et à des débris en tout genre

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Des amas de déchets carbonisés

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Des restes des décorations de la ville de Gagny

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Traces de tracteurs dans la carrière.

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Les déchets situés en face de l'entrée du centre d'apport volontaire.

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L'accès direct du centre d'apport volontaire à la carrière Saint-Pierre

Nous demandons au Maire de Gagny que l'intégralité des déchets déversés soit retirée du site. Nous lui demandons également de procéder à une enquête pour identifier les responsables et prendre les mesures qui s'imposent.

Les Amis Naturalistes des Coteaux d'Avron, Gagny Environnement et Les Abbesses de Gagny-Chelles ont co-signé, en date du Lundi 1 Février 2010, un courrier demandant au maire de Gagny de faire cesser ces agissements et d'entreprendre le retrait des déchets.

En date du 22 février 2010, nous avons réceptionné un courrier en retour rédigé par le Maire de Gagny. Nous avons donc mis à jour cet article, au regard des éléments tangibles qu'il a su porter à notre connaissance.

mardi 9 février 2010

L'intervention de la RTE sous les lignes HT de la carrière Saint-Pierre.

Le Lundi 8 février, un employé municipal nous a signalé que des "actions de nettoyage" avaient été entreprises dans la carrière de Gagny.

C'est ainsi qu'en date du Mardi 9 février 2010, malgré la neige, nous avons organisé une visite d'inspection afin de contrôler la nature et l'étendu des opérations réalisées.

Nous avons pu identifier que la RTE (Réseau de Transport en Électricité) était intervenu sous les lignes à haute tension.

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Cette dernière consistait en une opération de gyrobroyage de la végétation sous les lignes électriques. Cette intervention a été effectuée dans le cadre de l'arrêté Interministériel du 17 mai 2001 prescrivant les distances minimales à faire respecter entre la végétation et les lignes électriques, pour garantir la sûreté du système électrique.

Ces opérations réalisées en hiver sur des sols froids sont, dans le principe, bénéfiques à l'entretien des prairies et autres pelouses riches en biodiversité. Elles préviennent de la fermeture des milieux en évitant l'apparition de phases arbustives.

La RTE a notamment signé la charte régionale de la biodiversité et des milieux naturels.

Nous avons constaté qu'une des pelouses calcaires du site a souffert de leur intervention. En effet, à cause des fortes pluies, les sols calcaro-marneux d'une des parcelles traitées étaient gorgés d'eau.

Par voie de conséquence, les engins de gyrobroyage, croyant bien faire, semblent par endroit s'être assez profondément enfoncé dans le sol et avoir "labouré" une partie du site en créant des ornières et par endroit des marasmes de boue.

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Ornières générées par les engins à cause des sols marneux imbibés d'eau.

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Traces des engins dans la boue, dont certaines sur des relevés connus de stations de plantes rares.

Nous espérons que cette parcelle n'a pas trop souffert par le déplacement des engins. Nous réaliserons des relevés au printemps pour identifier les effets de cette opération.

Nous tenions à remercier la RTE, pour avoir promptement répondu à nos interrogations. Nous avons convenu avec Gagny Environnement et les Amis Naturalistes des Coteaux d'Avron de les rencontrer sur site afin de discuter des modalités et de la planification des prochaines opérations.

Voici pourquoi, nous nous intéressons à cette parcelle de la carrière Saint-Pierre de Gagny :

  • C'est au sein de cette pelouse que poussent les seules stations de Seine Saint-Denis d'Epiaire droite (Stachys recta L.) et d'Amour en cage (Physalis alkekengi).
  • C'est également une zone de nidification des Mantes religieuses (Mantis religiosa) : espèce protégée en région Ile de France.
  • Elle héberge une des 3 stations connues en Seine Saint-Denis de Rhinanthe à crête de coq (Rhinantus alectolophus) ainsi que des Orchidées sauvages comme l'Ophrys Abeille ou l'Orchis Pyramidal.
  • On y a observé des insectes rares et/ou protégés comme le Carabe Chagriné (Carabus coriaceus) ou encore le Conocéphale Gracieux (Ruspolia nitidula nitidula).

C'est une pelouse calcaro-marneuse définit comme un des habitats prioritaires au niveau Européen avec son cortège de plantes rares et endémiques à ce type de milieu. Elle est située dans la Zone Naturelle d'Intérêt Écologique Floristique et Faunistique Saint-Pierre et côte du Beauzet.

Voici une série de photos prises sur cette pelouse courant 2009 :

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26/02/2009 : Mante religieuse (Mantis religiosa) - Espèce protégée en Région Ile de France.

Epiaire dressée, (Stachys recta L.)

Juillet 2009 : Epiaire dressée, (Stachys recta L.) : Plante rare, c'était la seule station connue de Seine Saint-Denis.

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30/08/2009 : Amour en cage, (Physalis alkekengi) : Plante rare à l'état sauvage, c'était la seule station connue de Seine Saint-Denis.

Orchis pyramidal

Juin 2009 : Orchidée pyramidale (Anacamptis pyramidalis)

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30/08/2009 : Conocéphale Gracieux (Ruspolia nitidula nitidula) - Espèce protégée en Région Ile de France.

29_01-2009 : La pelouse calcaro-marneuse menacée par la construction du Gymnase Théodore Monod

Photo prise, le 29 Janvier 2009.

Note : Cette parcelle est également menacée par un projet de création d'un Gymnase par la commune de Gagny.

dimanche 7 février 2010

La carrière Saint-Pierre est elle devenue le farwest ?

Dans la carrière Saint-Pierre de Gagny, au mois de Janvier 2010, nous avons croisé un cavalier solitaire. Ce "Lonesome cowboy" parcourant la steppe aride du plateau fut une vision furtive issue des westerns de notre enfance. Nous l'avons observé élancer son cheval au galop pour repartir vers les champs Chellois du Beauzet.

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mardi 2 février 2010

Les éperviers des coteaux du Beauzet (Montguichet)

Nous savions qu'il y avait des Épervier d'Europe ( Accipiter nisus ) dans les coteaux du Beauzet ou Montguichet sur la commune de Chelles. Nous les avions déjà repéré en vol mais à des distances rendant impossible la prise de photos significatives.

Heureusement, Laurent Lagache du Corif est passé par là. Il a pu photographier un mâle à l'affût dans un jardin du quartier des Abbesses côté Chelles.

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Photo prise en Janvier 2010 par Laurent Lagache dans un jardin du quartier des Abbesses côté Chelles.

Les Épervier d'Europe ( Accipiter nisus ) sont protégés en région Ile de France.

L'épervier d'Europe est un petit rapace ornithophage. Son régime alimentaire dépend du sexe : la femelle peut s'attaquer à des oiseaux de la taille d'un geai ou d'un pigeon alors que le mâle ne se nourrit que de petits passereaux jusqu'à la taille des grives, par exemple des linottes, des moineaux ou des bruants. L'épervier longe les haies, fonce sur une troupe de passereaux et poursuit sa victime à vive allure.

Le dimorphisme sexuel est marqué : le mâle (environ 130 à 180 g) est un tiers plus petit que la femelle (environ 230 à 300 g).

  • Taille : 28 à 38 cm
  • Envergure : 55 à 70 cm
  • Poids : Femelle : 185 à 350 g ; Mâle : 110 à 200 g

Il est un rapace diurne des régions boisées. L'épervier d'Europe habite les bois, les forêts et les bosquets. On le voit survoler les lisières de forêts d'un vol caractérisé par des battements d'ailes rapides, entrecoupés de courts vols planés en arc de cercle. Il vole avec une trajectoire légèrement onduleuse très souvent près du sol pour surprendre ses proies.

Il peut vivre jusqu'à l'âge vénérable de 16ans.

Source Wikipedia et Oiseaux.net

vendredi 29 janvier 2010

Janvier 2010 : La présence des roms dans la carrière Saint-Pierre de Gagny

Préambule :

Il existe des sujets très sensibles, comme celui des conditions de vie des roms.

Il ne nous a pas été facile de prendre la décision de faire cet article, car nous ne voulons pas que celui-ci engendre des réflexes xénophobes chez ceux qui ne veulent ou ne peuvent pas comprendre. Nous ne désirons pas également que le sujet soit souillé par des récupérations politiques particulièrement insensibles à la misère humaine (surtout dans le contexte électoral de ce début d'année).

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Un de nos combats est la préservation de la carrière Saint-Pierre (Gagny) et des coteaux du Beauzet (Chelles). Toute atteinte à la biodiversité de ce site est donc pour nous une réelle souffrance et non une simple posture bien pensante. En effet, nous aimons et nous respectons profondément ces lieux. Nous ne pouvions donc rester sans signaler les dégâts quasi-irréversibles sur l'environnement qu'ils engendrent de part leur présence. Nous avons donc peser chacun de nos mots, chacune de nos phrases, car nous ne pouvions passer sous silence ce drame qui se déroule dans la commune de Gagny. Car même si nos moyens sont limités, le silence, selon nous, aurait été un cautionnement à la non assistance à personnes en danger qui s'exerce sur eux depuis trop longtemps.

Lors de la préparation de cet article, nous avons visité le hameau qu'ils ont refabriqué dans les carrières de Gagny. Nous y avons vu un petit garçon de 3 ou 4 ans jouant seul dans des tas d'immondices, une jeune adolescente trainer des ordures jusqu'à une décharge sauvage derrière leur campement. Par respect et pour fuir le voyeurisme, nous avons sciemment décidé de ne pas voler leurs images. Et c'est avec une émotion non feinte que nous nous rappelons de ces instants troublants. Nous voulions donc également exprimer nos fortes inquiétudes quant aux conditions d'existence de ces gens.

Cet article est donc le constat particulièrement cinglant d'une faillite sociale, sanitaire et non des moindres : environnementale.

Le hameau de fortune :

Lors de leur précédente expulsion du site en 2008, leurs cabanes avaient été détruites. Les débris ayant été laissés sur place par les services municipaux concernés, ils ont donc pu se ré-installer relativement facilement. Le hameau a dont été reconstruit quasiment à l'identique. Nous estimons qu'ils sont entre 15 et 20 personnes à vivre en ce lieu dont au moins 4 à 5 enfants. Les conditions de vie y sont particulièrement effroyables : absence d'eau courante, d'électricité; de sanitaire. Les déchets et les déjections diverses s'accumulent aux abords des maisons de fortune. En guise de chauffage, ils possèdent des poêles à bois improvisés avec des tôles et des tuyaux qui menacent à tout moment de les trahir.

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La décharge sauvage :

C'est juste derrière le hameau que commence la décharge à ciel ouvert qu'ils alimentent. Effectivement, ils se servent dans nos ordures et nos objets encombrants, puis ils les ramènent sur site. Après les avoir trié, ils jettent ce qui ne les intéresse pas. Et c'est ainsi, que jour après jour les ordures s'amoncèlent et se répandent comme une marée rampante que rien ne peut arrêter. Cette décharge à proximité directe de leurs habitations est aussi le terrain de jeu de leurs enfants. Les plus anciens d'entre nous se souviendront d'images terribles d'un autre temps, comme celles des bidonvilles franciliens des années 60s.

La biodégradabilité de ces déchets étant quasi nulle, comment et avec quel effort le site pourra être dépollué un jour ? Cette décharge démarrant aux portes de leur hameau, dans quelles conditions sanitaires vivent ils, eux et leurs enfants ?

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Le déboisement sans fin :

L'hiver est rude, impitoyable. Pour se chauffer et cuisiner, une seule solution : les arbres. Tous les jours, pour leur permettre de survivre, des arbres sont abattus. Nous avons pu en voir des centaines et des centaines, arrachées, démembrées, tronçonnées. Plus les jours passent et plus les arbres tombent, inexorablement, les uns après les autres, pour finir en fumée. Que restera t'il des boisements de la côte Bellevue à la fin de l'hiver, dans 6 mois, dans 1 an ?...

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Cet article est donc bien le constat d'une faillite sociale, sanitaire et non des moindres : environnementale.

mardi 26 janvier 2010

Janvier 2010 : quelques observations ornithologiques dans la carrière Saint-Pierre.

Pic noir (Dryocopus martius) :

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Photo : Olivier Laporte (17/01/2010) - http://obsenfrancilie.over-blog.com

Le pic noir est le plus grand des pics (46 cm). Il est aisément reconnaissable par sa couleur entièrement noire, avec une calotte rouge vif s'étendant du front jusqu'à l'arrière de la nuque. C'est un oiseau forestier au tambourinage très sonore, des forêts de hêtres et de conifères qui se repaît d'insectes xylophages. Le pic noir adopte des mœurs diurnes. C'est un sédentaire. Le pic noir est un grimpeur averti, s'agrippant à l'écorce des arbres à l'aide de ses ongles pointus. Constamment en mouvement, il peut passer sans relâche d'un arbre à l'autre en criant.

Nous l'entendions tambouriner bruyamment sur le site depuis quelques temps sans pouvoir le prendre en photo, ni l'identifier. Olivier Laporte a réussi le 17 Janvier 2010 a le prendre en photo en vol non loin du collège Théodore Monod. C'est une nouvelle observation sur le site

Source : www.oiseaux.net

Buse variable (Buteo buteo) :

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Photo : C.Nédélec (25/01/2010)

Cette buse variable a été observée le 25 Janvier 2010 au dessus de la steppe aride dans la carrière Saint-Pierre de Gagny. La buse variable est le rapace le plus répandu en Europe. Diurne, elle est très active, souvent en vol. Elle a la vue la plus perçante de tous les oiseaux de proie. Elle plane sur les champs et les forêts, elle passe aussi de longs moments posée en hauteur. Elle s'alimente de petits mammifères qu'elle chasse au sol, mais aussi d'oiseaux, reptiles, batraciens et insectes. La majeure partie des proies sont capturées après avoir été localisées à vue, en volant en cercles à basse altitude, mais aussi à des distances d'une centaine de mètres.

Source : www.oiseaux.net

mardi 29 décembre 2009

La carrière Saint-Pierre de Gagny-Chelles sous la neige

Voici des photos prises par Alain Thellier lors de la visite de la carrière Saint-Pierre et des coteaux du Beauzet organisée par l'ANCA en date du 19 Décembre 2009.

Entrée des cavages de première masse de la carrière Saint-Pierre :

29-12-2009 : L'entrée de la première masse sous la neige

Traces de renards roux sur la neige :

29-12-2009 : Traces de renard sur la neige

mercredi 23 décembre 2009

Souvenirs de la carrière Saint-Pierre et de la côte du Beauzet de Gagny - Chelles 2/2

Vous avez été nombreux à visionner l'interview vidéo de Mme Lida Nicolsky née BOGATSCHEFF où celle-ci raconte sa montagne ou ses aventures d'enfance dans la carrière Saint-Pierre et la côte du Beauzet.

Elle a retrouvé des photos de famille de ces moments exceptionnels dans la carrière. Elles ont été prises avant les ravages causés par l'apport massif de remblais des années 60. Ainsi il est possible de l'y voir enfant avec ses parents. On peut aussi découvrir le vieux noyer qui lui tenait à cœur.

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mardi 22 décembre 2009

Souvenirs de la carrière Saint-Pierre et de la côte du Beauzet de Gagny - Chelles 1/2

Vous avez été nombreux à visionner l'interview vidéo de Mme Lida Nicolsky née BOGATSCHEFF où celle-ci raconte sa montagne ou ses aventures d'enfance dans la carrière Saint-Pierre et la côte du Beauzet.

Elle a retrouvé des photos de famille de ces moments exceptionnels dans la carrière. Elles ont été prises avant les ravages causés par l'apport massif de remblais des années 60. Ainsi il est possible de l'y voir enfant avec ses parents. On peut aussi découvrir le vieux noyer qui lui tenait à cœur.

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dimanche 13 décembre 2009

Les "polianka-party" des Abbesses de Gagny - Chelles

Vous avez été nombreux à visionner l'interview vidéo de Mme Lida Nicolsky née BOGATSCHEFF où celle-ci raconte sa montagne ou ses aventures d'enfance dans la carrière Saint-Pierre et la côte du Beauzet.


Mme Lida NICOLSKY raconte ses souvenirs de la montagne.

Elle a retrouvé des photos de famille de ces moments exceptionnels dans la carrière. Ainsi généralement à l'époque des festivités de Pâques, il était fréquent d'organiser des réunions festives dans les carrières. Ils appellaient cela les "polianka-party" (polianka veut dire "clairière, prairie" en russe).

Voici donc des photos exceptionnelles de ces fêtes :

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vendredi 11 décembre 2009

Panorama de Gagny-Chelles en 1870

Cliquez sur l'image pour agrandir :

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Croquis d'après une gravure de M. Gaidrau réalisée pendant le siège du Paris du conflit de 1870. Elle montre le panorama de Villemonble à Chelles en passant par Gagny depuis le plateau d'Avron de Neuilly Plaisance.

mercredi 9 décembre 2009

Côte du Beauzet ou Montguichet : Disparition d'une station de falcaire commune et pratique illégale de la chasse

Une des trois stations de falcaire commune de la côte du Beauzet ou Montguichet a disparu. Nous l'avons découvert, lors d'une visite d'étude du site, samedi 5 décembre dernier.

Cette plante :

  1. très rare,
  2. protégée en région Ile de France,
  3. déterminante dans le classement des zones naturelles (ZNIEFF),
  4. celle qui a permis le classement des champs de Montguichet en Espaces Naturels Sensibles (Les seuls champs classés en ENS de Seine et Marne),
  5. qui n'existe que dans 8 communes d'Ile de France...

Et bien, une des trois stations du site a été détruite, celle qui borde le vieux chemin de Paris ou de Meaux.

Il y a trois semaines (aux dires de riverains), des personnes mal intentionnées ont donc déversés des déchets sur celle-ci.

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Nous en avons parlé à la Police Municipale de Chelles, qui nous a informé connaître la présence de ses immondices carbonisées depuis des semaines et avoir déjà prévenu les services de la commune. Ils ont promis de les relancer. Mais le mal est déjà fait au regard de la quantité et de la nature des déchets constatés.

Voila une photo des feuilles de la falcaire prise sur site en Mars de cette année :

Falcaire commune (Falcaria vulgaris)

Avec des collègues de l'ANCA, le Mardi 08 décembre au matin, lors d'une visite de travail du site dans le cadre du projet de préservation de ce dernier, nous nous sommes trouvés nez à nez avec des chasseurs sans autorisation du propriétaire et en pleine semaine en train de tirer sur la richesse ornithologique du site.

Avec l'utilisation massive d'herbicide cette année par l'exploitant agricole pour y planter du maïs, JAMAIS LE SITE N'A SOUFFERT AUTANT CES 10 DERNIÈRES ANNÉES.

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A gauche la vie, à droite les herbicides...à proximité directe des habitations...

vendredi 20 novembre 2009

Vues panoramiques de la carrière Saint-Pierre et de la côte du Beauzet de Gagny-Chelles

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Ces photos ont été prises le 1er Juillet 2009, depuis les hauteurs de Montguichet. C'est la ville et la montagne de Chelles qui sont visibles à l'horizon.

lundi 16 novembre 2009

Les Grenouilles rousses des Abbesses de Gagny-Chelles

En ce weekend du 14 et 15 novembre 2009, nous avons découvert, dans un bassin en cours de déplacement, une grenouille rousse qui hivernait dans la vase.

Cette espèce protégée est devenue assez rare en Seine Saint-Denis.

Quelle a été notre surprise de la découvrir ainsi en zone urbanisée!!

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La Grenouille rousse (Rana temporaria) est une espèce d'amphibien de la famille des Ranidae qui se rencontre en Europe.

De toutes les espèces de batraciens d'Europe, la Grenouille rousse (Rana temporaria LINNE 1758) présente la robe la plus colorée et la plus variée. La couleur varie du jaune jusqu'au noir en passant par le brun, l'olive, le rouge, le brun foncé et le gris.

Elle se nourrit d'arthropodes comme des petits insectes ou crustacés, des larves d'amphibiens, des vers.

La plupart des Grenouilles rousses se déplacent déjà entre août et novembre vers les eaux de pontes. Pour passer l'hiver, une partie des animaux choisissent des sites subaquatiques bien oxygénés, par exemple un ruisseau ou une embouchure d'un étang. Dans le cas présent, il s'agit du bassin d'un particulier des Abbesses de Gagny-Chelles.

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Avec le propriétaire, nous avons donc décidé de créer une mare sans poisson dans son jardin afin d'accueillir les pontes potentiels de l'année prochaine.

vendredi 13 novembre 2009

Les gens qui considèrent la carrière Saint-Pierre comme une décharge à ciel ouvert (Gagny)

En visitant la carrière Saint-Pierre de Gagny-Chelles en octobre, nous avons découvert de nombreux amoncellements récents de déchets en tout genre.

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D'où ces amas infâmes peuvent ils venir ?

En effet, mise à part les engins motorisés de la déchetterie municipale de la ville de Gagny qui ont un accès libre à la carrière, il est particulièrement difficile à des véhicules lourds en provenance de la voirie publique d'accéder au cœur de la carrière.

Ces amoncellements comme le montre les photos ne viennent pas de restes d'un ancien campement quelconque. Ce sont des dépôts sauvages de remblais qui dénaturent les sols et menacent les biotopes.

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Mais d'où viennent ils, surtout qu'ils ont été déposé juste au bord d'un chemin, inaccessible par la route aux particuliers, qui mène directement à la déchetterie municipale de la ville de Gagny située à seulement 200 mètres de là ?

Mais qui peut donc considérer la Zone Naturelle d'Intérêt Floristique et Faunistique de la carrière Saint-Pierre et de la côte du Beauzet comme une décharge à ciel ouvert au point d'utiliser des engins motorisés pour y déposer massivement des déchets ?

L'application de la loi du rasoir d'Ockham est elle en mesure de fournir des éléments de réponse ?

lundi 9 novembre 2009

Le rucher des carrières de Gagny

Surprise, vous ne le saviez peut être pas, mais il y existe bel et bien un rucher à Gagny.

En effet, sur la côte Bellevue ou Montguichet, un particulier dont le jardin jouxte la carrière Saint-Pierre a installé 6 ruches sur son terrain.

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Nous souhaitons donc une longue vie à ce rucher qui favorise la préservation des abeilles et la pollinisation de la flore exceptionnelle des carrières.

dimanche 1 novembre 2009

La flore de la côte du Beauzet (Chelles) : l'Orchis à 2 feuilles

La platanthère à deux feuilles (Platanthera bifolia) encore appelée Orchis à deux feuilles est une orchidée terrestre européenne. Elle est rare en région Ile de France. Il n'existe par exemple de 3 stations en Seine-Saint-Denis.

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La platanthère à deux feuilles se confond facilement avec l'Orchis Verdâtre ou des montagnes (Platanthera chlorantha) qui est bien plus rare en région Ile de France. Elle s'en distingue par ses loges polliniques parallèles (celles de l'Orchis Verdâtre sont divergentes).

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C'est une plante vivace des lisières des bois et des pelouses calcaires. On la trouve donc dans la carrière du beauzet à la lisière des bois calcaires et sous les trembles au dessus du front de taille. Elle est en fleur du mois de Mai à début Juillet.

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Au beauzet, elle est menacée par la cueillette "sauvage" et la fermeture des milieux par le développement de la phase arbustive.

jeudi 29 octobre 2009

Les crustacès de la source du Ru Saint-Roch (Gagny)

Le 20 octobre 2009, nous sommes allés rendre visite à la source du Ru Saint-Roch derrière le quartier des abbesses, aux portes des carrières.

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En fouillant ses abords, nous avons découvert que la source était habitée par des crustacés d'eau douce.

Ainsi, il est possible d'y trouver des gammares comme dans la source oubliée de montguichet. Le gammare est connu sous le nom de "Crevette d'eau douce".

La présence des gammares en milieu aquatique est un bioindicateur de premier plan en terme de qualité de l’eau. Ainsi l'eau de la source est d'une grande qualité, quel dommage que son trop plein finisse dans la canalisation du disparu Canal du Chesnay.

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Pour se déplacer, Il nage sur le côté. Le gammare se nourrit de déchets végétaux et de phytoplancton. Ils sont du genre des crustacés, de l'ordre des amphipodes et vivent dans les eaux douces et propres. Ils pullulaient jusque dans les années 1960 dans la plupart des ruisseaux et petites rivières d'Europe, mais sont en forte régression sur une grande partie de leur aire naturelle de répartition.

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Il est à noter la présence d'Aselles (Asellus aquaticus). Ce crustacé vit dans les eaux douces et à faible courant, dépourvues de pesticides et légèrement encombré de matières nutritives en surabondance (feuilles mortes et autres débris végétaux en particulier). C'est exactement le cas de la source du ru Saint-Roch. Les aselles jouent donc un rôle important de fossoyeur et de «nettoyeur» des débris végétaux.

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La pollution des cours d'eau par les pesticides et autres produits phytosanitaires ou biocides est une cause de régression des Gammares et des Aselles. Fréquemment, nous retirons de la source des objets divers jetés par des promeneurs "indélicats" (Bouteilles, sacs plastiques et autres déchets divers).

Cette source est une des rares restées à ciel ouvert de Seine Saint-Denis. Elle mériterait un plan préservation soigné. Quand les finances de l'association le permettra nous ferons analyser l'eau de la source pour savoir si celle-ci est potable.

Pour en savoir plus :

mercredi 28 octobre 2009

28-10-2009 : Article du journal La Marne sur le projet de la côte du Beauzet ou Montguichet (Gagny-Chelles)

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vendredi 23 octobre 2009

Le Parisien : Annonce du soutien de la région au projet de la côte du Beauzet ou Montguichet

Edition Abonnés - Seine-et-Marne Nord

VIVRE EN SEINE-ET-MARNE

Huchon soutient la préservation du Montguichet

CHELLES

Article du Parisien du 23/10/2009

Le président de la région Ile-de-France (PS), Jean-Paul Huchon, vient officiellement d’apporter son soutien au projet de préservation du Montguichet, entre Chelles et Gagny (Seine-Saint-Denis), porté par l’association naturaliste Anca. Basée à Neuilly-Plaisance, elle vise à créer un sanctuaire naturel sur ces 90 ha d’anciennes carrières, propriété du groupe Saint-Gobain, qui surplombent le quartier pavillonnaire chellois des Abbesses.

Le projet prévoit l’entretien de « lisières » bordées de mares où pourraient se développer des espèces protégées et la création d’une zone dédiée à l’agriculture biologique. Dans un courrier adressé hier aux élus et aux responsables de Saint-Gobain, Jean-Paul Huchon souligne que « l’intervention de l’Anca réduira l’érosion de la biodiversité et inscrira ce site dans sa valorisation future ».

Dans une semaine, le projet du Montguichet sera examiné par le conseil d’administration de la Fondation Placo, filiale de Saint-Gobain et propriétaire du site.

Cliquer pour agrandir :

Article du Parisien du 23/10/2009

samedi 10 octobre 2009

Carrière Saint-Pierre de Gagny - Chelles : Les poires sont mûres

Les poiriers "sauvages" de la carrière Saint-Pierre et des coteaux du Beauzet, nous offrent des poires succulentes, légèrement acidulées. Nous en avons donc déguster quelques unes sur place avant de remplir nos besaces. Quelques kilos ont donc été ramenés pour des dégustations ultérieures et l'élaboration de confitures.

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La structure ferme de ces poires nous a donc permis de cuisiner de la confiture où les morceaux ont pu rester entiers.

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