Les Abbesses de Gagny-Chelles

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dimanche 5 octobre 2008

Article du 6 août 1934 sur l'église orthodoxe des Abbesses

Voici un article daté du 6 août 1934, paru dans un quotidien nommé "Le Journal", qui parle d'une fête à l'église Saint-Seraphin de Sarov.

Nous en avons pris connaissance grâce au document suivant : "La colonie Russe de Gagny" par H. Szklartchik (Bulletin de la société historique du Raincy et du pays d'Aulnoye, En Aulnoye Jadis, 1990, N°19, p. 83-92)

L'égliste orthodoxe dans les années 30

"Humble édifice fait comme leur maison par le labeur de tous; l'Église dresse pourtant avec fierté vers le ciel trois coupoles traditionnelles surmontées de trois croix orthodoxes dorées, sur un fond de peupliers frémissants.

Avec quelle savante patience il a fallu travailler sur les humbles matériaux pour évoquer de loin, l'audacieux éclat byzantin des vieux temples orthodoxes. Avec une touchante piété les plus artistes d'entre les émigrés ont su peindre sur l'iconostase l'image traditionnelle des Apôtres et recopier la Vierge Sainte de Kazan.

Et quand le chœur lança vers le ciel les vieux chants liturgiques, l'humble foule des vestons fatigués, des redingotes verdies, des robes improvisées, s'est cru avec extase dans la Sainte-Russie d'autrefois.

Au moment fixé par le rite, on entendit le carillon des cloches, tel qu'il sonnait autrefois de la Baltique à la Mer Noire. Pourquoi était-il un peu grêle ? Nous l'avons su quelques instant après. Une cloche est chère. Quatre cloches ruineraient le trésor de l'Église. Sous le marteau vigoureux de deux sonneurs, des morceaux de rail, coupés avec science et suspendus à une branche d'arbre chantent 'do, ré, sol" comme les vieux carillons de Moscou".

Un article si touchant que nous n'avons pu nous empêcher de vous le transmettre.

mercredi 23 juillet 2008

Kéfir de lait et de fruits

Le kéfir (ou képhir) est une boisson issue de la fermentation du lait ou de jus de fruits sucrés. Elle est beaucoup consommé par les russes et surtout les caucasiens. Les Russes croient que la consommation régulière du Kéfir améliore l’état général de la santé, il est d’ailleurs proposé aux patients séjournant dans les hôpitaux, pour aider à combattre les infections et les maladies.

On dit également que c'est un probiotique (qui favorise la vie). Cette boisson contient de nombreuses espèces de micro-organismes et elle est utilisée pour ses propriétés diététiques (flore, transit, santé, etc.).

La boisson obtenue est légèrement gazeuse et contient un peu d'alcool, ce taux est très faible comparé aux fermentations les plus courantes, et le degré alcoolique se situe aux alentours de 1 %. Il peut varier suivant la durée de la fermentation, mais quand celle-ci est trop longue (plus de 3 à 4 jours), la forte acidité rend le produit impropre à la consommation. Une des utilisations de ces kéfirs « forts » qui ont longuement fermenté est comme conservateur naturel.

Il ne faut pas confondre la dénomination kéfir qui désigne le produit obtenu avec les « grains de kéfir » qui sont des amalgames de micro-organismes formant des « grains » plus ou moins friables dont on se sert pour ensemencer la boisson.

Un proche parent du kéfir est le kombucha. Il s'agit d'une autre culture symbiotique à base d'organismes unicellulaires, originaire de Chine et se présentant sous forme d'une membrane gélatineuse permettant la fermentation de boissons sucrées, traditionnellement du thé noir sucré.

Kéfir de lait

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vendredi 30 mai 2008

De "l'Etoile Rouge" à "l'Etoile d'Or" ou l'histoire de la paroisse et de la communauté russe des Abbesses.

Voici un document écrit en 1999 par un ancien paroissien de la Paroisse St Séraphim de Sarov. Celui-ci traite de la communauté russe des Abbesses et de sa Paroisse. (Albocicade). En accord avec son auteur, celui-ci a été quelque peu actualisé et remanié avec des photographies choisies.

Ce document, même s'il traite en partie de faits déjà traités dans d'autres articles, se lit avec un plaisir rare. Il comporte notamment une présentation de la structure de la société russe avant la révolution bolchévique et une description précise de Saint Séraphim de Sarov et du culte qui lui ai voué.

De "l'étoile rouge" à "l'Etoile d'Or"

Préambule

Nous sommes en banlieue Est de Paris, à la limite de la Seine et Marne, et de la Seine St Denis. Au bout de la rue Albert Caillou, à l'angle de l'avenue Clovis et de l'avenue de l'Etoile d'Or, sur les communes de Chelles et Gagny, une petite église.

Mais est-ce bien une église, cette petite maison dans son enclos ?

Certes, elle est bien surmontée d'une croix, mais d'une croix étrange, une sorte de Croix de Lorraine, complétée encore d'une branche diagonale sur le pied.

L'église Orthodoxe en 2008.

Entrons.

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mercredi 21 mai 2008

Wladimir Baranoff-Rossiné [1888-1944], le célèbre peintre, sculpteur et inventeur a habité aux Abbesses

Saviez vous qu'un peintre, sculpteur et inventeur célèbre a habité aux Abbesses dans l'entre deux guerres ?

Il se nommait Wladimir Baranoff-Rossiné, il a habité au 19 et 24 de l'Avenue de l'Etoile d'Or aux Abbesses. Juif russe d'origine Ukrainienne, celui-ci a disparu en déportation, en 1944. Ce représentant de la mouvance artistique du "Futurisme russe", appelé également "Avant garde russe" était également un inventeur et un sculpteur très reconnu.

Wladimir Baranoff-Rossiné: Autoportrait cubiste (1913) huile sur toile 49 x 35 cm :

Wladimir Baranoff-Rossine : Autoportrait Copyright © Dimitri Baranoff Rossine 1997

Il y a des points troublants, étant juif, a t'il délibérément choisi d'habiter avenue de l'Etoile d'Or à cause de son analogie avec l'étoile de David ?

Il a peint une toile en 1912 qui se nomme "La carrière", existe t'il un lien avec sa venue aux Abbesses et la carrière Saint Pierre ?

Wladimir Baranoff-Rossiné: La carrière (1912) huile sur toile 50 x 74 cm :

Wladimir Baranoff-Rossine : La carrière Copyright © Dimitri Baranoff Rossine 1997

Il a tenté d'appliquer l'art des couleurs à l'art militaire par la technique du «camouflage pointilliste» ou procédé "Caméléon, objet d'un accord de commercialisation avec Robert Delaunay.

Baranoff Rossine inventa un Photo Chronomètre permettant de déterminer les qualités des pierres précieuses. Dans un autre domaine il met au point un appareil de fabrication de stérilisation et de distribution de boissons gazeuses le Multiperco qui reçu à l'époque des distinctions techniques.

Il est également l'inventeur du Piano Optophonique, instrument électronique à lecture optique. Rossiné à commencé à travailler sur ce piano en 1916. Le Piano Optophonique était utlisé par Rossiné dans les expositions de ses propres peintures dans la nouvelle Union Soviétique. Rossiné donna 2 concerts avec cet instrument en 1924.

Piano Optophonique

Autres toiles et sculptures, cliquez pour agrandir :

Wladimir Baranoff-Rossine : Nue Wladimir Baranoff-Rossine : Femme Nue avec des Musiciens Wladimir Baranoff-Rossine : Scène de la révolution russe Maison au bord de la riviere (1913) huile sur toile 70 x 89 cm Wladimir Baranoff-Rossine: Symphony #1, 1913. Museum of Modern Art, NY

Copyright © Dimitri Baranoff Rossine 1997

Liens utiles pour en savoir plus :

  • http://dbr.club.fr
  • http://www.baranoffrossine.com

mercredi 14 mai 2008

Cartographie des familles russes du quartier des Abbesses dans les années 30.

Voici un document unique, les noms et les implantations des familles russes dans le quartier des Abbesses dans les années 30 - 40.

Cliquer pour agrandir :

Cartographie des familles russes des Abbesses dans les années 30.

lundi 12 mai 2008

Mr Nicolsky et l'histoire de la communauté russe des Abbesses

Une vidéo exceptionnelle tournée le 31 Mars 2008, elle est indispensable pour comprendre l'histoire du quartier des Abbesses:


Mr Nicolsky et l'histoire de la communauté russe des Abbesses

dimanche 11 mai 2008

Mr Nicolsky et l'histoire de l'émigration russe

2 vidéos exceptionnelles tournées le 31 Mars 2008, elles sont indispensables pour comprendre l'histoire du quartier des Abbesses:


Mr Nicolsky et l'histoire de l'émigration russe

Quelques parcours d'émigrants

samedi 10 mai 2008

La présence russe à Chelles-Gagny par Alexandre NICOLSKY (1989)

La présence russe à Chelles-Gagny par Alexandre NICOLSKY (1989) :

Café Marek : Visite de l'évêque fin des années 50 Voici une photo de la visite de l'évêque Méthode au quartier des Abbesses à la fin des années 50 :

  • à droite il y a l'évêque auxiliaire de l'Eglise Orthodoxe Russe en Europe Occidentale.
  • au centre, avec la croix, P. Nicolas Ivanoff, recteur de la paroisse missionnaire à la maison de retraite russe du Prompt Secours (Aujourd'hui la Cerisaie à Gagny).
  • à Gauche Mme Petrankhoff.
La présence des Russes à Chelles et à Gagny doit tout d’abord être située dans le cadre de l’émigration russe.

Les grandes migrations de peuples font partie des évènements immémoriaux de l’histoire et même de la préhistoire.

L’amélioration des moyens de transports et de communication, la substitution d’une société industrielle à une société agraire ont rendu celles-ci plus visibles.

Historiquement, la première appellation de « réfugiés » a été donnée aux 200.000 à 300.000 huguenots français contraints de quitter le royaume à la révocation de l’Edit de Nantes. Le départ des catégories socioprofessionnelles d’artisans et de commerçants avait pesé lourdement sur l’économie française à la fin du 17ème siècle.

La tempête de la révolution communiste en Russie suivie d’une guerre civile sur trois fronts et d’un renversement complet de l’ordre social (la loi soviétique proclamée par Lénine avait mis hors la loi et privé du droit au travail les militaires, les propriétaires, les négociants, ect.) a été à l’origine d’un important mouvement d’émigration.

La révolution russe de 1917

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samedi 3 mai 2008

Recette de cuisine Russe : "KOULITCH" - le gâteau brioché de Pâques

"KOULITCH" - le gâteau brioché de Pâques

On ignore l’origine de cette tradition, ce qui est caractéristique chez les russes, c’est sa forme en cylindre, parfois assez haut. Il accompagne le plus souvent la « Paskha » de fromage blanc, posé sur un plat ou une assiette, entouré , au pied, d’œufs peints. Il est d’usage de le découper en rondelles, qu’on divisera en quartiers, alors qu’on conserve le sommet, souvent décoré d’un glaçage, pour recouvrir le morceau restant.

Cuisine Russe des fêtes de Pâques

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dimanche 27 avril 2008

Recette de cuisine Russe : « PASKHA » - Le gâteau de fromage blanc de Pâques

« PASKHA » : Le gâteau de fromage blanc de Pâques

Il y a une explication simple sur les origines de cette friandise : toute la durée du grand carême soit six semaines + la semaine de la Passion, les orthodoxes s’abstiennent de consommer, non seulement la viande mais aussi tous les produits d’origine animale: œufs, laitages… alors qu’avec le printemps leur production s’accroît . Il était naturel, par conséquent, que pour célébrer la « Fête des fêtes » on utilise ces produits qui s’accumulaient dans les réserves…L’origine de la forme en pyramide tronquée est inconnue (fuite d'Egypte …??)

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samedi 12 avril 2008

IMPORTANT - Visite guidée de l'Eglise Orthodoxe Dimanche 14 Septembre 2008 à 14h30.

Une visite guidée de l'Eglise Orthodoxe de Saint Seraphim de Saroy est prévue le Dimanche 14 Septembre 2008 à 14h30.

L'égliste orthodoxe dans les années 30

Veuillez donc au plus tôt, nous déclarer si vous êtes interressés à l'adresse suivante : blogmaster@gagny-abbesses.info .

Les places sont limitées à 20 personnes

Les places disponibles sont exclusiment réservées aux habitants du quartier des Abbesses (Chelles et Gagny réunis). Il sera possible d'inviter des personnes extérieures au quartier en dernière minute si les participants venaient à manquer.

Un évènement exceptionnel à ne rater sous aucun prétexte organisé pour vous par l'équipe du Blog des Abbesses et grâce à Mr Nicolsky. Un reportage photo et vidéo, sera réalisé lors de cet évènement par notre équipe.

Aprés la visite, pour ceux ou celles qui le désirent, une petite buvette sera organisée au Café Chantant à 19h00.

Le lieu de rendez-vous est situé devant l'Eglise, 23 avenue de l'Etoile d'Or dans le quartier des Abbesses (Gagny-Chelles)

mercredi 2 avril 2008

Les cérémonies de Pâques à la chapelle orthodoxe (angle rues Etoile d'Or/Albert Caillou)

L'office de Pâques orthodoxe sera célébré cette année le samedi 26 avril à 22heures dans la chapelle orthodoxe(qu'on appelle aussi l'église russe) du quartier des Abbesses.

L'église Saint Séraphim : Sortie de la messe, 1934

Qui sont ces orthodoxes ? Il faut remonter encore avant le Moyen-äge, lorsque les chrétiens ne formaient qu'une seule Eglise Quand les invasions barbares divisèrent l’Empire Romain qui avait été un facteur d’unité du monde occidental, l’Empire d’Occident avec capitale à Rome, puis à Ravenne fut séparé de l’Empire d’Orient, avec pour capitale Constantinople. Les divergences de civilisation, les rivalités politiques et le manque de compréhension des langues étaient aggravés par les distances et les difficultés de communication. C’est ainsi qu’après plusieurs siècles de divergence croissante, la rupture de l'Eglise en Eglise d'orient, dite "orthodoxe" et église d'occident dite "catholique" fut consacrée en 1054 par une excommunication mutuelle. Celle-ci a été levée il y a une trentaine d’années, et s’il n’y a pas encore de communion entre les deux Eglises, il y a aujourd'hui reconnaissance et dialogue…

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lundi 31 mars 2008

L’église orthodoxe Saint Séraphim et la communauté Russe des Abbesses

L’église orthodoxe Saint Séraphim, située à l’angle des avenues Etoile d’Or et Clovis, à cheval sur Gagny et Chelles, a été construite une première fois en 1933. Cette première église était située rue de Sambre-et-Meuse sur un terrain loué à l'association culturelle des Abbesses pour un franc symbolique. L'église Saint Séraphim , l'inauguration du 01-11-1933

Son inauguration a lieu le 1er novembre 1933, en présence de l'archevêque Seraphim du synode de l'Eglise Russe hors frontières. L'église porte le nom de saint Seraphim de Saroy, récemment canonisé et objet d'une grande piété populaire.

L'église Saint Séraphim : Visite de l'évêque 1934

Cliquer pour agrandir :

L'église Saint Séraphim : Sortie de la messe, 1934 L'église Saint Séraphim : Plan et élévation 1933 L'église Saint Séraphim : Construction de la première église 1933

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lundi 17 mars 2008

Ils sont venus vivre aux Abbesses : les Emigrés Russes

1814. Une coalition formée de la Prusse, de la Russie, de l’Autriche et du Royaume-Uni envahit la France. En mars, elle s’apprête à entrer dans Paris. Près de Gagny et Chelles, des troupes d’Alexandre II, Empereur de Russie, ont placé leur cantonnement. C’est le début d’une longue présence slave sur le secteur…

Assurée d’avoir débarrassé la France de son empereur, l’armée d’Alexandre II entame sa retraite vers la Russie. Pourtant, deux soldats, peut-être déserteurs, ne souhaitent pas rejoindre la mère patrie. Au contraire, ils décidé de faire leur vie en France. Bientôt, ils vont même se marier et ainsi fonder une famille. Celle-ci s’agrandira de nouveau brutalement, un siècle plus tard. A la suite de la Révolution de 1917, de nombreux Russes menacés ou persécutés décident de quitter leur pays pour chercher la sécurité et le travail dans le monde. Certains arrivent en France dès 1922. A cette époque, l’industrie française tourne à plein régime. On manque de bras. La France décidé d’ouvrir ses usines aux "Russes blancs", ce surnom donné aux nobles, aux partisans et aux nationalistes tsaristes exilés. Ils constituent alors une main d’œuvre appréciée, notamment dans les dépôts de chemin de fer et de tramways de la banlieue parisienne.

Café Marek : Visite de l'évêque fin des années 50

La société Poliet et Chausson, qui exploite les carrières de gypse Saint-Pierre, situées à Montfermeil et Gagny, lotie alors les terrains du quartier des Abbesses. Ce quartier gabinien doit son nom à son appartenance, avant la Révolution française, à l’abbaye royale de Chelles. C’est donc par le bouche à oreille que des Russes se mettent à acheter des terrains à peine viabilisés et encore marécageux, au prix de 50 francs les deux lots. Ils ont la possibilité d’y bâtir une maisonnette, avec jardin et poulailler. Parmi les premiers lotisseurs, on trouve le nom d’un certain Pechakoff, en 1926.

L'église Saint Séraphim : Visite de l'évêque 1934

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