Les Abbesses de Gagny - Chelles

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mardi 15 avril 2014

Fort de Vaujours : l'Autorité de Sûreté Nucléaire confirme la radioactivité

Fort de Vaujours : l'Autorité de Sûreté Nucléaire confirme la radioactivité du site

Suite à la confirmation des zones radioactives trouvées en 2011 par les associations, l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) vient de confirmer officiellement la radioactivité du Fort de Vaujours et demande à Placoplâtre de prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir la protection des travailleurs et des populations riveraines.

Communiqué de l'ASN : http://www.asn.fr/Informer/Actualites/Fort-de-Vaujours-77-93

Pour rappel, le 25 Février dernier, des contaminations radioactives de 10 à 70 fois supérieures à la normale, trouvées par les militants associatifs en mai 2011, ont été confirmées par la Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité (CRIIRAD) et l'Association de Contrôle de la Radioactivité dans l'Ouest (ACRO) en présence de l'ASN, de l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) et d'un huissier de justice.

Fort2Vaujours_25022014_FrontonFort_Web.jpg

Les mesures de radioactivité du 25 Février 2014

Lors de ces mesures, un fragment d’uranium s’est détaché des murs d’une des anciennes casemates laboratoire. Selon le rapport de la CRIIRAD : « la concentration en uranium dans le fragment analysé est susceptible d’atteindre 12,5 millions de Becquerels par kilogramme soit une valeur plus de 300 000 fois supérieure à la concentration moyenne de l’uranium dans l’écorce terrestre ».

L'uranium est un toxique chimique radioactif qui présente une très forte dangerosité par inhalation et par ingestion. Une exposition par contamination interne peut donc avoir de graves effets sur la santé sous la forme de cancers et de leucémies.

Pour rappel, le Fort de Vaujours, situé à seulement 15 kilomètres de Paris, a été utilisé, de 1955 à 1997, par le Commissariat à l'Énergie Atomique (CEA) pour développer les détonateurs des bombes atomiques françaises.

Selon les archives du CEA, un nombre important d'expériences consistait à faire imploser, à l'air libre et en salles, des sphères creuses d'uranium. Il pouvait y avoir jusqu'à une cinquantaine d'implosions par jour lors des grosses campagnes de tirs.

En 1967, 20 salles de tirs étaient opérationnelles. Seulement 5 d'entre elles ont été à ce jour identifiées sur le site. L'emplacement des 15 autres est à ce jour inconnu. Selon le CEA, jusqu'à 10kg d'uranium pouvaient être utilisés par tir dont des milliers ont été réalisés à l'air libre. A la lecture des archives en notre possession, nous trouvons également trace de l'utilisation d'une autre matière radioactive : le Carbone 14.

À ce jour, aucune donnée ou étude fiable ne permet de savoir la quantité réelle d'uranium ayant contaminé les terres du site ou les puits profonds de dizaines de mètres dans lesquels les eaux de lavage des salles de tirs étaient évacuées.

Depuis 2011, tous les organismes de contrôle mandatés par Placoplâtre (CEA, IRSN et BURGEAP-NUDEC) ont déclaré ou délivré des rapports affirmant que les zones trouvées par les associations n'étaient pas contaminées.

Ces zones radioactives ont pourtant été découvertes par les associations, en mai 2011, après seulement 2 heures passées sur site, au moyen d'un simple compteur geiger du commerce.

Fort de permis de démolir ayant été délivrés par les mairies de Courtry et de Vaujours, Placoplâtre, depuis le mois de novembre 2013, a commencé la démolition des centaines de bâtiments du Fort de Vaujours.

Ces destructions sont réalisées :

  • Sans aucun état complet des contaminations radioactives du site, avec des partenaires et des prestataires incapables de les détecter depuis plus de 3 ans, même quand on leur indique précisément où elles se trouvent;
  • Sans aucune analyse exhaustive des risques liés aux pollutions chimiques, aux métaux lourds et à la présence de munitions non explosées;
  • Sans connaître la nature réelle des expérimentations nucléaires réalisées par le Commissariat à l'Énergie Atomique pendant plus de quarante ans.
  • Et surtout sans aucune mesure de protection prise pour la santé des travailleurs et des populations riveraines.

Le Collectif "Sauvons la Dhuis" demande donc que cessent immédiatement ces destructions et l'abandon définitif du projet d'exploitation des sous-sols à ciel ouvert de Placoplâtre.

L’incompétence totale de l'ensemble des partenaires de Placoplatre à détecter les contaminations radioactives du Fort de Vaujours depuis plus de 4 ans et le démarrage irresponsable et inconscient de la démolition des bâtiments du site sont désormais les preuves irréfutables du caractère aventureux et particulièrement dangereux de ce projet situé à seulement quelques kilomètres de Paris et à proximité quasi-immédiate des habitations.

Le collectif SAUVONS LA DHUIS - http://sauvons.dhuis.fr

SIGNER LA PÉTITION EN LIGNE SUR CHANGE.ORG A L'ADRESSE SUIVANTE : http://www.change.org/FortdeVaujours

Rejoignez nous sur Facebook : https://www.facebook.com/sauvonsdhuis

Restez connecté avec nous sur Twitter : https://twitter.com/sauvonsdhuis

  • Nature Environnement 77
  • Villevaudé... Demain
  • Les Abbesses de Gagny-Chelles
  • Environnement 93
  • Les Amis de Carnetin
  • AJT Rando
  • Marne et Gondoire à Vélo

jeudi 20 mars 2014

Le Fort de Vaujours : la destruction des bâtiments a commencé

Le Fort de Vaujours : la destruction des bâtiments a commencé.

Nous venons d'apprendre que Placoplâtre, depuis le 07 Novembre 2013, a démarré, à l'abri des regards, la destruction des bâtiments du Fort de Vaujours.

Fort2Vaujours_20032014_Permis_Demolition.jpg

Le permis de démolir accordé par la Mairie de Courtry

Pour rappel, le 25 Février dernier, une contamination radioactive 70 fois supérieures à la normale, trouvée par les militants associatifs en 2011 dans un ancien bâtiment, a été confirmée par la Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité (CRIIRAD) en présence de l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) et d'un huissier de justice (http://sauvons.dhuis.fr/post/2014/02/27/URGENT-Fort-de-Vaujours-%3A-Confirmation-officielle-de-la-contamination-radioactive).

Depuis 2011, tous les organismes de contrôles mandatés par Placoplâtre (CEA, IRSN et BURGEAP-NUDEC) ont été dans l'incapacité de détecter cette zone pourtant parfaitement identifiée et très facilement détectable.

Voir le communiqué de la CRIIRAD en date du 26 Février sur cette campagne de mesures : http://www.criirad.org/actualites/dossier2014/vaujours/26-fev-2014.pdf

Fort de permis de démolir délivrés par les mairies de Courtry et Vaujours, Placoplâtre a déclaré aux mairies, le 07 Novembre 2013, l'ouverture du chantier de démolition du Fort de Vaujours. Ce chantier est un préalable indispensable à la réalisation de son projet d'exploitation des sous-sols du site.

Fort2Vaujours_DeclarationChantier_Courtry.jpg

La déclaration du démarrage du Chantier de Démolition.

La destruction des 79 bâtiments du Fort Central, des 156 édifices construits autour de ce dernier ainsi que toutes les infrastructures et tunnels de liaison de l'ancienne fortification militaire, a donc commencé. Les permis de démolir permettent également l'abattage de plus d'un millier d'arbres.

Les permis n'ayant été contestés par personne ou par aucun organisme, tout recours administratif est désormais impossible.

Fort2Vaujours_25022014_FrontonFort_Web.jpg

25/02/2014 : Entrée des techniciens dans le fort Central de Vaujours

La destruction des bâtiments et des infrastructures du Fort de Vaujours est donc réalisée :

  • Sans aucun état complet des contaminations radioactives du site, avec des partenaires et des prestataires incapables de les détecter depuis plus de 3 ans, même quand on leur indique précisément où elles se trouvent;
  • Sans aucune analyse exhaustive des risques liés aux pollutions chimiques, aux métaux lourds et à la présence de munitions non explosées;
  • Sans connaître la nature réelle des expérimentations nucléaires réalisées par le Commissariat à l'Énergie Atomique pendant plus de quarante ans;
  • Sans en avoir préalablement informé la Commission Locale de Concertation et de Suivi;
  • Sans attendre les résultats de l'enquête publique indispensable à toute exploitation des sous-sols du site;
  • Et surtout sans aucune étude d'impact sur la santé des travailleurs et des populations riveraines.

Le Collectif "Sauvons la Dhuis" demande donc que l’État prenne ses responsabilités et ordonne l'arrêt immédiat du chantier.

Nous demandons expressément l'abandon immédiat du projet d'exploitation de Placoplâtre : le démarrage irresponsable et inconscient de la démolition des bâtiments du site ainsi que l’incompétence totale de l'ensemble de ses partenaires à y détecter les contaminations radioactives sont désormais les preuves irréfutables du caractère aventureux et particulièrement dangereux de ce projet situé à seulement quelques kilomètres de Paris et à proximité quasi-immédiate des habitations.

Le collectif SAUVONS LA DHUIS - http://sauvons.dhuis.fr

SIGNER LA PÉTITION EN LIGNE SUR CHANGE.ORG A L'ADRESSE SUIVANTE : http://www.change.org/FortdeVaujours

Rejoignez nous sur Facebook : https://www.facebook.com/sauvonsdhuis

  • Nature Environnement 77
  • Villevaudé... Demain
  • Les Abbesses de Gagny-Chelles
  • Environnement 93
  • Les Amis de Carnetin
  • AJT Rando
  • Marne et Gondoire à Vélo

samedi 15 mars 2014

Fort de Vaujours : un reportage édifiant réalisé en 2001 pour Canal+

Fort de Vaujours : un reportage réalisé en 2001 pour le Vrai Journal de Karl Zéro

Un habitant de Coubron a exhumé une véritable pépite. Sur une vielle cassette VHS, il a retrouvé un reportage sur le Fort de Vaujours réalisé en 2001 pour le Vrai Journal animé par Karl Zéro. Il a envoyé la cassette à un laboratoire pour que celle-ci soit numérisée et il nous a contacté pour que puissions le diffuser.

Ce reportage est juste édifiant. Nous y voyons Lucien Baudouin ancien cadre du Commissariat à l'Energie Atomique raconter les tirs à l'uranium à l'air libre sur le poste RX3. Le dernier responsable du Centre d'Études Vaujours, Pierre Gicquel, explique aussi comment les poussières d'uranium au gré du vent se propageaient sur plusieurs centaines de mètres autour du Fort.

En mai 2002, dans des procès verbaux, le CEA a estimé officiellement avoir réalisé 2000 tirs à l'uranium sur le Fort de Vaujours dont 800 en casemates et 1200 à l'air libre avec une quantité maximale expérimentée estimée à 10 kg d'uranium par tir. Pendant la période d'activité, le CEA a estimé avoir utilisé un total de 1200 kg d'uranium. Les tirs à l'uranium, selon le CEA, auraient cessé en 1992. Il a également déclaré que 150 kg d'uranium auraient été dispersés et seraient donc toujours présents dans les sols et les sous-sols du site (Centre d'études de Vaujours : Rapport du Groupe Santé, Juillet 2002).

Dans ce reportage, nous découvrons, Monsieur Antigua en 2001 qui arrive à l'improviste sur le tournage du documentaire. Ce dernier a témoigné récemment dans la presse pour raconter les conditions de travail des sous-traitants du centre. Quand on sait que le 6 février dernier, suite à son témoignage, le CEA devant les élus du secteur a osé affirmer que M. Antiga a été abusé par les responsables des associations d’opposition qui l’ont amené à contrefaire la vérité.

Et bien, le collectif n'existait pas en 2001 et la majorité de ses associations n'ont plus. Nous avons fait sa rencontre, pour la première fois, sur le tournage du reportage de France3 en janvier!!!

Témoignage de Mr Antigua dans l'édition du Parisien : Les révélations de 2 personnes ayant travaillées au Centre d'Études du Fort de Vaujours.

Voici donc ce reportage, qui a aussi surpris ceux qui connaissent bien le dossier (http://youtu.be/DQZnO4Lh5bE) :

jeudi 13 mars 2014

Fort de Vaujours : Reportage d'Actu-Environnement réalisé par Marie Jo Sader

Contamination radioactive aux portes de Paris : mythe ou réalité ?

Actu-Environnement.jpg

Lien vers le reportage vidéo sur le site d'Actu-Environnement : http://www.actu-environnement.com/ae/news/polemique-contamination-radioactive-fort-vaujours-21039.php4

Le Reportage Vidéo :

L'article associé au reportage Vidéo :

La polémique enfle sur la friche industrielle du Fort de Vaujours, anciennement exploitée par le CEA pour des recherches sur les armes nucléaires. Le taux élevé de décès chez les riverains du fait de tumeurs inquiète, tandis qu'un projet d'exploitation du gypse du sous-sol se profile.

Dix-sept ans que l'ancien centre atomique de Vaujours (départements 77 et 93) n'est plus qu'une friche industrielle et pourtant son passé militaire n'a pas fini de resurgir. En cause notamment : des pollutions radioactives générées par quarante années d'activités du CEA. Quarante années durant lesquelles le Commissariat à l'Energie Atomique va tester sur cette zone des sphères atomiques factices à l'uranium appauvri utiles au développement d'armes nucléaires.

Quels risques pour les riverains ?

Situé entre la Seine-et-Marne (77) et la Seine-Saint-Denis (93), ce site est-il aujourd'hui contaminé ? Et présente-t-il un risque sanitaire pour les riverains ? Une étude sur le taux de décès par tumeur dans la commune avoisinante de Courtry (77) interpelle : 55% pour les hommes, 49 % pour les femmes. Des pathologies thyroïdiennes seraient en constante augmentation selon Ludovic Toro, médecin sur la ville voisine de Coubron. Dès lors, le collectif "Sauvons la Dhuis" organise la mobilisation. En début d'année, une pétition circule. Elle sera suivie d'une manifestation rassemblant riverains, associations et élus au nom de la vérité sur l'état du site de Vaujours.

Mais l'Agence régionale de santé (ARS) d'Ile-de-France relativise ces chiffres qui, selon elle, ont été sortis de leur contexte. L'ARS fera également remarquer qu'il n'existe pas de lien entre le contact avec l'uranium appauvri et les pathologies de la thyroïde. Mais le site a-t-il été correctement dépollué ?

Débat autour de la contamination radioactive

Depuis que le CEA l'a quitté en 97, la procédure de dépollution ne va cesser d'être remise en question par des allées et venues d'experts sur le terrain. Notamment la Criirad, seul laboratoire indépendant, qui depuis sa première expertise en 2001, ne va cesser de clamer que le fort de Vaujours est toujours pollué.

Mais si ce site fait autant parler de lui aujourd'hui c'est en raison du projet de la société Placoplatre de creuser sous le fort une carrière à ciel ouvert. En effet l'ex-centre du CEA est situé sur un important gisement de gypse. En 2010, "Placo" a acquis 45 hectares du site pour étendre son exploitation alors que son usine à Vaujours est déjà le premier complexe plâtrier mondial.

Ce chantier est-il risqué ? Des poussières radioactives pourraient-elles être remises en suspension et ingérées ou inhalées ?

Le 25 février dernier, une nouvelle expertise est menée sur le fort en présence de trois organismes différents dont la Criirad et l'IRSN, organisme mandaté par l'Etat pour encadrer Placoplatre dans ses travaux. Sur place les experts se sont montrés en désaccords. La Criirad va mesurer sur un point une radioactivité 70 fois supérieure au bruit naturel tandis que l'IRSN refuse de confirmer ces résultats.

De son côté, Placoplatre assure vouloir respecter les servitudes dont le site fait l'objet depuis 2005 et qui préconisent des mesures précises si des pollutions étaient détectées sur le terrain. Mais comment faire confiance à ce projet lorsque l'organisme chargé de surveiller Placoplatre ne constate pas de pollutions significatives sur le site contrairement aux affirmations de la Criirad ?

Une chose est sûre, élus et associations restent divisés sur le destin du fort. Si certains brandissent le danger que peut représenter un tel chantier, d'autres estiment que le site, probablement encore pollué, ne peut plus être laissé à l'abandon et à la merci des ferrailleurs…

Marie Jo Sader

mercredi 26 février 2014

URGENT - Fort de Vaujours : Confirmation officielle de la contamination radioactive

URGENT - Fort de Vaujours : Confirmation officielle de la contamination radioactive

26/02/2014 : Nouveau communiqué du Collectif "Sauvons la Dhuis":

Mardi 25 février après-midi, à la demande des préfectures, le collectif "Sauvons la Dhuis" a été invité à participer à une campagne de mesures contradictoires de 3 points chauds dans l'enceinte du Fort de Vaujours. Deux de ces points avaient été identifiés par la Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité (CRIIRAD) dans le cadre d’une étude préliminaire conduite en 2001. Le Commissariat à l'Energie Atomique (CEA) s’était engagé à l’époque à les décontaminer.

Fort2Vaujours_25022014_FrontonFort_Web.jpg

Entrée des techniciens dans le fort Central de Vaujours

L’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), a confié la réalisation de cette campagne de mesures à l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) et à l'Association pour le Contrôle de la Radioactivité dans l’Ouest (ACRO). La CRIIRAD a finalement été acceptée suite aux pressions des associations locales.

Depuis 2012, la CRIIRAD indique que les mesures réalisées par les associations en 2011 avec un compteur Geiger RADEX devaient être prises en considération et que l’absence de détection des points de contamination par les organismes mandatés par PLACOPLATRE (IRSN et BURGEAP) ainsi que par le CEA était probablement lié à un choix d’appareils inadaptés (voir la Vidéo CRIIRAD : http://www.criirad.org/vaujours/detection-uranium-appauvri-vaujours.html).

Fort2Vaujours_25022014_Casemate_Web.jpg

Intenses discussions entre les techniciens sur le protocole de mesures dans la casemate TC1.

Lors de la réunion préalable aux prises de mesures du 25 février, la CRIIRAD a insisté pour que les mesures soient effectuées avec un contaminomètre alpha-bêta-gamma ce que ne prévoyait pas le protocole initial préparé par l’IRSN!!!

Le verdict a été sans appel : 2 zones de contamination ont été détectées au niveau des points PC4 et CEA1. Avec un bruit de fond naturel situé autour de 2 coups par seconde, les mesures de la CRIIRAD au moyen d'un contaminomètre sensible aux rayonnements alpha, bêta et gamma (Canberra MCB2) ont révélé une radioactivité à 37 coups par seconde à 20 cm en dessous du point PC4 et à 133 coups par seconde au contact du point CEA1.

Pendant les prises des mesures qui ont pris des heures, un micro fragment métallique s'est détaché du mur au point CEA1 avant de tomber au sol. La CRIIRAD a mesuré ce fragment, probablement d'uranium, à 140 coups par seconde (alpha-beta-gamma). Il a été ensuite prélevé par l'IRSN pour des analyses approfondies en laboratoire.

Lien vers la vidéo des prises de mesures et du fragment métallique radioactif qui s'est décroché du mur : http://youtu.be/a2kaDplvr8A

Rappelons que l'uranium est un produit très toxique à la fois sur le plan chimique et radiologique. Il est particulièrement dangereux par ingestion et plus encore par inhalation. Une exposition par contamination interne peut avoir sur le long terme des effets sur la santé sous forme de cancers et de leucémies.

Ainsi une contamination radioactive plus de 70 fois supérieure à la normale a bien été confirmée par la CRIIRAD en présence de l’ASN dans la casemate de tir TC1 du Fort de Vaujours.

Fort2Vaujours_25022014_Fragment_Video.jpg

Le fragment de matière radioactive tombé au sol qui a été prélevé pour analyse en laboratoire

Le point CEA1 mesuré à une valeur 33 fois supérieure à la normale par les associations en mai 2011, avait été signalé à sa découverte par voie de presse, mais cette mesure a constamment été réfutée par les organismes de contrôles mandatés par Placoplâtre.

Ces contaminations radioactives ont donc été révélées en présence de la presse, de représentants des préfectures de Seine-saint-Denis et de Seine-et-Marne, d'élus locaux des villes de Vaujours, Courtry, Coubron, Villeparisis et Livry-Gargan. Des cadres de Placoplatre et des associations locales étaient également présents.

Par conséquent, comme la CRIIRAD l’avait rappelé en décembre 2012, (http://www.criirad.org/actualites/dossier2014/vaujours/remarques-CRIIRAD-CLCS-VAujours.pdf), le Fort de Vaujours est bel et bien toujours contaminé par des matières radioactives. La controverse est donc terminée.

Voir le communiqué de la CRIIRAD en date du 26 Février sur cette campagne de mesures : http://www.criirad.org/actualites/dossier2014/vaujours/26-fev-2014.pdf

Devant l’incapacité accablante de mettre en évidence un point clairement identifié depuis 2011, quelle valeur peut-on accorder à toutes les analyses réalisées sur le Fort pour le compte de Placoplâtre depuis 2010 par l'IRSN, le BURGEAP et le CEA ? Comment de tels organismes peuvent-ils avoir montré autant d'incompétences ?

Il est temps désormais que les préfectures, les élus locaux, les parlementaires et le gouvernement Français prennent enfin la pleine mesure des contaminations radioactives et autres pollutions du Fort de Vaujours.

Nous leur demandons expressément de mettre un terme définitif au projet d'exploitation en carrière à ciel ouvert sur ce site : L’incompétence totale de l'ensemble des partenaires de Placoplatre à détecter les contaminations radioactives du Fort de Vaujours depuis plus de 4 ans est désormais la preuve irréfutable du caractère aventureux et particulièrement dangereux de ce projet situé à seulement quelques kilomètres de Paris et à proximité quasi-immédiate des premières habitations.

Le collectif SAUVONS LA DHUIS - http://sauvons.dhuis.fr

SIGNER LA PÉTITION EN LIGNE SUR CHANGE.ORG A L'ADRESSE SUIVANTE : http://www.change.org/FortdeVaujours

Rejoignez nous sur Facebook : https://www.facebook.com/sauvonsdhuis

  • Nature Environnement 77
  • Villevaudé... Demain
  • Les Abbesses de Gagny-Chelles
  • Environnement 93
  • Les Amis de Carnetin
  • AJT Rando
  • Marne et Gondoire à Vélo

jeudi 20 février 2014

Fort de Vaujours : Réunion publique Mardi 25 Février à Sevran

Fort de Vaujours : Réunion publique Mardi 25 Février à Sevran

Mardi 25 février 2014 à partir de 14h30, le collectif "Sauvons la Dhuis" participe à une visite technique du Fort de Vaujours avec la Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité (CRIIRAD), l'Autorité de Sureté Nucléaire (ASN), Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) et l'Association pour le Contrôle Radioactivité dans l'Ouest (ACRO).

Fort-de-Vaujours_IMG_8304.jpg

Fronton du Fort de Vaujours

Dans la continuité de cette visite, le collectif "Sauvons la Dhuis" organise une réunion publique pour évoquer la problématique des contaminations radioactives et des pollutions du Fort de Vaujours.

Cette réunion aura lieu Mardi 25 Février 2014 à partir de 20h30. Elle se déroulera dans la salle Crétier, 5 rue Roger le Maner à Sevran (93270).

Cette réunion aura pour objectif de vous expliquer toutes les problématiques du devenir du Fort de Vaujours au regard de son histoire, de vous projeter des images d'archives des expérimentations du Commissariat à l'Energie Atomique sur ce site et mettre à votre disposition toute la documentation dont nous disposons. Vous aurez également toute liberté de vous exprimer et d'échanger avec nous.

Bruno Chareyron, en tant que directeur du laboratoire de la CRIIRAD, sera également présent. Il pourra présenter les travaux et les études réalisés en 2001/2002 sur le Fort de Vaujours ainsi que l'analyse de la CRIIRAD des problématiques associées aux projets à venir. Il pourra également répondre à toutes vos questions et remarques liées aux contaminations radiologiques du site.

Lien vers le communiqué de la CRIIRAD du 5 Février 2014

Finalement, nous voudrions remercier la ville de Sevran pour avoir été si réactif à nous fournir une salle dans des délais aussi brefs.

En comptant sur vous nombreux,

Le collectif SAUVONS LA DHUIS - http://sauvons.dhuis.fr

SIGNER LA PÉTITION EN LIGNE SUR CHANGE.ORG A L'ADRESSE SUIVANTE : http://www.change.org/FortdeVaujours

Rejoignez nous sur Facebook : https://www.facebook.com/sauvonsdhuis

  • Nature Environnement 77
  • Villevaudé... Demain
  • Les Abbesses de Gagny-Chelles
  • Environnement 93
  • Les Amis de Carnetin
  • AJT Rando
  • Marne et Gondoire à Vélo

mercredi 19 février 2014

LE PARISIEN - Municipales à Gagny : l’avenir des carrières de l’est fait débat

La carrière Saint-Pierre du Montguichet s'invite aux élections municipales de Gagny.

Gagny - Montguichet : Entrée des cavages de première masse

Entrée des cavages de première masse de la carrière Saint-Pierre

Avant de lire cet article du Parisien, merci de prendre connaissance de nos dernières parutions sur le sujet :

Municipales à Gagny : l’avenir des carrières de l’est fait débat

LE SUJET QUI FAIT DEBAT.

Dans le cadre de la campagne municipale, le Parisien 93 interroge tous les candidats sur le sujet qui fait débat dans chaque ville de Seine-Saint-Denis. A Gagny, ville de 39 636 habitants, l’avenir des anciennes carrières de gypse, notamment celles dites «carrières de l’est» ou carrières Saint-Pierre divise les candidats. Faut-il urbaniser, au moins en partie, ces 60 ha, aujourd’hui pollués par des déchets ? Faut-il valoriser ce poumon vert, qui fait partie de la zone naturelle du Montguichet ?

Propos recueillis par Marie-Pierre Bologna | Publié le 18.02.2014, 19h18 | Mise à jour : 19h57

MICHEL TEULET, maire sortant UMP

«Jusqu’à présent cette carrière appartient à des propriétaires privés. Il est donc un peu prématuré d’envisager un quelconque projet qui soit rapidement réalisable. La ville s’est positionnée de façon tout à fait claire en conseil municipal pour acquérir une parcelle de 6 ha sur ce terrain qui en compte 60 ha et se trouve en partie pollué par des éléments extérieurs. Je tiens à préciser que nous n’avons aucun projet de construction de mille à trois mille logements sur ce site contrairement à ce que clament haut et fort certains de nos détracteurs. Mais il n’y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. Le seul projet que la ville ait envisagé sur cette carrière, une fois que le terrain sera acquis, est la construction d’un gymnase de 1000 m 2. Cet équipement doit répondre au besoin des quelque six cents élèves scolarisés à Montguichet. Je précise que ce ne sont pas les seules carrières. Il y a plus de 110 hectares de carrières sur Gagny.»

AURÉLIEN BERTHOU, candidat EELV :

«La carrière Saint-Pierre, véritable poumon vert de l’Est parisien, est un haut lieu de la biodiversité régionale. Elle abrite une flore et une faune sauvages parmi lesquelles de nombreuses espèces protégées. Ce site naturel est l’un de nos atouts majeurs ! Alors que le maire sortant n’y voit qu’un vaste terrain à bétonner, une décharge à ciel ouvert, nous pensons à l’inverse que ce site doit être protégé. En concertation avec les associations et les habitants, nous voulons en faire une réserve de biodiversité, où les amoureux de la nature pourront s’y promener, où les maraîchers proposerons une agriculture biologique de proximité et de qualité… en bref, un site accessible à tous ! Nous le mettrons à disposition des enseignants qui pourront y proposer des ateliers de découverte de la nature dans le cadre des activités périscolaires. En partenariat avec le conseil régional, nous mettrons en valeur ce patrimoine naturel, paysager et agricole, et organiserons son ouverture au public, sans pour cela impacter trop fortement le budget de la ville, pour que l’ensemble des habitants ait la possibilité de se le réapproprier. Ce n’est qu’une question de volonté politique.»

CYRIL BOZONNET, candidat FN :

«Sauvons l’espace du Montguichet. Imaginons un espace vert au cœur de la Seine-Saint-Denis, un endroit où la faune et la flore sauvage cohabitent avec quelques arpents encore cultivés par les (très) rares agriculteurs du Nord-Est du département. Un endroit bucolique où les écologistes et frontistes seront d’accord pour empêcher le bétonnage du sud de ce site par la mairie UMP de Gagny. Ce site existe, il se nomme Montguichet. Rien de sérieux n’autorise l’actuelle équipe municipale de droite à lancer des bulldozers et des bétonnières sur les pentes du site pour salir ce petit bout de paradis, sous le fallacieux prétexte de fabriquer une modeste zone commerciale. Si l’actuelle municipalité veut faire une bonne action à l’égard de la relance économique du lieu, qu’elle se contente de faire renaître le centre-ville de Gagny, de créer au nord-ouest de la ville une zone industrielle de qualité, et surtout qu’elle oublie de ses projets le bétonnage du principal poumon vert gabinien.»

JEAN-FRANÇOIS THÉVENOT, candidat PRG :

«Gagny a de la chance de posséder trois anciennes carrières ! La carrière Saint-Pierre appartient à une zone classée en zone naturelle d’intérêt floristique et faunistique (Znieff). Elle est l’hôte d’espèces protégées au niveau européen, national et régional, classée en espace agricole, naturel et de loisirs dans le schéma directeur de la région Ile-de-France. Le maire sortant a proposé en catimini, au conseil municipal du 17 juin 2013, d’en acquérir 6 ha dans la perspectives d’urbaniser, de construire et de bétonner un peu plus. J’ai voté contre cette délibération proposée comme d’habitude sans aucune concertation. Particulièrement attaché à la préservation du patrimoine naturel, c’est une toute autre vision que nous avons pour l’avenir des carrières. C’est un projet à construire avec les associations environnementales, avec la population et tous les acteurs concernés, notamment les villes voisines à travers la mise en place d’assisses de l’environnement. Cette réflexion, l’équipe que j’ai l’honneur de conduire s’y attellera dès son début de mandat si nos concitoyens nous accordent leur confiance.»

LeParisien.fr

lundi 10 février 2014

Fort de Vaujours : Succès de la manifestation du 8 février 2014

Fort de Vaujours : Succès de la manifestation du 8 février 2014

10/02/2014 : Nouveau communiqué du Collectif "Sauvons la Dhuis":

Samedi 8 février 2014, malgré une météo particulièrement défavorable et des accès en transport en commun compliqués, vous avez été plus de 400 citoyens à participer, dans le calme, à notre manifestation, de Coubron à Courtry, afin d'exiger la vérité sur la radioactivité et les pollutions du Fort de Vaujours.

IMG_4146w.jpg

Dans son communiqué, en date du 5 février, la Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité (CRIIRAD) a affirmé qu'il persistait « une contamination radiologique en particulier par de l’uranium appauvri utilisé par le CEA DAM » (ndlr : Commissariat à l'Énergie Atomique / Direction des Applications Militaires) « pour des tirs à l’air libre et en casemates » sur le Fort de Vaujours.

Fort-de-Vaujours_IMG_8301.jpg

Entrée du Fort Central de Vaujours

Cette association indépendante a également précisé qu'il lui était impossible d'évaluer les risques liés au projet de carrière de gypse à ciel ouvert de Placoplatre sans obtenir en préalable du CEA des « informations détaillées sur la localisation des fosses, canalisations enterrées et autres ouvrages susceptibles d’être contaminés en profondeur sur le plan radiologique, chimique et pyrotechnique ».

Moronvilliers_TirFroid.jpg

Tir à l'uranium à l'air libre (Source CEA)

Le 06 février, nous pensions qu'après une question au gouvernement demandant la vérité sur le Fort de Vaujours posée par une sénatrice de Seine-Saint-Denis, l'État Français aurait enfin pris ses responsabilités appréciant toute la mesure de la situation afin d'empêcher qu'une carrière à ciel ouvert ne soit ouverte à une quinzaine de kilomètres de Paris sur un site contaminé à l'uranium, comme l'affirme la CRIIRAD.

C'était sans compter sur l'influence de Placoplâtre, filiale du groupe Saint-Gobain !!!

Jeudi 06 février, au matin, des élus triés sur le volet dont beaucoup de la majorité présidentielle, ont été invités à l'usine de Placoplatre pour être reçus par les dirigeants de cette société, des représentants du CEA ainsi que par les préfets du secteur. Un très important service d'ordre composé de forces de police et de vigiles missionnés par Placoplatre a été mis en œuvre afin que cette réunion puisse se faire à l'abri des regards et des oreilles indiscrets.

CEA_TIR_FROID.jpg

Tir froid en caméra haute vitesse (Source CEA)

A l'issue de cette réunion à huis clos, l'affaire était entendue : tous les moyens devront être mis en œuvre afin de mettre un terme le plus vite possible à la dynamique de vérité sur le Fort de Vaujours du Collectif "Sauvons la Dhuis".

Cela commence le jour même, à 15h10, quand le ministre de l'écologie, Monsieur Philippe Martin, en réponse aux questions de la Sénatrice, se met à lire une réponse ressemblant à s'y méprendre au discours d'un chargé de communication de Placoplatre !!!

Le lendemain, tandis que cela est prouvé au travers de publications officielles, de déclarations versées lors de l'enquête publique d'abandon du fort et des témoignages concordants de personnes ayant travaillé sur le site, Placoplatre lors d’une conférence de presse a affirmé qu'aucun tir à l'uranium à l'air libre n'a été réalisé de 1951 à 1997 par le CEA !!!

Voir l'article du Parisien « J'ai réalisé des tirs d'uranium à Vaujours », Publié le 12.06.2000 : http://www.leparisien.fr/faits-divers/j-ai-realise-des-tirs-d-uranium-a-vaujours-12-06-2000-2001433961.php

Extraits du livre du CEA, si Vaujours m'était conté :

Fort2Vaujours_CEA_Livre_Extraits.jpg

Placoplatre et le CEA s'opposent aussi à l'expertise reconnue de la CRIIRAD et réaffirment à l'unisson que le site a été complètement décontaminé tandis que le CEA lui même affirmait en 2000 que des « zones tellement contaminées avaient été noyées dans le béton compte tenu de l'impossibilité de les décontaminer ». A l'époque, le CEA avait aussi admis qu'une « quantité d'uranium avait gagné la masse de gypse sous-jacente, via les réseaux d'eau pluviale et les puits d'infiltration » (Source : 2ème bureau des installations classées en préfecture).

Concernant le point de radioactivité « CEA 1 » sur lequel Placoplatre base toute sa stratégie de communication, Hélios Buissart, ancien vice-président de l'association l'effort de Vaujours, affirme avoir montré la contamination radiologique de ce point avec un compter Geiger à Placoplatre ainsi qu'à l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) lors de plusieurs visites techniques du Fort, entre 2011 et 2012 !!! Ce point a-t'-il été décontaminé depuis ?

La veille de notre manifestation, le couperet tombe. Monsieur Claude Évin, en sa qualité de directeur de l'Agence Régionale de Santé d'île-de-France (ARS), malgré des demandes unanimes reçues de maires, de sénateurs et de députés de tous horizons politiques, refuse de commanditer des études épidémiologiques, afin d'investiguer sur les cas de cancers des villes situées autour du Fort de Vaujours. Dans un courrier adressé au président de la Communauté de Marne et Chantereine, il ose même écrire : « Souhaitant que ces informations vous aident à rassurer les populations concernées » !!!

Ainsi depuis le sommet de l'État Français, il a donc été décidé de tenter de confisquer la vérité aux citoyens.

Devant ces tentatives pour nous réduire au silence, les élus de Villeparisis, eux, ont voté dans le courant de la semaine, une motion parfaitement conforme à notre pétition. Nous espérons que les élus des villes de Courtry, Coubron et Vaujours sauront la prendre comme un bel exemple à suivre.

>> Lien vers la motion de la Ville de Villeparisis

IMG_4148w.jpg

Le collectif "Sauvons la Dhuis", malgré les pressions qui pèsent sur lui, reste plus mobilisé que jamais. De nouvelles actions vont être initiées car il est essentiel pour l'avenir de notre territoire que la vérité sur la radioactivité et les pollutions du Fort de Vaujours soit révélée aux citoyens français.

Le collectif SAUVONS LA DHUIS - http://sauvons.dhuis.fr

SIGNER LA PÉTITION EN LIGNE SUR CHANGE.ORG A L'ADRESSE SUIVANTE : http://www.change.org/FortdeVaujours

Rejoignez nous sur Facebook : https://www.facebook.com/sauvonsdhuis

Lien vers la manifestation du 8 février sur Facebook : https://www.facebook.com/events/640101669358777

  • Nature Environnement 77
  • Villevaudé... Demain
  • Les Abbesses de Gagny-Chelles
  • Environnement 93
  • Les Amis de Carnetin
  • AJT Rando
  • Marne et Gondoire à Vélo

samedi 8 février 2014

Fort de Vaujours : Le livre du Commissariat à l'Energie Atomique CEA

Des personnes ayant assistées à la conférence de presse, ainsi qu'à la réunion d'information réservée à certains élus avec la collaboration du Commissariat à l'Energie Atomique (CEA), le 06 et 07/02/2014, nous ont signalé :

  • qu'il y avait été affirmé qu'aucun tir à l'air libre n'avait réalisé par le CEA et que tous les tirs avaient été réalisés en casemates de tirs.
  • qu'il n'y avait pas eu d’expérimentation avant 1955.

Afin qu'une partie de la vérité soit révélée, nous avons décidé de fournir des extraits du livre diffusé en Interne du CEA en 1998 qui raconte une partie des expériences qui ont été réalisées sur le fort de Vaujours. Nous possédons 4 exemplaires de ce livre offert en 1998 aux collaborateurs ayant travaillé sur le Centre d’Expérimentation de Vaujours / Moronvilliers (CEV-M).

Ce livre n'est pas exhaustif sur l'intégralité des expériences réalisées sur le Fort de Vaujours car beaucoup d’entre elles sont classées "Secret Défense".

Voici donc des extraits choisis de ce livre. Pour ceux qui désirent le consulter dans son intégralité, merci de nous contacter. Veuillez cliquer sur les images pour les agrandir, les passages clefs sont encadrés en rouge.

SI VAUJOURS M’ÉTAIT CONTÉ ou Il était une fois dans l'Est Parisien.

Fort2Vaujours_CEA_Livre_01.jpg

Couverture du livre "SI VAUJOURS M’ÉTAIT CONTÉ"

Fort2Vaujours_CEA_Livre_Extraits.jpg

Compilation d'extraits du livre "SI VAUJOURS M’ÉTAIT CONTÉ"

Fort2Vaujours_CEA_Livre_51.jpg

1951 des tirs à l'air libre avec des éclats jusqu'à un kilomètre du Fort de Vaujours

Fort2Vaujours_CEA_Livre_173.jpg

Le CEA est forcé par les concepteurs des bombes atomiques d'utiliser de l'URANIUM pour les tirs

Fort2Vaujours_CEA_Livre_137.jpgFort2Vaujours_CEA_Livre_150.jpgFort2Vaujours_CEA_Livre_64.jpg

Extraits du Livre du CEA "Si Vaujours m'était conté" : Très grosses Cadences de tirs, jusqu'à 50 tirs par jour, avec une vingtaine de casemates de tirs en activité en 1967, ce n'est qu'au début des années 60 que le champ de tirs est recouvert pour contenir les éclats et projections métalliques !!!

Fort2Vaujours_CEA_Livre_204.jpg

Les protections et les mesures prises pour "gérer" les tirs à l'URANIUM

Fort2Vaujours_CEA_Livre_38.jpg

Les problèmes liés aux munitions non explosés

Fort2Vaujours_CEA_Livre_93.jpg

La nécessité d'utiliser des produits chimiques très dangereux qui nécessitent l'utilisation de scaphandres.

Fort2Vaujours_CEA_Livre_200.jpg

Des problèmes avec les carrières à ciel ouvert de Placoplâtre

Cette compilation minutieuse a été co-réalisée avec Hélios BUISSART qui vient de se joindre au Collectif "Sauvons la Dhuis". Hélios a été un temps vice-président de l'association l'Effort de Vaujours avant de la quitter à cause de graves divergences avec sa présidence.

Un autre ancien vice-président de cette association, qu'il a également quitté pour les mêmes raisons, s'est joint aux actions du Collectif en la personne de Monsieur Lionel PETIT. En qualité de fin connaisseur de la Fortification Française et des archives militaires du Fort de Vaujours, il nous apporte un aide très précieuse.

jeudi 6 février 2014

Fort de Vaujours : 05-02-2014 - Le communiqué de la CRIIRAD

Ce Jeudi, la Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité (CRIIRAD), qui a travaillé sur le Fort de Vaujours en 2001 et 2002, a décidé de remettre les pendules à l'heure.

Devant les explications abracadabrantesques de Placoplâtre, du CEA et de l'IRSN afin de tenter d'endiguer la marche citoyenne pour la vérité sur la radioactivité et les pollutions du Fort de Vaujours, la CRIIRAD a décidé de délivrer un communiqué qui fera date dans notre quête acharnée pour la vérité.

Nous vous invitons à le lire ce communiqué avec beaucoup d'attention : http://www.criirad.org/actualites/dossier2014/vaujours/5-fev-2014.pdf

CRIIRAD_Fort2Vaujours_05022014_10.jpg

CRIIRAD_Fort2Vaujours_05022014_11.jpg

CRIIRAD_Fort2Vaujours_05022014_12.jpg

CRIIRAD_Fort2Vaujours_05022014_13.jpg

CRIIRAD_Fort2Vaujours_05022014_14.jpg

Le collectif SAUVONS LA DHUIS - http://sauvons.dhuis.fr

Rejoignez nous sur Facebook : https://www.facebook.com/sauvonsdhuis

Lien vers la manifestation sur Facebook : https://www.facebook.com/events/640101669358777

  • Nature Environnement 77
  • Villevaudé... Demain
  • Les Abbesses de Gagny-Chelles
  • Environnement 93
  • Les Amis de Carnetin
  • AJT Rando
  • Marne et Gondoire à Vélo

lundi 3 février 2014

Le Fort de Vaujours s'invite sur France Inter

Le Fort de Vaujours sur France Inter

Édito de l'émission sur France Inter : Balade au Fort de Vaujours

CO2 mon amour par Denis Cheissoux du samedi 01/02/2014 à 14h

samedi 1 février 2014

Fort de Vaujours - Article de Charlie Hebdo du 22-01-2014 : Les cadeaux en uranium du fort de Vaujours

Les cadeaux en uranium du fort de Vaujours

Publié par Charlie Hebdo le 22 janvier 2014

Entre Seine-Saint-Denis et Seine-et-Marne, une zone pourrie où l’armée a craché de l’uranium pendant près d’un demi-siècle. Notre bin Placoplâtre veut y ouvrir une carrière de gypse, en éparpillant tout.

Pourra-t-on bientôt acheter librement du plâtre radioactif ? Partisan résolu du droit des consommateurs, Charlie est résolument pour. Mais ce n’est pas encore gagné, et comme à l’habitude, à cause d’un groupuscule de peine-à-jouir qui veut empêcher Placoplâtre d’ouvrir une carrière. Placoplâtre, « leader sur le marché du plâtre et de l’isolation », comme l’annonce sa publicité, est une filiale de Saint-Gobain, ce qui tombe mal. Car cette transnationale française de près de 200 000 salariés traîne un gros lot de casseroles judiciaires dans les dossiers de l’amiante, dont près de 50 000 litiges pour les seuls Etats-Unis.

Fort2Vaujours_valerie-trierweiler-une-de-charlie-hebdo.jpg

Précisons que Placoplâtre n’a rien à voir avec l’amiante, mais tout avec le plâtre, qui ne se trouve pas sous le sabot d’un cheval. Il faut creuser, ouvrir des carrières dans le gypse et faire cuire à feu doux. Or le Fort militaire de Vaujours, à 20 kilomètres à l’est de Paris, est parfait. À cheval sur Vaujours (Seine-Saint-Denis) et Courtry (Seine-et-Marne), il abrite dans ses profondeurs, sur 45 hectares, un trésor de gypse qu’il suffit de sortir des entrailles.

Reste à se débarrasser de l’immense merdier laissé en surface par nos vaillants militaires. Car de 1951 à 1997, le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) a mené ici, en trompant son monde quantité d’essais et d’expériences en relation avec la bombe nucléaire. Un ancien ingénieur, Lucien Beaudouin, racontant sa sauce au Parisien (le 12 juin 2000), en rigolait encore : « À l’époque, en 1955-56, date des débuts de l’activité du CEA, les gens avaient traduit CEV qui veut dire Centre d’études de Vaujours par Centre d’études en vol. Ils pensaient qu’on travaillait sur les avions. On ne les a jamais contredits. En fait, on commençait à étudier la charge explosive qui fait partie de la bombe atomique. »

Nul ne sait, car c’est un secret d’État, tout ce qui a été fait. Mais le même Lucien Beaudouin ajoute gaiement : « Les morceaux d’uranium partaient comme une fusée dans l’air. La désintégration de l’uranium peut produire d’autres métaux très dangereux… des gaz aussi peuvent s’échapper, beaucoup plus radioactifs que l’uranium ! »

Fort2Vaujours_CharlieHebdo_22012014w.jpg

Le reste est loufoque, mais ne peut être qu’évoqué. En 2002, la Crii-Rad mène une rapide analyse sur place, qui démontre une pollution nucléaire importante, avec des points chauds où se concentre la contamination. Il faudrait mener des travaux approfondis, conclut le labo, mais ils n’auront pas lieu. En 2010, le site est acheté par Placoplâtre et, sur 11 hectares, par une Communauté de communes qui veut y installer une zone industrielle. En 2011, des bénévoles d’une association locale, l’Effort de Vaujours, passent sur le terrain avec des compteurs Geiger et y trouvent des rayonnements 33 fois plus élevés que le bruit de fond ordinaire.

Depuis, ça gueule, de plus en plus fort, et une pétition limpide a recueilli autour de 60 000 signatures (http://www.change.org/FortdeVaujours), ce qui est énorme. Il faut dire que les choses se précisent, car Placoplâtre attend désormais des arrêtés préfectoraux pour lui permettre de commencer les travaux, sans bien entendu mesurer la radioactivité, et non plus la pollution pourtant certaine aux métaux lourds – arsenic, mercure, plomb – et aux saloperies chimiques comme les PCB et les dioxines.

Deux faits pour apprécier jusqu’au bout la noble entreprise de Placoplâtre. Un, Jean-Claude Antiga, un peintre de 55 ans qui a bossé vingt ans pour le CEA à Vaujours. Il est entré sans protection dans des conteneurs où ne pénétraient que des hommes en scaphandre. Il a un cancer de la thyroïde. Il est en procès contre le CEA. Deux, une étude de l’Agence régionale de santé (ARS), réalisée en juin 2012. Elle porte sur l’état de santé des habitants de Courtry, riverains bien heureux du Fort de Vaujours. Dans cette petite ville, 52 % des hommes et 49 % des femmes meurent des suites d’une tumeur. En Seine-et-Marne, département où se trouve Courtry, les taux sont de 36 % pour les hommes et 26 % pour les femmes. Ce n’est pas une preuve. Juste un sacré flip.

Fabrice Nicolino

Fort de Vaujours : l'Affiche de la Manifestation du 8 février 2014

Fort de Vaujours : l'Affiche de la Manifestation du 8 février 2014

affiche collectif V1

Lien vers cette affiche en Haute définition : http://sauvons.dhuis.fr/public/Manifestation/Fort2Vaujours_Affiche_Manifestation_01.jpg

Fort de Vaujours : Appel à manifester Samedi 8 Février 2014 après-midi

Lien vers la manifestation sur Facebook : https://www.facebook.com/events/640101669358777

Vous êtes déjà plus de 79.000 personnes à avoir signé la pétition du Collectif "Sauvons la Dhuis" pour la vérité sur la radioactivité et les pollutions du fort de Vaujours.

SIGNER LA PÉTITION EN LIGNE SUR CHANGE.ORG A L'ADRESSE SUIVANTE : http://www.change.org/FortdeVaujours

Vous êtes déjà plus de 79.000 personnes à vous indigner devant les projets surréalistes de Placoplâtre et de la Communauté d'Agglomération de Marne et Chantereine (CAMC), sur un ancien site du Commissariat à l'Énergie Atomique (CEA) contaminé par des matières radioactives, pollué aux métaux lourds, chimiquement souillé et piégé par des obus non explosés depuis la seconde guerre mondiale.

Dhuis_Manif02.jpeg

Novembre 2011, manifestation victorieuse pour empêcher la vente de 4,7 kms de la Dhuis à Placoplâtre.

Vous êtes déjà plus de 79.000 personnes à demander la vérité sur l'état de santé des populations locales qui souffrent, dans l'indifférence, de taux de décès par cancer anormalement élevés depuis des dizaines d'années.

Depuis le lancement de notre pétition, des anciens du CEA du Fort de Vaujours et des médecins du secteur se sont mis spontanément à parler et à nous soutenir. La chape de plomb est en train de se fissurer. L'heure de la vérité a sonné.

Devant les tentatives d'élus de minimiser la gravité de la situation, le silence absolu des services de l'ÉTAT, le jusqu'au-boutisme de Placoplâtre et les voeux pieux de la Communauté d'Agglomération de Marne et Chantereine :

Le collectif « Sauvons la Dhuis », vous invite à une marche pour dire :

NON aux projets de Placoplâtre et de la Communauté d'Agglomération de Marne et Chantereine

POUR que tous les moyens soient donnés afin de trouver les causes des taux élevés de décès par cancer dont souffrent les riverains du Fort de Vaujours.

Cette marche aura lieu Samedi 8 Février 2014 à partir de 14h30. Le lieu du rendez-vous a été fixé sur la commune de Coubron (93470), au niveau la place du Pâtis.

Cette marche pour la santé des citoyens, d'une durée de 2 heures, permettra de faire un aller-retour de Coubron (93470) à Courtry (77181), entre la Seine-Saint-Denis et la Seine-et-Marne.

Samedi 8 février 2014 à 14h30, d'où que vous soyez, nous comptons donc fortement sur votre participation afin de préserver la santé des habitants et des personnes qui interviendront sur le site et pour exiger que Placoplâtre et la Communauté d'Agglomération de Marne et Chantereine abandonnent DÉFINTITVEMENT leurs projets respectifs d'une carrière à ciel ouvert et d'une zone d'activité économique sur le fort de Vaujours.

Nous comptons également sur vous nombreux pour demander la levée du secret défense et la mise en place d'une commission d'enquête parlementaire relative aux conséquences des expérimentations nucléaires réalisées au Centre d'études du Commissariat à l'Énergie Atomique de Vaujours-Courtry.

Cette manifestation est avant tout une marche citoyenne et apolitique. Ainsi, nous demandons aux élus et membres de partis politiques souhaitant participer à cet événement de ne porter aucun signe distinctif et de n'envoyer aucun message à caractère politique.

SIGNER LA PÉTITION EN LIGNE SUR CHANGE.ORG A L'ADRESSE SUIVANTE : http://www.change.org/FortdeVaujours

Cordialement,

Le collectif SAUVONS LA DHUIS - http://sauvons.dhuis.fr

Rejoignez nous sur Facebook : https://www.facebook.com/sauvonsdhuis

Lien vers la manifestation sur Facebook : https://www.facebook.com/events/640101669358777

  • Nature Environnement 77
  • Villevaudé... Demain
  • Les Abbesses de Gagny-Chelles
  • Environnement 93
  • ADENCA
  • Les Amis de Carnetin
  • AJT Rando
  • Marne et Gondoire à Vélo

mercredi 29 janvier 2014

Fort de Vaujours : de l'uranium dans le gypse ?

Fort de Vaujours : de l'uranium dans le gypse ?

30/01/2014 - Communiqué du collectif "Sauvons la Dhuis"

Dans notre pétition, déjà signée par plus 82.000 personnes, nous avions signalé que du début des années 1960 jusqu'en 1997, le Commissariat à l'Énergie Atomique (CEA), après chaque tir à l'uranium en casemates, évacuait les éclats, poussières et autres déchets à grandes eaux dans des puits dit de "lavage" profonds de plusieurs dizaines de mètres.

CEA_TIR_FROID.jpg

Tir froid à l'uranium pris avec une caméra haute-vitesse (Source - Archive CEA)

En effet, 14 de ces puits ont été recensés sur le site. Certains ont été bouchés avec du béton à la cessation des activités du CEA entre 1995 à 1998.

Lors de l'enquête publique de 2000, le CEA, après avoir nié vigoureusement pendant des années toute pollution du Fort de Vaujours, avait fini par reconnaitre que certains ouvrages contaminés avaient été noyés dans le béton compte tenu de l’impossibilité de les décontaminer.

Sous la pression de l'époque, le CEA avait aussi fini par admettre qu'une quantité d'uranium avait gagné la masse de gypse sous-jacente, via les réseaux d'eau pluviale et les puits d'infiltration (Source : 2ème bureau des installations classées en préfecture).

Quelle est cette quantité d'uranium qui contaminerait l'or blanc convoité par Placoplâtre ?

Nous nous sommes renseignés : lors des "petits" tirs d'uranium qui faisaient vibrer les vitres des riverains, le CEA utilisait des sphères d'uranium d'environ 250 à 300 grammes, de 4cm de diamètre; pour les tirs plus important, les sphères étaient d'autant plus grosses.

Les témoignages d'anciens du CEA confirment qu'après chaque explosion les poussières radioactives en suspension dans l'air étaient directement envoyées dans l'atmosphère alors que les poussières et autres éclats au sol étaient poussés à grandes eaux directement dans des puits de lavage. __Le CEA a pratiqué jusqu'à 50 tirs par jour de 1955 à la fermeture du centre d'expérimentation en 1997. Des gros tirs à l'air libre ont été réalisés sur le fort de Vaujours au début des années 50 avant que le centre d'expérimentation ne soit officiellement créé en 1955.

Extraits du Livre du CEA "Si Vaujours m'était conté" : Très grosses Cadences de tirs, jusqu'à 50 tirs par jour, avec une vingtaine de casemates de tirs en activité en 1967, ce n'est qu'au début des années 60 que le champ de tirs est recouvert pour contenir les éclats et projections métalliques !!!

Fort2Vaujours_CEA_Livre_137.jpgFort2Vaujours_CEA_Livre_150.jpgFort2Vaujours_CEA_Livre_64.jpg

De très grosses cadences de tirs

CEA_SPHERE_URANIUM_03.jpg

Sphère de tir à l'uranium (Source : Archive CEA)

Dans les années 1950, selon le CEA lui même, les tirs à l'uranium dont les gros tirs étaient réalisés à l'air libre !!!

Moronvilliers_TirFroid_Web.jpg

Tir froid à l'air libre (Source : Archive CEA)

Fort2Vaujours_CEA_Livre_51.jpg

Extraits du Livre du CEA "Si Vaujours m'était conté" précisant des tirs à l'air libre avec des projections à plus d'un kilomètre.

Un calcul simple permet de se faire une idée des quantités d'uranium qui ont pu atteindre les masses de pierre à plâtre des sous-sols du Fort de Vaujours. Rien qu'avec des hypothèses basses, 5 tirs par jour avec des sphères d'uranium de 275 grammes, 200 jours par an, pendant 40 ans : cela représente 11 tonnes d'uranium, oui vous savez bien lu : 11 tonnes.

Nous avons donc potentiellement plusieurs tonnes d'uranium dans l'or blanc de Placoplâtre.

Pourquoi Placoplâtre, en 4 ans, n'a t'il pas demandé à l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) d'inspecter ces puits ?

Pour rappel, le 24 Janvier 2014, l’IRSN a publié une note précisant que « les analyses radiologiques conduites par l’IRSN ne constituent pas un « état radiologique du site » permettant une évaluation d’un risque sanitaire éventuel induit pour les populations riveraines» .

Pourquoi Placoplâtre a t'il recouvert ces puits de dalles de béton ?

Comment Placoplâtre peut il encore affirmer qu'il n'y a pas de problème de contamination radioactive du site suite aux révélations de l'IRSN, aux analyses de la Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité (CRIIRAD) et aux témoignages d'anciens du CEA dont certains parlent de fosses remplies de conteneurs pleins de matières radioactives ?

N'est-ce qu'une pure coïncidence, si le 5 mai 2009, soit presque une année avant le rachat de 31 hectares du Fort de Vaujours par Placoplâtre, a été publié un arrêté permettant des dérogations autorisant la présence de matières radioactives, entre autres, dans les matériaux de construction ?

Pour information, cet arrêté, pris en dépit d’un AVIS DEFAVORABLE de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), banalise, selon cette dernière, la délivrance de dérogation de ce type. La CRIRAD s'oppose également à cet arrêté depuis sa publication.

IMG_0266w.jpg

Accès à un des 14 puits de lavage du Fort de Vaujours en 2011

Le 6 février 2014 prochain, à 08h30, Placoplâtre reçoit officiellement des élus triés sur le volet. Les cadres de cette société seront accompagnés de représentants du CEA.

Et oui, les propriétaires d'hier s'associent avec ceux d'aujourd'hui, le CEA sera donc présent, comme en 1997, pour tenter de faire croire aux politiques que cet ancien site de conception des détonateurs des bombes atomiques françaises, dont les activités entre 1951 et 1997 sont toujours frappées du secret défense, est normal !!!

La presse et les associations bien sûr, ne sont pas invitées. C'est tout l'art de la transparence par l'absence des questions qui fâchent et du débat contradictoire !!!

Voilà encore le genre de manœuvre qui renforce le collectif "Sauvons la Dhuis" dans sa lutte pour l'abandon immédiat du projet de carrière de gypse à ciel ouvert sur les emprises du fort de Vaujours.

Le projet Placoplâtre ne doit pas constituer un frein a l'établissement de la vérité sur la nature réelle des risques : liés aux contaminations radioactives, aux pollutions chimiques, à la présence de métaux lourds et de munitions non explosées.

C'est aussi pour cela que nous demandons, en ce lieu, la levée du secret défense sur les activités du CEA auprès de l'État Français.

Pour rappel, nous comptons sur votre participation à la manifestation que nous organisons Samedi 8 février 2014, de Coubron à Courtry. Le point de rendez-vous est fixé, place du Pâtis à Coubron (93470) à partir de 14h30.

Le collectif SAUVONS LA DHUIS - http://sauvons.dhuis.fr

SIGNER LA PÉTITION EN LIGNE SUR CHANGE.ORG A L'ADRESSE SUIVANTE : http://www.change.org/FortdeVaujours

Rejoignez nous sur Facebook : https://www.facebook.com/sauvonsdhuis

Lien vers la manifestation du 8 février sur Facebook : https://www.facebook.com/events/640101669358777

  • Nature Environnement 77
  • Villevaudé... Demain
  • Les Abbesses de Gagny-Chelles
  • Environnement 93
  • ADENCA
  • Les Amis de Carnetin
  • AJT Rando
  • Marne et Gondoire à Vélo

lundi 27 janvier 2014

Fort de Vaujours : les révélations de l'IRSN

Fort de Vaujours : les révélations de l'IRSN

27/01/2014 : Nouveau communiqué du Collectif "Sauvons la Dhuis":

Après nos précédents appels à signer notre pétition pour la vérité sur la radioactivité et les pollutions du Fort de Vaujours (Déjà signée par plus de 82.000 personnes), la société Placoplâtre évoque les missions pour lesquelles elle aurait sollicité l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) afin de réaliser des mesures radiologiques.

SIGNER LA PÉTITION EN LIGNE SUR CHANGE.ORG A L'ADRESSE SUIVANTE : http://www.change.org/FortdeVaujours

Fort-de-Vaujours_IMG_8301.jpg

Entrée du Fort de Vaujours en 2010.

En effet, depuis 2011, Placoplâtre, filiale du Groupe Saint-Gobain, tente de rassurer les préfets de Seine-Saint-Denis et de Seine-et-Marne, les élus ainsi que les habitants des environs en s'appuyant sur des analyses de l'IRSN qui affirmeraient qu'il n’existe aucune contamination radioactive sur le site.

Logo-IRSN.jpg

Le 24 Janvier 2014, pressé par la médiatisation de notre pétition, l'IRSN a publié pour sa part une note d'information relative au fort de Vaujours.

La note de l'IRSN : IRSN_NI-Fort-Vaujours-Controles-Radiologiques_24012014.pdf

La lecture de cette note est édifiante, accablante et laisse sans voix.

On y apprend que la société Placoplâtre,s’était engagée en 2011, à rendre publics les résultats de leurs analyses. A ce jour, le collectif "Sauvons la Dhuis", malgré des demandes répétées, n'a jamais réussi à les obtenir. Cet engagement n'a donc jamais été tenu, aucun document de l'IRSN n'a jamais été communiqué lors des différentes réunions avec Placoplâtre sur le sujet !!!

Cette note met également en évidence des analyses réalisées à la demande exclusive de Placoplâtre. Celles-ci ont été limitées à l'analyse de carottes de sondages des sols réalisés par d’autres prestataires sans aucune garantie de provenance; ainsi qu'à la seule étude de points de contamination radioactifs ciblés lors des campagnes de prospection très limitées de 2001/2002 réalisées par la Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité (CRIIRAD) et la SUBATECH.

Dans cette note, l’IRSN affirme enfin que « les analyses radiologiques conduites par l’IRSN ne constituent pas un « état radiologique du site » permettant une évaluation d’un risque sanitaire éventuel induit pour les populations riveraines ».

La semaine dernière, dans la presse, le directeur général adjoint de l'IRSN a même confirmé que le site n'a été que très partiellement décontaminé en 2001/2002, pour lui : "le nettoyage a été fait" (seulement) "dans des zones ciblées".

À ces révélations, Il faut aussi ajouter les témoignages édifiants d'anciens du Commissariat à l'Energie Atomique (CEA) et de la CRIIRAD qui déclarent depuis des années :

  • que les moyens mis en œuvre en 2001/2002 par le CEA n'étaient pas en mesure de détecter les contaminations radioactives des sols en dessous de quelques centimètres de profondeur,
  • qu'un bloc d'uranium 238 sous quelques centimètres de terres est très difficile à déceler en surface,
  • que le CEA a reconnu que certains ouvrages contaminés ont été noyés dans le béton compte tenu de l’impossibilité de les décontaminer,
  • que les eaux potentiellement contaminées par les tirs à l'uranium, étaient déversées dans des puisards qui peuvent être contaminés en profondeur,
  • que les résultats des mesures de radioactivité réalisées sur site par les associations en 2011, 33 fois supérieures à la norme "doivent être pris en compte"

Les révélations de l'IRSN font donc éclater avec force, une bien triste vérité : aucun état radiologique complet du site n’a jamais été réalisé, et pourtant, cela n'empêche pas la société Placoplâtre de laisser entendre haut et fort que tout est normal et de s'enfoncer dans un jusqu'au-boutisme irresponsable.

Cette situation ne peut plus durer.

Vaujours_Fort_Central_Radex_331_09052011-Web.jpg

Mesure de radioactivité à 33 fois la norme prise dans l'enceinte du fort de Vaujours en Mai 2011 avec un RADEX 1503.

Si nous voulons bâtir ensemble un avenir serein et partagé en ce lieu, il ne doit plus y avoir d'actes inconscients de dissimulation et de minimisation des risques.

Cet industriel ne doit plus être juge et partie des dangers qu'il fait courir à ses employés, à ses sous-traitants ainsi qu'aux populations riveraines des villes de Courtry, Coubron, Vaujours et d'ailleurs.

C'est pourquoi, le collectif "Sauvons la Dhuis" re-demande avec force, l'abandon immédiat du projet de carrière de plâtre à ciel ouvert sur les emprises du fort de Vaujours.

Le projet de Placoplâtre ne doit plus être un obstacle à l'établissement de la vérité sur la nature réelle des risques liés aux contaminations radioactives, aux pollutions chimiques, à la présence de métaux lourds et de munitions non explosées.

Ainsi nous demandons aux préfets de Seine-Saint-Denis et de Seine-et-Marne de publier, dans les plus brefs délais, des arrêtés préfectoraux interdisant :

  • l'exploitation des sols et des sous-sols du site
  • la destruction des bâtiments du fort de Vaujours
  • toute occupation humaine du site hormis celle liée à la sécurisation des accès du site

Ceci est un préalable indispensable pour que tous les moyens soient mis en œuvre, de façon indépendante, afin que toute la lumière soit faite sur les contaminations du fort de Vaujours.

C'est aussi pour cela que nous demandons, en ce lieu, la levée du secret défense sur les activités du CEA auprès de l'État Français.

Ce n'est que lorsque la vérité sera parfaitement établie et connue de tous, qu'un avenir pour le fort de Vaujours pourra être envisagé, ensemble.

Pour rappel, nous comptons sur votre participation à la manifestation que nous organisons Samedi 8 février 2014, de Coubron à Courtry. Le point de rendez-vous est fixé, place du Pâtis à Coubron (93470) à partir de 14h30.

Le collectif SAUVONS LA DHUIS - http://sauvons.dhuis.fr

SIGNER LA PÉTITION EN LIGNE SUR CHANGE.ORG A L'ADRESSE SUIVANTE : http://www.change.org/FortdeVaujours

Rejoignez nous sur Facebook : https://www.facebook.com/sauvonsdhuis

Lien vers la manifestation du 8 février sur Facebook : https://www.facebook.com/events/640101669358777

  • Nature Environnement 77
  • Villevaudé... Demain
  • Les Abbesses de Gagny-Chelles
  • Environnement 93
  • ADENCA
  • Les Amis de Carnetin
  • AJT Rando
  • Marne et Gondoire à Vélo

- page 1 de 5