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vendredi 4 juillet 2014

Fort de Vaujours : le Protocole de la Honte

Fort de Vaujours : le Protocole de la Honte

Le 20 mars 2014, nous avions dévoilé que Placoplatre avait démarré à l'abri des regards la destruction du Fort de Vaujours. Nous avions dénoncé un démarrage irresponsable et inconscient des démolitions ainsi que l’incompétence totale de l'ensemble des experts de cet industriel à détecter les contaminations à l'uranium du Fort.

Notre communiqué en date du 20 Mars 2014 : http://sauvons.dhuis.fr/post/2014/03/20/Le-Fort-de-Vaujours-%3A-la-destruction-des-b%C3%A2timents-a-commenc%C3%A9.

Fort2Vaujours_25022014_Fronton03_Web.jpg

Le Fort de Vaujours, lieu d'expérimentation des détonateurs des bombes atomiques françaises de 1951 à 1997.

Cette première campagne de destruction s'est achevée mi-mai pour un total de 24 bâtiments. Elle a été réalisée par des salariés de la société Brunel Démolition, filiale du groupe Colas.

Le 02 Juillet 2014, après-midi, l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) a rendu publique un rapport en date du 17 Avril 2014 qui fait froid dans le dos.

Lien vers le rapport de l'IRSN : http://www.irsn.fr/FR/expertise/avis/Documents/Avis-IRSN-2014-00155_Vaujours-Placoplatre.pdf

À la lumière de ce rapport qui analyse le protocole de démolition des bâtiments, il apparaît clairement qu'il y a eu mise en danger des travailleurs et des riverains ainsi qu'un non-respect de l'environnement.

Dans ce rapport particulièrement accablant, l'IRSN accuse Placoplatre d'avoir retenu une méthodologie incapable de détecter les contaminations à l'uranium du Fort et "d'écarter la présence d'une contamination résiduelle susceptible de générer une exposition interne par inhalation ou ingestion involontaire des travailleurs".

L'IRSN estime ne pas être "en mesure de se prononcer sur le bienfondé de l'approche retenue pour prévenir des risques d'exposition des travailleurs et du public". Elle enfonce le clou en précisant qu'il n'y a eu "aucune évaluation des risques d'exposition interne, ni de disposition opérationnelle particulière qui permettrait de le prévenir".

Nous avons une pensée attristée pour les travailleurs qui ont participé à cette première campagne de démolition, à eux ainsi qu'à leurs familles. Nous avons également une pensée pour les usagers de la promenade de Dhuis qui passe juste en contrebas du Fort de Vaujours.

Il convient de signaler que Placoplatre a organisé des visites du chantier pour des élus du secteur dont certains ont pu assister en direct à la destruction de bâtiments.

L'IRSN ajoute qu'il n'y a eu "aucune disposition de protection particulière visant à éviter la dissémination des poussières dans l'environnement lors des travaux" avant d'affirmer que le dossier de Placoplatre ne "permet pas d'apprécier le caractère probable ou non d'une contamination des bâtiments selon leur usage passé".

De Mars à mi-mai 2014, Placoplatre a donc mis en danger la santé d'autrui. Daté du 17 Avril 2014, le rapport de l'IRSN n'aura même pas été pris considération. Les destructions se poursuivront pendant plus d'un mois.

Malgré nos avertissements incessants et nos demandes répétées, les préfets de Seine-Saint-Denis et de Seine-et-Marne, n'ont rien fait pour faire cesser cette campagne, bien au contraire.

Le 2 juillet 2014, quelques heures seulement avant de la publication officielle du rapport de l'IRSN, la préfète de Seine-et-Marne, Nicole Klein, a fini par annoncer qu'il n'y aurait plus de nouvelles démolitions tant que Placoplatre n'aura pas mis en œuvre un protocole validé par l'Autorité de Sûreté Nucléaire.

Cette déclaration a été faite lors de la première réunion de la Commission de Suivi de Site du Fort de Vaujours. Dans les mois qui viennent, Placoplatre désire procéder à la destruction de 211 bâtiments supplémentaires. Ces démolitions futures sont censées être encadrées par le travail de cette commission.

Que peut-elle dire aux travailleurs ainsi qu'aux riverains du Fort dont la santé est mise en danger et qui sont peut être déjà contaminés par un mal intérieur qui se déclarera dans plusieurs années sous la forme de cancers ???

Que penser de ces préfets qui, lors de la première réunion de cette commission, ont laissé Placoplatre affirmer que sa campagne de destruction s'était parfaitement déroulé ? Et pourquoi ont-ils fait en sorte que le rapport de l'IRSN ne soit jamais évoqué ???.

Que penser de ces préfets, qui ont pipé tous les dés de cette commission en n'invitant pas toutes les associations du collectif "Sauvons la Dhuis" et en refusant l'expertise indépendante de la CRIIRAD (Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité) pourtant partie prenante de ce dossier depuis plus de 13 ans ???

Tout a été mis en œuvre pour qu'il n'y ait aucun débat contradictoire !!!

Notre communiqué du 19 juin 2014 : http://sauvons.dhuis.fr/post/2014/06/19/FORT-DE-VAUJOURS-%3A-L%E2%80%99irresponsabilit%C3%A9-totale-des-services-de-l%E2%80%99Etat
Lire le communiqué de presse de la CRIIRAD en date du 26 février 2014 : http://www.criirad.org/actualites/dossier2014/vaujours/26-fev-2014.pdf

Ces agissements inacceptables portent un coup terrible à la crédibilité des services de l'État, ainsi qu'au fondement démocratique de notre nation. Ils laissent présager du pire. Nous demandons au Préfet de la Région Ile de France de reprendre en personne la direction de cette commission et fasse enfin respecter l'État de droits.

Le collectif "Sauvons la Dhuis" exige toujours la levée immédiate du secret défense sur les activités du Commissariat à l'Énergie Atomique sur le fort de Vaujours de 1955 à 1997 ainsi que l'abandon définitif et immédiat du projet d'exploitation du site par la société Placoplatre, filiale du Groupe Saint-Gobain.

Le collectif SAUVONS LA DHUIS - http://sauvons.dhuis.fr

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jeudi 19 juin 2014

FORT DE VAUJOURS : L’irresponsabilité totale des services de l’Etat

FORT DE VAUJOURS : L’irresponsabilité totale des services de l’Etat

Le 17 février 2014, des associations du collectif "Sauvons la Dhuis" ainsi qu’Ile de France Environnement ont adressé un courrier officiel au ministre de la défense. Pour des raisons de sécurité et de santé publique, il était demandé au ministre de transmettre les informations détaillées permettant la localisation précise de l’ensemble des ouvrages susceptibles d’être contaminés en profondeur d’un point de vue radiologique, chimique et pyrotechnique.

Manifestation du 17 Mai 2014

Manifestation du Collectif "Sauvons la Dhuis" en date du 17 Mai 2014

Ce courrier avait donc pour objectif d'obtenir des informations précises sur la localisation et la nature des pollutions liées aux expériences qui ont été réalisées sur le Fort de Vaujours pour développer les détonateurs des bombes atomiques françaises de 1955 à 1997.

En effet, ces expérimentations réalisées par la Direction des Applications Militaires (DAM) du Commissariat à l'Énergie Atomique (CEA) pour le compte de l'armée française sont toujours frappées du secret défense.

Depuis la fermeture du Centre d'Étude de Vaujours, le CEA n'a cessé de fournir des informations fragmentaires, contradictoires ou volontairement erronées mises à mal par toute une série de documents officiels et officieux, des vidéos et des entretiens d'époque, des rapports d'expertises indépendants dont notamment ceux de la CRIIRAD, ainsi que de nombreux témoignages d'anciens travailleurs du site.

Ces sources multiples, convergentes et souvent irréfutables ont permis de révéler :

Nous voulions que le ministère de la défense s'engage enfin à révéler au public toute l’étendue des expérimentations réalisées sur le Fort de Vaujours.

Fort2Vaujours_25022014_FrontonFort_Web.jpg

Les mesures de radioactivité du 25/02/2014 qui ont démontré officiellement que le Fort de Vaujours est toujours contaminé à l'Uranium.

Près de 4 mois après notre courrier, la réponse du ministère de la défense donne un quitus total aux activités du CEA en oubliant ou ignorant consciemment tout ce qui s’est passé sur le Fort de Vaujours de 1955 à 1997, en prétextant que cela n’est pas de sa responsabilité.

Le CEA est un Etablissement Public à caractère Industriel et Commercial (EPIC); à ce titre il dispose d’une autonomie financière et administrative, mais l’Etat ne peut se soustraire à sa responsabilité quant aux risques et nuisances liées aux activités de cet organisme public de recherche scientifique sur le Fort de Vaujours.

Le ministère de la défense assure dans ce courrier que le CEA a toujours fait preuve de la plus grande transparence. Il déclare notamment que de nombreuses informations sont consultables sur internet et ose citer en exemple le site internet de Placoplâtre dédié à la communication autour de leur projet d’exploitation des sous-sols du fort !!!

Donner en exemple, un site internet de la société Placoplâtre pour l’obtention d’informations objectives sur le sujet, ne trompe plus sur les ramifications de cette société privée jusqu'au sommet de l'État français au point d’influencer les positions officielles du ministère de la défense.

Pour finir, le ministère botte en touche et nous demande de nous rapprocher des préfectures et de continuer de participer aux commissions stériles organisées sur le sujet depuis 2011, tandis que le 25 février dernier, il a été démontré que le site était toujours contaminé à l'uranium et que Placoplâtre a entamé depuis, sans état d'âme, la destruction du fort avec un protocole, rejeté par l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN), qui n'apporte pas de garanties suffisantes pour la santé des travailleurs et des populations riveraines.

Cette réponse écrite est indigne d'un ministère de l'État Français et d'un pays "démocratique" tel que la France, elle démontre un abandon total des services de l'État pour la préservation de la santé des travailleurs et des populations des villes riveraines (Courtry, Coubron, Vaujours et Villeparisis) au profit des intérêts économiques d’une société privée.

>> Lien vers le courrier du ministère de la Défense - page 1

>> Lien vers le courrier du ministère de la Défense - page 2

Une Commission de Suivi de Site (CSS) autour du Fort de Vaujours a été créée par les préfectures de Seine-et-Marne et de Seine-Saint-Denis. Une première réunion aura lieu, le 02 Juillet 2014 à Melun. Il convient de préciser que la ville de Melun est située à plus de 60 kms du Fort de Vaujours et nombreux sont ceux qui déjà en vacances ne pourront y participer !!!

Le collectif "Sauvons la Dhuis" ainsi que la Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité (CRIIRAD) en ont été exclus tandis que la société Placoplâtre pourra se faire assister d'experts du CEA et l'Autorité de Sûreté Nucléaire de techniciens de l'IRSN !!!

Cette commission a été voulue par le ministère de l'environnement et les préfectures ont choisi délibérément de ne pas inviter les acteurs majeurs de ce dossier qui "dérangent".

Cette nouvelle manœuvre des services de l'État Français pour enterrer ce dossier au profit des intérêts d'une société privée est tout simplement inqualifiable, il n'y a pas d'autres mots.

>> Lien vers le document de constitution de la Commission de Suivi de Site du Fort de Vaujours - AI_CSS_Fort_de_Vaujours_18_juin_2014.pdf

Le collectif "Sauvons la Dhuis" exige donc toujours la levée immédiate du secret défense sur les activités du CEA sur le fort de Vaujours de 1955 à 1997, l'arrêt immédiat des démolitions en cours et l'abandon définitif du projet d'exploitation du site par la société Placoplâtre, filiale du Groupe Saint-Gobain.

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vendredi 30 mai 2014

Fort de Vaujours : La responsabilité de l’Etat en question !

Fort de Vaujours : La responsabilité de l’Etat en question !

Pour commencer, nous voudrions remercier les plus de 400 personnes qui ont répondu à l'appel de notre dernière manifestation, en date du 17 mai dernier, pour exiger l'arrêt des démolitions et l'abandon définitif du projet de Placoplatre sur le Fort de Vaujours.

Manifestation du 17 Mai 2014

Depuis notre dernier communiqué, quelques rebondissements se sont produits.

Le 12 mai dernier, l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) a considéré que le protocole de démolition mis en œuvre par Placoplatre pour détruire les 26 premiers bâtiments du Fort ne présentait pas de garanties suffisantes pour assurer la protection des travailleurs, du public et de l'environnement au regard des risques radiologiques. Cet avis a été rendu alors que la première tranche du chantier était déjà en passe d'être terminée. À ce jour, il subsiste encore plus de 150 constructions à démolir. 

Le directeur d'exploitation de Placoplatre, à la divulgation de cet avis, a osé déclarer, par voie de presse, qu'il n'avait pas "d'état d'âme" !!! Un tel cynisme devant le fait accompli est tout simplement intolérable.

L'avis de l'IRSN démontre d'une manière indiscutable que les travailleurs et les riverains ont été mis en danger et cela dès le début des opérations de destruction du Fort.

En avril dernier, nous avons mis la main sur des documents officiels prouvant que le Commissariat à l'Énergie Atomique a réalisé sur le Fort de Vaujours d'importantes expérimentations mettant en œuvre du béryllium.

Le béryllium fait partie des produits chimiques les plus dangereux. Ce métal utilisé dans le nucléaire est non radioactif mais il est extrêmement toxique pour l'homme. Toute manipulation du béryllium comporte un risque très grave pour la santé. 

L'inhalation de poussières et autres fumées véhiculant des particules de béryllium peut, même à très faible dose et après l'arrêt de l'exposition, provoquer des cancers, ainsi qu'une autre maladie mortelle : la bérylliose.

En plus de la présence désormais avérée de contaminations à l'uranium, nous avons toujours pointé la quasi-absence d'analyse des sols au niveau des risques liés au métaux lourds ainsi qu'aux pollutions chimiques et pyrochimiques.

En effet, des contaminations à l'uranium, trouvées à leurs risques et périls par nos membres en 2011, ont été officialisées devant huissier de justice le 25 février dernier. Ces contaminations ont été niées pendant plus de 3 ans par Placoplatre. Par la force des choses, le 15 avril dernier, l'IRSN et l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) ont été contraints d'admettre officiellement que le Fort de Vaujours était toujours contaminé.

Fort2Vaujours_25022014_FrontonFort_Web.jpg

Les mesures de radioactivité du 25/02/2014 qui ont démontré officiellement que le Fort de Vaujours est toujours contaminé à l'Uranium.

Si l'irresponsabilité et l'incompétence manifeste de Placoplatre continuent, que se passera-t-il, sur ce site contaminé, quand il faudra achever la destruction des infrastructures du Fort, déplacer des millions de m3 de terres puis éclater la pierre à plâtre du massif de l'Aulnoye à coups d'explosifs ?

Quand le ministère de l'Environnement et les services de l'État vont-ils enfin prendre leurs responsabilités ?

Quand le ministère de la défense va-t-il enfin lever le voile sur les secrets qui pèsent sur ce lieu de conception des détonateurs des bombes atomiques françaises ?

Quand les préfectures vont-elles enfin prendre la pleine mesure des risques en cours et à venir que le projet de Placoplatre fait peser sur les travailleurs et les populations riveraines ?

Quand les élus des villes concernées vont-ils faire ce qui est nécessaire et indispensable pour faire stopper les démolitions en cours et mettre un terme à ce projet délirant aux portes de Paris ?

Nous sommes désormais toutes et tous au pied du mur.

Le collectif "Sauvons la Dhuis" re-demande avec plus de force que jamais que les destructions cessent sur-le-champ et que le projet d'exploitation de Placoplatre soit définitivement jeté aux oubliettes.

Le collectif SAUVONS LA DHUIS - http://sauvons.dhuis.fr

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lundi 19 mai 2014

Fort de Vaujours : 500 manifestants contre la carrière au fort de Vaujours

Article du Parisien en date du 19 Mai 2014 :

500 manifestants contre la carrière au fort de Vaujours

A l'appel de l'association Sauvons la Dhuis et d'EELV 93, 500 manifestants ont réclamé l'arrêt des démolitions engagées par Placoplâtre.

« Casse-toi, placo ! », pouvait-on lire samedi sur les pancartes des manifestants massés devant l'usine Placoplatre. Près de 500 personnes s'étaient donné rendez-vous pour demander l'arrêt du chantier de démolition engagé par le géant du plâtre au fort de Vaujours. Ancien centre d'expérimentation du Commissariat à l'énergie atomique (CEA), le site, qui a fermé en 1997 après quarante ans d'essais de détonique à l'uranium, montre une radioactivité anormale dénoncée depuis 2001 par les associations locales et la Criirad (Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité).

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Propriétaire de 40 ha de ce site classifié pollué par le ministère de l'Environnement et frappé d'une servitude d'utilité publique par la préfecture depuis 2005, Placoplatre a déjà démoli quelque 26 bâtiments. Lundi dernier, l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire a publié sur son site une note d'information dans laquelle le protocole de démolition établi par Placo est jugé « insuffisant ».

« Nous nous battons depuis des années pour que la pollution du site à l'uranium, mais aussi à d'autres substances hautement toxiques, soit reconnue par le CEA, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et Placo, a rappelé au micro Christophe Nédelec, de l'association Sauvons la Dhuis. En 2011, nous avons effectué nous-mêmes des mesures et, en deux heures et de nuit, nous avons trouvé des points chauds radioactifs à plus de trente fois la norme ! Ce qu'a fini par confirmer l'ASN le 25 février dernier, après que tous les acteurs nous ont traités d'affabulateurs ! Aujourd'hui nous demandons l'arrêt du chantier de démolition engagé en catimini par Placo, qui n'a même pas attendu l'avis de l'ASN sur son protocole ! »

En première ligne de la manifestation, la sénatrice (EELV) de Seine-Saint-Denis, Aline Archimbaud, a rappelé son engagement à organiser une réunion de travail avec la ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, avant l'été. Mais elle a surtout demandé un moratoire et « l'arrêt de la démolition avant que des études indépendantes soient réalisées sur l'ensemble du site ».

Le candidat aux européennes et ex-secrétaire national EELV, Pascal Durand, s'est, de son côté, engagé à aider à « faire stopper la démolition devant les tribunaux ». « La logique de Placo est celle du fait accompli, alors que l'on sait maintenant officiellement que le site est pollué, c'est indécent ! ».

Présent hier, le maire (DVD) de Courtry, Xavier Vanderbise, également vice-président de Marne et Chantereine, propriétaire d'une partie du fort, a assuré « qu'aucuns travaux ne seraient engagés par la communauté de communes avant que des études soient faites ! » « Je me suis rendu sur le chantier et les conditions de travail ne m'ont pas satisfait. Je vais demander au plus vite un rapport de l'inspection ! », a déclaré l'élu après avoir appelé à une éventuelle nouvelle mobilisation. « Il faudra se rendre à la préfecture et chez Placo en semaine pour faire barrage ! »

A ses côtés, dans le cortège, Grégory Jurado, conseiller municipal d'opposition Front de gauche, a demandé au maire de Courtry « de faire stopper la démolition par tous les moyens, notamment en utilisant son pouvoir de police ». Une solution qui était sur toutes les lèvres dans les rangs des manifestants.

Des « espions » dans les rangs

Si le ton de la manifestation était plutôt calme samedi, un épisode a montré que les manifestants pouvaient aussi montrer les dents. Eric Flamant, chargé de mission pour Placo, faisait partie du cortège. En « civil », c'est-à-dire sans le costume qu'il porte habituellement, celui qui est présenté comme un consultant par BPB Placo s'est fait huer par les manifestants qui l'ont accusé d'être « un espion infiltré », avant d'être obligé de quitter la manifestation. Certains ont même affirmé l'avoir vu « renseigner la police en donnant les noms des meneurs de la manifestation ». « Il a osé dire que les travaux de démolition n'entraîneraient pas l'exploitation de la carrière ! », a déclaré Didier Delperoux, d'EELV 93.

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Sur Internet circule une vidéo qui montre Eric Flamant lors d'une réunion d'information chez un membre de l'opposition à Vaujours (Seine-Saint-Denis), José Da Silva. Il y déclarait alors en 2012 : « S'il y a un risque, ce sont nos ouvriers qui le prendront ! » Une sortie qui n'avait, à l'époque, pas échappé aux militants. D'autres intrus ont été aperçus durant la manifestation, écoutant les conversations et les entretiens privés des journalistes.

A l'issue du mouvement, Placoplatre a diffusé un communiqué assurant que « le projet d'exploitation est à un stade d'études jusqu'à fin 2015, qu'il sera soumis à autorisation préfectorale sur tous ses aspects : techniques, environnementaux et sanitaires ». Le géant du plâtre s'est également réjoui de l'éventualité d'une prochaine concertation constructive avec Ségolène Royal.

Marion Kremp | 19 mai 2014, 07h00

mercredi 7 mai 2014

Fort de Vaujours : Le Béryllium

Fort de Vaujours : Le Béryllium !!!

Il a été beaucoup question de l'uranium mais il existe un autre risque pour la santé des riverains et des travailleurs : le Béryllium.

Depuis des années, nous étions à la recherche de preuves de l'usage du Béryllium dans l'enceinte du Fort de Vaujours. Bruno Barrillot, directeur de recherche à l'Observatoire des armes nucléaires françaises, avait déjà affirmé en 2000 que le Commissariat à l'Energie Atomique (CEA) avait testé, sur le Fort, du Béryllium en tant que composant des têtes nucléaires françaises sur (1).

Nous venons de trouver un document technique qui présente des explosions de plaques de 2,5cm d'épaisseur de Béryllium réalisées par des ingénieurs du Centre d'Études de Vaujours (2). Nous avons également mis la main sur un document officiel du CEA qui présente la liste des sites où des expérimentations avec ce métal ont été réalisées et qui spécifie son usage par le Département des Applications Militaires (DAM) sur le Fort de Vaujours (3).

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Schéma d'un tir au Béryllium réalisé au Fort de Vaujours (Source CEA)

Qu'est ce que le Béryllium ?

Le Béryllium (Be) et de ses composés sont considérés comme faisant partie des produits chimiques les plus dangereux que l'on connaisse. Ce métal non radioactif utilisé par l’industrie nucléaire est extrêmement toxique pour l'homme. Toute manipulation du Béryllium comporte un risque d'accident très grave (1).

L'inhalation de poussières et autres fumées véhiculant des particules de ce métal peut, même à très faible dose et après l'arrêt de l'exposition, provoquer des pneumonies chimiques aiguës, suraiguës, voire chroniques (4). Les pneumonies chroniques peuvent aboutir à des cancers des poumons. Cette maladie porte un nom : la Bérylliose pulmonaire.

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Scanner des poumons d'une personne atteinte de la Bérylliose (Source : Collection personnelle de Kenneth D. Rosenman, Michigan State University)

Le Béryllium est classé cancérogène de groupe 1 par le CIRC depuis 1993.

De 1955 à 1997, quelles quantités de Béryllium ont été utilisées par le CEA dans l'enceinte du Fort ?

Dans quelles conditions ont été réalisées ces expériences, à l'air libre et/ou en casemates de tirs ?

Quelles quantités de ce métal peuvent subsister dans les sols et les sous-sols du site via les puits de lavage de salles de tirs ou de potentiels tirs à l'air libre ?

Quelles quantités de poussières de Béryllium ont pu être évacuées dans l'atmosphère par les systèmes de ventilation des salles de tirs ?

Nous avons également trouvé, grâce à nos confrères de Pontfaverger-Moronvilliers, un document de la CFDT en date du 14 Janvier 1980, intitulé "NON AU BERYLLIUM A L'AIR LIBRE" où les représentants du personnel de l'époque s'opposent fermement à la réalisation de tir à l'air libre utilisant du Béryllium par le Centre d’études de Vaujours-Moronvilliers.

Sources en ligne :

lundi 28 avril 2014

Fort de Vaujours : Appel à Manifester Samedi 17 Mai à Vaujours.

Fort de Vaujours : Appel à Manifester Samedi 17 Mai à Vaujours.

Devant le jusqu'au-boutisme de Placoplâtre, le collectif Sauvons la Dhuis vous invite à manifester Samedi 17 Mai 2014 à 15h00, devant la plâtrière de Vaujours.

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Manifestation pour la Vérité sur le Fort de Vaujours du 08/02/2014

Aux portes de Paris, Placoplâtre souhaite mettre en œuvre une carrière de plâtre à ciel ouvert sur les terres de l'ancien Fort de Vaujours. Ce site, lieu d’expérimentation des détonateurs des armes nucléaires françaises de 1951 à 1997, est contaminé à Uranium, très probablement au Béryllium ainsi qu'en d'autres substances et matières particulièrement dangereuses dont des munitions non explosées de la seconde guerre mondiale.

Après des années à nier l'évidence, les services de l'état au travers l'Autorité du Sûreté Nucléaire (ASN) ont enfin reconnu le 15 Avril 2014 que le site était toujours contaminé à l'uranium. Malgré la reconnaissance officielle des contaminations radioactives du site, Placoplâtre a commencé sans tarder la destruction des bâtiments du Fort.

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Les mesures de radioactivité du 25/02/2014 qui ont démontré officiellement que le Fort de Vaujours est toujours contaminé à l'Uranium.

Sans protocole validé par les services de l'état, les destructions, commencées en toute discrétion depuis des semaines, sont réalisées par des travailleurs de la société sous-traitante "Brunel Démolition", entité du groupe Colas.

Ces travailleurs n'ont pas d'autres consignes que de porter de simples masques anti-poussières et d'asperger d'eau les débris comme s'ils détruisaient de simples constructions ordinaires. Ceci n'est vraiment pas un "protocole" de sécurité adapté pour un site présentant une telle dangerosité.

Ces démolitions sont réalisées sans tenir compte de l’uranium, du béryllium, de l’arsenic et de toutes les substances chimiques dangereuses connues et inconnues utilisées par le Commissariat à l'Energie Atomique (CEA) pour développer les détonateurs des bombes atomiques françaises, dont les expérimentations finales ont contaminé durablement l'environnement immédiat des populations du Sahara, de la Polynésie Française et d'ailleurs.

Nous vous invitons à nous rejoindre pour exiger l'abandon du projet insensé.

Le rendez-vous est fixé au 290 Rue de Meaux 93410 Vaujours, à l'entrée de l'usine, Samedi 17 Mai 2014 à 15h00.

Nous comptons sur vous très nombreux pour que la destruction du Fort de Vaujours cesse sur-le-champ et que ce projet surréaliste soit définitivement abandonné et cela dans les délais les plus brefs.

C'est la santé des travailleurs et des populations qui est en jeu par l'éclatement planifié de cette colline qui surplombe les villes de Vaujours, Courtry, Coubron et Villeparisis.

Nos vies valent elles moins que du plâtre ?

Afin de montrer votre indignation, nous vous invitons à porter ce jour là un masque de protection contre les poussières.

Cette manifestation est avant tout une marche citoyenne et apolitique. Ainsi, nous demandons aux élus et membres de partis politiques souhaitant participer à cet événement de ne porter aucun signe distinctif et de n'envoyer aucun message à caractère politique.

Le collectif SAUVONS LA DHUIS - http://sauvons.dhuis.fr

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mardi 15 avril 2014

Fort de Vaujours : l'Autorité de Sûreté Nucléaire confirme la radioactivité

Fort de Vaujours : l'Autorité de Sûreté Nucléaire confirme la radioactivité du site

Suite à la confirmation des zones radioactives trouvées en 2011 par les associations, l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) vient de confirmer officiellement la radioactivité du Fort de Vaujours et demande à Placoplâtre de prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir la protection des travailleurs et des populations riveraines.

Communiqué de l'ASN : http://www.asn.fr/Informer/Actualites/Fort-de-Vaujours-77-93

Pour rappel, le 25 Février dernier, des contaminations radioactives de 10 à 70 fois supérieures à la normale, trouvées par les militants associatifs en mai 2011, ont été confirmées par la Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité (CRIIRAD) et l'Association de Contrôle de la Radioactivité dans l'Ouest (ACRO) en présence de l'ASN, de l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) et d'un huissier de justice.

Fort2Vaujours_25022014_FrontonFort_Web.jpg

Les mesures de radioactivité du 25 Février 2014

Lors de ces mesures, un fragment d’uranium s’est détaché des murs d’une des anciennes casemates laboratoire. Selon le rapport de la CRIIRAD : « la concentration en uranium dans le fragment analysé est susceptible d’atteindre 12,5 millions de Becquerels par kilogramme soit une valeur plus de 300 000 fois supérieure à la concentration moyenne de l’uranium dans l’écorce terrestre ».

L'uranium est un toxique chimique radioactif qui présente une très forte dangerosité par inhalation et par ingestion. Une exposition par contamination interne peut donc avoir de graves effets sur la santé sous la forme de cancers et de leucémies.

Pour rappel, le Fort de Vaujours, situé à seulement 15 kilomètres de Paris, a été utilisé, de 1955 à 1997, par le Commissariat à l'Énergie Atomique (CEA) pour développer les détonateurs des bombes atomiques françaises.

Selon les archives du CEA, un nombre important d'expériences consistait à faire imploser, à l'air libre et en salles, des sphères creuses d'uranium. Il pouvait y avoir jusqu'à une cinquantaine d'implosions par jour lors des grosses campagnes de tirs.

En 1967, 20 salles de tirs étaient opérationnelles. Seulement 5 d'entre elles ont été à ce jour identifiées sur le site. L'emplacement des 15 autres est à ce jour inconnu. Selon le CEA, jusqu'à 10kg d'uranium pouvaient être utilisés par tir dont des milliers ont été réalisés à l'air libre. A la lecture des archives en notre possession, nous trouvons également trace de l'utilisation d'une autre matière radioactive : le Carbone 14.

À ce jour, aucune donnée ou étude fiable ne permet de savoir la quantité réelle d'uranium ayant contaminé les terres du site ou les puits profonds de dizaines de mètres dans lesquels les eaux de lavage des salles de tirs étaient évacuées.

Depuis 2011, tous les organismes de contrôle mandatés par Placoplâtre (CEA, IRSN et BURGEAP-NUDEC) ont déclaré ou délivré des rapports affirmant que les zones trouvées par les associations n'étaient pas contaminées.

Ces zones radioactives ont pourtant été découvertes par les associations, en mai 2011, après seulement 2 heures passées sur site, au moyen d'un simple compteur geiger du commerce.

Fort de permis de démolir ayant été délivrés par les mairies de Courtry et de Vaujours, Placoplâtre, depuis le mois de novembre 2013, a commencé la démolition des centaines de bâtiments du Fort de Vaujours.

Ces destructions sont réalisées :

  • Sans aucun état complet des contaminations radioactives du site, avec des partenaires et des prestataires incapables de les détecter depuis plus de 3 ans, même quand on leur indique précisément où elles se trouvent;
  • Sans aucune analyse exhaustive des risques liés aux pollutions chimiques, aux métaux lourds et à la présence de munitions non explosées;
  • Sans connaître la nature réelle des expérimentations nucléaires réalisées par le Commissariat à l'Énergie Atomique pendant plus de quarante ans.
  • Et surtout sans aucune mesure de protection prise pour la santé des travailleurs et des populations riveraines.

Le Collectif "Sauvons la Dhuis" demande donc que cessent immédiatement ces destructions et l'abandon définitif du projet d'exploitation des sous-sols à ciel ouvert de Placoplâtre.

L’incompétence totale de l'ensemble des partenaires de Placoplatre à détecter les contaminations radioactives du Fort de Vaujours depuis plus de 4 ans et le démarrage irresponsable et inconscient de la démolition des bâtiments du site sont désormais les preuves irréfutables du caractère aventureux et particulièrement dangereux de ce projet situé à seulement quelques kilomètres de Paris et à proximité quasi-immédiate des habitations.

Le collectif SAUVONS LA DHUIS - http://sauvons.dhuis.fr

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jeudi 20 mars 2014

Le Fort de Vaujours : la destruction des bâtiments a commencé

Le Fort de Vaujours : la destruction des bâtiments a commencé.

Nous venons d'apprendre que Placoplâtre, depuis le 07 Novembre 2013, a démarré, à l'abri des regards, la destruction des bâtiments du Fort de Vaujours.

Fort2Vaujours_20032014_Permis_Demolition.jpg

Le permis de démolir accordé par la Mairie de Courtry

Pour rappel, le 25 Février dernier, une contamination radioactive 70 fois supérieures à la normale, trouvée par les militants associatifs en 2011 dans un ancien bâtiment, a été confirmée par la Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité (CRIIRAD) en présence de l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) et d'un huissier de justice (http://sauvons.dhuis.fr/post/2014/02/27/URGENT-Fort-de-Vaujours-%3A-Confirmation-officielle-de-la-contamination-radioactive).

Depuis 2011, tous les organismes de contrôles mandatés par Placoplâtre (CEA, IRSN et BURGEAP-NUDEC) ont été dans l'incapacité de détecter cette zone pourtant parfaitement identifiée et très facilement détectable.

Voir le communiqué de la CRIIRAD en date du 26 Février sur cette campagne de mesures : http://www.criirad.org/actualites/dossier2014/vaujours/26-fev-2014.pdf

Fort de permis de démolir délivrés par les mairies de Courtry et Vaujours, Placoplâtre a déclaré aux mairies, le 07 Novembre 2013, l'ouverture du chantier de démolition du Fort de Vaujours. Ce chantier est un préalable indispensable à la réalisation de son projet d'exploitation des sous-sols du site.

Fort2Vaujours_DeclarationChantier_Courtry.jpg

La déclaration du démarrage du Chantier de Démolition.

La destruction des 79 bâtiments du Fort Central, des 156 édifices construits autour de ce dernier ainsi que toutes les infrastructures et tunnels de liaison de l'ancienne fortification militaire, a donc commencé. Les permis de démolir permettent également l'abattage de plus d'un millier d'arbres.

Les permis n'ayant été contestés par personne ou par aucun organisme, tout recours administratif est désormais impossible.

Fort2Vaujours_25022014_FrontonFort_Web.jpg

25/02/2014 : Entrée des techniciens dans le fort Central de Vaujours

La destruction des bâtiments et des infrastructures du Fort de Vaujours est donc réalisée :

  • Sans aucun état complet des contaminations radioactives du site, avec des partenaires et des prestataires incapables de les détecter depuis plus de 3 ans, même quand on leur indique précisément où elles se trouvent;
  • Sans aucune analyse exhaustive des risques liés aux pollutions chimiques, aux métaux lourds et à la présence de munitions non explosées;
  • Sans connaître la nature réelle des expérimentations nucléaires réalisées par le Commissariat à l'Énergie Atomique pendant plus de quarante ans;
  • Sans en avoir préalablement informé la Commission Locale de Concertation et de Suivi;
  • Sans attendre les résultats de l'enquête publique indispensable à toute exploitation des sous-sols du site;
  • Et surtout sans aucune étude d'impact sur la santé des travailleurs et des populations riveraines.

Le Collectif "Sauvons la Dhuis" demande donc que l’État prenne ses responsabilités et ordonne l'arrêt immédiat du chantier.

Nous demandons expressément l'abandon immédiat du projet d'exploitation de Placoplâtre : le démarrage irresponsable et inconscient de la démolition des bâtiments du site ainsi que l’incompétence totale de l'ensemble de ses partenaires à y détecter les contaminations radioactives sont désormais les preuves irréfutables du caractère aventureux et particulièrement dangereux de ce projet situé à seulement quelques kilomètres de Paris et à proximité quasi-immédiate des habitations.

Le collectif SAUVONS LA DHUIS - http://sauvons.dhuis.fr

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samedi 15 mars 2014

Fort de Vaujours : un reportage édifiant réalisé en 2001 pour Canal+

Fort de Vaujours : un reportage réalisé en 2001 pour le Vrai Journal de Karl Zéro

Un habitant de Coubron a exhumé une véritable pépite. Sur une vielle cassette VHS, il a retrouvé un reportage sur le Fort de Vaujours réalisé en 2001 pour le Vrai Journal animé par Karl Zéro. Il a envoyé la cassette à un laboratoire pour que celle-ci soit numérisée et il nous a contacté pour que puissions le diffuser.

Ce reportage est juste édifiant. Nous y voyons Lucien Baudouin ancien cadre du Commissariat à l'Energie Atomique raconter les tirs à l'uranium à l'air libre sur le poste RX3. Le dernier responsable du Centre d'Études Vaujours, Pierre Gicquel, explique aussi comment les poussières d'uranium au gré du vent se propageaient sur plusieurs centaines de mètres autour du Fort.

En mai 2002, dans des procès verbaux, le CEA a estimé officiellement avoir réalisé 2000 tirs à l'uranium sur le Fort de Vaujours dont 800 en casemates et 1200 à l'air libre avec une quantité maximale expérimentée estimée à 10 kg d'uranium par tir. Pendant la période d'activité, le CEA a estimé avoir utilisé un total de 1200 kg d'uranium. Les tirs à l'uranium, selon le CEA, auraient cessé en 1992. Il a également déclaré que 150 kg d'uranium auraient été dispersés et seraient donc toujours présents dans les sols et les sous-sols du site (Centre d'études de Vaujours : Rapport du Groupe Santé, Juillet 2002).

Dans ce reportage, nous découvrons, Monsieur Antigua en 2001 qui arrive à l'improviste sur le tournage du documentaire. Ce dernier a témoigné récemment dans la presse pour raconter les conditions de travail des sous-traitants du centre. Quand on sait que le 6 février dernier, suite à son témoignage, le CEA devant les élus du secteur a osé affirmer que M. Antiga a été abusé par les responsables des associations d’opposition qui l’ont amené à contrefaire la vérité.

Et bien, le collectif n'existait pas en 2001 et la majorité de ses associations non plus. Nous avons fait sa rencontre, pour la première fois, sur le tournage du reportage de France3 en janvier 2014 !!!

Témoignage de Mr Antigua dans l'édition du Parisien : Les révélations de 2 personnes ayant travaillées au Centre d'Études du Fort de Vaujours.

Voici donc ce reportage, qui a aussi surpris ceux qui connaissent bien le dossier (http://youtu.be/DQZnO4Lh5bE) :

jeudi 13 mars 2014

Fort de Vaujours : Reportage d'Actu-Environnement réalisé par Marie Jo Sader

Contamination radioactive aux portes de Paris : mythe ou réalité ?

Actu-Environnement.jpg

Lien vers le reportage vidéo sur le site d'Actu-Environnement : http://www.actu-environnement.com/ae/news/polemique-contamination-radioactive-fort-vaujours-21039.php4

Le Reportage Vidéo :

L'article associé au reportage Vidéo :

La polémique enfle sur la friche industrielle du Fort de Vaujours, anciennement exploitée par le CEA pour des recherches sur les armes nucléaires. Le taux élevé de décès chez les riverains du fait de tumeurs inquiète, tandis qu'un projet d'exploitation du gypse du sous-sol se profile.

Dix-sept ans que l'ancien centre atomique de Vaujours (départements 77 et 93) n'est plus qu'une friche industrielle et pourtant son passé militaire n'a pas fini de resurgir. En cause notamment : des pollutions radioactives générées par quarante années d'activités du CEA. Quarante années durant lesquelles le Commissariat à l'Energie Atomique va tester sur cette zone des sphères atomiques factices à l'uranium appauvri utiles au développement d'armes nucléaires.

Quels risques pour les riverains ?

Situé entre la Seine-et-Marne (77) et la Seine-Saint-Denis (93), ce site est-il aujourd'hui contaminé ? Et présente-t-il un risque sanitaire pour les riverains ? Une étude sur le taux de décès par tumeur dans la commune avoisinante de Courtry (77) interpelle : 55% pour les hommes, 49 % pour les femmes. Des pathologies thyroïdiennes seraient en constante augmentation selon Ludovic Toro, médecin sur la ville voisine de Coubron. Dès lors, le collectif "Sauvons la Dhuis" organise la mobilisation. En début d'année, une pétition circule. Elle sera suivie d'une manifestation rassemblant riverains, associations et élus au nom de la vérité sur l'état du site de Vaujours.

Mais l'Agence régionale de santé (ARS) d'Ile-de-France relativise ces chiffres qui, selon elle, ont été sortis de leur contexte. L'ARS fera également remarquer qu'il n'existe pas de lien entre le contact avec l'uranium appauvri et les pathologies de la thyroïde. Mais le site a-t-il été correctement dépollué ?

Débat autour de la contamination radioactive

Depuis que le CEA l'a quitté en 97, la procédure de dépollution ne va cesser d'être remise en question par des allées et venues d'experts sur le terrain. Notamment la Criirad, seul laboratoire indépendant, qui depuis sa première expertise en 2001, ne va cesser de clamer que le fort de Vaujours est toujours pollué.

Mais si ce site fait autant parler de lui aujourd'hui c'est en raison du projet de la société Placoplatre de creuser sous le fort une carrière à ciel ouvert. En effet l'ex-centre du CEA est situé sur un important gisement de gypse. En 2010, "Placo" a acquis 45 hectares du site pour étendre son exploitation alors que son usine à Vaujours est déjà le premier complexe plâtrier mondial.

Ce chantier est-il risqué ? Des poussières radioactives pourraient-elles être remises en suspension et ingérées ou inhalées ?

Le 25 février dernier, une nouvelle expertise est menée sur le fort en présence de trois organismes différents dont la Criirad et l'IRSN, organisme mandaté par l'Etat pour encadrer Placoplatre dans ses travaux. Sur place les experts se sont montrés en désaccords. La Criirad va mesurer sur un point une radioactivité 70 fois supérieure au bruit naturel tandis que l'IRSN refuse de confirmer ces résultats.

De son côté, Placoplatre assure vouloir respecter les servitudes dont le site fait l'objet depuis 2005 et qui préconisent des mesures précises si des pollutions étaient détectées sur le terrain. Mais comment faire confiance à ce projet lorsque l'organisme chargé de surveiller Placoplatre ne constate pas de pollutions significatives sur le site contrairement aux affirmations de la Criirad ?

Une chose est sûre, élus et associations restent divisés sur le destin du fort. Si certains brandissent le danger que peut représenter un tel chantier, d'autres estiment que le site, probablement encore pollué, ne peut plus être laissé à l'abandon et à la merci des ferrailleurs…

Marie Jo Sader

mercredi 26 février 2014

URGENT - Fort de Vaujours : Confirmation officielle de la contamination radioactive

URGENT - Fort de Vaujours : Confirmation officielle de la contamination radioactive

26/02/2014 : Nouveau communiqué du Collectif "Sauvons la Dhuis":

Mardi 25 février après-midi, à la demande des préfectures, le collectif "Sauvons la Dhuis" a été invité à participer à une campagne de mesures contradictoires de 3 points chauds dans l'enceinte du Fort de Vaujours. Deux de ces points avaient été identifiés par la Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité (CRIIRAD) dans le cadre d’une étude préliminaire conduite en 2001. Le Commissariat à l'Energie Atomique (CEA) s’était engagé à l’époque à les décontaminer.

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Entrée des techniciens dans le fort Central de Vaujours

L’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), a confié la réalisation de cette campagne de mesures à l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) et à l'Association pour le Contrôle de la Radioactivité dans l’Ouest (ACRO). La CRIIRAD a finalement été acceptée suite aux pressions des associations locales.

Depuis 2012, la CRIIRAD indique que les mesures réalisées par les associations en 2011 avec un compteur Geiger RADEX devaient être prises en considération et que l’absence de détection des points de contamination par les organismes mandatés par PLACOPLATRE (IRSN et BURGEAP) ainsi que par le CEA était probablement lié à un choix d’appareils inadaptés (voir la Vidéo CRIIRAD : http://www.criirad.org/vaujours/detection-uranium-appauvri-vaujours.html).

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Intenses discussions entre les techniciens sur le protocole de mesures dans la casemate TC1.

Lors de la réunion préalable aux prises de mesures du 25 février, la CRIIRAD a insisté pour que les mesures soient effectuées avec un contaminomètre alpha-bêta-gamma ce que ne prévoyait pas le protocole initial préparé par l’IRSN!!!

Le verdict a été sans appel : 2 zones de contamination ont été détectées au niveau des points PC4 et CEA1. Avec un bruit de fond naturel situé autour de 2 coups par seconde, les mesures de la CRIIRAD au moyen d'un contaminomètre sensible aux rayonnements alpha, bêta et gamma (Canberra MCB2) ont révélé une radioactivité à 37 coups par seconde à 20 cm en dessous du point PC4 et à 133 coups par seconde au contact du point CEA1.

Pendant les prises des mesures qui ont pris des heures, un micro fragment métallique s'est détaché du mur au point CEA1 avant de tomber au sol. La CRIIRAD a mesuré ce fragment, probablement d'uranium, à 140 coups par seconde (alpha-beta-gamma). Il a été ensuite prélevé par l'IRSN pour des analyses approfondies en laboratoire.

Lien vers la vidéo des prises de mesures et du fragment métallique radioactif qui s'est décroché du mur : http://youtu.be/a2kaDplvr8A

Rappelons que l'uranium est un produit très toxique à la fois sur le plan chimique et radiologique. Il est particulièrement dangereux par ingestion et plus encore par inhalation. Une exposition par contamination interne peut avoir sur le long terme des effets sur la santé sous forme de cancers et de leucémies.

Ainsi une contamination radioactive plus de 70 fois supérieure à la normale a bien été confirmée par la CRIIRAD en présence de l’ASN dans la casemate de tir TC1 du Fort de Vaujours.

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Le fragment de matière radioactive tombé au sol qui a été prélevé pour analyse en laboratoire

Le point CEA1 mesuré à une valeur 33 fois supérieure à la normale par les associations en mai 2011, avait été signalé à sa découverte par voie de presse, mais cette mesure a constamment été réfutée par les organismes de contrôles mandatés par Placoplâtre.

Ces contaminations radioactives ont donc été révélées en présence de la presse, de représentants des préfectures de Seine-saint-Denis et de Seine-et-Marne, d'élus locaux des villes de Vaujours, Courtry, Coubron, Villeparisis et Livry-Gargan. Des cadres de Placoplatre et des associations locales étaient également présents.

Par conséquent, comme la CRIIRAD l’avait rappelé en décembre 2012, (http://www.criirad.org/actualites/dossier2014/vaujours/remarques-CRIIRAD-CLCS-VAujours.pdf), le Fort de Vaujours est bel et bien toujours contaminé par des matières radioactives. La controverse est donc terminée.

Voir le communiqué de la CRIIRAD en date du 26 Février sur cette campagne de mesures : http://www.criirad.org/actualites/dossier2014/vaujours/26-fev-2014.pdf

Devant l’incapacité accablante de mettre en évidence un point clairement identifié depuis 2011, quelle valeur peut-on accorder à toutes les analyses réalisées sur le Fort pour le compte de Placoplâtre depuis 2010 par l'IRSN, le BURGEAP et le CEA ? Comment de tels organismes peuvent-ils avoir montré autant d'incompétences ?

Il est temps désormais que les préfectures, les élus locaux, les parlementaires et le gouvernement Français prennent enfin la pleine mesure des contaminations radioactives et autres pollutions du Fort de Vaujours.

Nous leur demandons expressément de mettre un terme définitif au projet d'exploitation en carrière à ciel ouvert sur ce site : L’incompétence totale de l'ensemble des partenaires de Placoplatre à détecter les contaminations radioactives du Fort de Vaujours depuis plus de 4 ans est désormais la preuve irréfutable du caractère aventureux et particulièrement dangereux de ce projet situé à seulement quelques kilomètres de Paris et à proximité quasi-immédiate des premières habitations.

Le collectif SAUVONS LA DHUIS - http://sauvons.dhuis.fr

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jeudi 20 février 2014

Fort de Vaujours : Réunion publique Mardi 25 Février à Sevran

Fort de Vaujours : Réunion publique Mardi 25 Février à Sevran

Mardi 25 février 2014 à partir de 14h30, le collectif "Sauvons la Dhuis" participe à une visite technique du Fort de Vaujours avec la Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité (CRIIRAD), l'Autorité de Sureté Nucléaire (ASN), Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) et l'Association pour le Contrôle Radioactivité dans l'Ouest (ACRO).

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Fronton du Fort de Vaujours

Dans la continuité de cette visite, le collectif "Sauvons la Dhuis" organise une réunion publique pour évoquer la problématique des contaminations radioactives et des pollutions du Fort de Vaujours.

Cette réunion aura lieu Mardi 25 Février 2014 à partir de 20h30. Elle se déroulera dans la salle Crétier, 5 rue Roger le Maner à Sevran (93270).

Cette réunion aura pour objectif de vous expliquer toutes les problématiques du devenir du Fort de Vaujours au regard de son histoire, de vous projeter des images d'archives des expérimentations du Commissariat à l'Energie Atomique sur ce site et mettre à votre disposition toute la documentation dont nous disposons. Vous aurez également toute liberté de vous exprimer et d'échanger avec nous.

Bruno Chareyron, en tant que directeur du laboratoire de la CRIIRAD, sera également présent. Il pourra présenter les travaux et les études réalisés en 2001/2002 sur le Fort de Vaujours ainsi que l'analyse de la CRIIRAD des problématiques associées aux projets à venir. Il pourra également répondre à toutes vos questions et remarques liées aux contaminations radiologiques du site.

Lien vers le communiqué de la CRIIRAD du 5 Février 2014

Finalement, nous voudrions remercier la ville de Sevran pour avoir été si réactif à nous fournir une salle dans des délais aussi brefs.

En comptant sur vous nombreux,

Le collectif SAUVONS LA DHUIS - http://sauvons.dhuis.fr

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mercredi 19 février 2014

LE PARISIEN - Municipales à Gagny : l’avenir des carrières de l’est fait débat

La carrière Saint-Pierre du Montguichet s'invite aux élections municipales de Gagny.

Gagny - Montguichet : Entrée des cavages de première masse

Entrée des cavages de première masse de la carrière Saint-Pierre

Avant de lire cet article du Parisien, merci de prendre connaissance de nos dernières parutions sur le sujet :

Municipales à Gagny : l’avenir des carrières de l’est fait débat

LE SUJET QUI FAIT DEBAT.

Dans le cadre de la campagne municipale, le Parisien 93 interroge tous les candidats sur le sujet qui fait débat dans chaque ville de Seine-Saint-Denis. A Gagny, ville de 39 636 habitants, l’avenir des anciennes carrières de gypse, notamment celles dites «carrières de l’est» ou carrières Saint-Pierre divise les candidats. Faut-il urbaniser, au moins en partie, ces 60 ha, aujourd’hui pollués par des déchets ? Faut-il valoriser ce poumon vert, qui fait partie de la zone naturelle du Montguichet ?

Propos recueillis par Marie-Pierre Bologna | Publié le 18.02.2014, 19h18 | Mise à jour : 19h57

MICHEL TEULET, maire sortant UMP

«Jusqu’à présent cette carrière appartient à des propriétaires privés. Il est donc un peu prématuré d’envisager un quelconque projet qui soit rapidement réalisable. La ville s’est positionnée de façon tout à fait claire en conseil municipal pour acquérir une parcelle de 6 ha sur ce terrain qui en compte 60 ha et se trouve en partie pollué par des éléments extérieurs. Je tiens à préciser que nous n’avons aucun projet de construction de mille à trois mille logements sur ce site contrairement à ce que clament haut et fort certains de nos détracteurs. Mais il n’y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. Le seul projet que la ville ait envisagé sur cette carrière, une fois que le terrain sera acquis, est la construction d’un gymnase de 1000 m 2. Cet équipement doit répondre au besoin des quelque six cents élèves scolarisés à Montguichet. Je précise que ce ne sont pas les seules carrières. Il y a plus de 110 hectares de carrières sur Gagny.»

AURÉLIEN BERTHOU, candidat EELV :

«La carrière Saint-Pierre, véritable poumon vert de l’Est parisien, est un haut lieu de la biodiversité régionale. Elle abrite une flore et une faune sauvages parmi lesquelles de nombreuses espèces protégées. Ce site naturel est l’un de nos atouts majeurs ! Alors que le maire sortant n’y voit qu’un vaste terrain à bétonner, une décharge à ciel ouvert, nous pensons à l’inverse que ce site doit être protégé. En concertation avec les associations et les habitants, nous voulons en faire une réserve de biodiversité, où les amoureux de la nature pourront s’y promener, où les maraîchers proposerons une agriculture biologique de proximité et de qualité… en bref, un site accessible à tous ! Nous le mettrons à disposition des enseignants qui pourront y proposer des ateliers de découverte de la nature dans le cadre des activités périscolaires. En partenariat avec le conseil régional, nous mettrons en valeur ce patrimoine naturel, paysager et agricole, et organiserons son ouverture au public, sans pour cela impacter trop fortement le budget de la ville, pour que l’ensemble des habitants ait la possibilité de se le réapproprier. Ce n’est qu’une question de volonté politique.»

CYRIL BOZONNET, candidat FN :

«Sauvons l’espace du Montguichet. Imaginons un espace vert au cœur de la Seine-Saint-Denis, un endroit où la faune et la flore sauvage cohabitent avec quelques arpents encore cultivés par les (très) rares agriculteurs du Nord-Est du département. Un endroit bucolique où les écologistes et frontistes seront d’accord pour empêcher le bétonnage du sud de ce site par la mairie UMP de Gagny. Ce site existe, il se nomme Montguichet. Rien de sérieux n’autorise l’actuelle équipe municipale de droite à lancer des bulldozers et des bétonnières sur les pentes du site pour salir ce petit bout de paradis, sous le fallacieux prétexte de fabriquer une modeste zone commerciale. Si l’actuelle municipalité veut faire une bonne action à l’égard de la relance économique du lieu, qu’elle se contente de faire renaître le centre-ville de Gagny, de créer au nord-ouest de la ville une zone industrielle de qualité, et surtout qu’elle oublie de ses projets le bétonnage du principal poumon vert gabinien.»

JEAN-FRANÇOIS THÉVENOT, candidat PRG :

«Gagny a de la chance de posséder trois anciennes carrières ! La carrière Saint-Pierre appartient à une zone classée en zone naturelle d’intérêt floristique et faunistique (Znieff). Elle est l’hôte d’espèces protégées au niveau européen, national et régional, classée en espace agricole, naturel et de loisirs dans le schéma directeur de la région Ile-de-France. Le maire sortant a proposé en catimini, au conseil municipal du 17 juin 2013, d’en acquérir 6 ha dans la perspectives d’urbaniser, de construire et de bétonner un peu plus. J’ai voté contre cette délibération proposée comme d’habitude sans aucune concertation. Particulièrement attaché à la préservation du patrimoine naturel, c’est une toute autre vision que nous avons pour l’avenir des carrières. C’est un projet à construire avec les associations environnementales, avec la population et tous les acteurs concernés, notamment les villes voisines à travers la mise en place d’assisses de l’environnement. Cette réflexion, l’équipe que j’ai l’honneur de conduire s’y attellera dès son début de mandat si nos concitoyens nous accordent leur confiance.»

LeParisien.fr

lundi 10 février 2014

Fort de Vaujours : Succès de la manifestation du 8 février 2014

Fort de Vaujours : Succès de la manifestation du 8 février 2014

10/02/2014 : Nouveau communiqué du Collectif "Sauvons la Dhuis":

Samedi 8 février 2014, malgré une météo particulièrement défavorable et des accès en transport en commun compliqués, vous avez été plus de 400 citoyens à participer, dans le calme, à notre manifestation, de Coubron à Courtry, afin d'exiger la vérité sur la radioactivité et les pollutions du Fort de Vaujours.

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Dans son communiqué, en date du 5 février, la Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité (CRIIRAD) a affirmé qu'il persistait « une contamination radiologique en particulier par de l’uranium appauvri utilisé par le CEA DAM » (ndlr : Commissariat à l'Énergie Atomique / Direction des Applications Militaires) « pour des tirs à l’air libre et en casemates » sur le Fort de Vaujours.

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Entrée du Fort Central de Vaujours

Cette association indépendante a également précisé qu'il lui était impossible d'évaluer les risques liés au projet de carrière de gypse à ciel ouvert de Placoplatre sans obtenir en préalable du CEA des « informations détaillées sur la localisation des fosses, canalisations enterrées et autres ouvrages susceptibles d’être contaminés en profondeur sur le plan radiologique, chimique et pyrotechnique ».

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Tir à l'uranium à l'air libre (Source CEA)

Le 06 février, nous pensions qu'après une question au gouvernement demandant la vérité sur le Fort de Vaujours posée par une sénatrice de Seine-Saint-Denis, l'État Français aurait enfin pris ses responsabilités appréciant toute la mesure de la situation afin d'empêcher qu'une carrière à ciel ouvert ne soit ouverte à une quinzaine de kilomètres de Paris sur un site contaminé à l'uranium, comme l'affirme la CRIIRAD.

C'était sans compter sur l'influence de Placoplâtre, filiale du groupe Saint-Gobain !!!

Jeudi 06 février, au matin, des élus triés sur le volet dont beaucoup de la majorité présidentielle, ont été invités à l'usine de Placoplatre pour être reçus par les dirigeants de cette société, des représentants du CEA ainsi que par les préfets du secteur. Un très important service d'ordre composé de forces de police et de vigiles missionnés par Placoplatre a été mis en œuvre afin que cette réunion puisse se faire à l'abri des regards et des oreilles indiscrets.

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Tir froid en caméra haute vitesse (Source CEA)

A l'issue de cette réunion à huis clos, l'affaire était entendue : tous les moyens devront être mis en œuvre afin de mettre un terme le plus vite possible à la dynamique de vérité sur le Fort de Vaujours du Collectif "Sauvons la Dhuis".

Cela commence le jour même, à 15h10, quand le ministre de l'écologie, Monsieur Philippe Martin, en réponse aux questions de la Sénatrice, se met à lire une réponse ressemblant à s'y méprendre au discours d'un chargé de communication de Placoplatre !!!

Le lendemain, tandis que cela est prouvé au travers de publications officielles, de déclarations versées lors de l'enquête publique d'abandon du fort et des témoignages concordants de personnes ayant travaillé sur le site, Placoplatre lors d’une conférence de presse a affirmé qu'aucun tir à l'uranium à l'air libre n'a été réalisé de 1951 à 1997 par le CEA !!!

Voir l'article du Parisien « J'ai réalisé des tirs d'uranium à Vaujours », Publié le 12.06.2000 : http://www.leparisien.fr/faits-divers/j-ai-realise-des-tirs-d-uranium-a-vaujours-12-06-2000-2001433961.php

Extraits du livre du CEA, si Vaujours m'était conté :

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Placoplatre et le CEA s'opposent aussi à l'expertise reconnue de la CRIIRAD et réaffirment à l'unisson que le site a été complètement décontaminé tandis que le CEA lui même affirmait en 2000 que des « zones tellement contaminées avaient été noyées dans le béton compte tenu de l'impossibilité de les décontaminer ». A l'époque, le CEA avait aussi admis qu'une « quantité d'uranium avait gagné la masse de gypse sous-jacente, via les réseaux d'eau pluviale et les puits d'infiltration » (Source : 2ème bureau des installations classées en préfecture).

Concernant le point de radioactivité « CEA 1 » sur lequel Placoplatre base toute sa stratégie de communication, Hélios Buissart, ancien vice-président de l'association l'effort de Vaujours, affirme avoir montré la contamination radiologique de ce point avec un compter Geiger à Placoplatre ainsi qu'à l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) lors de plusieurs visites techniques du Fort, entre 2011 et 2012 !!! Ce point a-t'-il été décontaminé depuis ?

La veille de notre manifestation, le couperet tombe. Monsieur Claude Évin, en sa qualité de directeur de l'Agence Régionale de Santé d'île-de-France (ARS), malgré des demandes unanimes reçues de maires, de sénateurs et de députés de tous horizons politiques, refuse de commanditer des études épidémiologiques, afin d'investiguer sur les cas de cancers des villes situées autour du Fort de Vaujours. Dans un courrier adressé au président de la Communauté de Marne et Chantereine, il ose même écrire : « Souhaitant que ces informations vous aident à rassurer les populations concernées » !!!

Ainsi depuis le sommet de l'État Français, il a donc été décidé de tenter de confisquer la vérité aux citoyens.

Devant ces tentatives pour nous réduire au silence, les élus de Villeparisis, eux, ont voté dans le courant de la semaine, une motion parfaitement conforme à notre pétition. Nous espérons que les élus des villes de Courtry, Coubron et Vaujours sauront la prendre comme un bel exemple à suivre.

>> Lien vers la motion de la Ville de Villeparisis

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Le collectif "Sauvons la Dhuis", malgré les pressions qui pèsent sur lui, reste plus mobilisé que jamais. De nouvelles actions vont être initiées car il est essentiel pour l'avenir de notre territoire que la vérité sur la radioactivité et les pollutions du Fort de Vaujours soit révélée aux citoyens français.

Le collectif SAUVONS LA DHUIS - http://sauvons.dhuis.fr

SIGNER LA PÉTITION EN LIGNE SUR CHANGE.ORG A L'ADRESSE SUIVANTE : http://www.change.org/FortdeVaujours

Rejoignez nous sur Facebook : https://www.facebook.com/sauvonsdhuis

Lien vers la manifestation du 8 février sur Facebook : https://www.facebook.com/events/640101669358777

  • Nature Environnement 77
  • Villevaudé... Demain
  • Les Abbesses de Gagny-Chelles
  • Environnement 93
  • Les Amis de Carnetin
  • AJT Rando
  • Marne et Gondoire à Vélo

samedi 8 février 2014

Fort de Vaujours : Le livre du Commissariat à l'Energie Atomique CEA

Des personnes ayant assistées à la conférence de presse, ainsi qu'à la réunion d'information réservée à certains élus avec la collaboration du Commissariat à l'Energie Atomique (CEA), le 06 et 07/02/2014, nous ont signalé :

  • qu'il y avait été affirmé qu'aucun tir à l'air libre n'avait réalisé par le CEA et que tous les tirs avaient été réalisés en casemates de tirs.
  • qu'il n'y avait pas eu d’expérimentation avant 1955.

Afin qu'une partie de la vérité soit révélée, nous avons décidé de fournir des extraits du livre diffusé en Interne du CEA en 1998 qui raconte une partie des expériences qui ont été réalisées sur le fort de Vaujours. Nous possédons 4 exemplaires de ce livre offert en 1998 aux collaborateurs ayant travaillé sur le Centre d’Expérimentation de Vaujours / Moronvilliers (CEV-M).

Ce livre n'est pas exhaustif sur l'intégralité des expériences réalisées sur le Fort de Vaujours car beaucoup d’entre elles sont classées "Secret Défense".

Voici donc des extraits choisis de ce livre. Pour ceux qui désirent le consulter dans son intégralité, merci de nous contacter. Veuillez cliquer sur les images pour les agrandir, les passages clefs sont encadrés en rouge.

SI VAUJOURS M’ÉTAIT CONTÉ ou Il était une fois dans l'Est Parisien.

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Couverture du livre "SI VAUJOURS M’ÉTAIT CONTÉ"

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Compilation d'extraits du livre "SI VAUJOURS M’ÉTAIT CONTÉ"

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1951 des tirs à l'air libre avec des éclats jusqu'à un kilomètre du Fort de Vaujours

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Le CEA est forcé par les concepteurs des bombes atomiques d'utiliser de l'URANIUM pour les tirs

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Extraits du Livre du CEA "Si Vaujours m'était conté" : Très grosses Cadences de tirs, jusqu'à 50 tirs par jour, avec une vingtaine de casemates de tirs en activité en 1967, ce n'est qu'au début des années 60 que le champ de tirs est recouvert pour contenir les éclats et projections métalliques !!!

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Les protections et les mesures prises pour "gérer" les tirs à l'URANIUM

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Les problèmes liés aux munitions non explosés

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La nécessité d'utiliser des produits chimiques très dangereux qui nécessitent l'utilisation de scaphandres.

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Des problèmes avec les carrières à ciel ouvert de Placoplâtre

Cette compilation minutieuse a été co-réalisée avec Hélios BUISSART qui vient de se joindre au Collectif "Sauvons la Dhuis". Hélios a été un temps vice-président de l'association l'Effort de Vaujours avant de la quitter à cause de graves divergences avec sa présidence.

Un autre ancien vice-président de cette association, qu'il a également quitté pour les mêmes raisons, s'est joint aux actions du Collectif en la personne de Monsieur Lionel PETIT. En qualité de fin connaisseur de la Fortification Française et des archives militaires du Fort de Vaujours, il nous apporte un aide très précieuse.

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