Les Abbesses de Gagny - Chelles

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Tag - Gymnase Théodore Monod

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mercredi 19 février 2014

LE PARISIEN - Municipales à Gagny : l’avenir des carrières de l’est fait débat

La carrière Saint-Pierre du Montguichet s'invite aux élections municipales de Gagny.

Gagny - Montguichet : Entrée des cavages de première masse

Entrée des cavages de première masse de la carrière Saint-Pierre

Avant de lire cet article du Parisien, merci de prendre connaissance de nos dernières parutions sur le sujet :

Municipales à Gagny : l’avenir des carrières de l’est fait débat

LE SUJET QUI FAIT DEBAT.

Dans le cadre de la campagne municipale, le Parisien 93 interroge tous les candidats sur le sujet qui fait débat dans chaque ville de Seine-Saint-Denis. A Gagny, ville de 39 636 habitants, l’avenir des anciennes carrières de gypse, notamment celles dites «carrières de l’est» ou carrières Saint-Pierre divise les candidats. Faut-il urbaniser, au moins en partie, ces 60 ha, aujourd’hui pollués par des déchets ? Faut-il valoriser ce poumon vert, qui fait partie de la zone naturelle du Montguichet ?

Propos recueillis par Marie-Pierre Bologna | Publié le 18.02.2014, 19h18 | Mise à jour : 19h57

MICHEL TEULET, maire sortant UMP

«Jusqu’à présent cette carrière appartient à des propriétaires privés. Il est donc un peu prématuré d’envisager un quelconque projet qui soit rapidement réalisable. La ville s’est positionnée de façon tout à fait claire en conseil municipal pour acquérir une parcelle de 6 ha sur ce terrain qui en compte 60 ha et se trouve en partie pollué par des éléments extérieurs. Je tiens à préciser que nous n’avons aucun projet de construction de mille à trois mille logements sur ce site contrairement à ce que clament haut et fort certains de nos détracteurs. Mais il n’y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. Le seul projet que la ville ait envisagé sur cette carrière, une fois que le terrain sera acquis, est la construction d’un gymnase de 1000 m 2. Cet équipement doit répondre au besoin des quelque six cents élèves scolarisés à Montguichet. Je précise que ce ne sont pas les seules carrières. Il y a plus de 110 hectares de carrières sur Gagny.»

AURÉLIEN BERTHOU, candidat EELV :

«La carrière Saint-Pierre, véritable poumon vert de l’Est parisien, est un haut lieu de la biodiversité régionale. Elle abrite une flore et une faune sauvages parmi lesquelles de nombreuses espèces protégées. Ce site naturel est l’un de nos atouts majeurs ! Alors que le maire sortant n’y voit qu’un vaste terrain à bétonner, une décharge à ciel ouvert, nous pensons à l’inverse que ce site doit être protégé. En concertation avec les associations et les habitants, nous voulons en faire une réserve de biodiversité, où les amoureux de la nature pourront s’y promener, où les maraîchers proposerons une agriculture biologique de proximité et de qualité… en bref, un site accessible à tous ! Nous le mettrons à disposition des enseignants qui pourront y proposer des ateliers de découverte de la nature dans le cadre des activités périscolaires. En partenariat avec le conseil régional, nous mettrons en valeur ce patrimoine naturel, paysager et agricole, et organiserons son ouverture au public, sans pour cela impacter trop fortement le budget de la ville, pour que l’ensemble des habitants ait la possibilité de se le réapproprier. Ce n’est qu’une question de volonté politique.»

CYRIL BOZONNET, candidat FN :

«Sauvons l’espace du Montguichet. Imaginons un espace vert au cœur de la Seine-Saint-Denis, un endroit où la faune et la flore sauvage cohabitent avec quelques arpents encore cultivés par les (très) rares agriculteurs du Nord-Est du département. Un endroit bucolique où les écologistes et frontistes seront d’accord pour empêcher le bétonnage du sud de ce site par la mairie UMP de Gagny. Ce site existe, il se nomme Montguichet. Rien de sérieux n’autorise l’actuelle équipe municipale de droite à lancer des bulldozers et des bétonnières sur les pentes du site pour salir ce petit bout de paradis, sous le fallacieux prétexte de fabriquer une modeste zone commerciale. Si l’actuelle municipalité veut faire une bonne action à l’égard de la relance économique du lieu, qu’elle se contente de faire renaître le centre-ville de Gagny, de créer au nord-ouest de la ville une zone industrielle de qualité, et surtout qu’elle oublie de ses projets le bétonnage du principal poumon vert gabinien.»

JEAN-FRANÇOIS THÉVENOT, candidat PRG :

«Gagny a de la chance de posséder trois anciennes carrières ! La carrière Saint-Pierre appartient à une zone classée en zone naturelle d’intérêt floristique et faunistique (Znieff). Elle est l’hôte d’espèces protégées au niveau européen, national et régional, classée en espace agricole, naturel et de loisirs dans le schéma directeur de la région Ile-de-France. Le maire sortant a proposé en catimini, au conseil municipal du 17 juin 2013, d’en acquérir 6 ha dans la perspectives d’urbaniser, de construire et de bétonner un peu plus. J’ai voté contre cette délibération proposée comme d’habitude sans aucune concertation. Particulièrement attaché à la préservation du patrimoine naturel, c’est une toute autre vision que nous avons pour l’avenir des carrières. C’est un projet à construire avec les associations environnementales, avec la population et tous les acteurs concernés, notamment les villes voisines à travers la mise en place d’assisses de l’environnement. Cette réflexion, l’équipe que j’ai l’honneur de conduire s’y attellera dès son début de mandat si nos concitoyens nous accordent leur confiance.»

LeParisien.fr

mardi 18 juin 2013

URGENT - MONTGUICHET : La mairie de Gagny s'empare de 7ha de la carrière Saint-Pierre.

Le groupe Saint-Gobain au travers de sa filiale PARTIDIS et de la SAFER IDF (Société d'Aménagement Foncier et d’Établissement Rural) a décidé de vendre 6 hectares de la carrière Saint-Pierre à la Ville de Gagny.

Ces terres normalement promises à l'Agence des Espaces Verts de la région Ile de France sont en passe d'être acquises par la commune de Gagny pour la modique somme de 187.702,59 € HT.

Comme l'indique l'ordre du jour du prochain conseil municipal, la mairie de Gagny affiche sans ambiguïté sa volonté de l'urbaniser pour "Polariser et équilibrer l'espace urbain".

Le conseil municipal de la ville de Gagny a voté cette acquisition ce Lundi 17 Juin 2013 à partir de 20h00. L'intégralité de la majorité a voté pour, l'opposition a voté contre.

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La carrière Saint-Pierre, cet hiver.

Pour rappel, la carrière Saint-Pierre fait partie d'un ensemble de milieux naturels exceptionnels de 160ha réparti sur 3 communes (Gagny, Chelles et Montfermeil) et 2 départements (Seine-Saint-Denis - 93 et Seine et Marne - 77).

Cet ensemble est appelé le Montguichet.

Classé en Zone Naturelle d'Intérêt Écologique Floristique et Faunistique de Type 1 (ZNIEFF), ce site est l'un des plus haut lieu de la biodiversité de l'Est Parisien avec son cortège d'espèces faunistiques et florales protégées au niveau national et régional.

Vouloir urbaniser ce site est un saccage environnemental d'envergure régional.

De plus, cette volonté d'urbanisation est contraire au Schéma Directeur d'Ile de France 2013 qui classe le Montguichet en espace naturel et en espace de loisirs : l'ordre du jour qui précise que ce projet d'acquisition est conforme au SDRIF 2013 est donc erroné.

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Les Éperviers d'Europe de la carrière Saint-Pierre

Cette volonté d'urbaniser la carrière Saint-Pierre est donc contraire à la volonté de la région Ile de France et de l'Agence des Espaces Verts de préserver ce maillon essentiel pour la vie sauvage francilienne.

Ces terres auraient du être acquises par l'Agence des Espaces Vert d'Ile de France comme l'ont été les terres du Montguichet situées sur les communes de Chelles et de Montfermeil.

Ces communes à l'inverse de Gagny ont su respecter ce site naturel rare en classant leurs parcelles en Espaces Naturels Sensibles (ENS) et en Espaces Boisés Classés (EBC).

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Une des onze espèces d'Orchidées sauvage du Montguichet : Ophrys Mouche.

Sachant que 25 ha sur les 47 de la carrière Saint-Pierre sur Gagny sont déjà la propriété d'un démolisseur/Concasseur du nom Wiame TP et promis à un destin tout aussi funeste, cette vente est donc une atteinte tragique au devenir du Montguichet sur Gagny.

De plus, une urbanisation de part et d'autre de l'ancien chemin de Meaux ou de Paris sera une porte ouverte vers la création d'une route entre les communes de Gagny et Chelles qui viendrait éventrer le Montguichet dans son ensemble.

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17/06/2013 : Le conseil municipal de Gagny responsable du vote.

Les abbesses de Gagny-Chelles condamne donc avec la plus grande fermeté à ce vote du conseil municipal.

Nous sommes également particulier outrés que cette vente à Gagny ait été organisée par la SAFER et l'AEV sans que les associations parties prenantes du projet du Montguichet aient été informées. Nous avons été mis dans le fait accompli. De plus, lors du dernier comité de pilotage du projet du Montguichet, les représentants de la SAFER et de l'AEV nous avaient affirmé que rien ne serait décidé avant la fin de l'année.

Extrait de l'ordre du Jour du Conseil Municipal de Gagny :

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lundi 17 juin 2013

Montguichet - Le Parisien : Gagny veut construire sur le Montguichet

Logo Parisien

C’est une délibération qui fait bondir les associations de protection de l’environnement. Elle sera abordée, ce soir, au conseil municipal de Gagny (Seine-Saint-Denis). La mairie prévoit l’acquisition de près de 7 ha sur l’ancienne friche industrielle, également appelée le Montguichet, un « poumon vert » à cheval entre Gagny, Montfermeil et Chelles.

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Si l’objectif de cette acquisition est flou — « polariser et équilibrer l’urbain » —, la mairie fait valoir qu’il s’inscrit dans le cadre du Schéma directeur d’Ile-de-France (Sdrif 2013) classant le secteur comme un « quartier de gare à densifier ». « Avec la loi Duflot sur le Grand Paris, nous devons intensifier la construction de logements sur Gagny et en ériger 860 par an. Pour les construire, il faut bien des terrains », se défend le maire, Michel Teulet (UMP).

Sauf qu’en l’état, le même Sdrif classe ces 6 ha comme une zone naturelle, donc inconstructible. Ce qui explique le très bon prix (187000 €) obtenu par la mairie auprès du propriétaire, la Safer (Société d’aménagement foncier et d’établissement rural). « Il y a dans le contrat une clause qui prévoit l’augmentation du prix d’achat si le terrain était rendu constructible », ajoute le maire, précisant que « la révision du plan local d’urbanisme est en cours, tout comme celle du Sdrif ». Sauf que les parcelles concernées, comme l’ensemble du Montguichet, se trouvent sur un terrain sous-miné et traversé par des lignes électriques à haute tension.

Christophe Nedelec, président de l’association les Abbesses de Gagny-Chelles, dont le projet pour le Montguichet a été repris dans sa quasi-intégralité par l’Agence des espaces verts (AEV) est furieux. « Six hectares sur 160, ça n’a pas l’air d’être beaucoup mais les parcelles que veut acquérir la ville de Gagny partent du collège Monod et longent le vieux chemin de Meaux, qui devient le vieux chemin de Paris à Chelles. Si le projet du maire aboutit, il ne restera qu’une bande de terre en zone naturelle. S’il urbanise le long de ce chemin, le Montguichet sera défiguré », prévient-il. Il sera, comme d’autres militants écologistes locaux, devant la mairie de Gagny à 20 heures pour manifester sa désapprobation.

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samedi 2 mars 2013

Montguichet - Le Parisien : l'Avenir du Poumon Vert se dessine

CHELLES. Le projet présenté satisfait les associations impliquées

Montguichet : l’avenir du poumon vert se dessine

Grégory Plesse | Publié le 1 mars 2013, 07h00

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La communauté d’agglomération Marne et Chantereine et l’agence régionale des espaces verts (AEV) viennent de présenter aux élus et aux associations leur avant-projet concernant l’aménagement du Montguichet, vaste espace naturel de 160 ha planté au milieu d’une zone urbaine dense, entre Gagny, Montfermeil (Seine-Saint-Denis) et Chelles. En soi, il satisfait largement les associations impliquées dans ce projet, qui estiment avoir été entendues. Mais Antoine Rodriguez (EELV), vice-président en charge de l’environnement à Marne et Chantereine, rappelle que ce projet est « encore loin d’être abouti ». « Il y a de belles idées mais encore faut-il qu’elles soient réalisables », prévient-il. Fin avril, l’agence des espaces verts et la Société d’aménagement foncier et d’établissement rural (Safer) doivent présenter un projet plus avancé.

Un poumon vert entre le 77 et le 93. Le Montguichet est classé en zone naturelle d’intérêt faunistique et floristique, qui se découpe en trois secteurs : une zone boisée au nord, qui fait office de frontière naturelle entre Chelles et Gagny, une zone constituée d’anciennes carrières et de remblais au sud et à l’ouest, située principalement sur la commune de Gagny et enfin une zone agricole au sud et à l’est, d’environ 50 ha et se trouvant à Chelles.

Une zone agricole et maraîchère. Elle se découpe en deux entités. La plus grande (40 ha), qui longe le vieux chemin de Paris, serait consacrée à la polyculture mais aussi à l’élevage et à l’arboriculture. La seconde (8 ha), nichée entre la route de Montfermeil et le chemin du Sempin, constituerait un pôle maraîcher, en tout ou partie dédié à de la production bio en vente directe, appuyée sur une structure de type Amap (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne). Reste que cet ensemble doit être rentable et, pour cela, il faudra notamment désenclaver certaines parcelles et créer de nouveaux accès, pour l’instant peu adaptés.

Un site ouvert à la promenade. Sans transformer le Montguichet en parc public, de nouveaux cheminements doivent compléter ceux existants et les parcours doivent être redessinés. L’idée est de créer des chemins de randonnée de 2 à 9 km essentiellement en zone boisée et dans celle des carrières mais aussi un parcours pédagogique. La principale difficulté consistera à sécuriser l’accès au public, certains chemins parcourant des terrains sous-minés pouvant s’affaisser.

Gagny veut construire sur une partie du site

G.P. | Publié le 1 mars 2013, 07h00

Les 23 ha du Montguichet situés sur la commune de Gagny (Seine-Saint-Denis) sont pour le moment en dehors de ce projet. Pour une raison simple, Saint-Gobain est toujours propriétaire de la parcelle. L’Agence des espaces verts n’en a pas fait l’acquisition car le maire de Gagny, Michel Teulet (UMP), souhaiterait construire sur une partie du site. « Cela fait huit ans que les 600 élèves du collège Théodore-Monod sont privés de gymnase.

Par ailleurs, dans le cadre du Grand Paris, nous allons devoir construire 2000 à 3000 logements de plus à Gagny dans les prochaines années. Il n’y a que là qu’il y ait encore de la place », assure l’élu. « Je ne suis pas opposé à l’aménagement principalement naturel du site, mais il faut qu’une partie soit rendue constructible », prévient-il. Il espère que la nouvelle mouture du schéma directeur de la région Ile-de-France (Sdrif), en cours de révision, lui donnera satisfaction, même s’il confie être « modérément confiant », dénonçant la contradiction entre l’exigence de l’Etat en matière de densification dans le cadre du Grand Paris et le souhait de la région de sanctuariser les zones naturelles.

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samedi 3 novembre 2012

Le Parisien : La région renforce la protection du poumon vert du Montguichet

La région renforce la protection du poumon vert du Montguichet

Article du Parisien - Édition 93/77N : Manuel Vicuña | Publié le 03.11.2012, 07h00

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Le Montguichet. Le classement en zone non urbanisable de cette colline boisée de 160 ha a été conforté par le conseil régional la semaine dernière.

C’est l’un des hauts lieux de la biodiversité francilienne. Une colline de bois et de terres agricoles qui s’étend à la fois sur la Seine-et-Marne et la Seine-Saint-Denis. Le combat se poursuit pour la préservation du Montguichet, ce croissant de verdure de 160 ha, à cheval sur les communes de Chelles, Montfermeil et Gagny. Mais la région vient de faire un pas certain vers sa sanctuarisation.

Depuis plusieurs années, les associations environnementales bataillent pour que le site naturel situé aux portes de Paris soit préservé de l’urbanisation. Une volonté partagée par la région, qui par l’intermédiaire de l’Agence des espaces verts ne cache pas son ambition d’acquérir l’intégralité du site pour en faire un sanctuaire naturel de la biodiversité, tout en prévoyant de l’ouvrir au public.

La semaine dernière, en adoptant la nouvelle mouture de son schéma directeur (Sdrif), le conseil régional a conforté le classement du site du Montguichet en zone non urbanisable. « Cette décision est salutaire, elle devrait permettre de pouvoir préserver la nature dans la ville et d’y réintroduire également de l’agriculture périurbaine », se réjouit Franck Rolland, conseiller municipal EELV à Villeparisis, qui depuis plusieurs semaines, avec nombre d’élus et d’associations, avaient porté haut cette revendication.

Un projet d’urbanisation porté par la ville de Gagny

Et si, par ce vote, ils viennent d’obtenir satisfaction, les défenseurs du Montguichet restent plus que jamais sur le qui-vive. Il n’est pas dit, en effet, que la région par le biais de son Agence des espaces verts (AEV) pourra mener à bien tout son projet d’aménagement de cet écrin de verdure. De fait, sur la commune de Chelles, l’AEV a d’ores et déjà pu se porter acquéreur prioritaire d’une partie du site grâce à un périmètre d’intervention foncière. Au total, cet été, elle a ainsi acquis quelque 63 ha après négociations avec le propriétaire, le groupe industriel Saint-Gobain. De son côté, la ville de Montfermeil a décidé de laisser le champ libre à la région pour acquérir la partie du Montguichet situé sur sa commune.

Mais ce n’est pas le cas de la ville de Gagny. En juillet, celle-ci s’est en effet portée candidate pour le rachat de terrains situés sur son territoire. De quoi contrarier les projets de la région. D’autant que le maire de Gagny, Michel Teulet (UMP), n’a jamais caché sa volonté d’urbanisation sur cette partie, notamment pour construire un gymnase. Les associations s’inquiètent dès lors des démarches que pourrait effectuer la ville pour demander le reclassement de plusieurs hectares en zone à urbaniser.

« Ce projet de rachat et de construction détruirait la zone du Montguichet la plus riche écologiquement, il faut à tout prix que la région puisse devenir propriétaire de l’ensemble du site pour mieux le préserver », estime Christophe Nedelec, président de l’association des riverains des Abbesses de Gagny-Chelles. Avec une dizaine d’autres associations, il appelle Gagny à se désister de sa candidature. Contactée, la ville n’a pas été en mesure de répondre à nos sollicitations, le maire étant absent.

Le Parisien

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mardi 26 juin 2012

Gagny - Montguichet : La mairie de Gagny tente de s'emparer de la carrière Saint-Pierre

Le désastre de la carrière du centre va-t-il se répéter dans la carrière Saint-Pierre ou de l'Est ?

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L'ancienne Carrière Saint-Pierre de Gagny.

Sur le Montguichet, la municipalité de Gagny tente de s'emparer de la carrière Saint-Pierre en coupant l'herbe sous les pieds de l'Agence des Espaces Verts d'Ile de France !!!

La volonté ancienne de la municipalité de Gagny d'urbaniser la carrière Saint-Pierre va-t-elle aboutir ?

Pour mieux comprendre, voici l'article paru ce jour dans le journal le Parisien.

Logo leparisien

La région rachète le Monguichet

thomas poupeau | Publié le 26.06.2012, 05h23

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Le combat n’est pas fini pour les associations environnementales, alors que la région annonce le rachat du Montguichet, ce croissant vert de 160 ha à cheval sur Chelles, Gagny et Montfermeil (Seine-Saint-Denis). « Nous avons acté auprès de Saint-Gobain le rachat de 63 ha (59 sur Chelles et 4 sur Montfermeil) », annonce Christian Dubreuil, directeur général de l’Agence des espaces verts d’Ile-de-France.

Le but de la région est de faire de ce site un sanctuaire pour la flore et la faune, tout en prévoyant de l’ouvrir au public. « Nous avons commandé une étude sur le réaménagement du Montguichet, dont les résultats devraient être connus début 2013 », précise Christian Dubreuil.

Les écologistes oscillent entre satisfaction et déception

Alors que les associations environnementales du secteur se battent depuis plusieurs années pour obtenir le rachat du Montguichet, l’annonce de la région ne les satisfait qu’à moitié. Car à l’origine, les négociations portaient sur 86 ha, le différentiel de 23 ha concernant Gagny. « Nous sommes en discussion avec le groupe Saint-Gobain et la municipalité, précise Christian Dubreuil. Ils ont le projet de garder une dizaine d’hectares pour faire un gymnase, et nous essayons de racheter le reste. »

Une hypothèse que dénonce Christophe Nédélec, président de l’association des riverains des Abbesses de Gagny-Chelles. « Nous sommes partagés, car si c’est une très bonne chose que le côté chellois du Montguichet ait été racheté, c’est un mauvais présage que de voir la zone de Gagny absente de cette vente, estime-t-il. Car il s’agit d’une seule et même zone d’intérêt écologique, faunistique et floristique! » Selon lui, la nature ne s’arrête pas à des frontières entre communes.

« La richesse exceptionnelle du Montguichet est aussi due à sa diversité écologique et ne pas sanctuariser la zone de Gagny met en danger tout le site », poursuit l’associatif. Qui dénonce aussi le projet de gymnase que Gagny souhaite ériger sur le Montguichet. « En plus d’être un facteur d’urbanisation, ce gymnase pourrait être construit sous une ligne à haute tension et au-dessus de galeries souterraines, dues à d’anciennes exploitations », explique-t-il. Avant d’assurer que les associations vont « repartir en guerre ». Contacté par téléphone, le cabinet du maire de Gagny n’a pas donné suite à nos questions.

Voir également les articles suivants :

jeudi 30 décembre 2010

28/12/2010 : Article du Parisien sur la nouvelle défaite de la municipalité de Gagny pour construire dans la carrière Saint-Pierre.

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Le projet de gymnase annulé par le tribunal

Le Parisien - Sebastien Thomas | 28.12.2010, 00h00

Décidément, entre Michel Teulet, maire UMP de Gagny, et les associations de défense de l’environnement, la hache de guerre est loin d’être enterrée. Après avoir fait annuler le PLU (plan local d’urbanisme) en 2009, elles sont parvenues au même résultat avec le projet de construction du gymnase sur la carrière de l’Est.

Gagny environnement, les Amis naturalistes du coteau d’Avron et les Abbesses de Gagny-Chelles ont eu gain de cause un an et demi après avoir déposé leur recours, en mai 2009, contre la modification du plan d’occupation des sols (POS) voté en janvier de la même année. Celle-ci prévoyait la construction d’un gymnase, à proximité du collège Théodore-Monod.

Selon les associations, ce terrain était situé sur une zone naturelle d’intérêt écologique faunistique et floristique (Znieff), ce qui n’était pas indiqué sur les documents de la mairie lors de l’enquête publique.

Le tribunal administratif de Montreuil a reconnu ce manquement et a donc annulé la délibération début novembre. « Nous ne sommes pas des ayatollahs de la nature, nous souhaitons seulement protéger un site particulièrement riche en espèces protégées, assure Brigitte Mazzola, présidente de Gagny environnement. D’autant qu’il existe un autre terrain qui jouxte le collège et ne se situe pas sur l’emprise de la Znieff. »

La Znieff a pour objectif d’identifier et de décrire des secteurs présentant de fortes capacités biologiques et un bon état de conservation. « Il n’est pas interdit de construire sur des terrains labellisés Znieff, se défend Michel Teulet. Il n’y avait d’ailleurs aucune volonté de cacher quoi que ce soit lors de l’enquête publique. Simplement, nos cartes étaient moins précises que celles des associations. »

Le maire, qui a fait appel de la décision du tribunal, compte donc bien relancer le processus sans changer de localisation. « Le gymnase occupera 2000 m2 sur un total de 500000 m2 sous protection Znieff, soit moins de 0,5%, détaille l’élu. L’autre site proposé par l’association nécessite de détruire des installations ce qui est bien plus coûteux. »

D’autres combats se profilent entre le maire et les associations. Notamment avec la création du nouveau PLU puisque Michel Teulet prévoit la construction de 250 à 300 logements sur le site de l’ancienne carrière du centre, rebaptisé quartier du Bois-de-l’Etoile. « L’Etat nous impose d’en construire 260 par an pendant quinze ans au nom de la nécessaire densification du territoire, justifie-t-il. Si on ne le fait pas, nous ne pourrons pas maintenir notre population actuelle. »

Un projet qui inquiète les associations. « Même si ces constructions sont situées aux abords de la carrière, la municipalité devra créer des routes pour les relier ce qui risque de miter le site, craint Brigitte Mazzola. Il faudrait mieux édifier en centre-ville. »

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mardi 23 novembre 2010

La menace d'un gymnase dans la Zone Naturelle de la carrière Saint-Pierre s'éloigne

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Par la délibération du 30 juin 2008 le conseil municipal de Gagny a adopté une modification du Plan d'Occupation des Sols de 1992 en vue de la réalisation d'un gymnase dans la carrière de l'Est.

Ce projet localisé dans la Zone Naturelle d'Intérêt Écologique :

  • montrait clairement la volonté d'urbaniser l'un des plus hauts lieux de la biodiversité en région Ile de France
  • allait détruire des espèces naturelles rares et protégées (Conocéphales gracieux, Mantes religieuses, Epiaires droites, Tétraglonoble siliqueux, Carabes chagrinés, Coqueret, Rhinanthe à crête de coq, Lin cathartique, etc...)
  • allaient anéantir 2 pelouses calcaro-marneuses qui sont définit comme des habitats naturels prioritaires en Europe
  • De plus, la municipalité de GAGNY désirait construire le gymnase sous des lignes à haute tension et dans une zone aux aléas forts de mouvement de terrains. Il en allait donc également de la santé et de la sécurité des jeunes gabiniens.

Les associations de Gagny Environnement, les Amis Naturalistes du Coteau d'Avron (ANCA) et les Abbesses de Gagny-Chelles ont contesté cette décision dans un premier temps par un recours gracieux puis, suite au refus implicite, par un recours déposé le 28 janvier 2009 au Tribunal Administratif de Montreuil.

Le tribunal dans son jugement du 18 novembre 2010 annule l’arrêté de la commune de Gagny et donne raison aux associations. La municipalité de Gagny est également condamné à payer une somme 1500€ aux associations.

Voir le résultat du jugement : 2010_11_18_jugement_POSgymnase.pdf

Pour suivre nos différents articles sur le sujet : veuillez cliquer ici.

samedi 25 septembre 2010

Gagny - Le nouveau Plan Local d'Urbanisme ou la nouvelle tentative d'urbaniser la carrière Saint-Pierre.

Le 25 mars 2009, Conseil d'Etat s'est prononcé en faveur de l'association Gagny Environnement et a confirmé l'annulation du Plan Local d'Urbanisme de la ville de Gagny.

Suite à cette annulation définitive, la municipalité de Gagny a "retravaillé" son Plan Local d'Urbanisme avec un cabinet spécialisé (So.R.E.P.A du groupe Verdi Ingénierie). Ce cabinet a réalisé conformément aux désirs de la mairie de Gagny un "projet d'aménagement et de développement durable".

Nous avons pris connaissance du contenu de ce projet (Document de travail V.2). Celui-ci spécifie, entre autres, les orientations spécifiques d'aménagement pour les anciennes carrières de Gagny dont la carrière Saint-Pierre.

Ainsi pour la carrière de l'Est, le projet propose les aménagements suivants :

De nos jours, la carrière de l'Est représente une vaste entité fermée, inaccessible du fait de l'insécurité liée à son ancienne activité de carrière. Le projet s'appuie en priorité sur la sécurisation du site (comblement des zones à risques). Ce dernier a pour vocation de rester en majeure partie en zone verte. Seuls les abords pourront être ouverts à l'urbanisation afin d'accueillir environ 300 logements (de part et d'autre du chemin de Meaux et au débouché de la rue Pablo Picasso) ainsi qu'un équipement sportif.

Voici la carte des aménagements proposés en 2010 :

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Afin de démontrer cette volonté très ancienne de la municipalité d'urbaniser la carrière Saint-Pierre, veuillez trouver ci-joint une carte des aménagements parue dans le Parisien en date du 08/02/2000 :

Extrait - Article du Parisien du 08/02/2000

L'avis des Abbesses de Gagny-Chelles sur ce projet :

Nous estimons que la Zone Naturelle d'Intérêt Ecologique Floristique et Faunistique (ZNIEFF) de la carrière Saint-Pierre et des coteaux du Beauzet de Gagny-Chelles doit être préservée dans sa totalité et cela sans dénaturation ou autres aménagements. Un plan de gestion et de valorisation naturaliste adapté comme celui-ci proposé sur les coteaux du Beauzet à Chelles est privilégié.

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Il y a des hectares hors ZNIEFF dans la carrière Saint-Pierre sur lesquelles des activités humaines "dite de loisirs" peuvent éventuellement être discutées mais le respect de la naturalité du site doit rester un axe fondamental.

Nous sommes donc fermement opposé au projet d'aménagement de la carrière Saint-Pierre rédigé par le cabinet So.R.E.PA dans le cadre du nouveau Plan Local d'Urbanisme et cela pour les raisons principales suivantes :

  1. Ce projet d'urbanisation entame fortement la Zone Naturelle d'Intérêt Ecologique Floristique et Faunistique. Il est donc question de la destruction de milieux naturels remarquables reconnus par la Direction Régionale de l'ENvironnement (DIREN).
  2. Ce projet s'attaque à l'un des plus hauts lieux de la biodiversité d'Ile de France.
  3. Ce projet menace et/ou détruit des espèces rares et ou protégées qui font parties du patrimoine naturel régional et national.
  4. Les nuisances induites par l'urbanisation mettent en péril la naturalité de la carrière Saint-Pierre dans son ensemble.
  5. De part l'altitude de la carrière Saint-Pierre, l'impact de l'urbanisation sur les paysages sera visible depuis toutes les communes avoisinantes de la vallée de la marne (Chelles, Champs sur Marne, Gournay sur Marne, Montfermeil, Noisy le grand, ect.).
  6. L'urbanisation est prévue sur des lieux aux aléas forts de mouvements de terrains (présence de galeries de première et seconde masse dont les relevés sont incomplets voir inconnus).
  7. L'urbanisation est prévue sous des lignes à hautes tensions. Le principe de précaution se doit d'être considéré pour de nouvelles constructions.

Pour bien comprendre les motivations de la municipalité de Gagny et notre opposition de toujours à l'urbanisation de la carrière Saint-Pierre : voici une sélection d'articles parus sur notre site ces dernières années :

vendredi 2 juillet 2010

La pelouse calcaro-marneuse gyrobroyée cet hiver continue de reprendre des couleurs.

Pour faire suite notre article : La pelouse calcaro-marneuse, gyrobroyée par la RTE cet hiver, a repris des couleurs.

Nous sommes revenus faire un inventaire de cette parcelle le 26 Juin 2010 afin de compléter notre inventaire.

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26/07/2010 : La pelouse menacée par le projet de construction du gymnase pour le collège Théodore Monod.

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26/07/2010 : La seule station du 93 d'Epiaire droite (Stachys Recta) est de retour avec 11 pieds en grande forme.

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26/07/2010 : Les restes d'un lucane cerf-volant mâle (Lucanus cervus). Il est fort probable que son abdomen ait été mangé par un oiseau. Il est le plus grand Coléoptère d'Europe dont le mâle, mesurant jusqu'à 8 centimètres de longueur, est caractérisé par des mandibules hypertrophiées.
L'espèce est actuellement protégée mais continue à se raréfier géographiquement, en gardant des poches de présence. Le lucane cerf-volant est inscrit à l'annexe II de la directive européenne "habitats faune flore" de 1992, dont la protection nécessite la mise en place par les États-membres de Zones Spéciales de Conservation, ainsi qu'à l'annexe III de la convention de Berne.

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26/07/2010 : Molène Blattaire (Verbascum blattaria), plante bisannuelle assez rare, c'est la première fois qu'elle est observée dans la carrière Saint-Pierre.

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26/07/2010 : Molène bouillon blanc (Verbascum thapsus), plante bisannuelle très commune.

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26/07/2010 : Onagre bisannuelle (Oenothera biennis)

jeudi 17 juin 2010

La pelouse calcaro-marneuse, gyrobroyée par la RTE cet hiver, a repris des couleurs.

En février 2010, nous vous avions mentionné une intervention de la RTE sous les lignes HT de la carrière Saint-Pierre.

Cette dernière consistait en une opération de gyrobroyage de la végétation sous les lignes électriques. Nous avions constaté qu'une des pelouses calcaires du site semblait avoir souffert de leur intervention. En effet, à cause des fortes pluies, les sols calcaro-marneux d'une des parcelles traitées étaient gorgés d'eau.

Nous sommes revenus faire un inventaire de cette parcelle début Juin 2010 afin de vérifier la reprise de sa végétation.

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La biodiversité végétale de cette parcelle semble avoir résisté. L'épiaire droite (stachys recta) et l'Amour en cage (Physalis alkekengi), seules stations connues en Seine St Denis n'ont pas été retrouvées. Nous gardons bon espoir de les revoir plus tard dans le courant de l'été.

Voici quelques unes des espèces végétales remarquables qui ont été recensées ce jour là :

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L'une des 3 trois stations de Seine St Denis de rhinanthe à crête de coq (Rhinanthusminor) est toujours en expansion.

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L'Amourette (Briza Media) découverte l'an dernier est de retour.

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La station d'orchidées sauvages composée d'Orchis pyramidals (Anacamptis pyramidalis) compte six beaux pieds en fleurs.

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Le Lin cathartique (Linum-catharticum) est aussi de la partie.

Cette pelouse calcaro-marneuse riche en biodiversité est menacée par la construction du gymnase du collège Théodore Monod désirée à cet endroit et sous les lignes à haute tension par la commune de Gagny.

mercredi 10 mars 2010

Derniers jours d'hiver au petit vallon

En ce début du mois de Mars, cela valait bien une petite visite au petit vallon (Rampe d'accès aux galeries de seconde masse). Sa pelouse sèche est toujours menacée par l'ombre portée par le projet de gymnase porté par la municipalité de Gagny.

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Un beau cliché de carline vulgaire qui apprécie les sols calcaires ensoleillés. La carline, dont on emploie la racine (de saveur amère) très longue, récoltée à l'automne et séchée à l'étuve ou au soleil, est tonique de la digestion, cholagogue, sudorifique et dépurative.

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L'Orchis Militaire, n'est pas (encore ?) sortie de terre. Nous espérons la revoir ou en trouver d'autres cette année. Sa tige séchée trône encore fièrement au sein de la pelouse calcaro-marneuse du petit vallon (Rampe d'accès aux galeries de seconde masse).

mardi 9 février 2010

L'intervention de la RTE sous les lignes HT de la carrière Saint-Pierre.

Le Lundi 8 février, un employé municipal nous a signalé que des "actions de nettoyage" avaient été entreprises dans la carrière de Gagny.

C'est ainsi qu'en date du Mardi 9 février 2010, malgré la neige, nous avons organisé une visite d'inspection afin de contrôler la nature et l'étendu des opérations réalisées.

Nous avons pu identifier que la RTE (Réseau de Transport en Électricité) était intervenu sous les lignes à haute tension.

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Cette dernière consistait en une opération de gyrobroyage de la végétation sous les lignes électriques. Cette intervention a été effectuée dans le cadre de l'arrêté Interministériel du 17 mai 2001 prescrivant les distances minimales à faire respecter entre la végétation et les lignes électriques, pour garantir la sûreté du système électrique.

Ces opérations réalisées en hiver sur des sols froids sont, dans le principe, bénéfiques à l'entretien des prairies et autres pelouses riches en biodiversité. Elles préviennent de la fermeture des milieux en évitant l'apparition de phases arbustives.

La RTE a notamment signé la charte régionale de la biodiversité et des milieux naturels.

Nous avons constaté qu'une des pelouses calcaires du site a souffert de leur intervention. En effet, à cause des fortes pluies, les sols calcaro-marneux d'une des parcelles traitées étaient gorgés d'eau.

Par voie de conséquence, les engins de gyrobroyage, croyant bien faire, semblent par endroit s'être assez profondément enfoncé dans le sol et avoir "labouré" une partie du site en créant des ornières et par endroit des marasmes de boue.

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Ornières générées par les engins à cause des sols marneux imbibés d'eau.

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Traces des engins dans la boue, dont certaines sur des relevés connus de stations de plantes rares.

Nous espérons que cette parcelle n'a pas trop souffert par le déplacement des engins. Nous réaliserons des relevés au printemps pour identifier les effets de cette opération.

Nous tenions à remercier la RTE, pour avoir promptement répondu à nos interrogations. Nous avons convenu avec Gagny Environnement et les Amis Naturalistes des Coteaux d'Avron de les rencontrer sur site afin de discuter des modalités et de la planification des prochaines opérations.

Voici pourquoi, nous nous intéressons à cette parcelle de la carrière Saint-Pierre de Gagny :

  • C'est au sein de cette pelouse que poussent les seules stations de Seine Saint-Denis d'Epiaire droite (Stachys recta L.) et d'Amour en cage (Physalis alkekengi).
  • C'est également une zone de nidification des Mantes religieuses (Mantis religiosa) : espèce protégée en région Ile de France.
  • Elle héberge une des 3 stations connues en Seine Saint-Denis de Rhinanthe à crête de coq (Rhinantus alectolophus) ainsi que des Orchidées sauvages comme l'Ophrys Abeille ou l'Orchis Pyramidal.
  • On y a observé des insectes rares et/ou protégés comme le Carabe Chagriné (Carabus coriaceus) ou encore le Conocéphale Gracieux (Ruspolia nitidula nitidula).

C'est une pelouse calcaro-marneuse définit comme un des habitats prioritaires au niveau Européen avec son cortège de plantes rares et endémiques à ce type de milieu. Elle est située dans la Zone Naturelle d'Intérêt Écologique Floristique et Faunistique Saint-Pierre et côte du Beauzet.

Voici une série de photos prises sur cette pelouse courant 2009 :

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26/02/2009 : Mante religieuse (Mantis religiosa) - Espèce protégée en Région Ile de France.

Epiaire dressée, (Stachys recta L.)

Juillet 2009 : Epiaire dressée, (Stachys recta L.) : Plante rare, c'était la seule station connue de Seine Saint-Denis.

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30/08/2009 : Amour en cage, (Physalis alkekengi) : Plante rare à l'état sauvage, c'était la seule station connue de Seine Saint-Denis.

Orchis pyramidal

Juin 2009 : Orchidée pyramidale (Anacamptis pyramidalis)

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30/08/2009 : Conocéphale Gracieux (Ruspolia nitidula nitidula) - Espèce protégée en Région Ile de France.

29_01-2009 : La pelouse calcaro-marneuse menacée par la construction du Gymnase Théodore Monod

Photo prise, le 29 Janvier 2009.

Note : Cette parcelle est également menacée par un projet de création d'un Gymnase par la commune de Gagny.

mercredi 30 septembre 2009

30-09-2009 : Le journal La Marne donne la parole au nouvel interlocuteur du groupe Saint-Gobain

En effet, le groupe Saint-Gobain a jugé nécessaire de nommer un nouvel interlocuteur au projet de la côte du Beauzet sur la commune de Chelles.

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Ce nouvel interlocuteur est le délégué de Saint-Gobain développement au niveau de la région Ile de France.

Saint-Gobain Développement a été créé en 1982 pour mener à bien les reconversions liées aux restructurations du groupe. Ses missions concernent aujourd'hui trois domaines : les ressources humaines et affaires sociales (veille sociale, restructurations, reclassement des salariés…) ; le soutien au développement économique local (prêts aux PME voisines, redynamisation économique des sites abandonnés…)...

Veuillez cliquer sur l'image pour lire l'article :

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30-09-2009 : La Parisien réalise un article sur les incertitudes du projet Chellois de Montguichet ou de la côte du Beauzet

Chelles

Incertitudes sur le projet de réserve naturelle

Ava Djamshidi | 30.09.2009, 00h00

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MANTES RELIGIEUSES, éperviers et hiboux rares ne se doutent pas de l’intrigue qui se trame dans leur dos. Que va devenir leur espace naturel, situé sur l’ancienne carrière de gypse qui surplombe le quartier des Abbesses, entre Chelles et Gagny (Seine-Saint-Denis), sur la côte du Montguichet ? Il faudra encore patienter un mois avant de savoir si ce site de 90 ha prendra les contours d’une gigantesque réserve naturelle accessible au public, comme le désire la ville de Chelles.

Vendredi, le conseil municipal de la commune a en effet voté à l’unanimité un projet de valorisation de l’environnement porté par l’Anca, une association de Seine-Saint-Denis qui entend protéger le patrimoine exceptionnel des lieux. Objectif de ce programme, circonscrit à la commune de Chelles faute de réponse favorable de sa voisine, Gagny: « Créer un sanctuaire naturel pour permettre à la biodiversité de s’y développer », détaille Christophe Nedelec, un membre de l’association.

Mais c’est une fondation du groupe Saint-Gobain, propriétaire du site, qui décidera du sort de l’ancienne carrière à la fin du mois prochain. « Nous étudions ce projet avec bienveillance. Mais parallèlement, nous devons tenir compte d’autres intérêts divergents », détaille un délégué régional de l’entreprise, résolument discret sur l’origine des opposants au projet.

« Il y a d’autres utilisateurs naturels des lieux, comme des chasseurs ou encore des sportifs, or le projet doit être harmonieux. Les élus des différentes communes concernées vont être consultés avant le conseil d’administration, nous ne souhaitons pas être la source de litiges », confie, prudent, ce cadre du groupe. Quant au développement économique de cette zone, l’entreprise, leader du marché de l’habitat, ne l’a pas omis. « Cela nous motive évidemment beaucoup », poursuit le salarié de Saint-Gobain.

De son côté, Christophe Nédélec redoute que le vent tourne et que le projet ne voie finalement pas le jour à cause de l’opposition, notamment, de certains élus dont personne ne souhaite ouvertement donner les noms. Verdict de la Fondation du groupe à la fin du mois prochain. Mantes religieuses, éperviers et hiboux rares sauront alors si leur carrière sera sanctuarisée.

Le Parisien

Article du Parisien du 30/09/2009

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