Les Abbesses de Gagny - Chelles

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Tag - Espaces Verts

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mercredi 11 décembre 2013

CHELLES - Le sous-sol de la montagne est un vrai gruyère

Suite à notre découverte de présence de galeries sous les accès ouvert de la Montagne de Chelles et la parution d'un article dans le journal La Marne, le journal du Parisien s'empare à son tour du sujet.

Voici donc l'article du Parisien paru ce jour :

CHELLES - Le sous-sol de la montagne est un vrai gruyère

Le site inquiète de plus en plus les riverains

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Chelles, octobre dernier. L’association les Abbesses de Gagny-Chelles a exploré fin octobre une galerie, en cours d’écroulement, située sous l’ancien fort militaire de Chelles. (DR.)

Qu’il est beau, le paysage, en haut de cette montagne. Qu’elle parait loin, la ville ! Depuis sa réouverture partielle en 2007, la montagne de Chelles, qui abrite un ancien fort militaire, a attiré des milliers de visiteurs. C’est là que sont projetés des films l’été en plein air, là que les habitants se réunissent pour le feu d’artifice du 14 juillet. Un site qui est pourtant resté fermé au public pendant plus de quarante ans. Et dont l’ouverture inquiète aujourd’hui certains riverains.

Riche en gypse, qui sert à la fabrication du plâtre, la montagne a été exploitée pendant plus d’un siècle par des carriers. Ils ont laissé des cavités et des galeries souterraines un peu partout sous la montagne. Lionel Petit est passionné d’histoire, et plus particulièrement d’architecture militaire. En tant que Chellois, il s’est naturellement tourné vers le fort. Et, après des années de recherches, il a récemment mis la main sur une carte dressée par le génie militaire en 1877, un an après avoir pris possession de la montagne.

On y remarque notamment une zone, située sous l’espace ouvert au public au sommet de la montagne, qui ressemble à un vrai gruyère. La carte précise « cavages éboulés inabordables ». Les entrées de ce labyrinthe ont été comblées par les carriers mais il n’a pas été remblayé, d’après Lionel Petit. Il pointe également le doigt sur une galerie de service, « qui passe juste devant le fort, sous l’esplanade », et dont une entrée se situe rue Bickart.

« Il y a des risques sérieux d’effondrement. »

Les militaires eux-mêmes se demandaient à l’époque si le fort n’allait pas s’effondrer dès la première canonnade. » Ces informations ont été intégrées au rapport du Bureau des Recherches Géologiques et Minières sur la ville de Chelles en 1999. Il classe le sommet de la montagne en « zone d’aléa très élevé » et y indique aussi la formation d’un fontis (éboulements). Mais en raison d’incertitudes concernant les sous-sols de la ZAC du Mont-Chalâts, le Plan de prévention des risques des mouvements de terrain n’a toujours pas été approuvé.

Christophe Nédélec, président des Abbesses de Gagny-Chelles, a visité la galerie de seconde masse référencée sur la carte de 1877 avec Lionel Petit. « Tout est train de s’effondrer. Nous n’y avons vu aucun aménagement de sécurisation, aucune coulée de béton. Comment la ville a pu ouvrir ce site fermé au public pendant quarante ans alors qu’elle n’a rien fait ? »

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Chelles, décembre 2012. Desmilliers de visiteurs foulent chaque année le site de la montagne de Chelles, ignorant souvent l’existence de cavités souterraines. (LP/G.P. et DR.)

« Les galeries non exploitées se dégradent »

R É A C T I O N - Antoine Rodriguez,

élu chargé du dossier à Marne et Chantereine

La ville de Chelles, entre 1996 et 2005, a réalisé des sondages et des études géologiques pour un montant de 1,8 M€. Ce qui permet aujourd’hui à Antoine Rodriguez, l’élu qui suit le dossier à Marne et Chantereine, de dire que « rien de ce qui a été découvert ne nous était inconnu ». « On sait qu’il y a des galeries souterraines. Et comme toutes les galeries non exploitées depuis des décennies, elles se dégradent. »

Il confirme que la montagne est bien visée par un arrêté de péril, mais pas dans la partie accessible au public, soit 12 ha sur 46. Car, selon Vincent Pasutto, de la direction des services techniques de l’agglomération, « la calotte de recouvrement est constituée d’argile et de marnes, des matériaux de qualité permettant l’autoclavement ». C’est-à-dire qu’elle est capable de résister à un effondrement.

C’est pourquoi les chemins pour y accéder sont en géotextile, un matériau élastique. Quant à l’entrée de la galerie souterraine de la rue Bickart, bien connue des « explorateurs urbains », « elle sera bientôt murée, car les pompiers (NLDR, qui y provoquaient des incendies pour s’entraîner), n’en ont plus l’utilité ».

Rédacteur : Grégory Plesse.

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mercredi 4 décembre 2013

CHELLES - Journal La Marne : La Montagne sous surveillance

CHELLES - Carrières de gypse La Montagne sous surveillance

Suite à notre article sur un risque d'affaissement de la Montagne de Chelles (édition du 13 novembre), la Communauté d'agglomération de Marne et Chantereine (CAMC) apporte des précisions.

« Nous connaissons depuis longtemps ces galeries souterraines sous le fort de Chelles. Ce n'est un secret pour personne, tous les Chellois le savent. Leur accès est strictement interdit par arrêté municipal. D'ici la fin de Tannée, nous allons murer l'accès de celle mentionnée dans votre article, car nos chaînes sont régulièrement coupées par des visiteurs indélicats qui s'aventurent dans les galeries au péril de leur vie », prévient Antoine Rodriguez, vice président en charge de l'environnement et de l'écologie urbaine à la CAMC.

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Pour la CAMC. l'existence des galeries est connu et « eIle n'a jamais caché cette réalité aux Chellois. Les aires accessibles au public ont été sécurité » !.

« Sur la superficie totale de la Montagne qui est de 46 hectares, seulement 12 sont accessibles au public. Nous avons effectué tous les sondages nécessaires et pris les mesures en matière de sécurité avant d'ouvrir la Montagne au public en juin 2007. Des équipes la sillonnent tous les jours afin, d'une part d'assurer la propreté du site dont la gestion nous incombe, et d'autre part de surveiller l'état du foncier en nous signalant toute anomalie relevée ». complète Vincent Pasutto, directeur adioint des services techniques de l'agglomération

Un risque mesuré et contrôlé

« Bien sûr qu'il y a des risques d'effondrement. À terme, les galeries s'effondreront mais leur écroulement n'aura pas de conséquence sur la partie supérieure compte tenu des 45 mètres de remblai du dessus "admet le technicien S'il n'exclut pas un risque d'affaissemenl sur certains coteaux de la montagne qui ne seront jamais aménagés, il affirme que la partie du fort est parfaitement sécurisée « Et si y avait effondrement et formation d'un fontis en dessous de la cote 100, le géotextile se mettra en tension », ajoute Vincent Pasutto. « On constatera que l'allée a subi un affaissement et on fermera aussitôt le site pour lancer des investigations géotechniques afin de savoir ce qui se passe. On est ici dans la prévention, c'est un risque parfaitement mesuré et constamment contrôlé ». précise-t'il.

Outre des entraînements effectués par les pompiers dans les galeries de service sous le fort le SDIS (Service départemental d'incendie et de secours) dispose d'un relevé des lieux qui lui permet d'en suivre révolution dans le temps.

Christophe Nédélec réagit

Christophe Nédélec, président de l'association Abbesses de Gagny-Chelles a réagi.

« La CAMC se base sur une thèse de 1982 (règle de Vachat) pour justifier une absence de risque, le BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières) considère que les zones ouvertes au public sont sujettes à des aléas très élevés de mouvement de terrain, que "la présence d'anciennes carrières souterraines est certaine, et par conséquent le risque de fontis et/ou d'effondrements très grand". Selon le BRGM, cette règle ne s'applique pas au gypse et doit être retenue avec "beaucoup de prudence".

Selon le président de l'association, « l'inventaire des effondrements que le bureau a réalisé démontre bien les limites de cette règle, des fontis avant déjà été recensés, dont un notamment près de l'aire de Jeux pour enfants ». De plus, certains aménagements, dont le rucher pédagogique, sont bien plus bas en altitude.

Quid des risques liés aux poches de dissolution du gypse pouvant survenir près de la surface ? », s'interroge Christophe Nédélec

Depuis son ouverture, le site a déjà connu des incidents. Certains accès piétons sont fermés suite à des glissements de terrains répétitifs.

L'injection et le comblement des galeries auraient été une solution sérieuse, mais elle a été écartée pour raison financière et aucun principe de précaution n'a été appliqué.

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jeudi 14 novembre 2013

Chelles : Un gruyère sous la montagne

Mercredi 13 novembre 2013, suite à la parution en date du 27/10/2013 de notre article Dans les entrailles du fort de Chelles, le journal La Marne en a fait la une de son journal. Voici donc l'article qui a été publié.

Pour de plus amples renseignements sur l'histoire du fort, veuillez consulter le projet Wikipedia que nous animons : https://fr.wikipedia.org/wiki/Fort_de_Chelles

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CHELLES • Carrières de gypse •La Marne • Mercredi 13 novembre 2013

Un gruyère sous la montagne

D'anciennes galeries souterraines de gypse courent sous le fort. Et celles-ci semblent ne pas avoir été sécurisées... L'information révélée par l'association « Abbesses de Gagny-Chelles » nécessite quelques explications.

Désaffecté, le fort a et acquis par la commune de Chelles en 1972. Elle qui a entrepris de nombreux aménagements avant son ouverture au public le 8 juin 2007. Mais voilà, selon Christophe Nédélec, président des Abbesses de Gagny-Chelles, association de défense de l'environnement créée en 2008. L’espace naturel de 46 hectares était auparavant une butte gypseuse exploitée en carrière à ciel ouvert.

Si la carrière a été remblayée depuis, des galeries profondes subsistent sillonnant même, semble-t-il, l'esplanade verdoyante sur laquelle se promène le public et ou de nombreuses manifestations sont organisées (dont le feu d'artifice du 14 Juillet et le cinéma en plein air durant l'été).

Pour protéger la capitale

Suite à la défaite de 1870 face aux Prussiens, le bastion a été édifié sur le mont Chalats entre 1876 et 1879 pour assurer, à 104 mètres d’altitude, une deuxième ceinture de défense autour de Paris. En 1878, le chantier reçoit la visite du maréchal Mac Mahon, alors président de la République. Parmi les documents, une publicité de 1860 du carrier Louis-Pierre Parquin (qui était aussi maire de Chelles à l’époque) décrivant son activité industrielle sous forme de schémas. Le carrier aurait ainsi exploité jusqu’en 1880, date de son expropriation par l’armée, trois masses de gypse sur la montagne de Chelles, dont la seconde et la troisième en cavages, à partir de son usine implantée rue Bickart, en contrebas de la montagne. La fortification a été utilisée dans le passé par un club de tir, les pompiers de la ville pour leurs entraînements, Kodak pour stocker ses films et produits chimiques, avant d'être acquise par la Ville.

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Des galeries à 40 m, Lionel Petit, un Chellois, a réussi à se procurer deux plans du fort de Chelles datant de 1877 et 1902 auprès du SHAT (Service historique de l'armée de Terre) basé à Vincennes.

« Je me passionne pour l’histoire du fort depuis 1998 qui, hélas, a été massacré. J’affirme que ce sont les seuls et uniques plans qui existent et j’ai eu beaucoup de mal à les obtenir »

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Document: L'un des premiers plans établi en janvier 1877 par le génie militaire. Moins détaillé que le second, on y aperçoit cependant le réseau des galeries courant sous et devant le fort (environ 4 hectares minimum).

Il apprend que le fort a subi un renforcement de ses soubassements en 1877 puis sur la période 1906 190K par le génie miliaire qui craignait sa fragilité du fait des canonnades. Il constate surtout l'existence d'un vaste réseau de galeries souterraines à une profondeur de 40 mètres, devant et à l'ouest du fort.

Un phénomène fréquent en Seine-et-Marne où le BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières) a recensé plus d'un millier de carrières liées à l'exploitation du gypse sous environ 140 communes.

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Christophe Nédélec et Lionel Petit devant l'entrée des galeries qu'ils ont visitées sous le fort. « La mairie sur plusieurs hectares a enfin empêché l'accès à ces galeries », reconnaît Lionel, la main posée sur la chaine neuve cadenassée.

Lionel Petit en informe aussitôt Christophe Nédélec, tout autant passionné par le patrimoine local que par les questions environnementales.

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Galerie confortée sous la montagne de Chelles par le génie militaire (photo Christophe Nédélec).

Déjà un effondrement en 2002

Selon l'association, il existe probablement une superposition entre des galeries de seconde et de troisième masse. Sur les documents du génie militaire, il est fait aussi mention de "vastes réseaux de cavages éboulés inabordables". « Pourtant lors des travaux entrepris par la commune sur le fort en 2007, on nous a assuré que des sondages avaient été effectués. En septembre 2002, la presse a relaté la découverte par les pompiers d'un effondrement qui s'était produit dans une galerie, au pied du fort », argumente Christophe Nédélec.

Et il s'interroge : « Une partie du site est donc sous-minée et je me demande si ces galeries ont bien été repérées car elles semblent être inconnues, autant du BRGM que de la mairie. Plus inquiétant, elles ne sont pas injectées ou comblées ».

Des vérifications à venir

Après son exploration du 25 octobre, Christophe Nédélec a alerté la mairie et Communauté d'agglomération Marne et Chantereine sur les risques d'affaissement en surface. Contactée par nos soins, la CAMC confirme qu'elle a effectivement « été informée par l'association de la présence de galeries de seconde masse sous la montagne de Chelles, qu'elle fait procéder à des vérifications et qu'elle ne peut aujourd'hui, apporter plus d'information »

L'affaire mérite donc d'être « creusée » un peu plus.

dimanche 27 octobre 2013

Dans les entrailles du Fort de Chelles

Construit entre 1876 et 1878 à une altitude de 104 mètres, le Fort de Chelles, conçu pour héberger 363 hommes et 29 pièces d'artillerie, fait partie du patrimoine historique de l'Est Parisien.

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Chelles - 11/03/2012 : Casernement du Fort de Chelles

Le Fort aussi appelé la « montagne » est un des éléments du système mis au point par le général Raymond Adolphe Séré de Rivières pour la défense de Paris après la défaite devant les Prussiens de 1870.

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Photo aérienne du Fort de Chelles en 1933

Un patrimoine historique en péril

Acquis dans les années 70 par la commune, ce Fort de Chelles ne cesse de dépérir. Le Fronton portant le nom du fort a été démonté dans les années 60 afin de laisser passer des camions. Le fort a été utilisé par le passé par un club de Tir, par les pompiers de la ville pour des entrainements grandeur "nature" et par Kodak pour y entreposer des films et des produits polluants.

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Photo aérienne du Fort de Chelles en 1962

En 2007, le Fort de Chelles a également subit des aménagements par la commune peu respectueux de son histoire :

  • une partie des fossés secs a été immergée engendrant des inondations dans une des caponnières du fort,
  • l'entrée du fort a été entièrement démantelée,
  • les bureaux de police et l'ancienne cuisine ont été détruits car jugés comme "ne présentant aucun charme",
  • le mur de fond de courtine a été raboté
  • et enfin la topographie du terrain qui servait à la défense d'autrefois du fort a été très fortement remaniée.

Les spécialistes des fortifications françaises sont unanimes. Ils considèrent ces aménagements comme une atteinte forte au patrimoine historique du Fort de Chelles et s'en désolent et assimilent cela à de la destruction pure et simple.

La problématique des anciennes carrières de gypse :

De plus, la montagne de Chelles est une butte gypseuse exploitée autrefois en carrière à ciel ouvert et en cavages souterrains de seconde masse. La carrière à ciel ouvert a été depuis remblayée mais les galeries profondes de seconde masse ne semblent pas avoir été sécurisées.

Une partie du fort est donc sous minée. Nous nous sommes procurés des plans des galeries issus des archives de l'Armée de terre Française et il y apparait clairement que toutes les zones aménagées pour le public devant et à l'ouest du fort seraient elles aussi concernées et pourraient poser des problèmes importants de sécurisation. Nous avons utilisé ce plan pour nous déplacer dans les galeries et tout porte à croire qu'il est exact.

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Le réseau de galeries de seconde masse que nous avons découvert.

Sur les plans apparaissent également la présence de galeries de troisième masse encore plus profondes. Nous n'avons pu les vérifier. Il existe donc la probabilité d'une superposition entre les galeries de seconde et de troisième masse. Sur les plans datés de 1902 réalisés par le génie militaire, il est aussi question de vastes réseaux de "cavages éboulés inabordables".

L'armée française a renforcé les galeries situées directement sous l'emprise des bâtiments du Fort de peur que celui-ci ne s'effondre sur lui même. Ce n'est pas le cas de la majorité de l'important réseau de galeries existantes qui inexorablement se dégradent.

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Photo aérienne du Fort de Chelles en 2012, les destructions de 2007 sont clairement visibles.

Lors des travaux d'aménagements de 2007 par la commune, il y aurait eu des sondages et des traitements des zones à risque sur les endroits aujourd'hui ouverts au public. Ces galeries profondes de seconde masse ont elles été repérées à cette époque ? Elles ne semblent pas pourtant avoir été injectées. Présentent elles des dangers en surface ?

Ces galeries et ses dangers semblaient pourtant être connus, comme l'atteste cet extrait d'un article du Parisien en date du 21/10/2002 intitulé "Un millier de carrières mine le sous-sol" :

Ainsi, fin septembre, les pompiers de Chelles ont découvert qu'un effondrement s'était produit dans une galerie de la Montagne de Chelles, au pied du fort, leur interdisant désormais les visites qu'ils effectuaient régulièrement... Un fontis à Chelles. La récente découverte d'un fontis à hauteur de la montagne de Chelles est inquiétante. Les anciens carriers n'ont laissé aucun plan des exploitations de gypse : personne ne peut donc déterminer avec exactitude le nombre de ramifications des galeries.Celles-ci sont régulièrement inspectées par les pompiers du Grimp de Chelles. Mais l'éboulement, découvert fin septembre, empêche désormais de se rendre dans toutes les excavations. Certains parlent d'une galerie allant jusqu'à Montfermeil. « Rien n'est moins sûr. Il faut se méfier de l'imaginaire », souligne un spécialiste qui préfère conserver l'anonymat.

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Schéma de formation d'un Fontis causé par la présence de galeries souterraines.

Nous avons contacté le BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières) ainsi que la Communauté d'Agglomération de Marne et Chantereine afin que des études soient réalisées sur la dangerosité potentielle de ces galeries oubliées. Il apparaît que les plans que nous nous sommes procurés ne semblent pas avoir jamais été portés à leurs connaissances.

La Communauté d'Agglomération de Marne et Chantereine en charge de la montagne de Chelles, suite à nos courriers, serait en train de faire des investigations afin de vérifier les plans et les observations que nous leur avons fait parvenir.

Voici un reportage photo de ce fort ainsi que des galeries qui serpentent sous la montagne de Chelles :

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Chelles - 11/03/2012 : Le Fort de Chelles privé de son entrée, de son fronton, de ses murs, de son poste de police, de ses cuisines, etc.

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Chelles - 11/03/2012 : Casernement du Fort de Chelles

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Chelles - 26/10/2013 : Casernement du Fort de Chelles

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Chelles - 26/10/2013 : Tunnel d'accès à une caponnière

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Chelles - 26/10/2013 : Intérieur d'une caponnière qui porte encore les traces des incendies volontaires provoqués lors des entrainements des pompiers

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Chelles - 26/10/2013 : Un des accès aux galeries de seconde masse de la Montagne de Chelles

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Chelles - 26/10/2013 : Galerie de seconde masse sous la montagne de Chelles avec un fontis en formation

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Chelles - 26/10/2013 : Un équilibre bien précaire...

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Chelles - 26/10/2013 : Galerie de seconde masse sous la montagne de Chelles

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Chelles - 26/10/2013 : Galerie de seconde masse sous la montagne de Chelles

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Chelles - 26/10/2013 : Galerie renforcée par le génie militaire sous le Fort de Chelles

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Chelles - 26/10/2013 : Renard momifié dans les galeries de seconde masse

vendredi 28 juin 2013

Montguichet - Chelles - Gagny : Un fossé se creuse entre l'AEV et le tissu associatif local

Depuis le départ de Monsieur Jacques Lorrain de l'Agence des Espaces Verts d'Ile de France, un fossé se creuse entre les associations locales de protection de l'environnement et les porteurs de projet du Montguichet que sont l'Agence des Espaces Verts et la SAFER IDF (Société d'Aménagement Foncier et d’Établissement Rural).

Pour rappel, d'une surface globale de 160 ha, le Montguichet est un haut lieu de la biodiversité de l'Est parisien. Il héberge une faune et une flore rares, dont certaines espèces sont protégées au niveau régional et national. Le Montguichet est réparti sur 3 communes (Gagny, Chelles et Montfermeil) et 2 départements (Seine-Saint-Denis - 93 et Seine et Marne - 77).

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Carrière Saint-Pierre du Montguichet sur Gagny

L'Agence des Espaces Verts d'IDF est en train de finaliser l'acquisition d'une partie des terres afin d'y réaliser un projet de préservation et de valorisation.

Au lancement des études, il y a 1 an et demi, les associations locales, qui ne l'oublions jamais sont à l'origine du projet, ont joué le jeu. Ces dernières ont donné sans compter afin de transmettre un maximum de données techniques et de connaissances de ce territoire.

Ainsi, les associations locales dont les Abbesses de Gagny-Chelles ont transmis l'intégralité de leurs inventaires floristiques et faunistiques du site. Elles ont participé activement aux études environnementales, paysagères et agricoles. Des membres des Abbesses de Gagny-Chelles ont même pris de nombreux jours de congés afin d'emmener des techniciens sur site et participer aux différents ateliers ainsi qu'aux différents comités de pilotage.

Tout semblait se passer correctement dans la concertation et la transparence, jusqu'au départ subit, début 2013, de Mr Jacques Lorrain.

Personne n'est dupe, sur le volet agricole, l'AEV et la SAFER favorisent désormais dans l'ombre la mise en place d'une agriculture "conventionnelle" à base d'intrants chimiques et autres pesticides au lieu d'une agriculture biologique. Pourtant les 50ha de champs du Montguichet sont classés en Espaces Naturels Sensibles et la richesse de son vivant ne saurait tolérer les ravages de méthodes agricoles agressives et non respectueuses de l'environnement.

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Les champs du Montguichet

De plus, dans le cadre de l'appel à candidature pour l'élection des futurs exploitants agricoles, des porteurs de projet partenaires de l'industrie chimique ont été invités au dernier comité de pilotage tandis que d'autres en provenance du Groupement des Agriculteurs Biologiques ne sont même pas arrivés à obtenir de rendez-vous afin de collecter des informations complémentaires.

Les dés sont ils pipés ? Toutes les décisions sont elles déjà prises ? Si oui, à quoi bon essayer de nous faire croire le contraire ?

Plus grave, la SAFER et l'AEV ont donné leur accord à une vente de 7 ha du Montguichet à la commune de Gagny et cela dans le dos des associations.

Lors du dernier comité de pilotage au printemps 2013 et pour la première fois, les associatifs ont été séparés des élus et autres responsables des communes concernées. Isolés dans une salle exiguë, elles ont interrogé l'AEV et La SAFER sur une possible vente de terres à urbaniser sur Gagny. Il leur a été répondu, qu'avant la fin 2013, rien ne serait statué.

C'est donc au travers de l'ordre du jour du conseil municipal de Gagny en date du 17 Juin 2013 que les associations, opposées unanimement à toute vente aux bétonneurs de Seine-St.Denis, ont été mises devant le fait accompli. Nous avons ici un bel exemple de démocratie participative et de transparence.

Cette vente concertée entre la commune de Gagny, l'AEV et la SAFER est la porte ouverte à un massacre écologique sur le Montguichet.

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Le vote du conseil municipal de Gagny en date du 17/06/2013

Les Abbesses sont également particulierement outrés que cette vente à Gagny ait pu être organisée par la SAFER et l'AEV sans que les associations parties prenantes aient été ne serait ce qu'informées. Cette manœuvre élaborée dans l'ombre est lourde de conséquences pour le devenir du projet. De plus le Maire de Gagny, lors du dernier conseil municipal a déclaré publiquement que cette acquisition avait été réalisée avec l'accord de ces derniers.

Il devait y avoir un comité de pilotage en Juin, les associations attendent toujours une invitation pour y assister.

Après le dernier comité de pilotage, Les Abbesses de Gagny-Chelles, à l'origine même du projet, sont venus à la rencontre de l'AEV afin d'établir une convention dans le but de régulariser les actions menées par ses membres ces 6 dernières années : des activités essentielles dont notamment la réalisation d'inventaires scientifiques, de visites guidées de sensibilisation à la nature et d'opérations de gestion des milieux naturels. Les abbesses ont également demandé la mise à disposition d'une parcelle de terre associative afin d'y développer ses animations pédagogiques.

L'AEV a répondu que l'association était trop petite pour qu'une convention soit établie sur le long terme et qu'elle acceptait uniquement d'établir une convention jusqu'à la fin de l'année 2013. En gros, en 2014, vos activités, c'est terminé car nous avons l'habitude par site de ne conventionner qu'une seule association et vous n'êtes pas éligibles. Pour la parcelle, la réponse a été lapidaire : "nous n'avons absolument rien à vous proposer". Ils n'ont par contre pas hésité à nous demander une assistance pour identifier le propriétaire des 50 ruches du clos Roger afin de procéder à son expulsion.

En gros, merci d'être venu nous voir sur vos congés, merci de nous avoir aidé, merci de vous être battu pendant des années, c'était sympa, mais nous sommes désolés vous n'aurez pas de convention sur le long terme, nous n'avons rien à vous proposer seulement un misérable engagement jusqu'à la fin de l'année. Circulez, il n'y a plus rien à voir.

L'après midi de ce triste rendez-vous, des techniciens de l'AEV présents à cette réunion tentaient d'accéder au Montguichet en demandant leur chemin aux habitants des Abbesses qu'ils croisaient dans les rues.

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Les opérations de nettoyage du Montguichet organisées par les Abbesses de Gagny-Chelles

Une proposition inacceptable!!!, les Abbesses de Gagny-Chelles ont donc refusé de contractualiser quelque convention que ce soit avec l'AEV.

Pour la première fois depuis des années, aucune visite guidée n'a donc été organisée sur le Montguichet et notamment pour la Fête de la Nature. Les relevés scientifiques continuent malgré tout mais sans l'accord du nouveau propriétaire.

Ces dernières années et avec succès, les Abbesses ont collaboré avec la commune de Chelles afin de procéder au nettoyage des campements sauvages. Depuis, que l'AEV est propriétaire, le site ne cesse de se remplir d'ordures et cela malgré des appels répétés de l'association pour que des opérations de nettoyage soient menées.

A la demande des associations, depuis plus de 2 ans, un dossier d'Arrêté Préfectoral de Protection de Biotopes était en cours d'instruction sur le Montguichet. Nous avons appris par personne interposée que l'AEV avait demandé que cette demande de protection du vivant soit abandonnée. Et il semblerait que l'Agence soit parvenue à ses fins, la DRIEE ( La direction régionale et interdépartementale de l'environnement et de l'énergie ) a décidé de stopper l'instruction. Nous avons encore ici la preuve d'un bel esprit de transparence.

L'AEV désire t-elle entrer en conflit ouvert avec les associations en les interdisant d'accéder et d'animer ce site comme elles le font depuis des années ?

Quel est le véritable projet de l'AEV sur le Montguichet ? Pouvons nous encore leur faire confiance ?

Il est évident que si cette gestion de projet désastreuse continue cela n'aboutira qu'à une opposition féroce du tissu associatif local.

Il était temps de tirer le signal d'alarme, c'est chose faite.

samedi 2 mars 2013

Montguichet - Le Parisien : l'Avenir du Poumon Vert se dessine

CHELLES. Le projet présenté satisfait les associations impliquées

Montguichet : l’avenir du poumon vert se dessine

Grégory Plesse | Publié le 1 mars 2013, 07h00

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La communauté d’agglomération Marne et Chantereine et l’agence régionale des espaces verts (AEV) viennent de présenter aux élus et aux associations leur avant-projet concernant l’aménagement du Montguichet, vaste espace naturel de 160 ha planté au milieu d’une zone urbaine dense, entre Gagny, Montfermeil (Seine-Saint-Denis) et Chelles. En soi, il satisfait largement les associations impliquées dans ce projet, qui estiment avoir été entendues. Mais Antoine Rodriguez (EELV), vice-président en charge de l’environnement à Marne et Chantereine, rappelle que ce projet est « encore loin d’être abouti ». « Il y a de belles idées mais encore faut-il qu’elles soient réalisables », prévient-il. Fin avril, l’agence des espaces verts et la Société d’aménagement foncier et d’établissement rural (Safer) doivent présenter un projet plus avancé.

Un poumon vert entre le 77 et le 93. Le Montguichet est classé en zone naturelle d’intérêt faunistique et floristique, qui se découpe en trois secteurs : une zone boisée au nord, qui fait office de frontière naturelle entre Chelles et Gagny, une zone constituée d’anciennes carrières et de remblais au sud et à l’ouest, située principalement sur la commune de Gagny et enfin une zone agricole au sud et à l’est, d’environ 50 ha et se trouvant à Chelles.

Une zone agricole et maraîchère. Elle se découpe en deux entités. La plus grande (40 ha), qui longe le vieux chemin de Paris, serait consacrée à la polyculture mais aussi à l’élevage et à l’arboriculture. La seconde (8 ha), nichée entre la route de Montfermeil et le chemin du Sempin, constituerait un pôle maraîcher, en tout ou partie dédié à de la production bio en vente directe, appuyée sur une structure de type Amap (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne). Reste que cet ensemble doit être rentable et, pour cela, il faudra notamment désenclaver certaines parcelles et créer de nouveaux accès, pour l’instant peu adaptés.

Un site ouvert à la promenade. Sans transformer le Montguichet en parc public, de nouveaux cheminements doivent compléter ceux existants et les parcours doivent être redessinés. L’idée est de créer des chemins de randonnée de 2 à 9 km essentiellement en zone boisée et dans celle des carrières mais aussi un parcours pédagogique. La principale difficulté consistera à sécuriser l’accès au public, certains chemins parcourant des terrains sous-minés pouvant s’affaisser.

Gagny veut construire sur une partie du site

G.P. | Publié le 1 mars 2013, 07h00

Les 23 ha du Montguichet situés sur la commune de Gagny (Seine-Saint-Denis) sont pour le moment en dehors de ce projet. Pour une raison simple, Saint-Gobain est toujours propriétaire de la parcelle. L’Agence des espaces verts n’en a pas fait l’acquisition car le maire de Gagny, Michel Teulet (UMP), souhaiterait construire sur une partie du site. « Cela fait huit ans que les 600 élèves du collège Théodore-Monod sont privés de gymnase.

Par ailleurs, dans le cadre du Grand Paris, nous allons devoir construire 2000 à 3000 logements de plus à Gagny dans les prochaines années. Il n’y a que là qu’il y ait encore de la place », assure l’élu. « Je ne suis pas opposé à l’aménagement principalement naturel du site, mais il faut qu’une partie soit rendue constructible », prévient-il. Il espère que la nouvelle mouture du schéma directeur de la région Ile-de-France (Sdrif), en cours de révision, lui donnera satisfaction, même s’il confie être « modérément confiant », dénonçant la contradiction entre l’exigence de l’Etat en matière de densification dans le cadre du Grand Paris et le souhait de la région de sanctuariser les zones naturelles.

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dimanche 7 octobre 2012

IMPORTANT - Chelles / Gagny / Montfermeil : Pour la sauvegarde du Montguichet !!!

Chelles / Gagny / Montfermeil : Pour la sauvegarde du Montguichet !!!

05/10/2012 - Communiqué de presse cosigné par 8 associations de défense de l'environnement

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La carrière Saint-Pierre - Gagny

Des informations inquiétantes et divergentes nous parviennent sur l’avenir du Montguichet. Initiées par l’AEV (Agence des Espaces Verts d’Ile de France), des études environnementales, paysagères et agricoles sont actuellement en cours. Nous ne sommes pas associés aux travaux sur le volet agricole de l’étude et des interrogations se lèvent sur une possible urbanisation de la partie gabinienne du Montguichet.

Ce haut lieu de la biodiversité, unique dans l'Est parisien, héberge des espaces remarquables, une faune et une flore rares, dont certaines espèces sont protégées au niveau régional et national. D'une surface globale de 160 ha,. Sur la commune de Chelles ce site a fait l'objet de plusieurs classements : une ZNIEFF de type 1 (Zone naturelle d'intérêt écologique floristique et faunistique), d'un ENS (espace naturel sensible) doublé d'un PRIF (périmètre régional d'intervention foncière) et sur Montfermeil, les terrains sont un Espace Boisé Classé.

La protection de ce site est complétée par le Schéma Directeur de la Région Ile de France (SDRIF) de 2008, qui classe les 160 ha en espaces verts et de loisirs non urbanisables, et par le projet de Schéma Régional de Cohérence Ecologique, qui les désigne comme élément d’intérêt majeur pour le fonctionnement de continuités écologiques.

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Coteau du Beauzet - Chelles

A ce jour, l'AEV, qui avait l’ambition d’aménager l’ensemble du Montguichet, a réussi, grâce à la création d’un Périmètre d’Intervention Foncière, à se porter acquéreur de 63 hectares sur la commune de Chelles. Elle entend y développer un projet agricole et paysager.

En juillet, un appel d’offre, pour l’acquisition des terrains appartenant à Saint Gobain, a été lancé par la Société d’Aménagement Foncier et d’Etablissement Rural. La commune de Montfermeil a choisi de laisser la priorité à l’AEV, ce qui garantit la conservation de l’Espace Boisé Classé. Côté Gagny, l’AEV, la commune de Gagny et un producteur maraîcher, qui cherche à s’installer depuis plus de trois ans, se sont portés candidats.

La commune de Gagny, dans le cadre de la révision du SDRIF de 2013, aurait demandé le classement de plusieurs hectares en zone à urbaniser. Ce projet de rachat et de construction d’une partie des terrains détruira la zone la plus riche écologiquement.

Situé à moins de 20kms des portes de Paris, le site du Montguichet doit être protégé des risques de destruction de la biodiversité et retrouver pour partie sa destination agricole. La disparition des milieux naturels exceptionnels sur Gagny serait une perte irrémédiable pour l'avenir, une catastrophe écologique considérable et irréversible pour l'équilibre de l'Est parisien.

Devant ces menaces et pour une protection durable du Montguichet, les signataires demandent :

  • le maintien par le conseil régional, dans le SDRIF de 2013, du classement de la totalité des 160ha sur les 3 communes en zone naturelle, espace vert et espace de loisirs ou zone agricole comme dans le SDRIF de 2008 ;
  • le désistement de la commune de Gagny, pour que l'AEV devienne propriétaire de l'intégralité des terrains du Montguichet ;
  • l’abandon de tout projet d’urbanisation ;
  • la valorisation des terrains agricoles par l’AEV, avec une agriculture biologique diversifiée, dans une démarche de circuits courts à destination des communes environnantes.

Les associations signataires du présent communiqué :

Environnement 93

11 allée des sources 93220 Gagny - http://www.environnemeny93.fr

Nature Environnement 77

6 rue Plâtrière 77000 Melun - http://www.environnement 77.fr

Entre Dhuis et Marne

45 rue Raymond Counil 77500 Chelles - http://amap.dhuismarne.free.fr

Les Abbesses Gagny Chelles

67 avenue Paul-De-Kock 93220 Gagny - http://gagny-abbesses.info

ANCA - Les Amis Naturalistes des Coteaux d'Avron

44 avenue des fauvettes 93360 Neuilly Plaisance - http://association.anca.free.fr

Gagny Environnement

18 rue des collines 93220 Gagny - http://gagny-environnement.org

ADERZAC Montfermeil Environnement

68 rue du Docteur Calmette 93370 Montfermeil

Association Riverains Bords de Marne

12 avenue des îles 77500 Chelles - http://lemarneux.over-blog.com/

dimanche 29 janvier 2012

La région Ile de France s'empare des anciennes carrières de Gagny, Chelles et Montfermeil

Nous avons l'honneur et le privilège de vous annoncer que l'Agence des Espaces Verts d'Ile de France finalise son acquisition des anciennes carrières des communes de Gagny, Chelles et Montfermeil.

Ainsi, la Zone Naturelle d'Intérêt Écologique Floristique et Faunistique (ZNIEFF) de la Carrière Saint-Pierre et des coteaux du Beauzet ou du Montguichet est cours d’acquisition dans sa quasi-intégralité sur les communes de Gagny, Chelles et Montfermeil et cela pour un total compris entre 120 à 130 Ha.

Les menaces qui pesaient sur ce site exceptionnel sont désormais écartées (Urbanisation, Exploitation des sous-sols, chasse intensive, destruction des milieux, Pollution et apports de déchets, etc.).

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La côte Montguichet des communes de Gagny, Chelles et Montfermeil

Ceci est notre combat prioritaire depuis maintenant 5 ans. Après des années de luttes incessantes et d'actions pour sensibiliser les citoyens et les élus locaux, départementaux et régionaux du bien fondé de valoriser ce plus haut lieu de la biodiversité de l'Est Parisien, nos efforts sont enfin récompensés.

Le projet que nous avions élaboré en accord avec la commune de Chelles et la Région Ile de France va être mis en œuvre. Ainsi, sous l'impulsion de la Région, l'Agence des Espaces Verts d'Ile de France travaille déjà à la reprise du projet que nous portons au travers du collectif "Les Amis du Montguichet" depuis maintenant 2ans et demi. Ainsi, ils entendent ainsi reprendre notre projet qui avait été personnellement soutenu par la présidence de la Région.

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Le projet était élaboré en trois phases :

  1. La première étape consiste à intervenir rapidement pour entretenir les milieux ouverts et empêcher la disparition d’espèces rares et ou protégées au niveau régional et national.
  2. La seconde étape pose les bases de la gestion durable d’un des plus haut lieu de la biodiversité de la côte, à savoir la carrière de gypse du Beauzet. Une gestion naturaliste qui permet la mise en place d’activités pédagogiques.
  3. La troisième étape consiste à libérer 10 à 20 hectares du bail agricole pour favoriser l’agriculture biologique et patrimoniale de la région (vignoble, maintien de l’agriculture paysanne, vergers et culture céréalière).

le projet complet en PDF : Abbesses_projet-beauzet_small-v7.pdf

Fin 2010, ce projet avait été dégagé par Saint-Gobain et la Fondation Placoplatre pour d'obscures problèmes juridiques. On apprendra plus tard que la société Placoplatre étudiait en réalité la possibilité d'exploiter le gypse sur la côte Montguichet au travers d'une méthode de liquéfaction du gypse à grand renfort d'eau et d'un système sophistiqué de pompage.

03/11/2010 - Article du journal - La Marne - : Réserve naturelle du Montguichet - Les écologistes s’insurgent contre l’abandon du projet

Nos efforts incessants n'ont donc pas été vain. Ces années à construire et à soutenir un projet de protection et de valorisation de ce site exceptionnel, ces années à l'entretenir, à le dépolluer, à lutter contre les incivilité et la chasse, ces années à sensibiliser et à faire des inventaires faunes flore en toute saison et pas tous les temps, ont porté leurs fruits.

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24/02/2011 - La venue d'Eva Joly dans les carrières de Chelles - Gagny

De part nos connaissances pointues du suite, l'heure de la réalisation a commencé et nous ferons ce qui est nécessaire et indispensable afin de collaborer avec l'Agence des Espaces Verts afin de les aider dans la mise en œuvre de ce projet qu'ils ont repris à leur charge.

Ainsi depuis le 17 Novembre 2011, l'AEV a fait paraitre l'appel d'offre suivant. Celui-ci dans ses caractéristiques principales est conforme avec notre projet :

Étude pour l'aménagement agricole, écologique et paysager du Montguichet : L'agence des espaces verts souhaite développer un projet agricole, écologique et paysager sur les espaces naturels situés au croisement des communes de Chelles, Gagny et Montfermeil au lieu dit Montguichet.

Les objectifs de l'AEV sont de préserver les espaces forestiers et agricoles de ce territoire par une maîtrise foncière publique. Il s'agit à terme de maintenir et renforcer le rôle multifonctionnel joué par cet espace naturel périurbain en :

  • garantissant sa fonction économique par le maintien d'une activité agricole viable,
  • favorisant sa fonction sociale par le maintien de paysages de qualité accessibles au public,
  • préservant sa fonction environnementale par des pratiques d'entretien des habitats naturels favorables à la biodiversité.

Dans cette optique, l'étude à réaliser devra répondre aux quatre objectifs suivants :

  1. Définir le ou les types d'agriculture les plus adaptés au territoire et les modalités de leur mise en œuvre,
  2. Proposer un schéma d'aménagement permettant de valoriser les qualités paysagères du site et de le rendre accessible au public tout en prenant en compte sa fonction productive
  3. Améliorer les connaissances naturalistes et donner les grandes lignes de la gestion à mettre en place pour favoriser l'expression de la biodiversité
  4. Faire partager la vision d'aménagement du territoire avec les partenaires locaux

jeudi 6 octobre 2011

Aqueduc de la Dhuis : Déliberation du prochain conseil municipal de Paris (17-18/10/2011)

Le conseil de la ville de Paris est appelé à sonner le glas de l'Aqueduc de la Dhuis.

Comme nous vous l'avons annoncé dans notre article - Main basse sur l'aqueduc de la Dhuis, ce dernier est gravement menacé.

Le 17 et 18 octobre 2011 prochain, le conseil de la ville de Paris est appelé à voter le sacrifice de l'aqueduc de la Dhuis au profit d'un industriel du plâtre (Placoplatre).

Aucune association de protection de l'environnement n'a été prévenue, ni même sollicitée. Aucune communication publique n'a été faite pour expliquer la destruction de cet ouvrage patrimoniale d'utilité publique.

Extrait du projet de délibération de la ville de paris pour le 17/18 octobre 2011 :

« Par ailleurs, BPB Placoplâtre devra réaliser, pendant et à l’issue du chantier d’exploitation des sous-sols, les aménagements nécessaires au dévoiement et à la reconstitution de la promenade douce aménagée par l’Agence des Espaces Verts de la Région Ile-de-France (AEV) sur le tracé de l’aqueduc, sur un linéaire de 4,8 km.

Ces aménagements ont été réalisés conformément à une convention signée le 7 avril 1997 entre Eau de Paris et l’AEV qui vient à expiration le 31 décembre 2011.

Conformément à ses engagements, l’acquéreur devra donc rétrocéder les terrains à titre gratuit à l’AEV une fois l’exploitation des sols et la remise en état réalisées. Cet engagement sera confirmé par une convention à intervenir entre BPB Placoplâtre et l’AEV. L’AEV a donné son accord sur cette opération immobilière par courrier du 22 juin 2011. Elle a validé les tracés retenus et le cahier des charges des travaux.

Les communes de Villevaudé, le Pin, Claye-Souilly et Annet-sur-Marne ont été saisies par courrier du 13 mai 2011. 

Toutes, hormis la commune Villevaudé, ont fait connaitre leur accord de principe. 

Les communes ont en outre été avisées des intentions de la Ville de sa renonciation aux servitudes de protection sanitaire et aux restrictions d’usage liées à l’aqueduc dans la mesure où celui-ci est mis hors service depuis de nombreuses années et que sa vente est envisagée à court terme.

Le Conseil Général de Seine et Marne, gestionnaire d’une Zone Naturelle d’Intérêt Écologique Faunistique et floristique (ZNIEFF), a également validé ce projet. 

En raison de l’importance économique nationale de la ressources en gypse, la Préfecture de Seine et Marne a pris un arrêté, le 21 septembre 2006, déclarant Projet d’Intérêt Général (PIG) l’exploitation de gypse de la butte d’Aulnay, sur un périmètre exclusivement situé sur la commune de Villevaudé modifiant ainsi le PLU de cette commune afin de le rendre compatible avec l’ouverture de carrières. »

mardi 4 mai 2010

Plan Local d'Urbanisme de Gagny : Concertation avec la population des Abbesses (Lundi 3 Mai 2010).

Dans le cadre de l'élaboration du nouveau Plan Local d'Urbanisme de Gagny, une réunion a été organisée par la municipalité afin de recueillir l'avis des habitants des Abbesses. Il convient de rappeler que l'ancien PLU a été annulé suite à un long combat juridique avec l'association Gagny Environnement. Certains de leurs représentants étaient présents dans la salle. Le quartier a eu l'honneur d'être le premier à être consulté.

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Les habitants du quartier au nombre d'une quarantaine ont su donner leurs avis à l'unanimité sur des points précis. En effet, ils n'ont pas hésité à s'exprimer à mains levés sur les sujets importants.

Ainsi les désirs forts suivants ont été exprimés par les habitants présents :

  1. La carrière Saint-Pierre et sa forte biodiversité (Zone Naturelle d'Intérêts Ecologiques Floristiques et Faunistique) doit être prise en compte dans le cadre de l'élaboration du PLU.
  2. Les habitants présents acceptent que les futures constructions dans le chemin d'accès aux Abbesses soit de type mixte (Entreprise / Habitation).
  3. Les habitants présents ont refusé en bloc la réouverture de l'ancien chemin de Paris ou de Meaux désirée par la commune de Chelles.
  4. Les habitants présents ont désiré que les commerces du quartier soient préservés et qu'un commerce de proximité type épicerie vienne se réinstaller dans le quartier.
  5. Les habitants présents ont exprimé le désir que le quartier conserve son côté "village" et pavillonnaire et que sa tranquillité soit préservée.

En périphérie du PLU, les habitant ont donné leurs avis sur les sujets suivants :

  1. Les habitants présents ont voulu montrer leur volonté que la réfection des voiries soit finalisée dans le quartier.
  2. Les conditions d'accès à l'internet ont été également discuté afin que le haut débit arrive enfin dans le quartier.
  3. Les nuisances sonores en provenance de la voie ferrée ont été également une des préoccupations des participants.

Dans l'ensemble, la réunion s'est bien déroulée, nous espérons que ces demandes seront prises en compte dans le cadre de l'élaboration du PLU.

L'association "Les Abbesses de Gagny-Chelles" participera également à la concertation et elle ira dans le sens des désirs exprimés par les habitations du quartier lors de cette réunion du Lundi 03 Mai 2010.

Pour les autres réunions de quartier, voici l'agenda prévu par la commune de Gagny :

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vendredi 26 février 2010

CHELLES - Jeudi 4 mars 2010 - 20h30 - Projection du film Océans suivi d'un débat : La Biodiversité - pourquoi et comment la préserver ?

Océans - Le Film

Jeudi 4 mars - 20h30 Cinéma Cosmos - Chelles Film suivi d’un débat sur le thème : « La Biodiversité : pourquoi et comment la préserver ? »

Animation par Franck Rolland du collectif Ecologie Durable en présence de :

Christophe Nédélec (naturaliste, président des Abbesses de Gagny-Chelles), Jacques Dumand (président de l’association de la réserve de Vaires-sur-Marne), Jean Dey, viceprésident du Conseil Général de Seine-et-Marne en charge de l’environnement. Avec le soutien de Lucien Follet (président de l’association des riverains des bords de Marne), de l’AMAP Entre Dhuis et Marne et du Biocoop de Chelles.

Entrée : 6,10 € (réservation conseillée sur cinema.cosmos@wanadoo.fr)

Adresse :

Cinéma Cosmos : 22 avenue de la Résistance, 77500 Chelles

Renseignements :

Ecologie durable : 06.17.95.55.53 - ecologiedurable@yahoo.fr

vendredi 20 novembre 2009

Vues panoramiques de la carrière Saint-Pierre et de la côte du Beauzet de Gagny-Chelles

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Ces photos ont été prises le 1er Juillet 2009, depuis les hauteurs de Montguichet. C'est la ville et la montagne de Chelles qui sont visibles à l'horizon.

vendredi 23 octobre 2009

Le Parisien : Annonce du soutien de la région au projet de la côte du Beauzet ou Montguichet

Edition Abonnés - Seine-et-Marne Nord

VIVRE EN SEINE-ET-MARNE

Huchon soutient la préservation du Montguichet

CHELLES

Article du Parisien du 23/10/2009

Le président de la région Ile-de-France (PS), Jean-Paul Huchon, vient officiellement d’apporter son soutien au projet de préservation du Montguichet, entre Chelles et Gagny (Seine-Saint-Denis), porté par l’association naturaliste Anca. Basée à Neuilly-Plaisance, elle vise à créer un sanctuaire naturel sur ces 90 ha d’anciennes carrières, propriété du groupe Saint-Gobain, qui surplombent le quartier pavillonnaire chellois des Abbesses.

Le projet prévoit l’entretien de « lisières » bordées de mares où pourraient se développer des espèces protégées et la création d’une zone dédiée à l’agriculture biologique. Dans un courrier adressé hier aux élus et aux responsables de Saint-Gobain, Jean-Paul Huchon souligne que « l’intervention de l’Anca réduira l’érosion de la biodiversité et inscrira ce site dans sa valorisation future ».

Dans une semaine, le projet du Montguichet sera examiné par le conseil d’administration de la Fondation Placo, filiale de Saint-Gobain et propriétaire du site.

Cliquer pour agrandir :

Article du Parisien du 23/10/2009

mardi 6 octobre 2009

Quand la télévision parle du projet Chellois de la côte Montguichet ou du Beauzet.

Le 29 Septembre dernier, le projet de préservation de la côte du Beauzet ou Montguichet de l'ANCA a eu l'honneur du Journal Tv de la Télévision Câblée et ADSL Canal Coquelicot.fr.

Malgré certaines inexactitudes sur la nature et l'état d'avancement du projet ainsi que des prises de vues pas très représentatives, cela démontre néanmoins l'engouement grandissant du projet auprès de la population locale et des environs.


Chelles Montguichet Canal Coquelicot 77

samedi 26 septembre 2009

25-09-2009 : IMPORTANT - Le vote du conseil municipal Chellois (Chelles)

Ce vendredi 25 Septembre 2009, le projet de la côte du Beauzet ou Montguichet a été voté à l'unanimité par le conseil municipal Chellois.

C'est une étape crutiale pour le devenir de ce projet que nous soutenons de toutes nos forces et auquel nous avons très activement participé à son élaboration.

Toutes les associations qui ont participé à l'élaboration de ce projet ont reçu les éloges de l'assistance et des élus de la majorité comme de l'opposition.

La décision définitive sera prise lors de la prochaine réunion de la fondation Placoplatre à la fin du mois d'octobre. Nous espérons que cette ultime décision sera prise avec autant d'enthousiasme que celle prise lors conseil municipal.

Nous avons demandé l'autorisation de filmer le conseil municipal. Voici donc quelques extraits en vidéo :


Introduction et présentation du projet par Patricia Lavorata

Intervention de Paul Athuil et résultat du vote du conseil

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