Suite à notre article : La mairie de Gagny convaincue par la justice de polluer le Montguichet, la presse s'est emparée de l'affaire.

Ainsi, dans la parution du 11/09/2013 du Parisien, le Maire de Gagny en la personne de Monsieur Teulet persiste et signe. Selon les propos du Maire retranscrits par la journaliste en charge de l'article : Michel Teulet considère qu'il n'y a rien n’est répréhensible dans le fait d’autoriser le dépôt de déchets dans une zone naturelle et sur des terrains privés.

Article du Parisien sur les déchets dans la carrière Saint-Pierre

LE PARISIEN - Edition Seine-Saint-Denis en date du 11/09/2013

Le Maire de Gagny est également le président de l'Association des Maires d'Ile de France.

Quel message désire t'il adresser à tous les maires de la région avec ce genre de propos dans la presse ?

Ainsi, tous les maires d'Ile de France seraient-ils habilités à transformer leurs milieux naturels en décharges ?

Cela n'est il pas contraire au code de l'environnement ?

Voila donc le genre de déchets que le Maire de Gagny considère comme normal dans une zone naturelle (Photos prises le 09/09/2013) :

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LE PARISIEN - Edition Seine-Saint-Denis en date du 11/09/2013 :

GAGNY

Il était mis en cause sur Internet pour une déchetterie illégale : Le maire perd en appel Face au blogueur

Il est débouté pour la seconde fois. En avril 2010, le maire UMP de Gagny, Michel Teulet, avait déposé plainte pour diffamation contre Eric Gerschel, directeur de la publication du blog Gagny actualités et opposant politique — Eric Gerschel était candidat pour les municipales en 2008 sur la liste sans étiquette de Jim Dhoëdt.

Eric Gerschel avait repris sur son site une information émanant d’un autre blog spécialiste d’environnement, les Abbesses de Gagny-Chelles. Son président Christophe Nédélec y dénonçait une déchetterie à ciel ouvert, nourrie en toute illégalité par les propres services de la ville, sur la carrière Saint- Pierre, zone naturelle classée d’intérêt écologique floristique et faunistique.

Le tribunal de grande instance de Paris a rejeté une première fois la plainte du maire. Ce dernier a fait appel et, en mai dernier, les magistrats de la cour d’appel ont confirmé le premier jugement. Ils reconnaissent le bien fondé des dénonciations des blogs et considèrent que, sur la carrière Saint-Pierre, « de manière constante et par solution de facilité des objets volumineux étaient déposés en nombre sur un terrain non habilité à cet effet ».

Le maire est convaincu dans le jugement « d’inciter le personnel communal du centre d’apport volontaire de la ville qu’il dirige, à enfreindre la loi en polluant un site protégé ».

Un sujet « secondaire » selon Michel Teulet

L’association de protection de l’environnement qui vient de prendre connaissance des conclusions de l’appel réagit. « C’est le deuxième jugement sur le fond qui nous donne raison. C’est définitif », se félicite Christophe Nédélec en lutte depuis neuf ans sur cette question.

« Il y a toujours des déchets sur place. Nous demandons à la préfecture de Seine- Saint-Denis d’intimer l’ordre à la mairie de Gagny de nettoyer l’intégralité des pollutions dans la carrière », poursuit le militant.

En mairie, le sujet est jugé « secondaire » par Michel Teulet. Le maire qui n’a pas, dit-il, « les éléments en tête dans ce dossier car bien d’autres sujets plus importants à régler », se contente d’affirmer qu’il va se pourvoir en cassation. Lors de l’audience, Michel Teulet avait dénoncé, par la voix de son avocat, « l’aspect politique » de cette affaire.

Selon lui, rien n’est répréhensible dans le fait d’autoriser le dépôt de déchets sur la carrière, puisqu’il revient au maire de décider de la gestion des déchets sur sa commune.

L’un des agents de la ville a également reconnu que du fait d’une surcharge du centre de dépôt, « des structures ont été posées sur une autre partie », laissant entendre que la pratique était courante en mairie. « Ces objets devaient être réutilisés, ça ne gênait en rien », a tenté d’expliquer de son côté un adjoint au maire. Autant d’arguments qui n’auront pas convaincu les magistrats.

MARIE-PIERRE BOLOGNA