Lundi 28/11/2011 à 14h30 : François Hollande (PS) a visité l'usine Placoplâtre (Groupe Saint-Gobain) à Vaujours (Seine-Saint-Denis).

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Compte tenu de la motion désastreuse votée vendredi dernier par le CG77, la symbolique de cette visite laisse pour le moins perplexe. C'est même peut être le cœur de l'affaire de la Dhuis qui s'explique par cette présence.

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Il est donc venu admirer les carrières à ciel ouvert de Villeparisis et de Vaujours et oser parler de développement durable. Que ne faut il pas faire pour plaire aux industriels!

C'est une nouvelle devise : Détruire des milieux naturels c'est servir le développement durable. C'est un peu comme la forêt amazonienne. C'est tellement durable qu'elle disparait.

Il semble évident que cette visite préparée en toute discrétion a fortement pesé sur le Conseil Général de Seine-et-Marne au regard de l'avenir de la Dhuis. Au moins, les choses sont claires désormais et la loi du razoir d'Ockham semble s'appliquer ici à merveille.


Hollande: un "grand plan pour l'isolation des logements"

Lundi 28/11/2011 Agence France-Presse.

François Hollande, candidat PS à la présidentielle, a annoncé lundi, s'il était élu, le lancement d'un "grand plan pour l'isolation des logements", dans le cadre du "pacte productif" qu'il propose.

M. Hollande, qui s'exprimait devant la presse à l'issue de la visite d'une une usine fabricant du placoplâtre à Vaujours (Seine-Saint-Denis), a plaidé pour que se "développent" les filières industrielles, et en particulier celles des "économies d'énergie et des énergies renouvelables".

"D'où la proposition que je fais de lancer un grand plan pour l'isolation des logements pour la prochaine décennie", a-t-il dit, reprenant une proposition contenue dans le projet du PS voté en mai dernier.

Relevant que "40% de notre consommation d'énergie est dans notre habitat", il a estimé "possible de faire en sorte que nous réduisions considérablement notre consommation d'énergie, ce qui aura un effet en matière de balance commerciale, d'emploi et de pouvoir d'achat".

Ce plan "mobilisera des financements publics - privés aussi - avec des incitations fiscales fortes pour les propriétaires, pour les bailleurs sociaux, pour qu'ils puissent investir pour leur propre intérêt et l'intérêt du pays", a-t-il dit.

Pour M. Hollande, qui avait juste avant - casque sur la tête, et chasuble orange - visité la carrière de gypse située à quelque 5 km de l'usine de Vaujours, a rappelé que "si l'on veut mettre notre pays dans une dynamique (...) l'industrie en sera le levier".

"Favoriser l'innovation et l'investissement", "développer les PME" et "mobiliser les financements" sont les autres "axes" de son "pacte productif".

Devant une trentaine d'ouvriers rassemblés dans l'usine pour l'occasion, il leur a promis de revenir à la retraite à 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler tôt et ayant leurs 41,5 annuités, et d'"ouvrir des négociations" sur une réforme "durable" des retraites qui prendrait en compte "la pénibilité".

En Seine-St-Denis, Hollande cherche à conjuguer "industrie" et "écologie"

LEMONDE.FR | 28.11.11 | 19h13 • Mis à jour le 28.11.11 | 19h28

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François Hollande en visite dans l'usine de placoplâtre du groupe Saint-Gobain à Vaujours (Seine-Saint-Denis), lundi 28 novembre. AP Photo/Patrick Kovarik, Pool

Cela s'appelle faire d'une pierre deux coups. En se rendant, lundi 28 novembre, à l'usine de placoplâtre du groupe Saint-Gobain à Vaujours (Seine-Saint-Denis), François Hollande avait un double objectif en tête : faire taire une droite qui n'hésite pas à voir en lui le fossoyeur de l'industrie française, et rassurer les écologistes qui, après ses déclarations sur le nucléaire, le soupçonnent de faire, au fond, peu de cas des enjeux environnementaux.

Le candidat socialiste à la présidentielle, qui a dû affronter des polémiques sur le droit de veto de la France à l'ONU ou sur le nucléaire, était accompagné de Claude Bartolone, président du conseil général de Seine-Saint-Denis, et d'Alain Rousset, président du conseil régional d'Aquitaine et responsable, dans son équipe, des questions industrielles. Lors de son déplacement, il s'est fait le chantre du "redressement industriel", accusant au passage Nicolas Sarkozy d'avoir accéléré la "désindustrialisation" du pays.

UN CHÔMAGE QUI "EN DIT LONG SUR LA DÉSINDUSTRIALISATION"

Anticipant d'une petite heure l'annonce des derniers chiffres du chômage, M. Hollande a précisé qu'il s'attendait à un "record" qui "en dit long sur la désindustrialisation" qui frappe la France. "En dix ans, la part de l'industrie est passée de 18 % à 13 % de la valeur ajoutée, et 750 000 emplois industriels ont été perdus en dix ans", a-t-il déclaré.

Mais cet hymne à l'industrie, célébrée comme "le levier" qui doit remettre la France sur la voie du "redressement" après "des années d'abaissement", était aussi, pour François Hollande, l'occasion de préciser qu'il se jouerait sur une partition tout à fait acceptable pour les partenaires écologistes avec lesquels le Parti socialiste a conclu un accord électoral et législatif pour 2012.

L'intérêt apporté par le candidat au placoplâtre visait à émettre un message : celui du mariage entre l'enjeu industriel et l'enjeu environnemental, du "produire plus pour consommer moins", de l'union entre le "pacte productif" et le "défi écologique". Insistant, dans le prolongement de sa tribune publiée dans Le Monde ce lundi, sur la nécessité de la "sobriété" énergétique, le candidat en a profité pour annoncer qu'il lancerait, s'il est élu en 2012, un "grand plan pour l'isolation des bâtiments".

Thomas Wieder