Vendredi 04 Novembre 2011, le conseil municipal de Chelles a voté à l'unanimité une motion reprise de notre pétition "NON à la destruction de l’aqueduc de la Dhuis".

http://www.petitionpublique.fr/?pi=dhuis

Liste des signataires

Un article du journal LA MARNE paru le 09 Novembre 2011 relate cet évènement. Le titre est assez évocateur : "Plâtrée... de mécontents".

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La dizaine de banderoles installées par le collectif "Sauvons la Dhuis"

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CHELLES : Motion contre la destruction de l'Aqueduc de la Dhuis.

La Ville de Paris a inscrit à l'ordre du jour de son conseil des 17 et 18 octobre 2011 la cession de l'aqueduc de la Dhuis à la société Placoplâtre, pour ensuite suspendre ce débat. Ile-de-France Environnement et les associations de protection de l'environnement de l'Est francilien tirent, néanmoins, le signal d'alarme.

Long de 131 kms, l'aqueduc de la Dhuis (ou Dhuys) a été construit sous Napoléon III pour acheminer l'eau de la Dhuys. Son point de départ se trouve à Pargny-la-Dhuys (Aisne) ; il se termine au réservoir de Ménilmontant (Paris 20ème).

Aujourd'hui, l'aqueduc de la Dhuis est géré par la SAGEP (société anonyme de gestion des eaux de Paris). Pour l'essentiel, il fournit en eau le parc d'attractions Disneyland, seul le surplus est dirigé vers Paris.

6 millions d'euros ont été consacrés en 2007-2008 par l'AEV (Agence des Espaces Verts d'Ile de France) à aménager l'espace libre disponible qu'elle entretient, au-dessus de l'aqueduc souterrain.

Véritable trait d'union entre la ville, la forêt et la campagne, cet itinéraire très prisé des populations relie plusieurs espaces boisés de la région. Cette coulée verte est indispensable au maintien de la biodiversité et permet le déplacement des espèces. C'est un des éléments clefs de la trame verte de l'Est francilien.

Cette réalisation de l'Agence des Espaces Verts de la région Ile-de-France risque d'être réduite à néant. En effet, la Mairie de Paris a l'intention de céder, au profit de la société Placoplâtre, des tronçons de l'Aqueduc de la Dhuis sur les communes de Le Pin, Claye-Souilly, Villevaudé et Annet-sur-Marne, afin de permettre une exploitation des sous-sols gypseux à ciel ouvert alors que l'exploitation souterraine de ce gisement est possible/comme cela a été fait en Seine-Saint-Denis.

S'il se réalisait, ce projet sonnerait le glas d'un ouvrage Haussmannien, mettrait en péril l'intégrité écologique de cette coulée verte et nuirait gravement à cette promenade chère aux habitants de l'Est Francilien et d'ailleurs. Ce secteur de Seine-et-Marne a déjà trop souffert et souffre encore aujourd'hui de ce type d'exploitation.

Par ailleurs, ce projet s'oppose aussi gravement à la convention de partenariat signée en février 2011 entre la Mairie de Paris et le Conseil Général de Seine-et-Marne visant à construire une métropole durable, notamment au plan essentiel de la biodiversité.

Le conseil municipal de Chelles s'oppose à toute opération qui viendrait dénaturer, altérer ou nuire à la coulée verte que constitue la promenade de l'aqueduc de la Dhuis, et à toute nouvelle exploitation de gypse à ciel ouvert dans le secteur.

Nous demandons au Conseil Général de Seine-et-Marne de se positionner fermement contre ce projet

Nous demandons aux élus de la ville de Paris de s'opposer à la cession de l'aqueduc de la Dhuis à la société Placoplâtre.