Le 08 février dernier, une convention a été signée avec un propriétaire afin de réaliser un jardin partagé. Située au 23 Avenue des champs 77500 Chelles, une parcelle de 2239 m2 a donc été mise à la disposition du collectif "Les Amis du Montguichet". Les objectifs sont les suivants :

  1. un jardin partagé ou jardin communautaire biologique (~1200 m2),
  2. un espace biodiversité urbaine (~800 m2) : création de mares, prairies naturelles, haies arbustives avec des essences locales, abris à animaux, ect.
  3. et un espace Apicole (~200 m2) : Création d'un rucher de 5 à 10 ruches pour la sauvegarde des abeilles.

JardinVueAvion_01.jpg

Vous avez été très nombreux à vous manifester afin de participer à cette aventure.

Cette parcelle est une propriété privée et il n'existe aucune servitude de passage. En accord avec le propriétaire, nous sommes donc légalement en mesure de procéder au clôturage.

Dans la pratique, cette parcelle est traversée pour les riverains de l'avenue des champs qui désirent accéder au chemin communal des pissottes. C'est une des voies qu'ils empruntent pour se rendre sur la côte Montguichet ou ailleurs (à pieds comme en 2 roues motorisées ou non). Le soir, elle est aussi un point de réunion pour le moins "festif" pour des jeunes du secteur.

Même s'il existe de nombreux autres accès possibles, l'hypothèse d'une fermeture de cette parcelle engendre chez certains riverains une anxiété plus que manifeste : une résistance au changement qui se fait de plus en plus pressante au fur à mesure que la nouvelle de cette possibilité se répand, parlant d'un projet "liberticide" et de la fermeture d'une voie d'accès qui a pour eux toujours existé.

Quels sont les contraintes par rapport à notre projet de laisser un chemin d'accès au travers de la parcelle ?

  1. La configuration du terrain est telle qu'un accès reviendrait à le séparer au mieux en 2 et donc de passer de 230 à 400 mètres linéaire de clôtures. Nous sommes donc dans l'incapacité financière de l'assurer ou nous devons accepter de diviser la surface par 2 et d'autant nos activités.
  2. Le fait même que cette parcelle reste un lieu de passage est aussi incompatible avec la nature des activités que nous désirons y mener (rucher, biodiversité urbaine ect.). Par exemple : comment imaginer un espace apicole à proximité immédiate des passants et des moto-cross ?

De plus, pour certains riverains c'est bien plus qu'un problème de passage. La nature même des activités que nous voulons y mener est pour eux particulièrement anxiogène. Ainsi, la proximité des habitations est également problèmatique pour certains voire d'autres.

Il convient de préciser que le propriétaire peut s'il le désire et quand il le veut procéder au clôturage de sa parcelle. Ainsi, tôt ou tard, la traversée de celle-ci sera rendu impossible, par une construction ou autre projet.

Ainsi devant cette colère qui ne demande qu'à s'exprimer, nous avons décidé de suspendre le projet afin de se donner le temps d'y voir plus clair et de rechercher une autre parcelle complémentaire ou de substitution plus adaptée. Nous ne désirons pas de problèmes de voisinage pouvant ruiner l'ambiance d'un quartier et le lien social entre les habitants. Cela est contraire à l'objectif même de notre projet.

Nous vous tiendrons informé de l'évolution de la situation et nous tenions à remercier toutes les personnes qui nous soutiennent dans cette démarche unique au sein de la Communauté d'Agglomération de Marne et Chantereine.