Dans le prolongement de la rue du Bel Air, le petit chemin de desserte rurale se termine, à la limite Chelles-Gagny, en cul-de-sac, sur une butte de terre. Ce sont en effet les vestiges d’une carrière de gypse, exploitée ici jusqu’au début du vingtième siècle, qui sont visibles à cet endroit. Les automobilistes venant du Nord de Chelles et souhaitant se rendre dans le département voisin, pour rejoindre l’A3 à Villemomble par exemple, empruntent les artères du quartier des Abbesses et l’avenue d’Iéna tout particulièrement, plutôt que de se heurter aux ralentissements de la RN 34. Ainsi le trafic dans ces endroits est devenu, au fil des ans, bien trop important par rapport à la configuration de ces voiries. Notons tout de même que Gagny souffre des mêmes maux sur son propre territoire, au regard de ses habitants souhaitant traverser Chelles pour rejoindre la Francilienne par exemple.

Une avenue d’Iéna saturée

Ainsi, à Chelles, les riverains de l’avenue d’Iéna se sont-ils depuis longtemps constitués en association pour demander à la municipalité de réduire, autant que faire se peut, la circulation dans leur rue. En effet, après comptages, il s’avérait que près de six mille véhicules passaient quotidiennement dans cette avenue. La Ville a donc engagé une concertation et mis en oeuvre, pour mieux répartir les flux, un plan provisoire de circulation durant l’été. La solution retenue étant la mise en sens unique partiel de l’avenue d’Iéna. Devant l’opposition de nombreux riverains, c’est toute l’avenue d’Iéna qui a été mise en sens unique pour une période test de trois mois du 3 juillet au 30 septembre. En même temps que l’annonce de cette décision, la municipalité s’était engagée à consulter de nouveau des riverains et les usagers. Les modalités de la concertation ont d’ailleurs été discutées avec les représentants des habitants du quartier. En septembre 2006, riverains et usagers ont voté. Leur choix s’est porté sur le retour à double sens de l’avenue d’Iéna, mais s’est accompagné d’une prise de conscience sur les besoins en matière de sécurité routière d’une part, et des nuisances subies par les habitants de l’avenue, d’autre part.

Négociations inter départementales

Cette concertation a permis de souligner un objectif commun aux usagers, riverains et municipalité : la nécessité de rouvrir le Vieux chemin de Paris. Un cahier des charges était confié à un bureau spécialisé afin de réaliser une étude de trafic et d’impact par rapport la création de cette nouvelle voie, mais les négociations avec les départements de Seine-et-Marne et de Seine-Saint-Denis ainsi qu’avec la Ville de Gagny n’ont toujours pas abouti. Pourtant, la création d’une nouvelle voie sur l’emprise du Vieux chemin de Paris soulagerait le trafic dur l’ensemble du quartier des Abbesses et les deux départements ont été saisis dernièrement du dossier. Avancée considérable, la Ville de Gagny a accepté de participer à une réunion il y a quelques semaines où les études étaient présentées. Les préfectures ont décidé d’agrandir le périmètre d’études et d’inclure la problématique Vieux chemin de Paris, Vieux chemin de Meaux dans une vision plus large de l’ensemble des communications entre la Seine-et-Marne et la Seine-Saint-Denis.

Scrutin local

Après concertation, les riverains et usagers de l’avenue d’Iéna votaient les 23 et 27 septembre 2006. Le public concerné, près de quatre mille foyers, avait le choix entre plusieurs propositions : le maintien du sens unique entre l’avenue des Abbesses et la rue des Sources, le retour au double sens entre l’avenue des Abbesses et la rue des Sources, une adaptation du sens unique avec trois choix possibles, (le premier, mise en double sens entre l’avenue des Abbesses et la rue Henriette puis en sens unique jusqu’à la rue des Sources, le deuxième, en sens unique entre l’avenue des Abbesses et l’avenue de Friedland puis en double sens jusqu’à l’avenue des Sources, le troisième, en sens unique entre l’avenue des Abbesses et l’avenue Albert Caillou, puis en double sens jusqu’à l’avenue des Sources) et proposé plusieurs solutions possibles.

Le petit article du Parisien du 25/10/2007 qui parle du sujet :

Article du parision sur le projet de route sur les carrières Saint Pierre