Les Abbesses de Gagny - Chelles

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jeudi 29 janvier 2015

Fort de Vaujours : l'heure de la Justice a sonné

Fort de Vaujours : l'heure de la Justice a sonné

Vous êtes désormais 130.000 signataires de notre pétition demandant la vérité sur les contaminations et les pollutions du Fort de Vaujours.

Lien vers la pétition : https://www.change.org/p/pour-la-v%C3%A9rit%C3%A9-sur-la-radioactivit%C3%A9-et-les-pollutions-du-fort-de-vaujours

Le succès de cette pétition portée par Change.Org a permis :

  • une mobilisation exceptionnelle à l'échelle nationale,
  • des manifestations ayant réuni des centaines de personnes,
  • une médiatisation du sujet dans les plus grands médias nationaux et même au delà de nos frontières (New York Times , BFMTV, FRANCE 5, FRANCE 3, Charlie Hebdo, 20 minutes, le Parisien, Aujourd'hui en France, Politis,, L'humanité, AFP, …),
  • la reconnaissance de la contamination radiologique du Fort de Vaujours suite aux quarante années d'expérimentations du Commissariat à l’Énergie Atomique pour y développer, dans le plus grand secret, les détonateurs des bombes atomiques de l'armée française,
  • une suspension temporaire des démolitions des bâtiments du site pratiquées suivant un protocole mettant en danger les travailleurs et les populations riveraines.

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Le Fort de Vaujours, lieu d'expérimentation des détonateurs des bombes atomiques françaises de 1951 à 1997.

Si vous n,'avez pas été en mesure d'assister à la diffusion du reportage « Pollution des sols, le scandale caché », vu par plus d'un million de téléspectateurs, en date du 20 janvier dernier sur France5, veuillez suivre le lien suivant : http://youtu.be/4u328IyYeHs

Malgré cette prise de conscience à l'échelle nationale et internationale des dangers du projet d'exploitation des sous-sols du Fort de Vaujours sur la santé des travailleurs et des populations environnantes, le projet de la société BP PLACO (Anciennement PLACOPLATRE) et filiale du groupe SAINT-GOBAIN est en passe de reprendre avec l'accord de tous les services de l'Etat Français.

Depuis 5 mois, le collectif « Sauvons la Dhuis » travaille sans relâche avec un cabinet d'avocats spécialisé pour étudier tous les moyens légaux pouvant aboutir à un arrêt définitif de ce projet à très hauts risques aux portes de Paris.

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La fédération des associations environnementales de Seine-Saint-Denis, Environnement 93, membre du collectif « Sauvons la Dhuis » possède tous les agréments nécessaires pour porter cette action devant les tribunaux. Nous remercions, par la même, son conseil d'administration pour avoir soutenu cette action à l'unanimité.

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Pour faire aboutir cette action, nous avons besoin de votre soutien. C'est en ce sens que nous faisons appel à vous. Nous vous invitons à y prendre part grâce à Citizencase, une plateforme de financement participatif pour un meilleur accès à la justice pour les associations.

Citizencase a permis notamment à France Nature Environnement, notre fédération nationale, de lever les fonds nécessaires pour continuer ses actions en justice contre la construction du Barrage de Sivens et de l’Aéroport de Notre Dame des Landes.

Nous avons aujourd'hui besoin du même engouement populaire et citoyen. Les versements sous forme de dons vous permettent de bénéficier d’une réduction d’impôt sur le revenu à hauteur de 66 % dans la limite des 20 % du revenu imposable.

Vous pouvez d’ores et déjà nous soutenir à en allant sur le site Citizencase à l'adresse suivante : http://citizencase.org/projet/fort-de-vaujours-vous-avez-dit-radioactif/

Cette campagne de collecte de soutiens nous permettra de préparer les recours juridiques à venir, et mettre ainsi un terme au projet de PLACOPLATRE.

Donner, c'est participer à la construction d'un modèle alternatif, respectueux de l'environnement, soucieux de la santé des personnes et de notre droit à l'information.

Donner, c'est déjà agir !

Votre soutien nous est précieux !

Cordialement,

Le collectif SAUVONS LA DHUIS - http://sauvons.dhuis.fr

SIGNER LA PÉTITION EN LIGNE SUR CHANGE.ORG A L'ADRESSE SUIVANTE : https://www.change.org/p/pour-la-v%C3%A9rit%C3%A9-sur-la-radioactivit%C3%A9-et-les-pollutions-du-fort-de-vaujours

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mercredi 24 décembre 2014

Joyeuses fêtes de fin d'année 2014

Les Abbesses de Gagny-Chelles vous souhaitent de joyeuses fêtes de fin d'année 2014 ainsi qu'une très bonne année 2015.

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La carrière Saint-Pierre du Montguichet en Mars 2013

lundi 29 septembre 2014

Chelles - Montguichet : les exploitants agricoles ont été choisis

Chelles - Montguichet : les exploitants agricoles ont été choisis.

Depuis le rachat d'environ 115 hectares sur les 160 du Montguichet par l'Agence des Espaces Verts d'Ile de France, il a été question de valoriser les terres agricoles de ce haut de la biodiversité de l'Est Parisien.

Chelles - Montguichet : Depuis les boisements

Les champs du Montguichet depuis les boisements

Pour Rappel, le site du Montguichet est réparti sur les communes de Gagny, Montfermeil et Chelles. Il englobe l'ancienne carrière de pierre à plâtre dit "Saint-Pierre" de Gagny et la carrière Chelloise du Beauzet. Retourné au vivant sauvage depuis de nombreuses décennies, il héberge désormais de nombreuses espèces protégées ou à caractère patrimonial dont notamment 11 espèces d'orchidées sauvages ainsi qu'une faune remarquable en proche banlieue.

Lien vers le projet initial des Abbesses de Gagny-Chelles : http://blog.gagny-abbesses.info/public/Carrieres_Saint_Pierre/Projet/Abbesses_projet-beauzet_small-v7.pdf

Rappel : Article du Parisien de Mars 2013 : http://blog.gagny-abbesses.info/post/2013/03/03/Montguichet-Le-Parisien-%3A-l-Avenir-du-Poumon-Vert-se-dessine

Les Abbesses de Gagny-Chelles avaient, il y a plusieurs années, proposé un projet de préservation et de valorisation de ce site qui avait reçu le soutien officiel de la commune de Chelles et de la région Ile de France. Une partie des objectifs de ce projet a été reprise par l'AEV dans le cadre de l'élaboration de son plan d'aménagement et de gestion du site.

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Ophrys Mouche des lisières calcaires

Au cours des différents comités de suivi organisés par l'AEV ces 2 dernières années, nous avions pris position pour que les 50ha de terres agricoles classées en ENS (Espace Naturel Sensible) soient exploitées au travers de méthodes respectueuses du vivant qui y vit. Ainsi, nous avions demandé la mise en place d'exploitants en agriculture biologique.

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Un écureuil roux du Montguichet

Nos souhaits ont été exaucés. Le Montguichet devrait être exploité par 2 maraîchers ainsi que par un éleveur Ovin (Mouton) en agriculture biologique. Ils devraient travailler en étroite relation avec l'Association pour Maintien de l'Agriculture Paysanne (AMAP) de Chelles : "Entre Dhuis et Marne" (http://amap.dhuismarne.free.fr).

Il y aura également un apiculteur gabinien (http://www.apinova.fr) qui devrait, au printemps prochain, installer une vingtaine de ruches à cadres ainsi qu'un rucher tronc pédagogique de type cévenol réalisé en collaboration avec l'association Lozérienne "L'Arbre aux Abeilles" (http://www.ruchetronc.fr).

Pour les autres exploitations (élevage Ovin et maraichage), le démarrage risque de prendre un peu plus de temps. En effet, le Plan Local d'Urbanisme (PLU) Chellois interdit la construction de serres ou de bâtiments agricoles sur le site. Le PLU de la commune doit donc être modifié. Comme c'est un processus long, l'installation de ces exploitants ne pourra se faire qu'à l'horizon 2016-2017.

Nous sommes satisfait de l'arrivée prochaine de ces exploitants qui sauront respecter ce site pour lequel nous sommes mobilisés depuis tant d'années. Nous souhaitons que les habitants des villes environnantes sauront saisir cette opportunité unique de pouvoir consommer des produits de qualité en circuits courts et faire le succès du projet de l'Agence des Espaces Verts.

La promotion de l'agriculture périurbaine est un des enjeux majeurs du Grand Paris de Demain. Nous espérons que ce genre d'initiative puisse se multiplier et devenir commun dans le paysage urbain d'Ile de France et d'ailleurs.

Cordialement,

Les Abbesses de Gagny-Chelles

http://www.montguichet.fr

vendredi 4 juillet 2014

Fort de Vaujours : le Protocole de la Honte

Fort de Vaujours : le Protocole de la Honte

Le 20 mars 2014, nous avions dévoilé que Placoplatre avait démarré à l'abri des regards la destruction du Fort de Vaujours. Nous avions dénoncé un démarrage irresponsable et inconscient des démolitions ainsi que l’incompétence totale de l'ensemble des experts de cet industriel à détecter les contaminations à l'uranium du Fort.

Notre communiqué en date du 20 Mars 2014 : http://sauvons.dhuis.fr/post/2014/03/20/Le-Fort-de-Vaujours-%3A-la-destruction-des-b%C3%A2timents-a-commenc%C3%A9.

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Le Fort de Vaujours, lieu d'expérimentation des détonateurs des bombes atomiques françaises de 1951 à 1997.

Cette première campagne de destruction s'est achevée mi-mai pour un total de 24 bâtiments. Elle a été réalisée par des salariés de la société Brunel Démolition, filiale du groupe Colas.

Le 02 Juillet 2014, après-midi, l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) a rendu publique un rapport en date du 17 Avril 2014 qui fait froid dans le dos.

Lien vers le rapport de l'IRSN : http://www.irsn.fr/FR/expertise/avis/Documents/Avis-IRSN-2014-00155_Vaujours-Placoplatre.pdf

À la lumière de ce rapport qui analyse le protocole de démolition des bâtiments, il apparaît clairement qu'il y a eu mise en danger des travailleurs et des riverains ainsi qu'un non-respect de l'environnement.

Dans ce rapport particulièrement accablant, l'IRSN accuse Placoplatre d'avoir retenu une méthodologie incapable de détecter les contaminations à l'uranium du Fort et "d'écarter la présence d'une contamination résiduelle susceptible de générer une exposition interne par inhalation ou ingestion involontaire des travailleurs".

L'IRSN estime ne pas être "en mesure de se prononcer sur le bienfondé de l'approche retenue pour prévenir des risques d'exposition des travailleurs et du public". Elle enfonce le clou en précisant qu'il n'y a eu "aucune évaluation des risques d'exposition interne, ni de disposition opérationnelle particulière qui permettrait de le prévenir".

Nous avons une pensée attristée pour les travailleurs qui ont participé à cette première campagne de démolition, à eux ainsi qu'à leurs familles. Nous avons également une pensée pour les usagers de la promenade de Dhuis qui passe juste en contrebas du Fort de Vaujours.

Il convient de signaler que Placoplatre a organisé des visites du chantier pour des élus du secteur dont certains ont pu assister en direct à la destruction de bâtiments.

L'IRSN ajoute qu'il n'y a eu "aucune disposition de protection particulière visant à éviter la dissémination des poussières dans l'environnement lors des travaux" avant d'affirmer que le dossier de Placoplatre ne "permet pas d'apprécier le caractère probable ou non d'une contamination des bâtiments selon leur usage passé".

De Mars à mi-mai 2014, Placoplatre a donc mis en danger la santé d'autrui. Daté du 17 Avril 2014, le rapport de l'IRSN n'aura même pas été pris considération. Les destructions se poursuivront pendant plus d'un mois.

Malgré nos avertissements incessants et nos demandes répétées, les préfets de Seine-Saint-Denis et de Seine-et-Marne, n'ont rien fait pour faire cesser cette campagne, bien au contraire.

Le 2 juillet 2014, quelques heures seulement avant de la publication officielle du rapport de l'IRSN, la préfète de Seine-et-Marne, Nicole Klein, a fini par annoncer qu'il n'y aurait plus de nouvelles démolitions tant que Placoplatre n'aura pas mis en œuvre un protocole validé par l'Autorité de Sûreté Nucléaire.

Cette déclaration a été faite lors de la première réunion de la Commission de Suivi de Site du Fort de Vaujours. Dans les mois qui viennent, Placoplatre désire procéder à la destruction de 211 bâtiments supplémentaires. Ces démolitions futures sont censées être encadrées par le travail de cette commission.

Que peut-elle dire aux travailleurs ainsi qu'aux riverains du Fort dont la santé est mise en danger et qui sont peut être déjà contaminés par un mal intérieur qui se déclarera dans plusieurs années sous la forme de cancers ???

Que penser de ces préfets qui, lors de la première réunion de cette commission, ont laissé Placoplatre affirmer que sa campagne de destruction s'était parfaitement déroulé ? Et pourquoi ont-ils fait en sorte que le rapport de l'IRSN ne soit jamais évoqué ???.

Que penser de ces préfets, qui ont pipé tous les dés de cette commission en n'invitant pas toutes les associations du collectif "Sauvons la Dhuis" et en refusant l'expertise indépendante de la CRIIRAD (Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité) pourtant partie prenante de ce dossier depuis plus de 13 ans ???

Tout a été mis en œuvre pour qu'il n'y ait aucun débat contradictoire !!!

Notre communiqué du 19 juin 2014 : http://sauvons.dhuis.fr/post/2014/06/19/FORT-DE-VAUJOURS-%3A-L%E2%80%99irresponsabilit%C3%A9-totale-des-services-de-l%E2%80%99Etat
Lire le communiqué de presse de la CRIIRAD en date du 26 février 2014 : http://www.criirad.org/actualites/dossier2014/vaujours/26-fev-2014.pdf

Ces agissements inacceptables portent un coup terrible à la crédibilité des services de l'État, ainsi qu'au fondement démocratique de notre nation. Ils laissent présager du pire. Nous demandons au Préfet de la Région Ile de France de reprendre en personne la direction de cette commission et fasse enfin respecter l'État de droits.

Le collectif "Sauvons la Dhuis" exige toujours la levée immédiate du secret défense sur les activités du Commissariat à l'Énergie Atomique sur le fort de Vaujours de 1955 à 1997 ainsi que l'abandon définitif et immédiat du projet d'exploitation du site par la société Placoplatre, filiale du Groupe Saint-Gobain.

Le collectif SAUVONS LA DHUIS - http://sauvons.dhuis.fr

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jeudi 19 juin 2014

FORT DE VAUJOURS : L’irresponsabilité totale des services de l’Etat

FORT DE VAUJOURS : L’irresponsabilité totale des services de l’Etat

Le 17 février 2014, des associations du collectif "Sauvons la Dhuis" ainsi qu’Ile de France Environnement ont adressé un courrier officiel au ministre de la défense. Pour des raisons de sécurité et de santé publique, il était demandé au ministre de transmettre les informations détaillées permettant la localisation précise de l’ensemble des ouvrages susceptibles d’être contaminés en profondeur d’un point de vue radiologique, chimique et pyrotechnique.

Manifestation du 17 Mai 2014

Manifestation du Collectif "Sauvons la Dhuis" en date du 17 Mai 2014

Ce courrier avait donc pour objectif d'obtenir des informations précises sur la localisation et la nature des pollutions liées aux expériences qui ont été réalisées sur le Fort de Vaujours pour développer les détonateurs des bombes atomiques françaises de 1955 à 1997.

En effet, ces expérimentations réalisées par la Direction des Applications Militaires (DAM) du Commissariat à l'Énergie Atomique (CEA) pour le compte de l'armée française sont toujours frappées du secret défense.

Depuis la fermeture du Centre d'Étude de Vaujours, le CEA n'a cessé de fournir des informations fragmentaires, contradictoires ou volontairement erronées mises à mal par toute une série de documents officiels et officieux, des vidéos et des entretiens d'époque, des rapports d'expertises indépendants dont notamment ceux de la CRIIRAD, ainsi que de nombreux témoignages d'anciens travailleurs du site.

Ces sources multiples, convergentes et souvent irréfutables ont permis de révéler :

Nous voulions que le ministère de la défense s'engage enfin à révéler au public toute l’étendue des expérimentations réalisées sur le Fort de Vaujours.

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Les mesures de radioactivité du 25/02/2014 qui ont démontré officiellement que le Fort de Vaujours est toujours contaminé à l'Uranium.

Près de 4 mois après notre courrier, la réponse du ministère de la défense donne un quitus total aux activités du CEA en oubliant ou ignorant consciemment tout ce qui s’est passé sur le Fort de Vaujours de 1955 à 1997, en prétextant que cela n’est pas de sa responsabilité.

Le CEA est un Etablissement Public à caractère Industriel et Commercial (EPIC); à ce titre il dispose d’une autonomie financière et administrative, mais l’Etat ne peut se soustraire à sa responsabilité quant aux risques et nuisances liées aux activités de cet organisme public de recherche scientifique sur le Fort de Vaujours.

Le ministère de la défense assure dans ce courrier que le CEA a toujours fait preuve de la plus grande transparence. Il déclare notamment que de nombreuses informations sont consultables sur internet et ose citer en exemple le site internet de Placoplâtre dédié à la communication autour de leur projet d’exploitation des sous-sols du fort !!!

Donner en exemple, un site internet de la société Placoplâtre pour l’obtention d’informations objectives sur le sujet, ne trompe plus sur les ramifications de cette société privée jusqu'au sommet de l'État français au point d’influencer les positions officielles du ministère de la défense.

Pour finir, le ministère botte en touche et nous demande de nous rapprocher des préfectures et de continuer de participer aux commissions stériles organisées sur le sujet depuis 2011, tandis que le 25 février dernier, il a été démontré que le site était toujours contaminé à l'uranium et que Placoplâtre a entamé depuis, sans état d'âme, la destruction du fort avec un protocole, rejeté par l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN), qui n'apporte pas de garanties suffisantes pour la santé des travailleurs et des populations riveraines.

Cette réponse écrite est indigne d'un ministère de l'État Français et d'un pays "démocratique" tel que la France, elle démontre un abandon total des services de l'État pour la préservation de la santé des travailleurs et des populations des villes riveraines (Courtry, Coubron, Vaujours et Villeparisis) au profit des intérêts économiques d’une société privée.

>> Lien vers le courrier du ministère de la Défense - page 1

>> Lien vers le courrier du ministère de la Défense - page 2

Une Commission de Suivi de Site (CSS) autour du Fort de Vaujours a été créée par les préfectures de Seine-et-Marne et de Seine-Saint-Denis. Une première réunion aura lieu, le 02 Juillet 2014 à Melun. Il convient de préciser que la ville de Melun est située à plus de 60 kms du Fort de Vaujours et nombreux sont ceux qui déjà en vacances ne pourront y participer !!!

Le collectif "Sauvons la Dhuis" ainsi que la Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité (CRIIRAD) en ont été exclus tandis que la société Placoplâtre pourra se faire assister d'experts du CEA et l'Autorité de Sûreté Nucléaire de techniciens de l'IRSN !!!

Cette commission a été voulue par le ministère de l'environnement et les préfectures ont choisi délibérément de ne pas inviter les acteurs majeurs de ce dossier qui "dérangent".

Cette nouvelle manœuvre des services de l'État Français pour enterrer ce dossier au profit des intérêts d'une société privée est tout simplement inqualifiable, il n'y a pas d'autres mots.

>> Lien vers le document de constitution de la Commission de Suivi de Site du Fort de Vaujours - AI_CSS_Fort_de_Vaujours_18_juin_2014.pdf

Le collectif "Sauvons la Dhuis" exige donc toujours la levée immédiate du secret défense sur les activités du CEA sur le fort de Vaujours de 1955 à 1997, l'arrêt immédiat des démolitions en cours et l'abandon définitif du projet d'exploitation du site par la société Placoplâtre, filiale du Groupe Saint-Gobain.

Le collectif SAUVONS LA DHUIS - http://sauvons.dhuis.fr

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vendredi 30 mai 2014

Fort de Vaujours : La responsabilité de l’Etat en question !

Fort de Vaujours : La responsabilité de l’Etat en question !

Pour commencer, nous voudrions remercier les plus de 400 personnes qui ont répondu à l'appel de notre dernière manifestation, en date du 17 mai dernier, pour exiger l'arrêt des démolitions et l'abandon définitif du projet de Placoplatre sur le Fort de Vaujours.

Manifestation du 17 Mai 2014

Depuis notre dernier communiqué, quelques rebondissements se sont produits.

Le 12 mai dernier, l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) a considéré que le protocole de démolition mis en œuvre par Placoplatre pour détruire les 26 premiers bâtiments du Fort ne présentait pas de garanties suffisantes pour assurer la protection des travailleurs, du public et de l'environnement au regard des risques radiologiques. Cet avis a été rendu alors que la première tranche du chantier était déjà en passe d'être terminée. À ce jour, il subsiste encore plus de 150 constructions à démolir. 

Le directeur d'exploitation de Placoplatre, à la divulgation de cet avis, a osé déclarer, par voie de presse, qu'il n'avait pas "d'état d'âme" !!! Un tel cynisme devant le fait accompli est tout simplement intolérable.

L'avis de l'IRSN démontre d'une manière indiscutable que les travailleurs et les riverains ont été mis en danger et cela dès le début des opérations de destruction du Fort.

En avril dernier, nous avons mis la main sur des documents officiels prouvant que le Commissariat à l'Énergie Atomique a réalisé sur le Fort de Vaujours d'importantes expérimentations mettant en œuvre du béryllium.

Le béryllium fait partie des produits chimiques les plus dangereux. Ce métal utilisé dans le nucléaire est non radioactif mais il est extrêmement toxique pour l'homme. Toute manipulation du béryllium comporte un risque très grave pour la santé. 

L'inhalation de poussières et autres fumées véhiculant des particules de béryllium peut, même à très faible dose et après l'arrêt de l'exposition, provoquer des cancers, ainsi qu'une autre maladie mortelle : la bérylliose.

En plus de la présence désormais avérée de contaminations à l'uranium, nous avons toujours pointé la quasi-absence d'analyse des sols au niveau des risques liés au métaux lourds ainsi qu'aux pollutions chimiques et pyrochimiques.

En effet, des contaminations à l'uranium, trouvées à leurs risques et périls par nos membres en 2011, ont été officialisées devant huissier de justice le 25 février dernier. Ces contaminations ont été niées pendant plus de 3 ans par Placoplatre. Par la force des choses, le 15 avril dernier, l'IRSN et l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) ont été contraints d'admettre officiellement que le Fort de Vaujours était toujours contaminé.

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Les mesures de radioactivité du 25/02/2014 qui ont démontré officiellement que le Fort de Vaujours est toujours contaminé à l'Uranium.

Si l'irresponsabilité et l'incompétence manifeste de Placoplatre continuent, que se passera-t-il, sur ce site contaminé, quand il faudra achever la destruction des infrastructures du Fort, déplacer des millions de m3 de terres puis éclater la pierre à plâtre du massif de l'Aulnoye à coups d'explosifs ?

Quand le ministère de l'Environnement et les services de l'État vont-ils enfin prendre leurs responsabilités ?

Quand le ministère de la défense va-t-il enfin lever le voile sur les secrets qui pèsent sur ce lieu de conception des détonateurs des bombes atomiques françaises ?

Quand les préfectures vont-elles enfin prendre la pleine mesure des risques en cours et à venir que le projet de Placoplatre fait peser sur les travailleurs et les populations riveraines ?

Quand les élus des villes concernées vont-ils faire ce qui est nécessaire et indispensable pour faire stopper les démolitions en cours et mettre un terme à ce projet délirant aux portes de Paris ?

Nous sommes désormais toutes et tous au pied du mur.

Le collectif "Sauvons la Dhuis" re-demande avec plus de force que jamais que les destructions cessent sur-le-champ et que le projet d'exploitation de Placoplatre soit définitivement jeté aux oubliettes.

Le collectif SAUVONS LA DHUIS - http://sauvons.dhuis.fr

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jeudi 29 mai 2014

Succès de la fête de la nature 2014

Pour la fête de la nature, nous avons organisé 2 visites du Montguichet. Les participants ont pu partir avec nous à la découverte des orchidées sauvages de ce haut lieu du vivant sauvage de l'Est Parisien. Pas moins de 11 espèces différentes ont pu être observées par les participants.

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Cavages de la carrière Saint-Pierre

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Orchis Militaire

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Orchis Pyramidal

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Ophrys Abeille

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Ophrys Mouche

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Néottie nid d'oiseau

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Orchis à 2 feuilles

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Orchis Bouc

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Merci à celles et ceux qui ont participé à ces visites.

samedi 24 mai 2014

Fête de la nature 2014 : Les visites guidées des Abbesses de Gagny-Chelles

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Les anciennes Carrières de Gagny-Chelles (Gagny-Chelles), Samedi 24 Mai 2014

Visite guidée afin de découvrir le patrimoine naturel des anciennes carrière de Gagny-Chelles.

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Cavage de la carrière Saint-Pierre
Nous contacter pour réserver vos places.
  • Lieu : Gagny
  • Coordonnées de l'animateur : Christophe Nedelec
  • Réservation obligatoire : Christophe Nedelec
  • Type : Balade et randonnée | Visite guidée
  • Thème(s) : Papillons | Oiseaux | Mammifères | Fleurs et arbres
  • Public(s) : Tous
  • Niveau physique requis : aucun

Infos pratiques

  • A : Gagny 93
  • Date(s) : Samedi 24 mai 2014
  • Horaire : 09:30 - 12:30
  • Transport en commun : RER E Le Chénay-Gagny
  • Point de Rendez-vous : 5 vieux chemin de meaux 93220 Gagny - 93220 - Gagny

La carrière du Beauzet et la côte Montguichet (Chelles), Dimanche 25 Mai 2014

Visite guidée afin de découvrir le patrimoine naturel de la côte Montguichet et l'ancienne carrière du Beauzet à Chelles.

Chelles- Montguichet : Renard Roux

Les renards roux de la côte Montguichet
Nous contacter pour réserver vos places.
  • Lieu : Chelles
  • Coordonnées de l'animateur : Christophe Nedelec
  • Réservation obligatoire : Christophe Nedelec
  • Type : Balade et randonnée | Visite guidée
  • Thème(s) : Papillons | Oiseaux | Mammifères | Fleurs et arbres
  • Public(s) : Tous
  • Niveau physique requis : aucun

Infos pratiques

  • A : Chelles 77
  • Date(s) : Dimanche 25 mai 2014
  • Horaire : 09:30 - 12:30
  • Point de Rendez-vous : Chemin des Pissottes - 77500 - Chelles (Au fond de l'Avenue d'ULM 77500 CHELLES)

Visite du Jardin partagé des Abbesses (Chelles), Dimanche 25 Mai 2014

Situé sur les contreforts des anciennes carrières de gypse du Montguichet, véritable « poumon vert » de l’Est parisien et haut lieu de la biodiversité régionale. Le jardin des Abbesses est la réalisation d’un projet collectif d'apiculture, de potager et d'une forêt comestible ou forêt nourricière. Des mares ont été mises en œuvre pour la faune et la flore aquatique.

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Plan du Jardin des Abbesses
Nous contacter pour réserver vos places.
  • Lieu : Chelles
  • Coordonnées de l'animateur : Christophe Nedelec
  • Réservation obligatoire : Christophe Nedelec
  • Type : Balade et randonnée | Visite guidée
  • Thème(s) : Jardin | Apiculture | Fleurs et arbres
  • Public(s) : Tous
  • Niveau physique requis : aucun

Infos pratiques

  • A : Chelles 77
  • Date(s) : Dimanche 25 mai 2014
  • Horaire : 14:30 - 17:30
  • Point de Rendez-vous : 23 avenue des champs - 77500 - Chelles - Pour les accès en voiture, veuillez vous garer au fond de l'avenue d'ULM 77500 Chelles et accèder au jardin par le chemin des pissottes

lundi 19 mai 2014

Fort de Vaujours : 500 manifestants contre la carrière au fort de Vaujours

Article du Parisien en date du 19 Mai 2014 :

500 manifestants contre la carrière au fort de Vaujours

A l'appel de l'association Sauvons la Dhuis et d'EELV 93, 500 manifestants ont réclamé l'arrêt des démolitions engagées par Placoplâtre.

« Casse-toi, placo ! », pouvait-on lire samedi sur les pancartes des manifestants massés devant l'usine Placoplatre. Près de 500 personnes s'étaient donné rendez-vous pour demander l'arrêt du chantier de démolition engagé par le géant du plâtre au fort de Vaujours. Ancien centre d'expérimentation du Commissariat à l'énergie atomique (CEA), le site, qui a fermé en 1997 après quarante ans d'essais de détonique à l'uranium, montre une radioactivité anormale dénoncée depuis 2001 par les associations locales et la Criirad (Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité).

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Propriétaire de 40 ha de ce site classifié pollué par le ministère de l'Environnement et frappé d'une servitude d'utilité publique par la préfecture depuis 2005, Placoplatre a déjà démoli quelque 26 bâtiments. Lundi dernier, l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire a publié sur son site une note d'information dans laquelle le protocole de démolition établi par Placo est jugé « insuffisant ».

« Nous nous battons depuis des années pour que la pollution du site à l'uranium, mais aussi à d'autres substances hautement toxiques, soit reconnue par le CEA, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et Placo, a rappelé au micro Christophe Nédelec, de l'association Sauvons la Dhuis. En 2011, nous avons effectué nous-mêmes des mesures et, en deux heures et de nuit, nous avons trouvé des points chauds radioactifs à plus de trente fois la norme ! Ce qu'a fini par confirmer l'ASN le 25 février dernier, après que tous les acteurs nous ont traités d'affabulateurs ! Aujourd'hui nous demandons l'arrêt du chantier de démolition engagé en catimini par Placo, qui n'a même pas attendu l'avis de l'ASN sur son protocole ! »

En première ligne de la manifestation, la sénatrice (EELV) de Seine-Saint-Denis, Aline Archimbaud, a rappelé son engagement à organiser une réunion de travail avec la ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, avant l'été. Mais elle a surtout demandé un moratoire et « l'arrêt de la démolition avant que des études indépendantes soient réalisées sur l'ensemble du site ».

Le candidat aux européennes et ex-secrétaire national EELV, Pascal Durand, s'est, de son côté, engagé à aider à « faire stopper la démolition devant les tribunaux ». « La logique de Placo est celle du fait accompli, alors que l'on sait maintenant officiellement que le site est pollué, c'est indécent ! ».

Présent hier, le maire (DVD) de Courtry, Xavier Vanderbise, également vice-président de Marne et Chantereine, propriétaire d'une partie du fort, a assuré « qu'aucuns travaux ne seraient engagés par la communauté de communes avant que des études soient faites ! » « Je me suis rendu sur le chantier et les conditions de travail ne m'ont pas satisfait. Je vais demander au plus vite un rapport de l'inspection ! », a déclaré l'élu après avoir appelé à une éventuelle nouvelle mobilisation. « Il faudra se rendre à la préfecture et chez Placo en semaine pour faire barrage ! »

A ses côtés, dans le cortège, Grégory Jurado, conseiller municipal d'opposition Front de gauche, a demandé au maire de Courtry « de faire stopper la démolition par tous les moyens, notamment en utilisant son pouvoir de police ». Une solution qui était sur toutes les lèvres dans les rangs des manifestants.

Des « espions » dans les rangs

Si le ton de la manifestation était plutôt calme samedi, un épisode a montré que les manifestants pouvaient aussi montrer les dents. Eric Flamant, chargé de mission pour Placo, faisait partie du cortège. En « civil », c'est-à-dire sans le costume qu'il porte habituellement, celui qui est présenté comme un consultant par BPB Placo s'est fait huer par les manifestants qui l'ont accusé d'être « un espion infiltré », avant d'être obligé de quitter la manifestation. Certains ont même affirmé l'avoir vu « renseigner la police en donnant les noms des meneurs de la manifestation ». « Il a osé dire que les travaux de démolition n'entraîneraient pas l'exploitation de la carrière ! », a déclaré Didier Delperoux, d'EELV 93.

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Sur Internet circule une vidéo qui montre Eric Flamant lors d'une réunion d'information chez un membre de l'opposition à Vaujours (Seine-Saint-Denis), José Da Silva. Il y déclarait alors en 2012 : « S'il y a un risque, ce sont nos ouvriers qui le prendront ! » Une sortie qui n'avait, à l'époque, pas échappé aux militants. D'autres intrus ont été aperçus durant la manifestation, écoutant les conversations et les entretiens privés des journalistes.

A l'issue du mouvement, Placoplatre a diffusé un communiqué assurant que « le projet d'exploitation est à un stade d'études jusqu'à fin 2015, qu'il sera soumis à autorisation préfectorale sur tous ses aspects : techniques, environnementaux et sanitaires ». Le géant du plâtre s'est également réjoui de l'éventualité d'une prochaine concertation constructive avec Ségolène Royal.

Marion Kremp | 19 mai 2014, 07h00

mercredi 7 mai 2014

Fort de Vaujours : Le Béryllium

Fort de Vaujours : Le Béryllium !!!

Il a été beaucoup question de l'uranium mais il existe un autre risque pour la santé des riverains et des travailleurs : le Béryllium.

Depuis des années, nous étions à la recherche de preuves de l'usage du Béryllium dans l'enceinte du Fort de Vaujours. Bruno Barrillot, directeur de recherche à l'Observatoire des armes nucléaires françaises, avait déjà affirmé en 2000 que le Commissariat à l'Energie Atomique (CEA) avait testé, sur le Fort, du Béryllium en tant que composant des têtes nucléaires françaises sur (1).

Nous venons de trouver un document technique qui présente des explosions de plaques de 2,5cm d'épaisseur de Béryllium réalisées par des ingénieurs du Centre d'Études de Vaujours (2). Nous avons également mis la main sur un document officiel du CEA qui présente la liste des sites où des expérimentations avec ce métal ont été réalisées et qui spécifie son usage par le Département des Applications Militaires (DAM) sur le Fort de Vaujours (3).

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Schéma d'un tir au Béryllium réalisé au Fort de Vaujours (Source CEA)

Qu'est ce que le Béryllium ?

Le Béryllium (Be) et de ses composés sont considérés comme faisant partie des produits chimiques les plus dangereux que l'on connaisse. Ce métal non radioactif utilisé par l’industrie nucléaire est extrêmement toxique pour l'homme. Toute manipulation du Béryllium comporte un risque d'accident très grave (1).

L'inhalation de poussières et autres fumées véhiculant des particules de ce métal peut, même à très faible dose et après l'arrêt de l'exposition, provoquer des pneumonies chimiques aiguës, suraiguës, voire chroniques (4). Les pneumonies chroniques peuvent aboutir à des cancers des poumons. Cette maladie porte un nom : la Bérylliose pulmonaire.

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Scanner des poumons d'une personne atteinte de la Bérylliose (Source : Collection personnelle de Kenneth D. Rosenman, Michigan State University)

Le Béryllium est classé cancérogène de groupe 1 par le CIRC depuis 1993.

De 1955 à 1997, quelles quantités de Béryllium ont été utilisées par le CEA dans l'enceinte du Fort ?

Dans quelles conditions ont été réalisées ces expériences, à l'air libre et/ou en casemates de tirs ?

Quelles quantités de ce métal peuvent subsister dans les sols et les sous-sols du site via les puits de lavage de salles de tirs ou de potentiels tirs à l'air libre ?

Quelles quantités de poussières de Béryllium ont pu être évacuées dans l'atmosphère par les systèmes de ventilation des salles de tirs ?

Nous avons également trouvé, grâce à nos confrères de Pontfaverger-Moronvilliers, un document de la CFDT en date du 14 Janvier 1980, intitulé "NON AU BERYLLIUM A L'AIR LIBRE" où les représentants du personnel de l'époque s'opposent fermement à la réalisation de tir à l'air libre utilisant du Béryllium par le Centre d’études de Vaujours-Moronvilliers.

Sources en ligne :

lundi 28 avril 2014

Fort de Vaujours : Appel à Manifester Samedi 17 Mai à Vaujours.

Fort de Vaujours : Appel à Manifester Samedi 17 Mai à Vaujours.

Devant le jusqu'au-boutisme de Placoplâtre, le collectif Sauvons la Dhuis vous invite à manifester Samedi 17 Mai 2014 à 15h00, devant la plâtrière de Vaujours.

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Manifestation pour la Vérité sur le Fort de Vaujours du 08/02/2014

Aux portes de Paris, Placoplâtre souhaite mettre en œuvre une carrière de plâtre à ciel ouvert sur les terres de l'ancien Fort de Vaujours. Ce site, lieu d’expérimentation des détonateurs des armes nucléaires françaises de 1951 à 1997, est contaminé à Uranium, très probablement au Béryllium ainsi qu'en d'autres substances et matières particulièrement dangereuses dont des munitions non explosées de la seconde guerre mondiale.

Après des années à nier l'évidence, les services de l'état au travers l'Autorité du Sûreté Nucléaire (ASN) ont enfin reconnu le 15 Avril 2014 que le site était toujours contaminé à l'uranium. Malgré la reconnaissance officielle des contaminations radioactives du site, Placoplâtre a commencé sans tarder la destruction des bâtiments du Fort.

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Les mesures de radioactivité du 25/02/2014 qui ont démontré officiellement que le Fort de Vaujours est toujours contaminé à l'Uranium.

Sans protocole validé par les services de l'état, les destructions, commencées en toute discrétion depuis des semaines, sont réalisées par des travailleurs de la société sous-traitante "Brunel Démolition", entité du groupe Colas.

Ces travailleurs n'ont pas d'autres consignes que de porter de simples masques anti-poussières et d'asperger d'eau les débris comme s'ils détruisaient de simples constructions ordinaires. Ceci n'est vraiment pas un "protocole" de sécurité adapté pour un site présentant une telle dangerosité.

Ces démolitions sont réalisées sans tenir compte de l’uranium, du béryllium, de l’arsenic et de toutes les substances chimiques dangereuses connues et inconnues utilisées par le Commissariat à l'Energie Atomique (CEA) pour développer les détonateurs des bombes atomiques françaises, dont les expérimentations finales ont contaminé durablement l'environnement immédiat des populations du Sahara, de la Polynésie Française et d'ailleurs.

Nous vous invitons à nous rejoindre pour exiger l'abandon du projet insensé.

Le rendez-vous est fixé au 290 Rue de Meaux 93410 Vaujours, à l'entrée de l'usine, Samedi 17 Mai 2014 à 15h00.

Nous comptons sur vous très nombreux pour que la destruction du Fort de Vaujours cesse sur-le-champ et que ce projet surréaliste soit définitivement abandonné et cela dans les délais les plus brefs.

C'est la santé des travailleurs et des populations qui est en jeu par l'éclatement planifié de cette colline qui surplombe les villes de Vaujours, Courtry, Coubron et Villeparisis.

Nos vies valent elles moins que du plâtre ?

Afin de montrer votre indignation, nous vous invitons à porter ce jour là un masque de protection contre les poussières.

Cette manifestation est avant tout une marche citoyenne et apolitique. Ainsi, nous demandons aux élus et membres de partis politiques souhaitant participer à cet événement de ne porter aucun signe distinctif et de n'envoyer aucun message à caractère politique.

Le collectif SAUVONS LA DHUIS - http://sauvons.dhuis.fr

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mardi 15 avril 2014

Fort de Vaujours : l'Autorité de Sûreté Nucléaire confirme la radioactivité

Fort de Vaujours : l'Autorité de Sûreté Nucléaire confirme la radioactivité du site

Suite à la confirmation des zones radioactives trouvées en 2011 par les associations, l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) vient de confirmer officiellement la radioactivité du Fort de Vaujours et demande à Placoplâtre de prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir la protection des travailleurs et des populations riveraines.

Communiqué de l'ASN : http://www.asn.fr/Informer/Actualites/Fort-de-Vaujours-77-93

Pour rappel, le 25 Février dernier, des contaminations radioactives de 10 à 70 fois supérieures à la normale, trouvées par les militants associatifs en mai 2011, ont été confirmées par la Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité (CRIIRAD) et l'Association de Contrôle de la Radioactivité dans l'Ouest (ACRO) en présence de l'ASN, de l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) et d'un huissier de justice.

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Les mesures de radioactivité du 25 Février 2014

Lors de ces mesures, un fragment d’uranium s’est détaché des murs d’une des anciennes casemates laboratoire. Selon le rapport de la CRIIRAD : « la concentration en uranium dans le fragment analysé est susceptible d’atteindre 12,5 millions de Becquerels par kilogramme soit une valeur plus de 300 000 fois supérieure à la concentration moyenne de l’uranium dans l’écorce terrestre ».

L'uranium est un toxique chimique radioactif qui présente une très forte dangerosité par inhalation et par ingestion. Une exposition par contamination interne peut donc avoir de graves effets sur la santé sous la forme de cancers et de leucémies.

Pour rappel, le Fort de Vaujours, situé à seulement 15 kilomètres de Paris, a été utilisé, de 1955 à 1997, par le Commissariat à l'Énergie Atomique (CEA) pour développer les détonateurs des bombes atomiques françaises.

Selon les archives du CEA, un nombre important d'expériences consistait à faire imploser, à l'air libre et en salles, des sphères creuses d'uranium. Il pouvait y avoir jusqu'à une cinquantaine d'implosions par jour lors des grosses campagnes de tirs.

En 1967, 20 salles de tirs étaient opérationnelles. Seulement 5 d'entre elles ont été à ce jour identifiées sur le site. L'emplacement des 15 autres est à ce jour inconnu. Selon le CEA, jusqu'à 10kg d'uranium pouvaient être utilisés par tir dont des milliers ont été réalisés à l'air libre. A la lecture des archives en notre possession, nous trouvons également trace de l'utilisation d'une autre matière radioactive : le Carbone 14.

À ce jour, aucune donnée ou étude fiable ne permet de savoir la quantité réelle d'uranium ayant contaminé les terres du site ou les puits profonds de dizaines de mètres dans lesquels les eaux de lavage des salles de tirs étaient évacuées.

Depuis 2011, tous les organismes de contrôle mandatés par Placoplâtre (CEA, IRSN et BURGEAP-NUDEC) ont déclaré ou délivré des rapports affirmant que les zones trouvées par les associations n'étaient pas contaminées.

Ces zones radioactives ont pourtant été découvertes par les associations, en mai 2011, après seulement 2 heures passées sur site, au moyen d'un simple compteur geiger du commerce.

Fort de permis de démolir ayant été délivrés par les mairies de Courtry et de Vaujours, Placoplâtre, depuis le mois de novembre 2013, a commencé la démolition des centaines de bâtiments du Fort de Vaujours.

Ces destructions sont réalisées :

  • Sans aucun état complet des contaminations radioactives du site, avec des partenaires et des prestataires incapables de les détecter depuis plus de 3 ans, même quand on leur indique précisément où elles se trouvent;
  • Sans aucune analyse exhaustive des risques liés aux pollutions chimiques, aux métaux lourds et à la présence de munitions non explosées;
  • Sans connaître la nature réelle des expérimentations nucléaires réalisées par le Commissariat à l'Énergie Atomique pendant plus de quarante ans.
  • Et surtout sans aucune mesure de protection prise pour la santé des travailleurs et des populations riveraines.

Le Collectif "Sauvons la Dhuis" demande donc que cessent immédiatement ces destructions et l'abandon définitif du projet d'exploitation des sous-sols à ciel ouvert de Placoplâtre.

L’incompétence totale de l'ensemble des partenaires de Placoplatre à détecter les contaminations radioactives du Fort de Vaujours depuis plus de 4 ans et le démarrage irresponsable et inconscient de la démolition des bâtiments du site sont désormais les preuves irréfutables du caractère aventureux et particulièrement dangereux de ce projet situé à seulement quelques kilomètres de Paris et à proximité quasi-immédiate des habitations.

Le collectif SAUVONS LA DHUIS - http://sauvons.dhuis.fr

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mercredi 9 avril 2014

Le Rucher des Abbesses possède son site Internet

Le Rucher des Abbesses

Rucher des Abbesses

  • Adresse : 67 avenue Paul de Kock 93220 Gagny
  • Tél : 06.70.17.15.43
  • Site Web : http://www.apinova.fr
  • Email : christophe.nedelec(a)apinova.fr
  • Numéro d'Apiculteur : 93000090
  • Siret : 423-599-653 00023
  • APE : 0149Z / Élevage d'autres animaux

mardi 1 avril 2014

Le Jardin des Abbesses a désormais sa page Facebook

Le Jardin des Abbesses de Gagny-Chelles a sa page Facebook

https://www.facebook.com/jardinabbesses

Si vous voulez suivre ou participer aux aventures de ces joyeux drilles, n'hésitez pas à vous connecter et à aimer cette page.

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jeudi 27 mars 2014

Jardin des Abbesses : Dimanche 30 Mars - Journée d’initiation à la Permaculture

L'association "Les Abbesses de Gagny-Chelles" organise une journée d’initiation à la Permaculture ce dimanche 30 Mars.

Situé sur les contreforts des anciennes carrières de gypse du Montguichet, véritable « poumon vert » de l’Est parisien et haut lieu de la biodiversité régionale. Le jardin des Abbesses est la réalisation d’un projet collectif, de potager et une forêt comestible ou forêt nourricière.

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Plan du Jardin des Abbesses

Situé sur une friche, il s’inscrit dans une démarche de préservation et de conservation du vivant sauvage. Son but est l’observation des mécanismes naturels afin d’interagir avec eux de manière positive et harmonieuse. Le jardin est l’hôte d’un rucher d’une dizaine de ruches.

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Rucher des Abbesses

En 2011, une mare a été creusée afin de favoriser la faune et la flore aquatique de notre région, une deuxième est née pendant l'automne 2013.

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Mare des Abbesses

Des variétés rustiques et diversifiées d’arbres ont été plantées dont notamment : des néfliers, des cognassiers, des figuiers, des pruniers, des pommiers, des poiriers, des noisetiers et des cerisiers. De nombreux framboisiers, groseilliers et autre plantes à fruits ont été introduites d’autres déjà présentes ont été préservées.

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Un moment de convivialité à partager

Au niveau des cultures, des buttes de Permaculture au moyen de différentes méthodes ont été élaborées. Le jardin est un lieu de rencontre, d’expérimentation, de partage et d’échange. En 2014, l’association compte 30 d’adhérents.

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Article du Parisien en date du 02/04/2014 sur cette journée

La journée se déroule Dimanche 30 Mars 2014 de 10h30 à 17h30 :

Au programme:

  • 10h30 -11h Temps d’accueil
  • 11h- 13h Présentation de la démarche permaculturelle puis son application au jardin des Abbesses.
  • 13h-14h Repas partagé
  • 14h-17h30 Chantiers participatifs : Construction de toilettes sèches, Montage de buttes auto-fertiles en lasagnes, mise en place d'un récupérateur d'eau.

Pensez aux vêtements adaptés, gants, sécateur, sécateur de force, fourche, pelles, bêches, marteaux, scies, escabeau, brouettes et des victuailles pour ripaille!

Comment accéder au Jardin :

RER E - gares du Chesnay-Gagny et de Chelles-Gournay qui desservent le quartier des Abbesses.

15 et 20 minutes de marche à pied de la gare de Chenay-Gagny.

BUS : Gare de Chelles-Gournay, apolo 7 ligne A (horaires)

Adresse : 23 Avenue des Champs - 77500 Chelles

Contacts : jardinsdabondance@gmail.com Dorian Thomas-brondeau 06.61.78.31.64 Marc Deghilage 06 63 56 62 96

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