Les Abbesses de Gagny-Chelles

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vendredi 16 avril 2010

La visite du camp rom calciné de Gagny

Suite au drame du camp rom d'hier, nous lui avons rendu visite.

L'accès à la carrière depuis la rue Jean Bouin a été bouché comme lors de la précédente expulsion en 2009.

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A l'arrivée dans le camp, les visions du désastre vues à la télévision la veille se concrétisent.

Nous rencontrons un couple de "touristes" gabiniens, l'homme, la cinquantaine, nous tient un discours particulièrement gratiné : "Il faudrait utiliser l'armée et les renvoyer de force en Roumanie...si l'on ne fait rien, ils vont nous envahir, ils sont des millions...il y a des enfants de bon français qui meurent tous les jours et personnes ne les pleurent...on ne peut pas accueillir toute la misère du monde".

Nous essayons pour le principe de réveiller son humanité puis nous passons notre chemin.

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Sur le retour, nous découvrons que les roms sont revenus dans la carrière et ont établis des petits campements épars. Sous le bâtiment du site du petit vallon, nous découvrons les restes de la nuit.

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Regardez bien le graffiti de la façade.

A proximité du collège Théodore Monod, nous entendons des discussions houleuses. Les forces de police sont présentes (une quinzaine de policiers et 6 voitures de service). Ils tentent de faire fuir les roms de la carrière où ils essaient de se réinstaller. Nous parlons avec un policier qui nous demande ce que nous faisons là. Il nous raconte son propre désarroi, que tous le monde avait prévenu et qu'il passait les voir une fois par semaine.

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Une réminiscence d'un autre temps se produit. Nous voyons un groupe de roms sous la pression policière retourner en ville. L'un porte le groupe électrogène du camp rescapé des flammes, les autres portent des ballots d'affaires suivi de leurs enfants.

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Oui, en défenseur de la biodiversité, nous regrettons fortement les dommages que leur présence cause dans la carrière Saint-Pierre. Mais l'humanité qui est en nous est en souffrance. Nous reprenons notre voiture et nous leur adressons un signe de la main au passage. Un signe qu'ils nous rendent, hagards du bord de la route.

jeudi 15 avril 2010

Dans la nuit, la mort et la désolation sont passées dans le camp rom de la carrière Saint-Pierre de Gagny.

Dans notre article en date du vendredi 29 janvier 2010 : La présence des roms dans la carrière Saint-Pierre de Gagny nous avions pourtant prévenu et le drame est arrivé.

Extrait de notre article du 29 Janvier 2010 : Les conditions de vie y sont particulièrement effroyables : absence d'eau courante, d'électricité; de sanitaire. Les déchets et les déjections diverses s'accumulent aux abords des maisons de fortune. En guise de chauffage, ils possèdent des poêles à bois improvisés avec des tôles et des tuyaux qui menacent à tout moment de les trahir.

LE PARISIEN - SEINE SAINT-DENIS

Gagny : un enfant meurt dans l'incendie d'un camp de Roms

Aurélie Foulon, avec Mehdi Pfeiffer | 15.04.2010, 09h28 | Mise à jour : 11h54

Un petit garçon de cinq ans et demi est mort dans l'incendie d'un camp de Roms à Gagny (Seine-Saint-Denis) dans la nuit de mercredi à jeudi, peu arpès minuit. Brûlées à 80%, sa mère, âgée de 23 ans, et sa petite soeur de 2 ans ont été transférées à l'hôpital militaire Percy, à Clamart (Hauts-de-Seine). Son père, plus légèrement touché, est quant à lui à l'hôpital de Montfermeil (Seine-Saint-Denis).

Les enfants roms

Photo des enfants du camp rom prise par les abbesses de Gagny-Chelles courant février 2010

Le feu s'est déclaré peu après minuit et il aura fallu l'intervention de quatorze engins de pompiers pour en venir à bout. Il aurait pu être causé par un système de chauffage. Les experts du laboratoire central de la police sont sur place. La police judiciaire de Seine-Saint-Denis a été chargée de l'enquête. Le campement ne bénéficiait d'aucun point d'eau.

Quelque soixante personnes vivaient dans ce camp, dont près de la moitié d'enfants. Installés dans d'anciennes carrières, sur des terrains privés, depuis moins d'un an, ils étaient sous le coup d'une expulsion imminente. Après le sinistre, les habitants du camp ont trouvé refuge dans le gymnase de la ville. La DDASS procédait jeudi à midi à leur recensement en vue d'un relogement temporaire, pour une durée de trois jours.

Seine St-Denis: un camp de roms en feu

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Photo du camp rom prise par les abbesses de Gagny-Chelles courant février 2010

Dépêche AFP

15/04/2010 Un enfant en bas âge est mort dans l'incendie d'un camp de roms survenu dans la nuit rue Jean Bouin à Gagny (Seine-Saint-Denis), sa soeur et sa mère ayant été grièvement brûlées, a-t-on appris auprès de la Préfecture de police de Paris.

Quatorze engins de pompiers ont été mobilisés pour venir à bout du sinistre dont l'origine reste indéterminée. Le feu a pris vers minuit. Des spécialistes du laboratoire central sont sur place.

Le JT 19/20 de France3 :


Incendie dans le camp rom de la carrière Saint-Pierre

LE PARISIEN - SEINE SAINT-DENIS

Incendie mortel dans un camp rom

Un enfant de 5 ans a péri hier dans l’incendie d’un camp rom, à Gagny. Sa mère et sa petite soeur de 2 ans ont été grièvement brûlées.

MEHDI PFEIFFER | 16.04.2010, 07h00

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Photo des enfants du camp rom prise par les abbesses de Gagny-Chelles courant février 2010

Du camp érigé un an plus tôt, il ne reste qu’un amas de tôle, des objets calcinés et une persistante odeur de fumée. Il était un peu plus de minuit, hier, quand un incendie s’est déclaré dans l’une des cabanes du bidonville rom de Gagny. Un enfant de 5 ans est mort par asphyxie, selon l’autopsie réalisée hier.

Sa mère, âgée de 23 ans, et sa petite soeur de 2ans,brûlées à 80 %, notamment aux mains et au visage, ont été transférées à l’hôpital militaire Percy, à Clamart (Hauts-de-Seine). D’après le parquet de Bobigny, leur pronostic vital ne serait pas engagé.

Le feu, vraisemblablement dû à une bougie mal éteinte, s’est propagé aux autres cahutes en quelques minutes. Sur place, les habitants ne bénéficiaient d’aucun point d’eau pour éteindre les flammes. Il aura fallu plusieurs heures et 14 véhicules de pompiers pour en venir à bout. Arrivées en 2008 en provenance de Roumanie, les victimes du sinistre s’étaient installées à l’orée du petit bois qui jouxte la rue Jean-Bouin, à Gagny. Après une première expulsion, ils avaient reconstruit leur baraquement de fort une il y a environ un an. Ils devaient en être à nouveau expulsés le mois prochain, selon la préfecture.

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Photo du camp rom prise par les abbesses de Gagny-Chelles courant février 2010

Polémique sur la sécurité du bidonville

« On n’a plus rien.Maintenant, qu’est ce qu’on va faire ? » s’interroge un jeune père de famille. Avant que sa bâtisse ne disparaisse sous les flammes, ce dernier a eu le temps de mettre quelques vêtements et une couverture dans un baluchon. D’autres, moins chanceux, n’ont même pas réussi à épargner une paire de chaussures.

La Ddass (Direction départementale des affaires sanitaires et sociales) a proposé un hébergement d’urgence aux 56 personnes (35 adultes et 21 enfants) qui composaient le camp. « Une assistante sociale accompagnée d’un traducteur a discuté avec tout le monde. Nous travaillons pour trouver un hôtel pour trois jours aux personnes qui veulent bien de notre aide », explique une responsable.Seulement 14 personnes auraient accepté cette solution : « Nous ne voulons pas être séparés », justifie une sinistrée.

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Pour Abdelkader Touala, conseiller municipal (PS) d’opposition, une telle catastrophe aurait pu être évitée : «En 2008, lors de la première installation, nous avions déjà formulé une demande écrite au maire pour lui demander d’assurer la sécurité du campement. Il n’a jamais répondu à nos sollicitations. » Vanessa, membre de la famille du petit garçon décédé, avait elle aussi alerté la ville : « Je suis venue à la mairie pour demander un point d’eau, des toilettes et pour que les enfants aillent à l’école. On m’a toujours répondu que ce n’était pas possible. »

Michel Teulet, le maire (UMP) de Gagny, affirme ne jamais avoir reçu de de mande officielle de la part des habitants du campement : « Je me suis même rendu sur place pour les rencontrer, mais je n’ai pas trouvé d’interlocuteur francophone. Par ailleurs, le campement est sur un terrain privé qui n’appartient pas à la commune », explique l’élu. Hier soir, la quarantaine de Roms ayant refusé l’hébergement d’urgence était toujours à la recherche d’un endroit où dormir.

lundi 12 avril 2010

La flore de la côte du Beauzet (Chelles) : Bellevalia romana (Hyacinthus romanus - Jacinthe romaine)

La Bellevalia romana (L.) Rchb. (bellevalia de Rome, jacinthe romaine) est une espèce protégée nationalement, considérée pousse normalement dans les prairies humides méditerranéennes, à basse altitude.

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Photo prise le 11 Avril 2010, dans la carrière du Beauzet à Chelles (77500).

Cette plante rarissime possède une station dans la carrière du Beauzet de côte Montguichet de Chelles (77500). C'est la seule station connue de cette plante en région Ile de France.

Elle est inscrite sur la Liste Nationale (annexe I) des plantes protégées sur l'ensemble du territoire français et sur le Livre Rouge de la flore menacée de France avec le statut de "vulnérable".

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Photo prise le 11 Avril 2010, dans la carrière du Beauzet à Chelles (77500).

Cette plante mesure entre 15 et 50 cm. Elle fleurit au mois d'Avril. Les feuilles sont étroites, creusées en gouttière, généralement plus longues que la tige florale. Les fleurs blanches, puis brunissantes, forment des grappes assez denses. Il s'agit de plantes méditerranéennes, souvent appelées "jacinthes" en raison de leurs fleurs en clochettes, mais qui sont beaucoup plus proches des muscaris. Le genre doit son nom à Pierre Richer de Belleval, botaniste français (1564-1632), fondateur du jardin des plantes de Montpellier, à la mémoire de qui Reichenbach l'a dédié.

Source : Fleurs du roussillon

Cela faisait des années que la station connue d'une dizaine de pieds n'avait pas fleurie. Pour remédier à cela, nous avons partiellement réouvert le milieu de lisière marneuse humide dans lequel elle est localisée (pas trop pour ne pas perdre l'humidité ambiante, mais suffisamment pour permettre à la lumière de passer). Le résultat a été immédiat avec la floraison de 3 pieds en ce mois d'avril 2010.

La concrétisation du projet de préservation du coteau du Beauzet sur la commune de Chelles, devrait permettre la conservation durable de ce patrimoine naturel français.

jeudi 1 avril 2010

Les crapauds communs dans les mares et les bassins des Abbesses

Aux Abbesses de Gagny-Chelles, on adore les crapauds. On est raide dingue quand ils reviennent se reproduire dans nos mares et nos bassins. Et ce début du printemps, fut assez exceptionnelle et les points d'eau sont désormais pleins de pontes.

Pour rappel : En France, le Crapaud commun est protégé par l'arrêté du 22 juillet 1993 (article 1), et par la convention de Berne (annexe III). Cette espèce est donc à surveiller et à préserver.

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Un beau mâle en attente d'une femelle.

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Mais oui, elles vont arriver.

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2 mares sans poisson en libre service.

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Un beau couple de retardataires pressés d'arriver à bon port.

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Le "crapauds Bus", transport gratuit jusqu'aux mares pour éviter qu'ils soient victimes de la circulation automobile.

Articles passés sur les crapauds communs des Abbesses :

Compte rendu de la visite des mares du Parc des Frênes de Montévrain (77144 )

A la demande de la mairie de Montévrain, nous avons réalisé une petite visite de repérage des mares du Parc des Frênes de cette commune de Seine et Marne située aux abords d'EuroDisney.

3 zones humides du parc ont donc été ainsi analysées :

  1. La mare du puits du gués
  2. La mare de l'ile aux poissons
  3. La mare du bois de la fontaine aux pommiers.

1. La mare du puits du gués :

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Cette mare qui semble avoir été remaniée récemment. Les végétaux les plus représentés sont les suivants : le roseau commun (phragmite), la massette (Typha latifolia), Myriophylle en épis (Myriophyllum spicatum), Menthe aquatique (Mentha aquatica), Nymphéa (Nymphea alba ??). Le plancton est très abondant (Daphnies) sur les berges. La faune suivante a été observée : Naucore (Naucoris cimicoidesvue syn. Ilyochoris cimicoides), Gerris (Gerris lacustris) et des grenouilles vertes. Cette mare est relativement riche en insectes aquatiques et en petits crustacés.

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Grenouille verte.

Les grenouilles vertes sont protégées en France, classées en annexes 4 et 5 de la directive habitats et classées à surveiller dans le livre rouge.

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Grenouille verte.

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Naucore.

2.La mare de l'ile aux poissons :

Cette mare ancienne semble avoir été remise en eau que très récemment. L'endroit était resté quelque peu humide comme le prouve la présence constatée du roseau commun (phragmite) et Menthe aquatique (Mentha aquatica). Plancton est abondant mais biodiversité est pauvre. Le nombre important de larves de moustiques prouvent que le biotope ne s'est pas encore équilibré (absence de prédateur). Nous avons constaté la présence de larves de phryganes. Des Canards colvert ( Anas platyrhynchos ) étaient également présents sur la mare nouvellement en eau.

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Larve de phrygane dans son fourreau.

3.La mare du bois de la fontaine aux pommiers :

De très loin, la mare la plus intéressante. Celle-ci d'une taille plus modeste que les autres est alimentée par un petit ruisseau au courant faible qui la traverse. La mare est très herbeuse et peu profonde (70cm au plus profond). L'eau est claire et très oxygénée. La présence d'un herbier important favorise la diversité biologique de cette mare.

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Mare du bois de la fontaine aux pommiers

La faune suivante a été identifiée : Présence importante de plancton (Daphnie et autres petits crustacés), Planorbes (Planorbis corneus) , Gerris (Gerris lacustris), Notonectes, et présence importante de Tritons palmés (Lissotriton helveticus). Une étude plus approfondie pourra mettre en évidence un nombre bien plus important d'espèces au niveau des insectes et autres mollusques. Nous estimons qu'au moins 40 tritons palmés se reproduisent dans cette mare (6 ont été observés très facilement lors de la visite de repérage).

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Triton palmé mâle.

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Triton palmé femelle.

Les Tritons Palmés sont protégés en France (Arrêté du 22 juillet 1993 fixant la liste des amphibiens et reptiles protégés sur l'ensemble du territoire) et classé "à surveiller" dans le livre rouge des vertébrés.

Les tritons palmés trouvent dans cette mare, un environnement adapté à leur reproduction : de la nourriture en abondance et un support d'herbe parfaitement adapté à la ponte de œufs. Les œufs sont des boules individuelles qui sont attachés sur les feuilles des plantes aquatiques. Environ 250 œufs sont pondus par femelle par an.

Les tritons et la biodiversité de cette mare sont menacés par la présence immédiate d'habitations, par l'utilisation de produits phyto-sanitaire dans les jardins, par de possibles captures illégales si les riverains découvrent leur présence, par la dénaturalisation des boisements et des prairies alentours et par l'absence de gestion différenciée du Parc de frênes.

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Planorbe

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Notonecte

Visite du Bois des Coudreaux (Chelles)

La veille Jacques Dumand de l'Association de Gestion et de Valorisation de la Réserve Naturelle de Vaires-sur-Marne (AGVRNV) nous a parlé de ce bois situé dans le quartier des Coudreaux de Chelles/Montfermeil qu'il vient de visiter.

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Localisation du Bois des Coudreaux.

Mardi 30 Mars 2010, nous avons donc fait une balade à la découverte de ce bois.

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Allée centrale du Bois des coudreaux.

Le bois des Coudreaux a été entièrement aménagé en 1997, il propose un parcours santé avec différents exercices : poutres, barres de suspension, etc.

Nos pas nous portent sur un point central dominé par une grande mare artificielle.

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La mare artificielle du bois des Coudreaux

Celle-ci à notre grande surprise est très bien réalisée : peu profonde, des berges très progressives, des amas de pierres avec une flore un peu diversifiée. Nous y avons observé les plantes suivantes : Roseau commun (Phragmites communis), Iris des marais (Iris pseudacorus), Prêle d'Amérique (Equisetum americanum), des nénuphars ou Nymphéa à identifier.

Nous voyons des épinoches (Gasterosteidae) s'ébrouer dans l'eau.

Un petit coup d'épuisette et nous découvrons une larve de libellule.

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Larve de libellule.

Et puis, plus loin...une belle communauté de Tritons Palmés :

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Triton palmé femelle.

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Triton palmé femelle.

Les Tritons Palmés sont protégés en France (Arrêté du 22 juillet 1993 fixant la liste des amphibiens et reptiles protégés sur l'ensemble du territoire) et classé "à surveiller" dans le livre rouge des vertébrés.

Dans la mare, nous voyons une quantité importante de pontes de crapauds communs (bufo bufo) :

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Ponte de crapauds commun.

le Crapaud commun est protégé par l'arrêté du 22 juillet 1993 (article 1), et par la convention de Berne (annexe III). Cette espèce est donc à surveiller et à préserver.

Nous continuons notre route et nous découvrons un bassin de rétention quasiment à sec. il n'y a qu'une grosse flaque de 1 à 3 cms de profondeur. L'eau y est fétide avec des relents de déjections fécales.

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Bassin de rétention.

Malgré l'eau croupie, l'épuisette ramène quelques tritons palmés faméliques :

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Triton palmé du bassin de rétention.

Plus loin, il y a un autre bassin de rétention, bien plein celui là.

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Autre bassin de rétention.

Il y a une grosse grenouille verte (Rana ridibunda) décédée depuis peu dans l'eau :

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Grenouille verte (Rana ridibunda).

Les berges sont recouvertes de pontes de grenouilles en amas.

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Pontes de grenouilles vertes ou rousses, les 2 !!!???

Nous poursuivons notre chemin dans les bois.

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Chemin du bois des Coudreaux.

Nous essayons en vain d'avoir la chance de voir la Chouette hulotte (Strix aluco) observée par Jacques Dumand la veille.

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Photo prise par Jacques Dumand dans le bois des Coudreaux le 29 Mars 2010 au matin.

Belles découvertes et un coin très sympathique malgré les aménagements peu naturels...nous avons raté les crapauds commun et les grenouilles de quelques jours. Cela sera pour l'année prochaine.

dimanche 21 mars 2010

Les tritons palmés de la carrière Saint-Pierre de Gagny

Dimanche 21 Mars 2010, le ciel est gris et la lumière est fade. Le sol est lourd, humide mais cela n'a aucune importance : l'appel de la carrière Saint-Pierre est bien plus fort. Entree_firstmasse_1.jpg

Entrée des galeries de première masse de gypse.

Les pas nous portent vers la zone tourmentée et relativement dangereuse des fontis : le territoire de la couleuvre à collier (Natrix Natrix). Nous recommandons fortement d'éviter ce secteur de la carrière Saint-Pierre. Mais dans notre rôle de sentinelle, il est important que nous y réalisions des recensements de la faune et de la flore.

Nous passons devant l'un des fontis les plus impressionnants : 25 mètres de diamètre, très abrupt, empli d'eau et semblant assez profond. Nous regardons l'eau en contrebas : inaccessible. Il y a des massettes à larges feuilles (Typha latifolia) sur les bords. Il y a de la vie la dedans. Une couleuvre à collier en train de nager, y avait été observée. Une pensée nous passe alors par la tête, il doit y avoir les rois des mares la dedans : les Tritons.

Cela serait une des seules observations à Gagny et une des rares de Seine Saint-Denis. La destruction des zones humides ainsi que l'augmentation du transport routier sont les principales causes de la disparition de ces amphibiens en région parisienne et ailleurs.

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Côte Bellevue : fontis très abrupt de 20 mètres de diamètre.

La présence du triton palmé (Lissotriton helveticus et anciennement Lissotriton helveticus Razoumovsky, 1789) a été mentionnée par l'ANCA au début des années 90. Mais existe t'il encore ? Celui-ci n'a pas été revu depuis !!!

Nous nous rapprochons d'un autre fontis plus accessible et beaucoup moins dangereux.

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Celui-ci possède une zone humide en son centre où il commence à pousser des saules. Il arrive que celle-ci soit totalement à sec tout au long de l'année et mais ces 2 dernières années, la mare semble un peu plus stable.

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De loin, la mare semble plus remplie que d'ordinaire. Il n'y a pas de plante de rive, ni de plante aquatique, sans crustacé (daphnie, gamare etc.). Seulement à première vue un fond de feuille de saule blanc en décomposition, de l'eau saumâtre, des milliers de larves de moustiques et quelques gerris.

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Et là, surprise...des Tritons Palmés !!! Le moment est magique et l'exaltation est à son comble. Nous estimons qu'il y en a au moins une vingtaine. Ils sont difficiles à photographier, ne remontant à la surface que brièvement pour respirer.

Nous n'avons pas d'épuisette pour les capturer mais nous réussissons non sans mal à photographier quelques spécimens :

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Le lendemain, au retour du travail, nous retournons sur site munie d'une épuisette. Nous voulons les photographier et de vérifier que nous n'avons pas à faire au Triton Ponctué. Ce dernier a été observé par les frères Lelardoux dans la source du Parc du Château de Montguichet à 400 mètres à vol d'oiseau de ce fontis.

La magie est au encore au rendez-vous. Ce sont bien des Tritons Palmés : aucun doute. La gorge n'est pas tachetée et le bout de la queue des mâles est terminé par un court filament de quelques millimètres.

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Gorge des Tritons Palmés.

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Le bout de la queue des mâles.

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Une dernière photo pour le plaisir.

Le triton palmé a besoin de support pour les œufs et de plancton pour les larves. De petite taille, il peut coloniser des milieux humides assez pauvres (oligotrophes) comme cette présente mare où nous les avons trouvé. Nous allons essayer sans dénaturer cette mare de réaliser 2 actions de gestion :

  1. Ensemencement avec des daphnies et des aselles d'une autre zone humide du secteur.
  2. Optimiser les supports pour les pontes par l'apport de mousse de touffes de graminée terrestre "à feuilles molles".

Les Tritons Palmés sont protégés en France (Arrêté du 22 juillet 1993 fixant la liste des amphibiens et reptiles protégés sur l'ensemble du territoire) et classé "à surveiller" dans le livre rouge des vertébrés.

samedi 20 mars 2010

A noter dans vos agendas

-> Salon des Énergies et de l'Habitat Écologiques à Chelles

Les 26, 27 et 28 mars 2010, au centre culturel de Chelles, place des Martyrs de Châteaubriant . 77500 Chelles. Plus de 60 exposants, avec la construction d'une maison écologique, des conférences, des ateliers pour tous...

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Les Abbesses de Gagny-Chelles partagerons un stand avec l'association des "Riverains des bords de Marne" qui nous a cordialement invité à participer à cet évènement avec eux.

-> Conférence : Histoire du domaine du Chesnay et récits du quartier des Abbesses de Gagny-Chelles

Jean-Pierre THORETTON, Président de la Société Archéologique et Historique de Chelles, vous prie de bien vouloir assister à la prochaine réunion de notre association qui aura lieu

Vendredi 2 avril 2010 à 21 heures

Salle Albert CAILLOU

21 av. Albert Caillou à Chelles

Le café Gromoff

Cette conférence sera animée par un passionné de ce secteur. Nous irons donc à la découverte de l'histoire de ce quartier à cheval entre Chelles et Gagny : celle des Abbesses de Gagny-Chelles. La conférence commencera par l'histoire du Domaine de Chesnay autrefois attribué à Gournay sur Marne.

Les terres des Abbesses de Gagny-Chelles appartenaient à ce vaste domaine. Ce dernier s'étendait de Neuilly sur Marne à Chelles en passant par Gagny. Nous allons donc découvrir l'histoire de celui-ci avec ses personnages hauts en couleur jusqu'à son lotissement au début du vingtième siècle. Dans un second temps, la conférence va se concentrer sur l'histoire contemporaine du lotissement des Abbesses de Gagny-Chelles, de sa création jusqu'à la fin de années 60.

Cette histoire humaine des gens ordinaires au travers de souvenirs d'anciens et de photos de famille collectés avec soin pendant de longues années.

vendredi 19 mars 2010

Les oiseaux des jardins de Gagny-Chelles : Partie 2

Quand le printemps approche et lorsque le soleil est au rendez-vous : il faut encore et toujours sortir son téléobjectif pour essayer de faire de belles photos !!!

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Moineau domestique (Passer domesticus)

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Pinson des arbres (Fringilla coelebs)

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Verdier d'Europe (Carduelis chloris)
Les photos ont été prises avec un CANON EOS 450D allié un objectif SIGMA 150-500mm F5-6,3 DG APO OS HSM.

jeudi 18 mars 2010

Quand les déchets finissent dans la carrière Saint-Pierre de Gagny : Vidéo reportage et nouvelles photos.

Pour illustrer notre article : Quand les déchets finissent dans la carrière Saint-Pierre de Gagny, nous avons réaliser un petit vidéo-reportage et pris de nouvelles photos en date du 08 Mars 2010. Cela n'exprime qu'une petite partie des déchets récents apportés dans la carrière Saint-Pierre, mais cela donne une idée de l'ampleur des pollutions constatées.

Nous espérons toujours que la municipalité de Gagny suite à nos différents courriers mène une enquête et entreprenne le retrait des déchets afin de préserver ce haut lieu de la biodiversité de l'Est Parisien...


Pollution dans la carrière Saint-Pierre de Gagny

Cartographie des apports en déchets récents à proximité du centre d'apport volontaire de la ville de Gagny (cliquez pour agrandir) :

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Cliquer sur les images pour agrandir :

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mercredi 17 mars 2010

Quelques clichés des cavages en hiver

Une petite sélection de photos, juste pour la beauté des images.

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lundi 15 mars 2010

Les oiseaux des jardins de Gagny-Chelles : Partie 1

Quand le printemps approche et lorsque le soleil est au rendez-vous : il faut sortir son téléobjectif pour essayer de faire de belles photos !!!

Cliquer sur les photos pour les agrandir :

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Chardonneret Elegant (Carduelis carduelis)

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Mésange charbonnière (Parus major)

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Rougegorge familier (Erithacus rubecula)

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Verdier d'Europe (Carduelis chloris)

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Pinson des arbres (Fringilla coelebs)

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Mésange bleue (Cyanistes caeruleus)
Les photos ont été prises avec un CANON EOS 450D allié un objectif SIGMA 150-500mm F5-6,3 DG APO OS HSM.

dimanche 14 mars 2010

Le domaine du Chesnay : Biographie du comte Édouard-Léon Roger du Nord

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Sa biographie personnelle (rédigée par nos soins) :

Le fils du Baron Daniel Roger, le comte Édouard-Léon Roger du Nord, suite au décès de son père le Baron Roger, devint le nouveau propriétaire du Domaine de Chesnay («du Nord» car il fut également député du département du Nord).

Gagny. - Le château du Chesnay vu du canal

Édouard-Léon Roger, baron Roger puis comte Roger «du Nord», est né à Paris le 20 novembre 1803. Il fut attaché à l’ambassade de France à Constantinople, Maire de Gagny de 1837 à 1840, député du Nord de 1834 à 1851 et sénateur du Nord de 1871 à 1881.

Il épousa, à Gagny, le 1er Juin 1828, à l’église catholique, Henriette Aimée de Guilleminot, fille du Général comte de Guilleminot et de Marie Adrienne Fernig.

De leur Mariage naquirent :

  • Charles Ferdinand Edouard Roger, né à Paris le 6 avril 1829. Celui-ci fit carrière dans l’armée, il mourut, au grade de lieutenant, le 12 juillet 1855, pendant le redoutable siège de Sébastopol. Ce siège est l’épisode principal de la guerre de Crimée (1853-1856) qui opposa la Russie impériale à une coalition comprenant l’Empire ottoman, le Royaume-Uni, la France et le royaume de Sardaigne.
  • Marie Thècle Roger, née en 1835 et décédée à Paris le 1er octobre 1857 sans enfant. Elle avait épousé, le 8 Mars 1854, un anglais du nom de Huddleston.

C’est le drame du comte Roger du Nord et de son épouse car à 2 années d’intervalle, ils perdirent leurs 2 enfants et par voie de conséquence leur descendance.

Pendant la guerre Franco-allemande de 1870, les troupes allemandes vont occuper la ville de Gagny et installer des batteries d’artillerie à la Croix-Saint-Siméon et au parc de Montguichet qui pilonneront le plateau d’Avron. Ces pilonnages mèneront à la chute du «dernier bastion de la résistance de Paris».

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Les allemands vont transformer le château du Chesnay en un véritable camp retranché servant de centre de ravitaillement pour la cavalerie avec «fascines, tranchées et murs crénelés». Le château du Chesnay subit des dégradations considérables et fut totalement pillé. Le comte Roger évalua à 80.000 Frs les dégâts occasionnés par ce conflit sur son domaine.

Une fois la paix revenue, le domaine pu reprendre sa vie paisible, ses activités agricoles et son exploitation de la carrière Saint-Pierre.

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Le comte Roger du Nord, ayant perdu sa descendance, laissa par son testament, l’intégralité des ses biens à son épouse. Il disparut le 11 juin 1882 et fut inhumé comme son père sur son domaine du Chesnay. Henriette, son épouse, le rejoignit dans la mort quelques mois plus tard, le 20 Novembre 1882.

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Conformément à la volonté du comte, elle avait décidé dans son testament de laisser à la commune de Gagny une pension de 1200 francs de rente qui sera partagée entre les plus vieux, les plus pauvres et les plus méritants.

Le domaine et ses biens furent ensuite partagés entre leurs héritiers indirects. Et c’est ainsi que sa belle-sœur Hortense-Augustine Guilleminot et son époux devinrent propriétaires du château et de ses dépendances en 1882...

  1. Les cours d'eau disparus des Abbesses
  2. Le domaine du Chesnay Partie 1 : Le sieur Payen
  3. Le domaine du Chesnay Partie 2 : Le Baron Daniel Roger
  4. Le domaine du Chesnay Partie 3 : Le Général Humann
  5. Le domaine du Chesnay Partie 4 : La mort du domaine ou la lèpre des temps modernes
  6. 01 Février 1963 : Quand sonna le glas du Château du Chesnay

Sa biographie politique (Extrait du « Dictionnaire des Parlementaires français », Robert et Cougny (1889)) :

ROGER DU NORD, député de 1834 à 1848, représentant en 1849 et en 1871, sénateur de 1875 à 1881, né à Paris le 28 novembre 1803, mort à Paris le 11 juin 1881, entra dans la diplomatie, sous la Restauration, comme secrétaire d'ambassade à Constantinople.

Il devint, après la révolution de juillet, chargé d'affaires à Dresde, reçut, en 1831, la décoration de la Légion d'honneur, et fut élu, le 21 juin 1834, député du 6e collège du Nord (Dunkerque), par 210 voix (255 votants, 340 inscrits), contre 40 à M. Hovelt.

Il soutint d'abord de ses votes la politique conservatrice et doctrinaire, et appuya les lois de septembre 1835. Mais, ayant été réélu, le 4 novembre 1837, par 203 voix (282 votants, 358 inscrits), il entra avec Thiers, dont il était l'ami, dans la coalition contre le ministère Molé et opina désormais avec le tiers-parti.

Il obtint successivement le renouvellement de son mandat : le 2 mars 1839, par 186 voix (327 votants); le 9 juillet 1842, par 175 voix (200 votants, 334 inscrits), et le 1er août 1846, par 261 voix (301 votants, 337 inscrits), contre 39 au général Daullé.

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mercredi 10 mars 2010

Derniers jours d'hiver au petit vallon

En ce début du mois de Mars, cela valait bien une petite visite au petit vallon (Rampe d'accès aux galeries de seconde masse). Sa pelouse sèche est toujours menacée par l'ombre portée par le projet de gymnase porté par la municipalité de Gagny.

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Un beau cliché de carline vulgaire qui apprécie les sols calcaires ensoleillés. La carline, dont on emploie la racine (de saveur amère) très longue, récoltée à l'automne et séchée à l'étuve ou au soleil, est tonique de la digestion, cholagogue, sudorifique et dépurative.

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L'Orchis Militaire, n'est pas (encore ?) sortie de terre. Nous espérons la revoir ou en trouver d'autres cette année. Sa tige séchée trône encore fièrement au sein de la pelouse calcaro-marneuse du petit vallon (Rampe d'accès aux galeries de seconde masse).

lundi 8 mars 2010

Les gisements de gypse en fer de lance

En ces journées encore hivernales, il n'y a rien de tel qu'un peu d'escapade hors des sentiers battus. C'est souvent comme cela que l'on réalise de nouvelles observations. En parcourant les hauteurs des fronts de taille de la seconde masse de gypse, nous avons découvert plusieurs gisements de gypse en fer de lance.

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Le gypse est une roche sédimentaire minérale de couleur blanche ou légèrement blonde. C'est un sulfate de calcium avec deux molécules d'eau (formule : CaSO4 2H2O). Le gypse peut cristalliser sous des formes très diverses (Saccharoïde, Pied d'alouette, Fer de lance etc.). Dans le cas présent, nous avons trouvé du Gypse en macle de fer de lance ou Gypse cunéiforme. Il est formé de grandes lames cristallines rappelant la forme d’un fer de lance.

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dimanche 7 mars 2010

Orchidées sauvages : Les promesses tenues du retour (Gagny-Chelles)

Profitant du beau temps du Week-End (6 et 7 Mars 2010), la tentation était trop forte de partir à la recherche des premières rosettes d'orchidées sauvages dans la carrière Saint-Pierre et le coteau du Beauzet.

Dans les lisières sur sol calcaires du coteau de Beauzet (Chelles), les rosettes d'Orchis Pourpre commencent à sortir de terre.

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Dans la steppe aride de la carrière Saint-Pierre, la station d'Orchis Bouc se porte comme un charme. Nous avons pu compter 41 rosettes de cette orchidée à l'odeur si caractéristique.

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La belle station d'une vingtaine de pieds d'Orchis Pyramidal semble bien passer l'hiver. Les premières rosettes sont également au rendez-vous.

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Toutes ces observations sont autant de promesses tenues du retour de ces plantes exceptionnelles. Espérons qu'elles ne disparaissent pas, un jour, sous les amas de déchets que nous dénonçons.

vendredi 5 mars 2010

Coteau et Carrière du Beauzet (Chelles) : Ballade du 27 Février 2010

Après des conditions climatiques difficiles, nous avons profité du calme avant la tempête annoncée du 28 Février pour faire une visite pré-printanière du coteau et de la carrière du Beauzet (Montguichet - Chelles).

La balade commence sous de très bons hospices. La station de falcaire commune qui avait été souillée par des déchets a été soigneusement nettoyée par les services municipaux Chellois. Comme quoi, que l'on soit du côté Gabinien ou Chellois, le soin apporté à la zone naturelle n'est vraiment pas le même.

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Nous suivrons son évolution pour vérifier si celle-ci a disparu ou non. (Pour rappel, la falcaire commune est une plante protégée en région Ile de France).

Dans les champs, nous identifions d'aimables personnes affairées à prélever des végétaux.

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Mais que sont ils en train de cueillir en cette période ???

Il fallait lever le mystère. Nous arrivons sympathiquement et nous posons la question.

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Des jeunes pousses de coquelicot.

Les cueilleurs visiblement d'origine méditerranéenne nous disent manger les jeunes feuilles de coquelicot en salade. Nous demandons des précisions sur la recette. Ils nous déclarent préparer cela en salade avec de l'huile d'olive, du poivron rouge et de l'ail : une salade qu'ils nous disent savourer avec du pain.

Nous poursuivons notre balade vers la carrière du Beauzet. Les feuilles des arbres n'ont pas encore repoussées et le front de taille se laisse entrevoir. Les gazouillis des mésanges résonnent dans le défilé.

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Nous identifions une dizaine de terriers frais de renard roux creusés à même le gypse :

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Plus loin, nous trouvons le mobile premier de notre balade : trouver les stations d'Hellébore Fétide. L'hellébore fétide ( helleborus foetidus) est une plante vivace très toxique qui pousse naturellement dans les bois, les broussailles, ou les endroits rocailleux, en sol calcaire, il dégage, surtout à la cassure, une odeur désagréable, d'où son nom.

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La floraison a lieu en fin d'hiver sous forme d'une grappe importante de fleurs très penchées, accompagnées par de grandes bractées en forme de feuille simple, de la même couleur jaune-verdâtre que les fleurs en forme de cloche.

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Nous décidons de grimper au dessus du front de taille.

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La vue est toujours aussi belle.

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L'horizon également, mais pour combien de temps encore.

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Nous passons un peu de temps à observer les fruits d'un gui.

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Plus loin, nous croisons la fleur séchée d'un Iris Fétide.

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Nous entamons la route du retour.

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Au dessus des Abbesses, nous croisons le troupeau de moutons de Driss.

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Les brebis ont mise bas récemment. Les adorables petits agneaux ont été mis en sécurité.

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vendredi 26 février 2010

CHELLES - Jeudi 4 mars 2010 - 20h30 - Projection du film Océans suivi d'un débat : La Biodiversité - pourquoi et comment la préserver ?

Océans - Le Film

Jeudi 4 mars - 20h30 Cinéma Cosmos - Chelles Film suivi d’un débat sur le thème : « La Biodiversité : pourquoi et comment la préserver ? »

Animation par Franck Rolland du collectif Ecologie Durable en présence de :

Christophe Nédélec (naturaliste, président des Abbesses de Gagny-Chelles), Jacques Dumand (président de l’association de la réserve de Vaires-sur-Marne), Jean Dey, viceprésident du Conseil Général de Seine-et-Marne en charge de l’environnement. Avec le soutien de Lucien Follet (président de l’association des riverains des bords de Marne), de l’AMAP Entre Dhuis et Marne et du Biocoop de Chelles.

Entrée : 6,10 € (réservation conseillée sur cinema.cosmos@wanadoo.fr)

Adresse :

Cinéma Cosmos : 22 avenue de la Résistance, 77500 Chelles

Renseignements :

Ecologie durable : 06.17.95.55.53 - ecologiedurable@yahoo.fr

jeudi 25 février 2010

Eglise Orthodoxe des Abbesses : Programmes des Offices de Pâques 2010

L'église Saint Séraphim , l'inauguration du 01-11-1933

Programme des offices de Pâques 2010 :

  • Dimanche 7 Mars 2010 - 3ème du Grand Carême de la Croix : Liturgie à 10h30 en Slavon.
  • Dimanche 28 Mars 2010 - Entrée de N-S à Jérusalem - bénédiction des rameaux : Liturgie à 10h30 en Français.
  • Jeudi 1 Avril 2010 - Grand Jeudi, lecture des 12 évangiles de la passion : Matines à 18h30.
  • Vendredi 2 Avril 2010 - Grand Vendredi, Office de la Platchanitsa : Vêpres à 14h00.

Samedi 3 Avril 2010 - Sainte et lumineuse fête de Pâques à 22h00.

Vêpres pascales - procession - lithurgie - agapes.

mardi 23 février 2010

Les oiseaux des Abbesses : le Verdier d'Europe (Carduelis chloris)

Si vous observez bien, les oiseaux de vos jardins, il est possible que vous découvriez une espèce magnifique : Le Verdier d'Europe. Un couple du quartier des Abbesses de Gagny-Chelles a donc été photographié en digiscopie pour le plaisir des yeux et le ravissement du cœur.

Le verdier d'Europe (Carduelis chloris ou Chloris chloris) est une petite espèce de passereau partiellement migrateur, de la famille des fringillidés.

Le mâle est vert jaune olivâtre avec des taches jaunes vives sur les ailes et sur sa queue fourchue. Il a aussi des taches jaunes moins vives sur la tête, le ventre et les flancs. La femelle est moins verte que le mâle, un peu plus grise et ses taches jaunes sont moins nettes que celles du mâle.

Le verdier est l'un des passereaux les plus répandus dans l'entourage de l'homme. Il habite dans les jardins, vergers, lisières des forêts et parcs et aussi les forêts de conifères.

Le verdier se nourrit principalement de graines variées, d'insectes, de petits fruits et de baies, et il a besoin chaque jour d'une bonne quantité de nourriture en accord avec sa taille. Les jeunes sont nourris avec des larves d'insectes.

Le verdier a peu à peu colonisé les villes au XX° siècle. Ce changement d'habitudes est dû en partie à la raréfaction des graines de plantes sauvages, conséquence de l'industrialisation de l'agriculture. De plus, le verdier sait profiter des aliments qui lui sont offerts (cacahuètes, graines de tournesol); l'hiver, ils fréquentent en bande les mangeoires, se montrant souvent agressifs pour maintenir leur position. Certains peuvent même s'établir à proximité pour nicher si la nourriture est régulièrement fournie tout au long de l'été. Leur vol, à grands coups d'aile lents, est papillonnant à la manière des chauve-souris.

Cliquer sur les photos pour agrandir :

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Coupe de Verdier (la femelle à gauche et le mâle est à droite).

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Mâle Verdier.

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Femelle Verdier
Source : Wikipedia, Oiseau-Libre.net et Oiseaux.net

lundi 22 février 2010

Quand les déchets finissent dans la carrière Saint-Pierre de Gagny !!!

***Suite au courrier en retour, du Maire de Gagny, daté du 15 février 2010, cet article initialement paru le 28 Janvier 2010 a été mis à jour.

Courant Janvier 2010, nous avons découvert l'apport de déchets massifs dans la carrière Saint-Pierre de Gagny. Nous pensions ces pratiques d'un autre temps (la carrière Saint-Pierre a connu bien des outrages dans les années 60), mais force de constater que celles-ci perdurent et s'intensifient ces derniers temps.

Nous avons donc découvert des points de déversement multiples dans la carrière de l'Est, manifestement réalisés avec des engins motorisés. Ces déchargements sont réalisés sur des terrains privés. Nous doutons très fortement que les propriétaires puissent avoir autorisé de tels agissements.

Fait particulièrement troublant, les apports récents sont cerclés de traces de tracteurs menant toutes à une voie d'accès dérobée du centre d'apport volontaire de la ville. Cet accès donne directement dans la carrière Saint-Pierre.

Les plus fortes concentrations d'apports récents sont situées aux abords directs de cette issue (en dehors des propriétés communales). Il est donc possible d'y trouver des structures métalliques en provenance des décorations de la ville, des carcasses de voitures, des arbres tronçonnés, des amas de gravats et de tout venant "frais". On retrouve ces mêmes types de déchets dans la continuité de tous les chemins qui partent de cet accès.

Ces déchets sont des mêmes types que ceux collectés par le centre d'apport volontaire.

Il convient de préciser qu'il est particulièrement difficile d'accéder à la carrière par la voirie Gabinienne et Chelloise. En effet, les anciens accès sont bouchés par de profonds fossés et des remparts de remblais.

Au regard de l'importance des déchets et des méthodes de déchargement utilisés, il nous est particulièrement difficile d'imaginer qu'ils ont été amené sans engin motorisé ou à dos d'homme. Précision importante, les accès Gabiniens à la carrière sont surveillés à l'aide d'une caméra particulièrement bien placée.

La RTE, pour entretenir la végétation sous les lignes à Haute Tension, utilise l'accès du centre d'apport volontaire pour entrer dans la carrière car elle estime cela trop difficile depuis la voirie.

Voici un exemple de tarifs de recyclage des déchets en région Ile de France (Prix au M3) :

  • Inertes\Gravats : 80,00 €
  • Ferrailles : 5,00 €
  • Déchets verts : 10,00 €
  • Souches et troncs : 15,00 €
  • Tout venant : 40,00 €
  • Cartons : 1,50 €
  • Bois : 7,00 €

Avec les dépôts récents et ceux que nous estimons de moins 10 ans, il pourrait s'agir de milliers de m3 de déchets divers.

Une question s'élève : Quelles sont les origines de ces déchets ?

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Ici une centaine de m3 de gravats : impossible à transporter sans engin.

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Au premier plan, voyez les imposants amas de déchets qui bordent le centre d'apport volontaire.

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Des dizaines d'amas de tout venant.

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Des gravats encore et toujours.

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Encore et toujours...

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Des restes issus des travaux de réfection de la voirie municipale.

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Des tas de déchets verts mêlés à du tout venant.

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Des restes d'arbres abattus mélangés aux ordures ménagères et à des débris en tout genre

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Des amas de déchets carbonisés

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Des restes des décorations de la ville de Gagny

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Traces de tracteurs dans la carrière.

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Les déchets situés en face de l'entrée du centre d'apport volontaire.

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L'accès direct du centre d'apport volontaire à la carrière Saint-Pierre

Nous demandons au Maire de Gagny que l'intégralité des déchets déversés soit retirée du site. Nous lui demandons également de procéder à une enquête pour identifier les responsables et prendre les mesures qui s'imposent.

Les Amis Naturalistes des Coteaux d'Avron, Gagny Environnement et Les Abbesses de Gagny-Chelles ont co-signé, en date du Lundi 1 Février 2010, un courrier demandant au maire de Gagny de faire cesser ces agissements et d'entreprendre le retrait des déchets.

En date du 22 février 2010, nous avons réceptionné un courrier en retour rédigé par le Maire de Gagny. Nous avons donc mis à jour cet article, au regard des éléments tangibles qu'il a su porter à notre connaissance.

mardi 9 février 2010

L'intervention de la RTE sous les lignes HT de la carrière Saint-Pierre.

Le Lundi 8 février, un employé municipal nous a signalé que des "actions de nettoyage" avaient été entreprises dans la carrière de Gagny.

C'est ainsi qu'en date du Mardi 9 février 2010, malgré la neige, nous avons organisé une visite d'inspection afin de contrôler la nature et l'étendu des opérations réalisées.

Nous avons pu identifier que la RTE (Réseau de Transport en Électricité) était intervenu sous les lignes à haute tension.

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Cette dernière consistait en une opération de gyrobroyage de la végétation sous les lignes électriques. Cette intervention a été effectuée dans le cadre de l'arrêté Interministériel du 17 mai 2001 prescrivant les distances minimales à faire respecter entre la végétation et les lignes électriques, pour garantir la sûreté du système électrique.

Ces opérations réalisées en hiver sur des sols froids sont, dans le principe, bénéfiques à l'entretien des prairies et autres pelouses riches en biodiversité. Elles préviennent de la fermeture des milieux en évitant l'apparition de phases arbustives.

La RTE a notamment signé la charte régionale de la biodiversité et des milieux naturels.

Nous avons constaté qu'une des pelouses calcaires du site a souffert de leur intervention. En effet, à cause des fortes pluies, les sols calcaro-marneux d'une des parcelles traitées étaient gorgés d'eau.

Par voie de conséquence, les engins de gyrobroyage, croyant bien faire, semblent par endroit s'être assez profondément enfoncé dans le sol et avoir "labouré" une partie du site en créant des ornières et par endroit des marasmes de boue.

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Ornières générées par les engins à cause des sols marneux imbibés d'eau.

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Traces des engins dans la boue, dont certaines sur des relevés connus de stations de plantes rares.

Nous espérons que cette parcelle n'a pas trop souffert par le déplacement des engins. Nous réaliserons des relevés au printemps pour identifier les effets de cette opération.

Nous tenions à remercier la RTE, pour avoir promptement répondu à nos interrogations. Nous avons convenu avec Gagny Environnement et les Amis Naturalistes des Coteaux d'Avron de les rencontrer sur site afin de discuter des modalités et de la planification des prochaines opérations.

Voici pourquoi, nous nous intéressons à cette parcelle de la carrière Saint-Pierre de Gagny :

  • C'est au sein de cette pelouse que poussent les seules stations de Seine Saint-Denis d'Epiaire droite (Stachys recta L.) et d'Amour en cage (Physalis alkekengi).
  • C'est également une zone de nidification des Mantes religieuses (Mantis religiosa) : espèce protégée en région Ile de France.
  • Elle héberge une des 3 stations connues en Seine Saint-Denis de Rhinanthe à crête de coq (Rhinantus alectolophus) ainsi que des Orchidées sauvages comme l'Ophrys Abeille ou l'Orchis Pyramidal.
  • On y a observé des insectes rares et/ou protégés comme le Carabe Chagriné (Carabus coriaceus) ou encore le Conocéphale Gracieux (Ruspolia nitidula nitidula).

C'est une pelouse calcaro-marneuse définit comme un des habitats prioritaires au niveau Européen avec son cortège de plantes rares et endémiques à ce type de milieu. Elle est située dans la Zone Naturelle d'Intérêt Écologique Floristique et Faunistique Saint-Pierre et côte du Beauzet.

Voici une série de photos prises sur cette pelouse courant 2009 :

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26/02/2009 : Mante religieuse (Mantis religiosa) - Espèce protégée en Région Ile de France.

Epiaire dressée, (Stachys recta L.)

Juillet 2009 : Epiaire dressée, (Stachys recta L.) : Plante rare, c'était la seule station connue de Seine Saint-Denis.

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30/08/2009 : Amour en cage, (Physalis alkekengi) : Plante rare à l'état sauvage, c'était la seule station connue de Seine Saint-Denis.

Orchis pyramidal

Juin 2009 : Orchidée pyramidale (Anacamptis pyramidalis)

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30/08/2009 : Conocéphale Gracieux (Ruspolia nitidula nitidula) - Espèce protégée en Région Ile de France.

29_01-2009 : La pelouse calcaro-marneuse menacée par la construction du Gymnase Théodore Monod

Photo prise, le 29 Janvier 2009.

Note : Cette parcelle est également menacée par un projet de création d'un Gymnase par la commune de Gagny.

dimanche 7 février 2010

La carrière Saint-Pierre est elle devenue le farwest ?

Dans la carrière Saint-Pierre de Gagny, au mois de Janvier 2010, nous avons croisé un cavalier solitaire. Ce "Lonesome cowboy" parcourant la steppe aride du plateau fut une vision furtive issue des westerns de notre enfance. Nous l'avons observé élancer son cheval au galop pour repartir vers les champs Chellois du Beauzet.

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jeudi 4 février 2010

Cartes postales rares du quartier des Abbesses de Gagny-Chelles.

Il y a des cartes postales qui sont difficiles à obtenir. Celles de la série des enfants du quartier des Abbesses le sont tout particulièrement. On connaissait l'existence de ces 2 cartes. Après 3 années de recherche, nous sommes fier de leurs acquisitions pour notre collection associative. Veuillez cliquer sur les images pour voir les détails.

Carte postale de l'Avenue Sainte Clotilde

Carte postale des années 30 de l'avenue Saint-Clotilde des Abbesses de Gagny-Chelles.

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La photo a été prise à l'angle de l'avenue Paul-de-Kock. La maison au centre existe toujours. Regardez bien les inscription sur la maisonnette à droite vous pourrez lire : Lotissement des Abbesses : Gdes Facilités de paiement.

Carte postale de l'Avenue du Grand Cerf

Carte postale des années 30 de l'avenue du Grand-Cerf des Abbesses de Gagny-Chelles.

mercredi 3 février 2010

Un restaurant de spécialités Russes vient d'ouvrir à Brou-sur-Chantereine

Vous le savez, le quartier des Abbesses était aussi appelé le village russe avec son église orthodoxe et ses pittoresques habitants.

Voila une nouvelle qui devrait ravir la communauté russe de Gagny-Chelles et les russophiles de tout bord comme nous ;-).

Un restaurant de spécialités Russes vient d'ouvrir à Brou-sur-Chantereine :

Chez Raspoutine

16, avenue Jean Jaurès

77177 Brou-sur-Chantereine

Tél : 01 60 20 28 89

Email : chez.raspoutine@gmail.com

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Nous l'avons testé à plusieurs reprises pour vous et nous recommandons chaudement cette table. Les plats sont succulents et l'ambiance ainsi que la qualité de l'accueil sont au rendez-vous.

Voici un extrait de la carte :

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