Les Abbesses de Gagny - Chelles

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Montagne et Fort de Chelles

Le fort de Chelles a été construit entre 1876 et 1878 à Chelles dans le département de Seine-et-Marne. Il est bâti sur le point culminant de la commune (104 mètres), appelé la « montagne » et fait partie du dispositif imaginé par le général Raymond Adolphe Séré de Rivières. Le 8 avril 1878 il reçoit la visite du maréchal Mac-Mahon alors président de la République française. Sa construction aurait couté 1 260 853 francs de l'époque.


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Photo aérienne du Fort de Chelles en 1933

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dimanche 22 mars 2015

Fort de Chelles : Des photos exceptionnelles de l'occupation allemande

Nous avions travaillé pendant de longs mois avec Lionel Petit pour retracer l'histoire du Fort de Chelles.

Nous avons même rédigé la page Wikipedia du Fort de Chelles : http://blog.gagny-abbesses.info/public/Divers/Fort_Chelles/fr_wikipedia_org-wiki-Fort_de_Chelles.pdf

Pendant nos recherches, il nous manquait des photos d'époque du Fort de Chelles.

Nous avions consulté les collectionneurs de cartes postales de Chelles et la Société Archéologique et Historique de Chelles (http://archeo.histo.chelles.free.fr) sans succès.

Des photos ont été trouvées, il y a peu, en Allemagne. Elles ont été prises lors de l'occupation du Fort de Chelles pendant la seconde guerre mondiale.

Voici donc ces photos exceptionnelles issues d'une collection privée.

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vendredi 27 février 2015

Montagne de Chelles : 10 ans après

10 ans après : l'aménagement de la montagne de Chelles et sa sécurisation. Où en sommes nous ?

Reportage Canal Coquelicot diffusé en date du 26 Février 2015 avec la participation de Monsieur Goutmann, ancien élu PC de la commune de Chelles et Mr Nédélec, président de l'association les Abbesses de Gagny-Chelles

Pour plus d'informations, veuillez lire les articles suivants :

mercredi 11 décembre 2013

CHELLES - Le sous-sol de la montagne est un vrai gruyère

Suite à notre découverte de présence de galeries sous les accès ouvert de la Montagne de Chelles et la parution d'un article dans le journal La Marne, le journal du Parisien s'empare à son tour du sujet.

Voici donc l'article du Parisien paru ce jour :

CHELLES - Le sous-sol de la montagne est un vrai gruyère

Le site inquiète de plus en plus les riverains

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Chelles, octobre dernier. L’association les Abbesses de Gagny-Chelles a exploré fin octobre une galerie, en cours d’écroulement, située sous l’ancien fort militaire de Chelles. (DR.)

Qu’il est beau, le paysage, en haut de cette montagne. Qu’elle parait loin, la ville ! Depuis sa réouverture partielle en 2007, la montagne de Chelles, qui abrite un ancien fort militaire, a attiré des milliers de visiteurs. C’est là que sont projetés des films l’été en plein air, là que les habitants se réunissent pour le feu d’artifice du 14 juillet. Un site qui est pourtant resté fermé au public pendant plus de quarante ans. Et dont l’ouverture inquiète aujourd’hui certains riverains.

Riche en gypse, qui sert à la fabrication du plâtre, la montagne a été exploitée pendant plus d’un siècle par des carriers. Ils ont laissé des cavités et des galeries souterraines un peu partout sous la montagne. Lionel Petit est passionné d’histoire, et plus particulièrement d’architecture militaire. En tant que Chellois, il s’est naturellement tourné vers le fort. Et, après des années de recherches, il a récemment mis la main sur une carte dressée par le génie militaire en 1877, un an après avoir pris possession de la montagne.

On y remarque notamment une zone, située sous l’espace ouvert au public au sommet de la montagne, qui ressemble à un vrai gruyère. La carte précise « cavages éboulés inabordables ». Les entrées de ce labyrinthe ont été comblées par les carriers mais il n’a pas été remblayé, d’après Lionel Petit. Il pointe également le doigt sur une galerie de service, « qui passe juste devant le fort, sous l’esplanade », et dont une entrée se situe rue Bickart.

« Il y a des risques sérieux d’effondrement. »

Les militaires eux-mêmes se demandaient à l’époque si le fort n’allait pas s’effondrer dès la première canonnade. » Ces informations ont été intégrées au rapport du Bureau des Recherches Géologiques et Minières sur la ville de Chelles en 1999. Il classe le sommet de la montagne en « zone d’aléa très élevé » et y indique aussi la formation d’un fontis (éboulements). Mais en raison d’incertitudes concernant les sous-sols de la ZAC du Mont-Chalâts, le Plan de prévention des risques des mouvements de terrain n’a toujours pas été approuvé.

Christophe Nédélec, président des Abbesses de Gagny-Chelles, a visité la galerie de seconde masse référencée sur la carte de 1877 avec Lionel Petit. « Tout est train de s’effondrer. Nous n’y avons vu aucun aménagement de sécurisation, aucune coulée de béton. Comment la ville a pu ouvrir ce site fermé au public pendant quarante ans alors qu’elle n’a rien fait ? »

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Chelles, décembre 2012. Desmilliers de visiteurs foulent chaque année le site de la montagne de Chelles, ignorant souvent l’existence de cavités souterraines. (LP/G.P. et DR.)

« Les galeries non exploitées se dégradent »

R É A C T I O N - Antoine Rodriguez,

élu chargé du dossier à Marne et Chantereine

La ville de Chelles, entre 1996 et 2005, a réalisé des sondages et des études géologiques pour un montant de 1,8 M€. Ce qui permet aujourd’hui à Antoine Rodriguez, l’élu qui suit le dossier à Marne et Chantereine, de dire que « rien de ce qui a été découvert ne nous était inconnu ». « On sait qu’il y a des galeries souterraines. Et comme toutes les galeries non exploitées depuis des décennies, elles se dégradent. »

Il confirme que la montagne est bien visée par un arrêté de péril, mais pas dans la partie accessible au public, soit 12 ha sur 46. Car, selon Vincent Pasutto, de la direction des services techniques de l’agglomération, « la calotte de recouvrement est constituée d’argile et de marnes, des matériaux de qualité permettant l’autoclavement ». C’est-à-dire qu’elle est capable de résister à un effondrement.

C’est pourquoi les chemins pour y accéder sont en géotextile, un matériau élastique. Quant à l’entrée de la galerie souterraine de la rue Bickart, bien connue des « explorateurs urbains », « elle sera bientôt murée, car les pompiers (NLDR, qui y provoquaient des incendies pour s’entraîner), n’en ont plus l’utilité ».

Rédacteur : Grégory Plesse.

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mercredi 4 décembre 2013

CHELLES - Journal La Marne : La Montagne sous surveillance

CHELLES - Carrières de gypse La Montagne sous surveillance

Suite à notre article sur un risque d'affaissement de la Montagne de Chelles (édition du 13 novembre), la Communauté d'agglomération de Marne et Chantereine (CAMC) apporte des précisions.

« Nous connaissons depuis longtemps ces galeries souterraines sous le fort de Chelles. Ce n'est un secret pour personne, tous les Chellois le savent. Leur accès est strictement interdit par arrêté municipal. D'ici la fin de Tannée, nous allons murer l'accès de celle mentionnée dans votre article, car nos chaînes sont régulièrement coupées par des visiteurs indélicats qui s'aventurent dans les galeries au péril de leur vie », prévient Antoine Rodriguez, vice président en charge de l'environnement et de l'écologie urbaine à la CAMC.

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Pour la CAMC. l'existence des galeries est connu et « eIle n'a jamais caché cette réalité aux Chellois. Les aires accessibles au public ont été sécurité » !.

« Sur la superficie totale de la Montagne qui est de 46 hectares, seulement 12 sont accessibles au public. Nous avons effectué tous les sondages nécessaires et pris les mesures en matière de sécurité avant d'ouvrir la Montagne au public en juin 2007. Des équipes la sillonnent tous les jours afin, d'une part d'assurer la propreté du site dont la gestion nous incombe, et d'autre part de surveiller l'état du foncier en nous signalant toute anomalie relevée ». complète Vincent Pasutto, directeur adioint des services techniques de l'agglomération

Un risque mesuré et contrôlé

« Bien sûr qu'il y a des risques d'effondrement. À terme, les galeries s'effondreront mais leur écroulement n'aura pas de conséquence sur la partie supérieure compte tenu des 45 mètres de remblai du dessus "admet le technicien S'il n'exclut pas un risque d'affaissemenl sur certains coteaux de la montagne qui ne seront jamais aménagés, il affirme que la partie du fort est parfaitement sécurisée « Et si y avait effondrement et formation d'un fontis en dessous de la cote 100, le géotextile se mettra en tension », ajoute Vincent Pasutto. « On constatera que l'allée a subi un affaissement et on fermera aussitôt le site pour lancer des investigations géotechniques afin de savoir ce qui se passe. On est ici dans la prévention, c'est un risque parfaitement mesuré et constamment contrôlé ». précise-t'il.

Outre des entraînements effectués par les pompiers dans les galeries de service sous le fort le SDIS (Service départemental d'incendie et de secours) dispose d'un relevé des lieux qui lui permet d'en suivre révolution dans le temps.

Christophe Nédélec réagit

Christophe Nédélec, président de l'association Abbesses de Gagny-Chelles a réagi.

« La CAMC se base sur une thèse de 1982 (règle de Vachat) pour justifier une absence de risque, le BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières) considère que les zones ouvertes au public sont sujettes à des aléas très élevés de mouvement de terrain, que "la présence d'anciennes carrières souterraines est certaine, et par conséquent le risque de fontis et/ou d'effondrements très grand". Selon le BRGM, cette règle ne s'applique pas au gypse et doit être retenue avec "beaucoup de prudence".

Selon le président de l'association, « l'inventaire des effondrements que le bureau a réalisé démontre bien les limites de cette règle, des fontis avant déjà été recensés, dont un notamment près de l'aire de Jeux pour enfants ». De plus, certains aménagements, dont le rucher pédagogique, sont bien plus bas en altitude.

Quid des risques liés aux poches de dissolution du gypse pouvant survenir près de la surface ? », s'interroge Christophe Nédélec

Depuis son ouverture, le site a déjà connu des incidents. Certains accès piétons sont fermés suite à des glissements de terrains répétitifs.

L'injection et le comblement des galeries auraient été une solution sérieuse, mais elle a été écartée pour raison financière et aucun principe de précaution n'a été appliqué.

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jeudi 14 novembre 2013

Chelles : Un gruyère sous la montagne

Mercredi 13 novembre 2013, suite à la parution en date du 27/10/2013 de notre article Dans les entrailles du fort de Chelles, le journal La Marne en a fait la une de son journal. Voici donc l'article qui a été publié.

Pour de plus amples renseignements sur l'histoire du fort, veuillez consulter le projet Wikipedia que nous animons : https://fr.wikipedia.org/wiki/Fort_de_Chelles

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CHELLES • Carrières de gypse •La Marne • Mercredi 13 novembre 2013

Un gruyère sous la montagne

D'anciennes galeries souterraines de gypse courent sous le fort. Et celles-ci semblent ne pas avoir été sécurisées... L'information révélée par l'association « Abbesses de Gagny-Chelles » nécessite quelques explications.

Désaffecté, le fort a et acquis par la commune de Chelles en 1972. Elle qui a entrepris de nombreux aménagements avant son ouverture au public le 8 juin 2007. Mais voilà, selon Christophe Nédélec, président des Abbesses de Gagny-Chelles, association de défense de l'environnement créée en 2008. L’espace naturel de 46 hectares était auparavant une butte gypseuse exploitée en carrière à ciel ouvert.

Si la carrière a été remblayée depuis, des galeries profondes subsistent sillonnant même, semble-t-il, l'esplanade verdoyante sur laquelle se promène le public et ou de nombreuses manifestations sont organisées (dont le feu d'artifice du 14 Juillet et le cinéma en plein air durant l'été).

Pour protéger la capitale

Suite à la défaite de 1870 face aux Prussiens, le bastion a été édifié sur le mont Chalats entre 1876 et 1879 pour assurer, à 104 mètres d’altitude, une deuxième ceinture de défense autour de Paris. En 1878, le chantier reçoit la visite du maréchal Mac Mahon, alors président de la République. Parmi les documents, une publicité de 1860 du carrier Louis-Pierre Parquin (qui était aussi maire de Chelles à l’époque) décrivant son activité industrielle sous forme de schémas. Le carrier aurait ainsi exploité jusqu’en 1880, date de son expropriation par l’armée, trois masses de gypse sur la montagne de Chelles, dont la seconde et la troisième en cavages, à partir de son usine implantée rue Bickart, en contrebas de la montagne. La fortification a été utilisée dans le passé par un club de tir, les pompiers de la ville pour leurs entraînements, Kodak pour stocker ses films et produits chimiques, avant d'être acquise par la Ville.

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Des galeries à 40 m, Lionel Petit, un Chellois, a réussi à se procurer deux plans du fort de Chelles datant de 1877 et 1902 auprès du SHAT (Service historique de l'armée de Terre) basé à Vincennes.

« Je me passionne pour l’histoire du fort depuis 1998 qui, hélas, a été massacré. J’affirme que ce sont les seuls et uniques plans qui existent et j’ai eu beaucoup de mal à les obtenir »

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Document: L'un des premiers plans établi en janvier 1877 par le génie militaire. Moins détaillé que le second, on y aperçoit cependant le réseau des galeries courant sous et devant le fort (environ 4 hectares minimum).

Il apprend que le fort a subi un renforcement de ses soubassements en 1877 puis sur la période 1906 190K par le génie miliaire qui craignait sa fragilité du fait des canonnades. Il constate surtout l'existence d'un vaste réseau de galeries souterraines à une profondeur de 40 mètres, devant et à l'ouest du fort.

Un phénomène fréquent en Seine-et-Marne où le BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières) a recensé plus d'un millier de carrières liées à l'exploitation du gypse sous environ 140 communes.

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Christophe Nédélec et Lionel Petit devant l'entrée des galeries qu'ils ont visitées sous le fort. « La mairie sur plusieurs hectares a enfin empêché l'accès à ces galeries », reconnaît Lionel, la main posée sur la chaine neuve cadenassée.

Lionel Petit en informe aussitôt Christophe Nédélec, tout autant passionné par le patrimoine local que par les questions environnementales.

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Galerie confortée sous la montagne de Chelles par le génie militaire (photo Christophe Nédélec).

Déjà un effondrement en 2002

Selon l'association, il existe probablement une superposition entre des galeries de seconde et de troisième masse. Sur les documents du génie militaire, il est fait aussi mention de "vastes réseaux de cavages éboulés inabordables". « Pourtant lors des travaux entrepris par la commune sur le fort en 2007, on nous a assuré que des sondages avaient été effectués. En septembre 2002, la presse a relaté la découverte par les pompiers d'un effondrement qui s'était produit dans une galerie, au pied du fort », argumente Christophe Nédélec.

Et il s'interroge : « Une partie du site est donc sous-minée et je me demande si ces galeries ont bien été repérées car elles semblent être inconnues, autant du BRGM que de la mairie. Plus inquiétant, elles ne sont pas injectées ou comblées ».

Des vérifications à venir

Après son exploration du 25 octobre, Christophe Nédélec a alerté la mairie et Communauté d'agglomération Marne et Chantereine sur les risques d'affaissement en surface. Contactée par nos soins, la CAMC confirme qu'elle a effectivement « été informée par l'association de la présence de galeries de seconde masse sous la montagne de Chelles, qu'elle fait procéder à des vérifications et qu'elle ne peut aujourd'hui, apporter plus d'information »

L'affaire mérite donc d'être « creusée » un peu plus.

vendredi 8 novembre 2013

Le fort de Chelles sur Wikipedia

Nous avons travaillé d'arrache-pied avec des spécialistes de la fortification française et de l'histoire de Chelles.

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Le fort de Chelles en 2012

Nous avons donc été en mesure de publier une page dédiée au fort de Chelles sur Wikipedia. Nous tenions à remercier toutes les personnes qui se sont impliquées dans ce projet et qui ont su partager leurs connaissances pour évoquer l'un des forts les moins étudiés d'Ile de France.

Grâce à la communauté Wikipedia, nous avons obtenu des compléments d'informations précieux et pu partager la rédaction à plusieurs en mutualisant nos données. En effet, une connaissance n'a de valeur que si elle est partagée. C'est la base même de la collaboration et de l'échange.

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Cette page n'a pas pour vocation d'être une analyse précise et très détaillée de l'histoire du fort de Chelles. Nous espérons qu'un jour, cette histoire soit révélée de façon bien plus complète sur un support durable.

Voici donc un lien vers cette page, qui saura, nous l'espérons s'enrichir au fur et à mesure des découvertes de chacun :

dimanche 27 octobre 2013

Dans les entrailles du Fort de Chelles

Construit entre 1876 et 1878 à une altitude de 104 mètres, le Fort de Chelles, conçu pour héberger 363 hommes et 29 pièces d'artillerie, fait partie du patrimoine historique de l'Est Parisien.

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Chelles - 11/03/2012 : Casernement du Fort de Chelles

Le Fort aussi appelé la « montagne » est un des éléments du système mis au point par le général Raymond Adolphe Séré de Rivières pour la défense de Paris après la défaite devant les Prussiens de 1870.

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Photo aérienne du Fort de Chelles en 1933

Un patrimoine historique en péril

Acquis dans les années 70 par la commune, ce Fort de Chelles ne cesse de dépérir. Le Fronton portant le nom du fort a été démonté dans les années 60 afin de laisser passer des camions. Le fort a été utilisé par le passé par un club de Tir, par les pompiers de la ville pour des entrainements grandeur "nature" et par Kodak pour y entreposer des films et des produits polluants.

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Photo aérienne du Fort de Chelles en 1962

En 2007, le Fort de Chelles a également subit des aménagements par la commune peu respectueux de son histoire :

  • une partie des fossés secs a été immergée engendrant des inondations dans une des caponnières du fort,
  • l'entrée du fort a été entièrement démantelée,
  • les bureaux de police et l'ancienne cuisine ont été détruits car jugés comme "ne présentant aucun charme",
  • le mur de fond de courtine a été raboté
  • et enfin la topographie du terrain qui servait à la défense d'autrefois du fort a été très fortement remaniée.

Les spécialistes des fortifications françaises sont unanimes. Ils considèrent ces aménagements comme une atteinte forte au patrimoine historique du Fort de Chelles et s'en désolent et assimilent cela à de la destruction pure et simple.

La problématique des anciennes carrières de gypse :

De plus, la montagne de Chelles est une butte gypseuse exploitée autrefois en carrière à ciel ouvert et en cavages souterrains de seconde masse. La carrière à ciel ouvert a été depuis remblayée mais les galeries profondes de seconde masse ne semblent pas avoir été sécurisées.

Une partie du fort est donc sous minée. Nous nous sommes procurés des plans des galeries issus des archives de l'Armée de terre Française et il y apparait clairement que toutes les zones aménagées pour le public devant et à l'ouest du fort seraient elles aussi concernées et pourraient poser des problèmes importants de sécurisation. Nous avons utilisé ce plan pour nous déplacer dans les galeries et tout porte à croire qu'il est exact.

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Le réseau de galeries de seconde masse que nous avons découvert.

Sur les plans apparaissent également la présence de galeries de troisième masse encore plus profondes. Nous n'avons pu les vérifier. Il existe donc la probabilité d'une superposition entre les galeries de seconde et de troisième masse. Sur les plans datés de 1902 réalisés par le génie militaire, il est aussi question de vastes réseaux de "cavages éboulés inabordables".

L'armée française a renforcé les galeries situées directement sous l'emprise des bâtiments du Fort de peur que celui-ci ne s'effondre sur lui même. Ce n'est pas le cas de la majorité de l'important réseau de galeries existantes qui inexorablement se dégradent.

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Photo aérienne du Fort de Chelles en 2012, les destructions de 2007 sont clairement visibles.

Lors des travaux d'aménagements de 2007 par la commune, il y aurait eu des sondages et des traitements des zones à risque sur les endroits aujourd'hui ouverts au public. Ces galeries profondes de seconde masse ont elles été repérées à cette époque ? Elles ne semblent pas pourtant avoir été injectées. Présentent elles des dangers en surface ?

Ces galeries et ses dangers semblaient pourtant être connus, comme l'atteste cet extrait d'un article du Parisien en date du 21/10/2002 intitulé "Un millier de carrières mine le sous-sol" :

Ainsi, fin septembre, les pompiers de Chelles ont découvert qu'un effondrement s'était produit dans une galerie de la Montagne de Chelles, au pied du fort, leur interdisant désormais les visites qu'ils effectuaient régulièrement... Un fontis à Chelles. La récente découverte d'un fontis à hauteur de la montagne de Chelles est inquiétante. Les anciens carriers n'ont laissé aucun plan des exploitations de gypse : personne ne peut donc déterminer avec exactitude le nombre de ramifications des galeries.Celles-ci sont régulièrement inspectées par les pompiers du Grimp de Chelles. Mais l'éboulement, découvert fin septembre, empêche désormais de se rendre dans toutes les excavations. Certains parlent d'une galerie allant jusqu'à Montfermeil. « Rien n'est moins sûr. Il faut se méfier de l'imaginaire », souligne un spécialiste qui préfère conserver l'anonymat.

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Schéma de formation d'un Fontis causé par la présence de galeries souterraines.

Nous avons contacté le BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières) ainsi que la Communauté d'Agglomération de Marne et Chantereine afin que des études soient réalisées sur la dangerosité potentielle de ces galeries oubliées. Il apparaît que les plans que nous nous sommes procurés ne semblent pas avoir jamais été portés à leurs connaissances.

La Communauté d'Agglomération de Marne et Chantereine en charge de la montagne de Chelles, suite à nos courriers, serait en train de faire des investigations afin de vérifier les plans et les observations que nous leur avons fait parvenir.

Voici un reportage photo de ce fort ainsi que des galeries qui serpentent sous la montagne de Chelles :

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Chelles - 11/03/2012 : Le Fort de Chelles privé de son entrée, de son fronton, de ses murs, de son poste de police, de ses cuisines, etc.

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Chelles - 11/03/2012 : Casernement du Fort de Chelles

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Chelles - 26/10/2013 : Casernement du Fort de Chelles

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Chelles - 26/10/2013 : Tunnel d'accès à une caponnière

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Chelles - 26/10/2013 : Intérieur d'une caponnière qui porte encore les traces des incendies volontaires provoqués lors des entrainements des pompiers

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Chelles - 26/10/2013 : Un des accès aux galeries de seconde masse de la Montagne de Chelles

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Chelles - 26/10/2013 : Galerie de seconde masse sous la montagne de Chelles avec un fontis en formation

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Chelles - 26/10/2013 : Un équilibre bien précaire...

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Chelles - 26/10/2013 : Galerie de seconde masse sous la montagne de Chelles

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Chelles - 26/10/2013 : Galerie de seconde masse sous la montagne de Chelles

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Chelles - 26/10/2013 : Galerie renforcée par le génie militaire sous le Fort de Chelles

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Chelles - 26/10/2013 : Renard momifié dans les galeries de seconde masse