Les Abbesses de Gagny-Chelles
Bienvenue sur le site de l'Association de loi 1901 : "LES ABBESSES DE GAGNY-CHELLES".
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Cette catégorie regroupe tous les articles qui traitent des carrières de l'est ou Saint-Pierre.
Mise au point : Il convient de préciser que
nous n'essayons pas d'entrer dans une quelconque polémique avec qui que ce soit
en relatant les faits récents qui tournent autour de la carrière Saint Pierre.
Cette carrière nous semble être très importante dans l'histoire de notre
quartier et elle est pour beaucoup d'entre nous, un lieu d'aventure, de
souvenir et d'immersion totale dans une nature sauvage qui a repris ses
droits.
Nous savons que le sujet est sensible et nous aimerions éviter les
malentendus et autres quiproquos sur la pureté et l'honnêteté intellectuelle de
notre démarche.
Mise en garde : Il convient de préciser qu'il peut être dangereux de s'aventurer dans les carrières et cela à cause des risques de fontis et d'effondrements. Il y a également une zone, où l'on peut y rencontrer de temps à autres des chasseurs (qui agissent en toute illégalité). Il font donc éviter d'y aller sans être accompagnés d'une personne experimentée. Si vous désirez quand même vous y aventurer, sachez également qu'elles sont privées, qu'il ne faut donc jamais y aller seul et qu'il est très souhaitable d'y être guidé par un "vrai" connaisseur. Veuillez également respecter la faune et la flore et éviter par dessus tout d'y aller à moto.
jeudi 27 mai 2010
Par Hullnudd le jeudi 27 mai 2010, 10:41
mercredi 5 mai 2010
Par Hullnudd le mercredi 5 mai 2010, 18:59
Ce camp est situé dans un boisement de la côte du Beauzet au sud de l'ancien chemin de Meaux ou de Paris. Ils stationnent ici à moins de 300 mètres de la commune de Gagny et de sa carrière Saint-Pierre où il survivaient il y a encore quelques semaines.
Les problèmes liés à leurs conditions de vie précaires se sont donc juste déplacés de commune.
Ainsi des tentes leur ont été données. Ils ont également une benne à ordures pour leurs déchets quotidiens et de l'eau potable pour la boisson et les besoins élémentaires en terme d'hygiène.
Comme nous l'avons fait sur Gagny, nous irons aimablement à leur rencontre pour les sensibiliser sur l'espace Naturel Sensible que sont les coteaux du Beauzet ou Montguichet qui commence de l'autre côté du chemin qui borde leur camp.
mercredi 28 avril 2010
Par Hullnudd le mercredi 28 avril 2010, 00:06
Le dimanche 21 Mars 2010, nous avions découvert la présence de tritons palmés dans un fontis en eau de la carrière Saint-Pierre : Les tritons palmés de la carrière Saint-Pierre de Gagny.
En cette fin du mois d'Avril, nous avons décidé de revenir les voir.
En chemin, nous croisons un nombre important d'Orvets (Anguis Fragilis). Cela serait il un présage ?
Proche du but, nous passons devant le gros fontis en eau. En contrebas, nous constatons avec joie également la présence de Tritons palmés et peut être de Tritons ponctués.
Devant la dangerosité de ce fontis et ses fortes pentes abrupts, nous ne pouvons que les observer à distance.
Nous continuons notre chemin vers l'autre fontis, plus accessible où nous avions trouvé les tritons palmés en Mars.
La mare est toujours bien remplie malgré 2 semaines de beau temps.
Les Tritons palmés sont toujours là, en pleine forme, gavés de larves de moustiques et de daphnies.
Il leur fallait un prédateur. Nous surprenons alors une Couleuvre à Collier
(Natrix Natrix). Elle tente de fuir en se cachant sous l'eau.
Natrix vient du latin qui signifie nageur
.
Patient, nous attendons et celle-ci au bout de longues minutes quitte la mare pour se cacher dans les fourrés.
Cette couleuvre est un serpent non venimeux, inoffensif. C'est un serpent aquatique mais il peut s'éloigner de l'eau. Ils se trouvent parfois jusqu'à 3 km de l'eau. Leurs proies principales sont des amphibiens dont les Tritons, des crapauds, des grenouilles. Elles peuvent également se nourrir de souris et de micro-mammifères. Elles sont diurnes et aiment s'échauffer au soleil comme tous les serpents. Quand elles sont dérangées, elles ont tendance à nager rapidement à la surface de l'eau.
mardi 27 avril 2010
Par Hullnudd le mardi 27 avril 2010, 01:16
lundi 26 avril 2010
Par Hullnudd le lundi 26 avril 2010, 00:51
vendredi 16 avril 2010
Par Hullnudd le vendredi 16 avril 2010, 23:20
Suite au drame du camp rom d'hier, nous lui avons rendu visite.
L'accès à la carrière depuis la rue Jean Bouin a été bouché comme lors de la précédente expulsion en 2009.
A l'arrivée dans le camp, les visions du désastre vues à la télévision la veille se concrétisent.
Nous essayons pour le principe de réveiller son humanité puis nous passons notre chemin.
Sur le retour, nous découvrons que les roms sont revenus dans la carrière et ont établis des petits campements épars. Sous le bâtiment du site du petit vallon, nous découvrons les restes de la nuit.
A proximité du collège Théodore Monod, nous entendons des discussions houleuses. Les forces de police sont présentes (une quinzaine de policiers et 6 voitures de service). Ils tentent de faire fuir les roms de la carrière où ils essaient de se réinstaller. Nous parlons avec un policier qui nous demande ce que nous faisons là. Il nous raconte son propre désarroi, que tous le monde avait prévenu et qu'il passait les voir une fois par semaine.
Une réminiscence d'un autre temps se produit. Nous voyons un groupe de roms sous la pression policière retourner en ville. L'un porte le groupe électrogène du camp rescapé des flammes, les autres portent des ballots d'affaires suivi de leurs enfants.
Oui, en défenseur de la biodiversité, nous regrettons fortement les dommages que leur présence cause dans la carrière Saint-Pierre. Mais l'humanité qui est en nous est en souffrance. Nous reprenons notre voiture et nous leur adressons un signe de la main au passage. Un signe qu'ils nous rendent, hagards du bord de la route.
jeudi 15 avril 2010
Par Hullnudd le jeudi 15 avril 2010, 12:01
Extrait de notre article du 29 Janvier 2010 : Les conditions de vie y sont particulièrement effroyables : absence d'eau courante, d'électricité; de sanitaire. Les déchets et les déjections diverses s'accumulent aux abords des maisons de fortune. En guise de chauffage, ils possèdent des poêles à bois improvisés avec des tôles et des tuyaux qui menacent à tout moment de les trahir.
Un petit garçon de cinq ans et demi est mort dans l'incendie d'un camp de Roms à Gagny (Seine-Saint-Denis) dans la nuit de mercredi à jeudi, peu arpès minuit. Brûlées à 80%, sa mère, âgée de 23 ans, et sa petite soeur de 2 ans ont été transférées à l'hôpital militaire Percy, à Clamart (Hauts-de-Seine). Son père, plus légèrement touché, est quant à lui à l'hôpital de Montfermeil (Seine-Saint-Denis).
Le feu s'est déclaré peu après minuit et il aura fallu l'intervention de quatorze engins de pompiers pour en venir à bout. Il aurait pu être causé par un système de chauffage. Les experts du laboratoire central de la police sont sur place. La police judiciaire de Seine-Saint-Denis a été chargée de l'enquête. Le campement ne bénéficiait d'aucun point d'eau.
Quelque soixante personnes vivaient dans ce camp, dont près de la moitié d'enfants. Installés dans d'anciennes carrières, sur des terrains privés, depuis moins d'un an, ils étaient sous le coup d'une expulsion imminente. Après le sinistre, les habitants du camp ont trouvé refuge dans le gymnase de la ville. La DDASS procédait jeudi à midi à leur recensement en vue d'un relogement temporaire, pour une durée de trois jours.
15/04/2010 Un enfant en bas âge est mort dans l'incendie d'un camp de roms survenu dans la nuit rue Jean Bouin à Gagny (Seine-Saint-Denis), sa soeur et sa mère ayant été grièvement brûlées, a-t-on appris auprès de la Préfecture de police de Paris.
Quatorze engins de pompiers ont été mobilisés pour venir à bout du sinistre dont l'origine reste indéterminée. Le feu a pris vers minuit. Des spécialistes du laboratoire central sont sur place.
Du camp érigé un an plus tôt, il ne reste qu’un amas de tôle, des objets calcinés et une persistante odeur de fumée. Il était un peu plus de minuit, hier, quand un incendie s’est déclaré dans l’une des cabanes du bidonville rom de Gagny. Un enfant de 5 ans est mort par asphyxie, selon l’autopsie réalisée hier.
Sa mère, âgée de 23 ans, et sa petite soeur de 2ans,brûlées à 80 %, notamment aux mains et au visage, ont été transférées à l’hôpital militaire Percy, à Clamart (Hauts-de-Seine). D’après le parquet de Bobigny, leur pronostic vital ne serait pas engagé.
Le feu, vraisemblablement dû à une bougie mal éteinte, s’est propagé aux autres cahutes en quelques minutes. Sur place, les habitants ne bénéficiaient d’aucun point d’eau pour éteindre les flammes. Il aura fallu plusieurs heures et 14 véhicules de pompiers pour en venir à bout. Arrivées en 2008 en provenance de Roumanie, les victimes du sinistre s’étaient installées à l’orée du petit bois qui jouxte la rue Jean-Bouin, à Gagny. Après une première expulsion, ils avaient reconstruit leur baraquement de fort une il y a environ un an. Ils devaient en être à nouveau expulsés le mois prochain, selon la préfecture.
« On n’a plus rien.Maintenant, qu’est ce qu’on va faire ? » s’interroge un jeune père de famille. Avant que sa bâtisse ne disparaisse sous les flammes, ce dernier a eu le temps de mettre quelques vêtements et une couverture dans un baluchon. D’autres, moins chanceux, n’ont même pas réussi à épargner une paire de chaussures.
La Ddass (Direction départementale des affaires sanitaires et sociales) a proposé un hébergement d’urgence aux 56 personnes (35 adultes et 21 enfants) qui composaient le camp. « Une assistante sociale accompagnée d’un traducteur a discuté avec tout le monde. Nous travaillons pour trouver un hôtel pour trois jours aux personnes qui veulent bien de notre aide », explique une responsable.Seulement 14 personnes auraient accepté cette solution : « Nous ne voulons pas être séparés », justifie une sinistrée.
Pour Abdelkader Touala, conseiller municipal (PS) d’opposition, une telle catastrophe aurait pu être évitée : «En 2008, lors de la première installation, nous avions déjà formulé une demande écrite au maire pour lui demander d’assurer la sécurité du campement. Il n’a jamais répondu à nos sollicitations. » Vanessa, membre de la famille du petit garçon décédé, avait elle aussi alerté la ville : « Je suis venue à la mairie pour demander un point d’eau, des toilettes et pour que les enfants aillent à l’école. On m’a toujours répondu que ce n’était pas possible. »
Michel Teulet, le maire (UMP) de Gagny, affirme ne jamais avoir reçu de de mande officielle de la part des habitants du campement : « Je me suis même rendu sur place pour les rencontrer, mais je n’ai pas trouvé d’interlocuteur francophone. Par ailleurs, le campement est sur un terrain privé qui n’appartient pas à la commune », explique l’élu. Hier soir, la quarantaine de Roms ayant refusé l’hébergement d’urgence était toujours à la recherche d’un endroit où dormir.
dimanche 21 mars 2010
Par Hullnudd le dimanche 21 mars 2010, 22:25
Dimanche 21 Mars 2010, le ciel est gris et la lumière est fade. Le sol est
lourd, humide mais cela n'a aucune importance : l'appel de la carrière
Saint-Pierre est bien plus fort. 
Les pas nous portent vers la zone tourmentée et relativement dangereuse des fontis : le territoire de la couleuvre à collier (Natrix Natrix). Nous recommandons fortement d'éviter ce secteur de la carrière Saint-Pierre. Mais dans notre rôle de sentinelle, il est important que nous y réalisions des recensements de la faune et de la flore.
Nous passons devant l'un des fontis les plus impressionnants : 25 mètres de diamètre, très abrupt, empli d'eau et semblant assez profond. Nous regardons l'eau en contrebas : inaccessible. Il y a des massettes à larges feuilles (Typha latifolia) sur les bords. Il y a de la vie la dedans. Une couleuvre à collier en train de nager, y avait été observée. Une pensée nous passe alors par la tête, il doit y avoir les rois des mares la dedans : les Tritons.
Cela serait une des seules observations à Gagny et une des rares de Seine Saint-Denis. La destruction des zones humides ainsi que l'augmentation du transport routier sont les principales causes de la disparition de ces amphibiens en région parisienne et ailleurs.
La présence du triton palmé (Lissotriton helveticus et anciennement Lissotriton helveticus Razoumovsky, 1789) a été mentionnée par l'ANCA au début des années 90. Mais existe t'il encore ? Celui-ci n'a pas été revu depuis !!!
Nous nous rapprochons d'un autre fontis plus accessible et beaucoup moins dangereux.
Celui-ci possède une zone humide en son centre où il commence à pousser des saules. Il arrive que celle-ci soit totalement à sec tout au long de l'année et mais ces 2 dernières années, la mare semble un peu plus stable.
De loin, la mare semble plus remplie que d'ordinaire. Il n'y a pas de plante de rive, ni de plante aquatique, sans crustacé (daphnie, gamare etc.). Seulement à première vue un fond de feuille de saule blanc en décomposition, de l'eau saumâtre, des milliers de larves de moustiques et quelques gerris.
Nous n'avons pas d'épuisette pour les capturer mais nous réussissons non sans mal à photographier quelques spécimens :
Le lendemain, au retour du travail, nous retournons sur site munie d'une épuisette. Nous voulons les photographier et de vérifier que nous n'avons pas à faire au Triton Ponctué. Ce dernier a été observé par les frères Lelardoux dans la source du Parc du Château de Montguichet à 400 mètres à vol d'oiseau de ce fontis.
La magie est au encore au rendez-vous. Ce sont bien des Tritons Palmés : aucun doute. La gorge n'est pas tachetée et le bout de la queue des mâles est terminé par un court filament de quelques millimètres.
Le triton palmé a besoin de support pour les œufs et de plancton pour les larves. De petite taille, il peut coloniser des milieux humides assez pauvres (oligotrophes) comme cette présente mare où nous les avons trouvé. Nous allons essayer sans dénaturer cette mare de réaliser 2 actions de gestion :
jeudi 18 mars 2010
Par Hullnudd le jeudi 18 mars 2010, 00:56
Pour illustrer notre article : Quand les déchets finissent dans la carrière Saint-Pierre de Gagny, nous avons réaliser un petit vidéo-reportage et pris de nouvelles photos en date du 08 Mars 2010. Cela n'exprime qu'une petite partie des déchets récents apportés dans la carrière Saint-Pierre, mais cela donne une idée de l'ampleur des pollutions constatées.
mercredi 17 mars 2010
Par Hullnudd le mercredi 17 mars 2010, 00:58
mercredi 10 mars 2010
Par Hullnudd le mercredi 10 mars 2010, 23:03
lundi 8 mars 2010
Par Hullnudd le lundi 8 mars 2010, 08:37
En ces journées encore hivernales, il n'y a rien de tel qu'un peu d'escapade hors des sentiers battus. C'est souvent comme cela que l'on réalise de nouvelles observations. En parcourant les hauteurs des fronts de taille de la seconde masse de gypse, nous avons découvert plusieurs gisements de gypse en fer de lance.
Le gypse est une roche sédimentaire minérale de couleur blanche ou légèrement blonde. C'est un sulfate de calcium avec deux molécules d'eau (formule : CaSO4 2H2O). Le gypse peut cristalliser sous des formes très diverses (Saccharoïde, Pied d'alouette, Fer de lance etc.). Dans le cas présent, nous avons trouvé du Gypse en macle de fer de lance ou Gypse cunéiforme. Il est formé de grandes lames cristallines rappelant la forme d’un fer de lance.
dimanche 7 mars 2010
Par Hullnudd le dimanche 7 mars 2010, 23:54
Profitant du beau temps du Week-End (6 et 7 Mars 2010), la tentation était trop forte de partir à la recherche des premières rosettes d'orchidées sauvages dans la carrière Saint-Pierre et le coteau du Beauzet.
Dans les lisières sur sol calcaires du coteau de Beauzet (Chelles), les rosettes d'Orchis Pourpre commencent à sortir de terre.
Dans la steppe aride de la carrière Saint-Pierre, la station d'Orchis Bouc se porte comme un charme. Nous avons pu compter 41 rosettes de cette orchidée à l'odeur si caractéristique.
La belle station d'une vingtaine de pieds d'Orchis Pyramidal semble bien passer l'hiver. Les premières rosettes sont également au rendez-vous.
lundi 22 février 2010
Par Hullnudd le lundi 22 février 2010, 16:36
Courant Janvier 2010, nous avons découvert l'apport de déchets massifs dans la carrière Saint-Pierre de Gagny. Nous pensions ces pratiques d'un autre temps (la carrière Saint-Pierre a connu bien des outrages dans les années 60), mais force de constater que celles-ci perdurent et s'intensifient ces derniers temps.
Nous avons donc découvert des points de déversement multiples dans la carrière de l'Est, manifestement réalisés avec des engins motorisés. Ces déchargements sont réalisés sur des terrains privés. Nous doutons très fortement que les propriétaires puissent avoir autorisé de tels agissements.
Il convient de préciser qu'il est particulièrement difficile d'accéder à la carrière par la voirie Gabinienne et Chelloise. En effet, les anciens accès sont bouchés par de profonds fossés et des remparts de remblais.
Au regard de l'importance des déchets et des méthodes de déchargement utilisés, il nous est particulièrement difficile d'imaginer qu'ils ont été amené sans engin motorisé ou à dos d'homme. Précision importante, les accès Gabiniens à la carrière sont surveillés à l'aide d'une caméra particulièrement bien placée.
La RTE, pour entretenir la végétation sous les lignes à Haute Tension, utilise l'accès du centre d'apport volontaire pour entrer dans la carrière car elle estime cela trop difficile depuis la voirie.
Les Amis Naturalistes des Coteaux d'Avron, Gagny Environnement et Les Abbesses de Gagny-Chelles ont co-signé, en date du Lundi 1 Février 2010, un courrier demandant au maire de Gagny de faire cesser ces agissements et d'entreprendre le retrait des déchets.
mardi 9 février 2010
Par Hullnudd le mardi 9 février 2010, 15:54
Le Lundi 8 février, un employé municipal nous a signalé que des "actions de nettoyage" avaient été entreprises dans la carrière de Gagny.
C'est ainsi qu'en date du Mardi 9 février 2010, malgré la neige, nous avons organisé une visite d'inspection afin de contrôler la nature et l'étendu des opérations réalisées.
Cette dernière consistait en une opération de gyrobroyage de la végétation sous les lignes électriques. Cette intervention a été effectuée dans le cadre de l'arrêté Interministériel du 17 mai 2001 prescrivant les distances minimales à faire respecter entre la végétation et les lignes électriques, pour garantir la sûreté du système électrique.
Ces opérations réalisées en hiver sur des sols froids sont, dans le principe, bénéfiques à l'entretien des prairies et autres pelouses riches en biodiversité. Elles préviennent de la fermeture des milieux en évitant l'apparition de phases arbustives.
Nous avons constaté qu'une des pelouses calcaires du site a souffert de leur intervention. En effet, à cause des fortes pluies, les sols calcaro-marneux d'une des parcelles traitées étaient gorgés d'eau.
C'est une pelouse calcaro-marneuse définit comme un des habitats prioritaires au niveau Européen avec son cortège de plantes rares et endémiques à ce type de milieu. Elle est située dans la Zone Naturelle d'Intérêt Écologique Floristique et Faunistique Saint-Pierre et côte du Beauzet.
dimanche 7 février 2010
Par Hullnudd le dimanche 7 février 2010, 09:45
Dans la carrière Saint-Pierre de Gagny, au mois de Janvier 2010, nous avons croisé un cavalier solitaire. Ce "Lonesome cowboy" parcourant la steppe aride du plateau fut une vision furtive issue des westerns de notre enfance. Nous l'avons observé élancer son cheval au galop pour repartir vers les champs Chellois du Beauzet.
vendredi 29 janvier 2010
Par Hullnudd le vendredi 29 janvier 2010, 21:13
Il existe des sujets très sensibles, comme celui des conditions de vie des roms.
Il ne nous a pas été facile de prendre la décision de faire cet article, car nous ne voulons pas que celui-ci engendre des réflexes xénophobes chez ceux qui ne veulent ou ne peuvent pas comprendre. Nous ne désirons pas également que le sujet soit souillé par des récupérations politiques particulièrement insensibles à la misère humaine (surtout dans le contexte électoral de ce début d'année).
Un de nos combats est la préservation de la carrière Saint-Pierre (Gagny) et des coteaux du Beauzet (Chelles). Toute atteinte à la biodiversité de ce site est donc pour nous une réelle souffrance et non une simple posture bien pensante. En effet, nous aimons et nous respectons profondément ces lieux. Nous ne pouvions donc rester sans signaler les dégâts quasi-irréversibles sur l'environnement qu'ils engendrent de part leur présence. Nous avons donc peser chacun de nos mots, chacune de nos phrases, car nous ne pouvions passer sous silence ce drame qui se déroule dans la commune de Gagny. Car même si nos moyens sont limités, le silence, selon nous, aurait été un cautionnement à la non assistance à personnes en danger qui s'exerce sur eux depuis trop longtemps.
Lors de la préparation de cet article, nous avons visité le hameau qu'ils ont refabriqué dans les carrières de Gagny. Nous y avons vu un petit garçon de 3 ou 4 ans jouant seul dans des tas d'immondices, une jeune adolescente trainer des ordures jusqu'à une décharge sauvage derrière leur campement. Par respect et pour fuir le voyeurisme, nous avons sciemment décidé de ne pas voler leurs images. Et c'est avec une émotion non feinte que nous nous rappelons de ces instants troublants. Nous voulions donc également exprimer nos fortes inquiétudes quant aux conditions d'existence de ces gens.
Cet article est donc le constat particulièrement cinglant d'une faillite sociale, sanitaire et non des moindres : environnementale.
Lors de leur précédente expulsion du site en 2008, leurs cabanes avaient été détruites. Les débris ayant été laissés sur place par les services municipaux concernés, ils ont donc pu se ré-installer relativement facilement. Le hameau a dont été reconstruit quasiment à l'identique. Nous estimons qu'ils sont entre 15 et 20 personnes à vivre en ce lieu dont au moins 4 à 5 enfants. Les conditions de vie y sont particulièrement effroyables : absence d'eau courante, d'électricité; de sanitaire. Les déchets et les déjections diverses s'accumulent aux abords des maisons de fortune. En guise de chauffage, ils possèdent des poêles à bois improvisés avec des tôles et des tuyaux qui menacent à tout moment de les trahir.
C'est juste derrière le hameau que commence la décharge à ciel ouvert qu'ils alimentent. Effectivement, ils se servent dans nos ordures et nos objets encombrants, puis ils les ramènent sur site. Après les avoir trié, ils jettent ce qui ne les intéresse pas. Et c'est ainsi, que jour après jour les ordures s'amoncèlent et se répandent comme une marée rampante que rien ne peut arrêter. Cette décharge à proximité directe de leurs habitations est aussi le terrain de jeu de leurs enfants. Les plus anciens d'entre nous se souviendront d'images terribles d'un autre temps, comme celles des bidonvilles franciliens des années 60s.
La biodégradabilité de ces déchets étant quasi nulle, comment et avec quel effort le site pourra être dépollué un jour ? Cette décharge démarrant aux portes de leur hameau, dans quelles conditions sanitaires vivent ils, eux et leurs enfants ?
L'hiver est rude, impitoyable. Pour se chauffer et cuisiner, une seule solution : les arbres. Tous les jours, pour leur permettre de survivre, des arbres sont abattus. Nous avons pu en voir des centaines et des centaines, arrachées, démembrées, tronçonnées. Plus les jours passent et plus les arbres tombent, inexorablement, les uns après les autres, pour finir en fumée. Que restera t'il des boisements de la côte Bellevue à la fin de l'hiver, dans 6 mois, dans 1 an ?...
mardi 26 janvier 2010
Par Hullnudd le mardi 26 janvier 2010, 20:11
Le pic noir est le plus grand des pics (46 cm). Il est aisément reconnaissable par sa couleur entièrement noire, avec une calotte rouge vif s'étendant du front jusqu'à l'arrière de la nuque. C'est un oiseau forestier au tambourinage très sonore, des forêts de hêtres et de conifères qui se repaît d'insectes xylophages. Le pic noir adopte des mœurs diurnes. C'est un sédentaire. Le pic noir est un grimpeur averti, s'agrippant à l'écorce des arbres à l'aide de ses ongles pointus. Constamment en mouvement, il peut passer sans relâche d'un arbre à l'autre en criant.
Nous l'entendions tambouriner bruyamment sur le site depuis quelques temps sans pouvoir le prendre en photo, ni l'identifier. Olivier Laporte a réussi le 17 Janvier 2010 a le prendre en photo en vol non loin du collège Théodore Monod. C'est une nouvelle observation sur le site
Cette buse variable a été observée le 25 Janvier 2010 au dessus de la steppe aride dans la carrière Saint-Pierre de Gagny. La buse variable est le rapace le plus répandu en Europe. Diurne, elle est très active, souvent en vol. Elle a la vue la plus perçante de tous les oiseaux de proie. Elle plane sur les champs et les forêts, elle passe aussi de longs moments posée en hauteur. Elle s'alimente de petits mammifères qu'elle chasse au sol, mais aussi d'oiseaux, reptiles, batraciens et insectes. La majeure partie des proies sont capturées après avoir été localisées à vue, en volant en cercles à basse altitude, mais aussi à des distances d'une centaine de mètres.
mardi 29 décembre 2009
Par Hullnudd le mardi 29 décembre 2009, 14:33
Voici des photos prises par Alain Thellier lors de la visite de la carrière Saint-Pierre et des coteaux du Beauzet organisée par l'ANCA en date du 19 Décembre 2009.
vendredi 13 novembre 2009
Par Hullnudd le vendredi 13 novembre 2009, 00:12
En effet, mise à part les engins motorisés de la déchetterie municipale de la ville de Gagny qui ont un accès libre à la carrière, il est particulièrement difficile à des véhicules lourds en provenance de la voirie publique d'accéder au cœur de la carrière.
Ces amoncellements comme le montre les photos ne viennent pas de restes d'un ancien campement quelconque. Ce sont des dépôts sauvages de remblais qui dénaturent les sols et menacent les biotopes.
Mais d'où viennent ils, surtout qu'ils ont été déposé juste au bord d'un chemin, inaccessible par la route aux particuliers, qui mène directement à la déchetterie municipale de la ville de Gagny située à seulement 200 mètres de là ?
lundi 9 novembre 2009
Par Hullnudd le lundi 9 novembre 2009, 00:01
jeudi 29 octobre 2009
Par Hullnudd le jeudi 29 octobre 2009, 00:05
Le 20 octobre 2009, nous sommes allés rendre visite à la source du Ru Saint-Roch derrière le quartier des abbesses, aux portes des carrières.
En fouillant ses abords, nous avons découvert que la source était habitée par des crustacés d'eau douce.
Ainsi, il est possible d'y trouver des gammares comme dans la source oubliée de montguichet. Le gammare est connu sous le nom de "Crevette d'eau douce".
Pour se déplacer, Il nage sur le côté. Le gammare se nourrit de déchets végétaux et de phytoplancton. Ils sont du genre des crustacés, de l'ordre des amphipodes et vivent dans les eaux douces et propres. Ils pullulaient jusque dans les années 1960 dans la plupart des ruisseaux et petites rivières d'Europe, mais sont en forte régression sur une grande partie de leur aire naturelle de répartition.
Il est à noter la présence d'Aselles (Asellus aquaticus). Ce crustacé vit dans les eaux douces et à faible courant, dépourvues de pesticides et légèrement encombré de matières nutritives en surabondance (feuilles mortes et autres débris végétaux en particulier). C'est exactement le cas de la source du ru Saint-Roch. Les aselles jouent donc un rôle important de fossoyeur et de «nettoyeur» des débris végétaux.
lundi 26 octobre 2009
Par Hullnudd le lundi 26 octobre 2009, 00:32
Lors d'une visite de la carrière Saint-Pierre le 20 octobre 2009, nous avons pu capturer un lézard des murailles (Podarcis muralis).
Au détour d'un sentier, nous sommes tombés sur une motte de terre meuble. L'un d'entre nous en y donnant un léger coup de pied à réveiller un jeune lézard des murailles au commencement de son hibernation.
Avant qu'il ne reprenne pleinement ses esprits, nous avons donc pu le capturer pour le photographier. La chaleur de nos mains l'a rapidement sorti de sa relative torpeur et nous l'avons relâché délicatement au bout de quelques minutes.
Le lézard des murailles habite les vieux murs, les tas de pierres, les rochers. Il trouve refuge dans les anciennes carrières de gypse et les friches bien exposées au soleil. Il se nourrit d'insectes (mouches, chenilles et papillons, orthoptères), d'araignées, de vers de terre, de criquets, de grillons, de teignes et de pucerons.
C'est un lézard diurne, il aime se réchauffer au soleil, il peut donc être donc être observé par jours ensoleillés sur des murs, des fronts de taille et autres parois pierreuses bien exposées des carrières de gypse de Gagny-Chelles.
samedi 10 octobre 2009
Par Hullnudd le samedi 10 octobre 2009, 15:17
Les poiriers "sauvages" de la carrière Saint-Pierre et des coteaux du Beauzet, nous offrent des poires succulentes, légèrement acidulées. Nous en avons donc déguster quelques unes sur place avant de remplir nos besaces. Quelques kilos ont donc été ramenés pour des dégustations ultérieures et l'élaboration de confitures.
La structure ferme de ces poires nous a donc permis de cuisiner de la confiture où les morceaux ont pu rester entiers.
lundi 28 septembre 2009
Par Hullnudd le lundi 28 septembre 2009, 12:44
Le dernier Week-end du mois de Septembre s'annonce chaud avec 22 à 24°. Un bel été indien, rien de tel pour motiver une balade de la carrière Saint-Pierre de Gagny-Chelles.
En effet, ce site contient une vaste steppe aride de 25 hectares particulièrement propice aux insectes thermophiles comme les Orthoptères. En cette fin de l'été indien, ces dernier sont donc au sommet de leur maturité.
Il y a des jours magiques où tous les éléments sont réunis pour des photos extraordinaires. A proximité du petit vallon sur la pelouse calcaro-marneuse faisant face au collège Théodore Monod (vous savez parcelle, que la mairie de Gagny veut détruire pour y édifier un gymnase), je croise en plein vol une mante religieuse mâle (Mantis religiosa). Elle se pose à quelques mètres de moi sur la branche d'une aubépine.
Ce beau spécimen de 6 cm de long se décide alors à se laisser paisiblement photographier :
Plus loin sur la pelouse calcaire de la petite colline, je tombe nez à nez sur une grande sauterelle verte (Tettigonia viridissima) sur un cornouiller sanguin. Elles aussi complaisante se fera photographier gentiment. La grande sauterelle verte est également appelée "sabre" ou encore "sauterelle à sabre", eu égard à l'importance et la forme de la tarière des femelles.
C'est la plus grande sauterelle du nord de la France, il s’agit d’une espèce commune et peu exigeante sur son habitat, si ce n’est la présence d’un minimum de buissons et d’arbres. Elles tendent à se raréfier, voire à disparaître, partout où l'homme cultive, aménage, et entretient.
Ce spécimen est donc une femelle d'environ 4 cm avec un oviscapte long, lisse et faiblement courbé :
Il y a des criquets à foison dans les herbes sèches, n'étant un pas grand connaisseur de leurs chants, je peine à les identifier malgré le livre "Insectes de France et d'Europe occidentale" de Michael Chinery en poche.
Il y a des soucis (Colias croceus ou Colias crocea) qui virevoltent autour de moi. Ils sont très craintifs, j'essaie en vain de les photographier pendant 2 heures. Quand enfin j'en vois un qui se pose au sol. Je m'allonge, je rampe et j'arrive finalement à prendre quelques prises de vues convenables :
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