Les Abbesses de Gagny-Chelles
Bienvenue sur le site de l'Association de loi 1901 : "LES ABBESSES DE GAGNY-CHELLES".
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Cette catégorie regroupe tous les articles qui traitent des carrières de l'est ou Saint-Pierre.
Mise au point : Il convient de préciser que
nous n'essayons pas d'entrer dans une quelconque polémique avec qui que ce soit
en relatant les faits récents qui tournent autour de la carrière Saint Pierre.
Cette carrière nous semble être très importante dans l'histoire de notre
quartier et elle est pour beaucoup d'entre nous, un lieu d'aventure, de
souvenir et d'immersion totale dans une nature sauvage qui a repris ses
droits.
Nous savons que le sujet est sensible et nous aimerions éviter les
malentendus et autres quiproquos sur la pureté et l'honnêteté intellectuelle de
notre démarche.
Mise en garde : Il convient de préciser qu'il peut être dangereux de s'aventurer dans les carrières et cela à cause des risques de fontis et d'effondrements. Il y a également une zone, où l'on peut y rencontrer de temps à autres des chasseurs (qui agissent en toute illégalité). Il font donc éviter d'y aller sans être accompagnés d'une personne experimentée. Si vous désirez quand même vous y aventurer, sachez également qu'elles sont privées, qu'il ne faut donc jamais y aller seul et qu'il est très souhaitable d'y être guidé par un "vrai" connaisseur. Veuillez également respecter la faune et la flore et éviter par dessus tout d'y aller à moto.
mercredi 10 mars 2010
Par Hullnudd le mercredi 10 mars 2010, 23:03
lundi 8 mars 2010
Par Hullnudd le lundi 8 mars 2010, 08:37
En ces journées encore hivernales, il n'y a rien de tel qu'un peu d'escapade hors des sentiers battus. C'est souvent comme cela que l'on réalise de nouvelles observations. En parcourant les hauteurs des fronts de taille de la seconde masse de gypse, nous avons découvert plusieurs gisements de gypse en fer de lance.
Le gypse est une roche sédimentaire minérale de couleur blanche ou légèrement blonde. C'est un sulfate de calcium avec deux molécules d'eau (formule : CaSO4 2H2O). Le gypse peut cristalliser sous des formes très diverses (Saccharoïde, Pied d'alouette, Fer de lance etc.). Dans le cas présent, nous avons trouvé du Gypse en macle de fer de lance ou Gypse cunéiforme. Il est formé de grandes lames cristallines rappelant la forme d’un fer de lance.
dimanche 7 mars 2010
Par Hullnudd le dimanche 7 mars 2010, 23:54
Profitant du beau temps du Week-End (6 et 7 Mars 2010), la tentation était trop forte de partir à la recherche des premières rosettes d'orchidées sauvages dans la carrière Saint-Pierre et le coteau du Beauzet.
Dans les lisières sur sol calcaires du coteau de Beauzet (Chelles), les rosettes d'Orchis Pourpre commencent à sortir de terre.
Dans la steppe aride de la carrière Saint-Pierre, la station d'Orchis Bouc se porte comme un charme. Nous avons pu compter 41 rosettes de cette orchidée à l'odeur si caractéristique.
La belle station d'une vingtaine de pieds d'Orchis Pyramidal semble bien passer l'hiver. Les premières rosettes sont également au rendez-vous.
lundi 22 février 2010
Par Hullnudd le lundi 22 février 2010, 16:36
Courant Janvier 2010, nous avons découvert l'apport de déchets massifs dans la carrière Saint-Pierre de Gagny. Nous pensions ces pratiques d'un autre temps (la carrière Saint-Pierre a connu bien des outrages dans les années 60), mais force de constater que celles-ci perdurent et s'intensifient ces derniers temps.
Nous avons donc découvert des points de déversement multiples dans la carrière de l'Est, manifestement réalisés avec des engins motorisés. Ces déchargements sont réalisés sur des terrains privés. Nous doutons très fortement que les propriétaires puissent avoir autorisé de tels agissements.
Il convient de préciser qu'il est particulièrement difficile d'accéder à la carrière par la voirie Gabinienne et Chelloise. En effet, les anciens accès sont bouchés par de profonds fossés et des remparts de remblais.
Au regard de l'importance des déchets et des méthodes de déchargement utilisés, il nous est particulièrement difficile d'imaginer qu'ils ont été amené sans engin motorisé ou à dos d'homme. Précision importante, les accès Gabiniens à la carrière sont surveillés à l'aide d'une caméra particulièrement bien placée.
La RTE, pour entretenir la végétation sous les lignes à Haute Tension, utilise l'accès du centre d'apport volontaire pour entrer dans la carrière car elle estime cela trop difficile depuis la voirie.
Les Amis Naturalistes des Coteaux d'Avron, Gagny Environnement et Les Abbesses de Gagny-Chelles ont co-signé, en date du Lundi 1 Février 2010, un courrier demandant au maire de Gagny de faire cesser ces agissements et d'entreprendre le retrait des déchets.
mardi 9 février 2010
Par Hullnudd le mardi 9 février 2010, 15:54
Le Lundi 8 février, un employé municipal nous a signalé que des "actions de nettoyage" avaient été entreprises dans la carrière de Gagny.
C'est ainsi qu'en date du Mardi 9 février 2010, malgré la neige, nous avons organisé une visite d'inspection afin de contrôler la nature et l'étendu des opérations réalisées.
Cette dernière consistait en une opération de gyrobroyage de la végétation sous les lignes électriques. Cette intervention a été effectuée dans le cadre de l'arrêté Interministériel du 17 mai 2001 prescrivant les distances minimales à faire respecter entre la végétation et les lignes électriques, pour garantir la sûreté du système électrique.
Ces opérations réalisées en hiver sur des sols froids sont, dans le principe, bénéfiques à l'entretien des prairies et autres pelouses riches en biodiversité. Elles préviennent de la fermeture des milieux en évitant l'apparition de phases arbustives.
Nous avons constaté qu'une des pelouses calcaires du site a souffert de leur intervention. En effet, à cause des fortes pluies, les sols calcaro-marneux d'une des parcelles traitées étaient gorgés d'eau.
C'est une pelouse calcaro-marneuse définit comme un des habitats prioritaires au niveau Européen avec son cortège de plantes rares et endémiques à ce type de milieu. Elle est située dans la Zone Naturelle d'Intérêt Écologique Floristique et Faunistique Saint-Pierre et côte du Beauzet.
dimanche 7 février 2010
Par Hullnudd le dimanche 7 février 2010, 09:45
Dans la carrière Saint-Pierre de Gagny, au mois de Janvier 2010, nous avons croisé un cavalier solitaire. Ce "Lonesome cowboy" parcourant la steppe aride du plateau fut une vision furtive issue des westerns de notre enfance. Nous l'avons observé élancer son cheval au galop pour repartir vers les champs Chellois du Beauzet.
vendredi 29 janvier 2010
Par Hullnudd le vendredi 29 janvier 2010, 21:13
Il existe des sujets très sensibles, comme celui des conditions de vie des roms.
Il ne nous a pas été facile de prendre la décision de faire cet article, car nous ne voulons pas que celui-ci engendre des réflexes xénophobes chez ceux qui ne veulent ou ne peuvent pas comprendre. Nous ne désirons pas également que le sujet soit souillé par des récupérations politiques particulièrement insensibles à la misère humaine (surtout dans le contexte électoral de ce début d'année).
Un de nos combats est la préservation de la carrière Saint-Pierre (Gagny) et des coteaux du Beauzet (Chelles). Toute atteinte à la biodiversité de ce site est donc pour nous une réelle souffrance et non une simple posture bien pensante. En effet, nous aimons et nous respectons profondément ces lieux. Nous ne pouvions donc rester sans signaler les dégâts quasi-irréversibles sur l'environnement qu'ils engendrent de part leur présence. Nous avons donc peser chacun de nos mots, chacune de nos phrases, car nous ne pouvions passer sous silence ce drame qui se déroule dans la commune de Gagny. Car même si nos moyens sont limités, le silence, selon nous, aurait été un cautionnement à la non assistance à personnes en danger qui s'exerce sur eux depuis trop longtemps.
Lors de la préparation de cet article, nous avons visité le hameau qu'ils ont refabriqué dans les carrières de Gagny. Nous y avons vu un petit garçon de 3 ou 4 ans jouant seul dans des tas d'immondices, une jeune adolescente trainer des ordures jusqu'à une décharge sauvage derrière leur campement. Par respect et pour fuir le voyeurisme, nous avons sciemment décidé de ne pas voler leurs images. Et c'est avec une émotion non feinte que nous nous rappelons de ces instants troublants. Nous voulions donc également exprimer nos fortes inquiétudes quant aux conditions d'existence de ces gens.
Cet article est donc le constat particulièrement cinglant d'une faillite sociale, sanitaire et non des moindres : environnementale.
Lors de leur précédente expulsion du site en 2008, leurs cabanes avaient été détruites. Les débris ayant été laissés sur place par les services municipaux concernés, ils ont donc pu se ré-installer relativement facilement. Le hameau a dont été reconstruit quasiment à l'identique. Nous estimons qu'ils sont entre 15 et 20 personnes à vivre en ce lieu dont au moins 4 à 5 enfants. Les conditions de vie y sont particulièrement effroyables : absence d'eau courante, d'électricité; de sanitaire. Les déchets et les déjections diverses s'accumulent aux abords des maisons de fortune. En guise de chauffage, ils possèdent des poêles à bois improvisés avec des tôles et des tuyaux qui menacent à tout moment de les trahir.
C'est juste derrière le hameau que commence la décharge à ciel ouvert qu'ils alimentent. Effectivement, ils se servent dans nos ordures et nos objets encombrants, puis ils les ramènent sur site. Après les avoir trié, ils jettent ce qui ne les intéresse pas. Et c'est ainsi, que jour après jour les ordures s'amoncèlent et se répandent comme une marée rampante que rien ne peut arrêter. Cette décharge à proximité directe de leurs habitations est aussi le terrain de jeu de leurs enfants. Les plus anciens d'entre nous se souviendront d'images terribles d'un autre temps, comme celles des bidonvilles franciliens des années 60s.
La biodégradabilité de ces déchets étant quasi nulle, comment et avec quel effort le site pourra être dépollué un jour ? Cette décharge démarrant aux portes de leur hameau, dans quelles conditions sanitaires vivent ils, eux et leurs enfants ?
L'hiver est rude, impitoyable. Pour se chauffer et cuisiner, une seule solution : les arbres. Tous les jours, pour leur permettre de survivre, des arbres sont abattus. Nous avons pu en voir des centaines et des centaines, arrachées, démembrées, tronçonnées. Plus les jours passent et plus les arbres tombent, inexorablement, les uns après les autres, pour finir en fumée. Que restera t'il des boisements de la côte Bellevue à la fin de l'hiver, dans 6 mois, dans 1 an ?...
mardi 26 janvier 2010
Par Hullnudd le mardi 26 janvier 2010, 20:11
Le pic noir est le plus grand des pics (46 cm). Il est aisément reconnaissable par sa couleur entièrement noire, avec une calotte rouge vif s'étendant du front jusqu'à l'arrière de la nuque. C'est un oiseau forestier au tambourinage très sonore, des forêts de hêtres et de conifères qui se repaît d'insectes xylophages. Le pic noir adopte des mœurs diurnes. C'est un sédentaire. Le pic noir est un grimpeur averti, s'agrippant à l'écorce des arbres à l'aide de ses ongles pointus. Constamment en mouvement, il peut passer sans relâche d'un arbre à l'autre en criant.
Nous l'entendions tambouriner bruyamment sur le site depuis quelques temps sans pouvoir le prendre en photo, ni l'identifier. Olivier Laporte a réussi le 17 Janvier 2010 a le prendre en photo en vol non loin du collège Théodore Monod. C'est une nouvelle observation sur le site
Cette buse variable a été observée le 25 Janvier 2010 au dessus de la steppe aride dans la carrière Saint-Pierre de Gagny. La buse variable est le rapace le plus répandu en Europe. Diurne, elle est très active, souvent en vol. Elle a la vue la plus perçante de tous les oiseaux de proie. Elle plane sur les champs et les forêts, elle passe aussi de longs moments posée en hauteur. Elle s'alimente de petits mammifères qu'elle chasse au sol, mais aussi d'oiseaux, reptiles, batraciens et insectes. La majeure partie des proies sont capturées après avoir été localisées à vue, en volant en cercles à basse altitude, mais aussi à des distances d'une centaine de mètres.
mardi 29 décembre 2009
Par Hullnudd le mardi 29 décembre 2009, 14:33
Voici des photos prises par Alain Thellier lors de la visite de la carrière Saint-Pierre et des coteaux du Beauzet organisée par l'ANCA en date du 19 Décembre 2009.
vendredi 13 novembre 2009
Par Hullnudd le vendredi 13 novembre 2009, 00:12
En effet, mise à part les engins motorisés de la déchetterie municipale de la ville de Gagny qui ont un accès libre à la carrière, il est particulièrement difficile à des véhicules lourds en provenance de la voirie publique d'accéder au cœur de la carrière.
Ces amoncellements comme le montre les photos ne viennent pas de restes d'un ancien campement quelconque. Ce sont des dépôts sauvages de remblais qui dénaturent les sols et menacent les biotopes.
Mais d'où viennent ils, surtout qu'ils ont été déposé juste au bord d'un chemin, inaccessible par la route aux particuliers, qui mène directement à la déchetterie municipale de la ville de Gagny située à seulement 200 mètres de là ?
lundi 9 novembre 2009
Par Hullnudd le lundi 9 novembre 2009, 00:01
jeudi 29 octobre 2009
Par Hullnudd le jeudi 29 octobre 2009, 00:05
Le 20 octobre 2009, nous sommes allés rendre visite à la source du Ru Saint-Roch derrière le quartier des abbesses, aux portes des carrières.
En fouillant ses abords, nous avons découvert que la source était habitée par des crustacés d'eau douce.
Ainsi, il est possible d'y trouver des gammares comme dans la source oubliée de montguichet. Le gammare est connu sous le nom de "Crevette d'eau douce".
Pour se déplacer, Il nage sur le côté. Le gammare se nourrit de déchets végétaux et de phytoplancton. Ils sont du genre des crustacés, de l'ordre des amphipodes et vivent dans les eaux douces et propres. Ils pullulaient jusque dans les années 1960 dans la plupart des ruisseaux et petites rivières d'Europe, mais sont en forte régression sur une grande partie de leur aire naturelle de répartition.
Il est à noter la présence d'Aselles (Asellus aquaticus). Ce crustacé vit dans les eaux douces et à faible courant, dépourvues de pesticides et légèrement encombré de matières nutritives en surabondance (feuilles mortes et autres débris végétaux en particulier). C'est exactement le cas de la source du ru Saint-Roch. Les aselles jouent donc un rôle important de fossoyeur et de «nettoyeur» des débris végétaux.
lundi 26 octobre 2009
Par Hullnudd le lundi 26 octobre 2009, 00:32
Lors d'une visite de la carrière Saint-Pierre le 20 octobre 2009, nous avons pu capturer un lézard des murailles (Podarcis muralis).
Au détour d'un sentier, nous sommes tombés sur une motte de terre meuble. L'un d'entre nous en y donnant un léger coup de pied à réveiller un jeune lézard des murailles au commencement de son hibernation.
Avant qu'il ne reprenne pleinement ses esprits, nous avons donc pu le capturer pour le photographier. La chaleur de nos mains l'a rapidement sorti de sa relative torpeur et nous l'avons relâché délicatement au bout de quelques minutes.
Le lézard des murailles habite les vieux murs, les tas de pierres, les rochers. Il trouve refuge dans les anciennes carrières de gypse et les friches bien exposées au soleil. Il se nourrit d'insectes (mouches, chenilles et papillons, orthoptères), d'araignées, de vers de terre, de criquets, de grillons, de teignes et de pucerons.
C'est un lézard diurne, il aime se réchauffer au soleil, il peut donc être donc être observé par jours ensoleillés sur des murs, des fronts de taille et autres parois pierreuses bien exposées des carrières de gypse de Gagny-Chelles.
samedi 10 octobre 2009
Par Hullnudd le samedi 10 octobre 2009, 15:17
Les poiriers "sauvages" de la carrière Saint-Pierre et des coteaux du Beauzet, nous offrent des poires succulentes, légèrement acidulées. Nous en avons donc déguster quelques unes sur place avant de remplir nos besaces. Quelques kilos ont donc été ramenés pour des dégustations ultérieures et l'élaboration de confitures.
La structure ferme de ces poires nous a donc permis de cuisiner de la confiture où les morceaux ont pu rester entiers.
lundi 28 septembre 2009
Par Hullnudd le lundi 28 septembre 2009, 12:44
Le dernier Week-end du mois de Septembre s'annonce chaud avec 22 à 24°. Un bel été indien, rien de tel pour motiver une balade de la carrière Saint-Pierre de Gagny-Chelles.
En effet, ce site contient une vaste steppe aride de 25 hectares particulièrement propice aux insectes thermophiles comme les Orthoptères. En cette fin de l'été indien, ces dernier sont donc au sommet de leur maturité.
Il y a des jours magiques où tous les éléments sont réunis pour des photos extraordinaires. A proximité du petit vallon sur la pelouse calcaro-marneuse faisant face au collège Théodore Monod (vous savez parcelle, que la mairie de Gagny veut détruire pour y édifier un gymnase), je croise en plein vol une mante religieuse mâle (Mantis religiosa). Elle se pose à quelques mètres de moi sur la branche d'une aubépine.
Ce beau spécimen de 6 cm de long se décide alors à se laisser paisiblement photographier :
Plus loin sur la pelouse calcaire de la petite colline, je tombe nez à nez sur une grande sauterelle verte (Tettigonia viridissima) sur un cornouiller sanguin. Elles aussi complaisante se fera photographier gentiment. La grande sauterelle verte est également appelée "sabre" ou encore "sauterelle à sabre", eu égard à l'importance et la forme de la tarière des femelles.
C'est la plus grande sauterelle du nord de la France, il s’agit d’une espèce commune et peu exigeante sur son habitat, si ce n’est la présence d’un minimum de buissons et d’arbres. Elles tendent à se raréfier, voire à disparaître, partout où l'homme cultive, aménage, et entretient.
Ce spécimen est donc une femelle d'environ 4 cm avec un oviscapte long, lisse et faiblement courbé :
Il y a des criquets à foison dans les herbes sèches, n'étant un pas grand connaisseur de leurs chants, je peine à les identifier malgré le livre "Insectes de France et d'Europe occidentale" de Michael Chinery en poche.
Il y a des soucis (Colias croceus ou Colias crocea) qui virevoltent autour de moi. Ils sont très craintifs, j'essaie en vain de les photographier pendant 2 heures. Quand enfin j'en vois un qui se pose au sol. Je m'allonge, je rampe et j'arrive finalement à prendre quelques prises de vues convenables :
mercredi 2 septembre 2009
Par Hullnudd le mercredi 2 septembre 2009, 13:50
La centaurée scabieuse (centaurea scabiosa) est une plante vivace qui pousse dans les prairies sèches et rocailleuses de la carrière Saint-Pierre. Cette plante assez rare est caractéristique de ces milieux. Les grandes feuilles sont découpées en éléments lobés, parfois linéaires et disposés de façon pennée. Le spécimen photographié ici a été trouvé sur la parcelle que le Mairie de Gagny espère détruire pour y installer un gymnase (voir les articles suivants pour plus d'informations).
L'insecte présenté ci-dessous est un phanéroptère commun (Phaneroptera falcata). De la famille des sauterelles, il affectionne surtout les biotopes secs et très thermophiles comme les pelouses calcaires des anciennes carrières. Il apprécie la végétation assez haute et dense à arbustes. Il est donc particulièrement bien représenté dans la carrière Saint-Pierre de Gagny et celle du Sempin à Chelles. Phytophage, cette sauterelle se nourrit de végétaux comme par exemple les feuilles de ronces.
La carline vulgaire (Carùna vulgarls L.) est une plante qui préfèrent les sols calcaires ensoleillés. On ne la trouve normalement que dans les régions sèches et arides des montagnes du Sud et de l'Est de la France. Du fait des anciennes carrières, elle est donc assez bien représentée dans les pelouses calcaro-marneuses arides des carrières Saint-Pierre et du Beauzet de Gagny-Chelles. Sa racine en décoction est considérée comme tonique de la digestion, cholagogue, sudorifique et dépurative.
dimanche 16 août 2009
Par Hullnudd le dimanche 16 août 2009, 15:16
mercredi 8 juillet 2009
Par Hullnudd le mercredi 8 juillet 2009, 17:44
Profitant des jours de beaux temps, nous nous sommes souvent baladés dans la carrière Saint-Pierre de Gagny-Chelles pendant le mois de juillet. Voici donc les observations naturalistes les plus importantes qui ont été réalisées.
Présente dans seulement 3 autres stations en Seine St Denis, cette belle graminée, aux feuilles vert bleuté linéaires et étroites qui affectionne les pelouses calcaro-marneuses, a été observée pour la première fois dans la pelouse menacée par la construction du gymnase Monod.

L'œillet arméria (Dianthus armeria) est une espèce de plante herbacée annuelle ou bisannuelle de la famille des Caryophyllaceae. Aussi nommée « Armoirie », « œillet à bouquet » ou « œillet velu », cette espèce est originaire d'Europe et d'Asie tempérée. Elle a été observée sur la steppe à la limite de Chelles sur l'emprise du vieux chemin de Meaux ou de Paris.
Plante typique des pelouses semi-arides sur marnes, elle a été observée en grand nombre sur la pelouse de la grande pente.
mardi 7 juillet 2009
Par Hullnudd le mardi 7 juillet 2009, 17:43
Profitant des jours de beaux temps, nous nous sommes souvent baladés dans la carrière Saint-Pierre de Gagny-Chelles pendant le mois de juillet. Voici donc les observations naturalistes les plus importantes que nous avons réalisées.
Cette espèce des milieux arides à opposer avec sa cousine la fréquente Epiaire des bois est rarissime en Seine Saint Denis. En effet, la carrière Saint-Pïerre de Gagny-Chelles abrite la seule station connue du département. Malheureusement cette unique station est menacée par le projet de la mairie de Gagny d'édifier un gymnase sur l'unique parcelle qui l'héberge.
Le cormier est un arbre de plus en plus rare. Il figure sur la liste des espèces en danger en Suisse et en Autriche. Il est protégé en région Ile de France. La présence d'un petit spécimen indique la présence proche de géniteurs que nous n'avons pas encore identifié. Les fruits, comestibles après blettissement, servaient aussi à préparer une boisson faiblement alcoolisée (piquette de cormes).
Le bois de cormier est parmi les plus durs bois indigènes en France. Il a longtemps été le plus prisé pour la confection des fûts d'outils de corroyage (rabots, rifflards, varlopes, guillaumes...), le pommier massif ou en semelle rapportée étant moins apprécié. Il fut aussi utilisé pour réaliser des outils de traçages, règles, trusquins, et de toise. Dans les moulins , les dents rapportées (alluchons) sur couronne en fonte de l'engrenage multiplicateur étaient faites en cormier.
Par Hullnudd le mardi 7 juillet 2009, 17:22
Profitant des jours de beaux temps, nous nous sommes souvent baladés dans la carrière Saint-Pierre de Gagny-Chelles pendant le mois de juillet. Voici donc les observations naturalistes les plus importantes que nous avons réalisées.
Ce papillon de la famille des Nymphalidae, pourtant si abondant autrefois est devenu rare en région Ile de France. Au point que sa présence est déterminante dans le classement des Zones Naturelles d'Intérêt Ecologique Floristique et Faunistique dans notre région (ZNIEFF). On dit qu'il est le pollinisateur des Orchis Pyramidal (voir plus loin). Ils volent par centaines dans la carrière en ce mois de Juin-Juillet.
Azuré bleu céleste ou Le bel Argus est un insecte lépidoptère de la famille des Lycaenidae. Il apprécie comme le papillon Demi-Deuil, les prairies et les milieux ouverts comme la steppe de carrière Saint-Pierre.
Cette orchidée sauvage des prairies sèches et ensoleillées a été bien représentée dans la carrière cette année. Nous avons même découvert une station de 50 pieds dans un périmètre de 10m2 à la lisière de Gagny-Chelles (Une vision furtive du Paradis). Un total de 4 stations ont été découverts (Pelouse au dessus du petit vallon, en haut de la grande pente, et 2 stations en limites de gagny-chelles sur la steppe de remblais).
Cette orchidée sauvage qui affectionne beaucoup les sols chauds secs et bien ensoleillés a également été bien observée sur la carrière avec une soixantaine de pieds répartis sur toute la carrière.
La station de cette orchidée qui respire l'étable, a été découverte l'année dernière. Depuis, elle semble avoir pris de l'ampleur avec une trentaine de pieds. Nous sommes loin des milliers de pieds du plateau d'Avron mais c'est un signe très encourageant.
jeudi 4 juin 2009
Par Hullnudd le jeudi 4 juin 2009, 15:18
Nous ne sommes plus seul ;-). Au hasard de nos promenades dans la carrière Saint-Pierre et la côte du Beauzet, nous sommes tombés sur 2 amis ornithologues. Ils parcourent le secteur sans relache à la recherche d'observations d'oiseaux. Ils se nomment Olivier LAPORTE et Laurent LAGACHE. Ils sont tous les 2 adhérents bénévoles au CORIF ( Centre Ornithologique Ile-de-France).
Comme si la richesse ornithologique du site était encore à démontrer, ils nous ont fait parvenir des clichés saisissants de quelques unes des espèces d'oiseaux qui y vivent dont certaines sont rares et protégées en région Ile de France.
mardi 26 mai 2009
Par Hullnudd le mardi 26 mai 2009, 12:34
Jeudi 21 mai, les candidats Séquanodionysiens d’Europe Ecologie, Fatima Laronde et Lino Ferreira, ainsi que Sylvie Duffrène, Conseillère régionale Verte, ont visité la carrière Saint-Pierre et la côte du beauzet situées à cheval sur les communes de Gagny (93) et de Chelles (77).
Temps voilé, mais température agréable et ambiance studieuse pour cette promenade de trois heures, qui a permis à la trentaine de personnes présentes de faire le tour du territoire gabinien de cette ancienne carrière à gypse laissée à l’abandon depuis l’arrêt de l’exploitation, en 1939.
Elles ont découvert la variété des paysages que recèle ce site classé « Zone naturelle d'intérêt écologique, floristique et faunistique de type 1 » ou ZNIEFF, en langage d’urbaniste. Ainsi que la variété étonnante des espèces de plantes, arbres et fleurs, présentes sur ce site - dont certaines sont rares et/ou protégées. Sans parler de la richesse ornithologique de ce haut lieu de la biodiversité de la région Ile de France.
Les Verts de Seine-Saint-Denis et les candidats d’Europe Ecologie réaffirment leur soutien au projet de création d’un parc classé en zone Natura 2000 et en Espace naturel sensible (ENS) d’une centaine d’hectares, dont l’objectif sera de favoriser la biodiversité en milieu urbain. D’autant plus que, la partie Chelloise du site est déjà classée en ENS. Ce parc assurera la protection de la faune et de la flore naturelles, tout en permettant le développement d’activités de loisirs et la valorisation du patrimoine culturel et historique.
Informations sur le projet sur : http://blog.parc-gagny.info/
Le 22 mai 2009
jeudi 21 mai 2009
Par Hullnudd le jeudi 21 mai 2009, 08:49
dimanche 10 mai 2009
Par Hullnudd le dimanche 10 mai 2009, 19:30
Ce secteur menacé par le projet municipal de construction du Gymnase Théodore Monod est toujours un crève-cœur à visiter. En effet, malgré nos efforts pour sensibiliser la municipalité de Gagny sur l'intérêt de ce site exceptionnel, nous n'avons toujours pas pu convaincre Mr Teulet en sa qualité de Maire de Gagny de protéger ce secteur et de trouver une autre emplacement pour la construction du Gymnase.
L'orchis guerrier (Orchis militaris) est une orchidée terrestre européenne. C'est une plante haute de 20 à 50 cm à tige robuste, à feuilles basales plutôt dressées, oblongues lancéolées et petites feuilles caulinaires engainantes, L'inflorescence présente des bractées violacées, elle se présente sous la forme d'un épi dense conique de 10 à 40 fleurs aux sépales et pétales latéraux rassemblés en casque pointu, de couleur lilas-cendré à l'extérieur, veiné de violet à l'intérieur. C'est une plante de pleine lumière sur substrat calcaire sec à frais: pelouses, prairies non fertilisées, zones broussailleuses, lisières et bois clairs.
La listère à feuilles ovales (Listera ovata) est une Orchidée terrestre européenne. Abondante dans la carrière du Beauzet à Chelles, c'est la première fois qu'elle est observée à Gagny.
Le Cytise faux ébénier, cytise ou Aubour (Laburnum anagyroides) est une espèce de petit arbre à feuilles caduques de la famille des Fabaceae originaire des régions méditerranéennes et d'Europe centrale. Il doit son nom de "faux ébénier" à son bois très dur. Sa floraison est composée de gracieuses grappes compactes de fleurs jaune vif, ressemblant à celles des pois.
En se rapprochant d'un front de taille, nos pieds ont dérapé sur des blocs de gypse en fer de lance. Le Gypse en macle de fer de lance ou Gypse cunéiforme est formé de grandes lames cristallines rappelant la forme d’un fer de lance.
jeudi 9 avril 2009
Par Hullnudd le jeudi 9 avril 2009, 11:15
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