Les Abbesses de Gagny-Chelles
Bienvenue sur le site de l'Association de loi 1901 : "LES ABBESSES DE GAGNY-CHELLES".
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Voici les coupures de presse qui parle de notre association, les Abbesses de Gagny-Chelles
vendredi 11 mars 2011
Par Hullnudd le vendredi 11 mars 2011, 18:46
jeudi 3 mars 2011
Par Hullnudd le jeudi 3 mars 2011, 23:37
Celle qui sera peut-être la candidate verte à l’élection présidentielle de 2012 visitait mercredi dernier le Montguichet. L’occasion pour elle d’exprimer son soutien à l’action des écologistes sur l’espace naturel sensible.
On ne sait pas trop si elle était là pour soutenir les candidats locaux aux cantonales ou si elle préparait déjà sa propre campagne à l’élection présidentielle de 2012. Une chose est sûre : Eva Joly a charrié derrière d’elle bon nombre d’élus, militants et sympathisants à la cause verte, lors de sa venue, mercredi dernier, à Chelles. Objet de la visite de la députée européenne : affirmer son soutien à l’action des bénévoles sur le Montguichet, un des derniers espaces naturels de l’agglomération parisienne. Une ancienne carrière à cheval sur deux départements, la Seine-Saint-Denis et la Seine-et-Marne, dont les écologistes se plaisent à souligner la proximité avec Paris : à peine 15 km. Depuis plusieurs mois, les bénévoles nettoient la zone classée « espace naturel sensible » des déchets abandonnés par d’anciens camps nomades et des décennies de déchargement sauvage. Ils souhaitent mettre en place sur le site, à brève échéance, plusieurs activités écologiques : un jardin partagé, de l’apiculture, entretien des milieux, etc. Le projet, conduit initialement avec le propriétaire de la carrière, la société Placo, a finalement pu être rendu possible grâce à de petits propriétaires locaux, qui ont donné leur accord aux écologistes. « C’est une grande cause que vous défendez-là » a lancé avec son accent scandinave l’ancienne juge d’instruction. « Vous donnez goût à la population de nettoyer et de protéger elle-même son environnement. C’est formidable », s’est-elle réjouie, avant de féliciter la municipalité.

Sourire gêné de Paul Athuil, élu vert : « Ce serait un comble de ne pas assister les bénévoles sur des projets comme celui-là. C’est même un peu gênant pour nous de voir que ce sont les bénévoles qui font le travail qui devrait nous revenir ». En tenue de ville, chaussée de ses petites bottines vernies, Eva Joly n’a pourtant pas hésité à braver la gadoue. En guide du jour, Christophe Nedelec, président de l’association des Abbesses de Gagny-Chelles, a pris le temps de détailler chaque espèce représentée sur le site, au de l’alisier de Fontainebleau à l’orchidée sauvage. « 50 hectares sont disponibles pour faire de l’agriculture de proximité. Un seul hectare permettrait de nourrir 30 familles », a rappelé le naturaliste à la députée européenne. « Si nous parvenons à faire venir des maraîchers, cet endroit peut créer des emplois », a renchéri Franck Rolland, le candidat vert sur le canton de Vaires-sur-Marne. Moue approbatrice d’Eva Joly : « Vous disposez d’une clientèle potentielle énorme ». Au terme de la visite, Christophe Nedelec ne pouvait que se réjouir de la venue de la candidate écologiste : « Il aura fallu deux années de ramdam pour susciter l’intérêt des élus. La semaine dernière, nous avons réuni trente personnes pour nettoyer la zone, impensable il y a quelques temps. Mais tant que le Montguichet ne fera pas l’objet d’un classement véritablement contraignant, notamment à Gagny, et qu’un agriculteur continuera d’y jeter des pesticides, notre combat n’aura pas été gagné ».
vendredi 25 février 2011
Par Hullnudd le vendredi 25 février 2011, 02:27
jeudi 24 février 2011
Par Hullnudd le jeudi 24 février 2011, 16:22
Cortège de parapluies. Une trentaine de militants écologistes et élus locaux ont suivi, dans la gadoue de la côte de Montguichet, les bottes en caoutchouc noires d’Eva Joly, hier après-midi à Chelles. C’est sur les hauteurs de ce terrain boisé de 90 ha, promis par des associations locales à devenir un site de biodiversité et de promenade pédagogique, que la députée européenne d’Europe Ecologie-les Verts (EELV) a choisi de partir en campagne aux côtés des candidats verts locaux aux élections cantonales.
Franck Rolland, qui brigue le canton de Vaires-sur-Marne, a invité pour l’occasion ses homologues de Seine-Saint-Denis : Rodrigo Arenas-Munoz, qui bat le pavé à Montfermeil, et Ginette Contrastin qui tracte, elle, à Gagny. Eva Joly a aussi sorti les armes, hier, contre le spectre de l’absentéisme, qui pourrait compromettre les chances d’Europe Ecologie de rafler des sièges dans les conseils généraux les 20 et 27 mars… et de peser dans le débat national d’avant-élection présidentielle. « Je veux dire aux gens d’aller voter, a plaidé l’ex-juge. L’élection cantonale est sous-estimée alors que c’est par là qu’on peut commencer la reconversion écologique de la société. » Et de citer le soutien possible, par les départements, à « l’alimentation biologique », à « l’installation de jeunes agriculteurs », au « maintien de la biodiversité ».
Autant d’objectifs déjà portés… par les associations locales qui travaillent à la création d’un jardin partagé sur la côte de Montguichet. Cinq associations de Chelles et de Gagny nettoient les bois, par endroits transformés en décharge sauvage. Devraient suivre l’installation de ruchers, de plantations bio artisanales. « Nous avons signé une convention d’exploitation et d’entretien des milieux avec des propriétaires privés disséminés sur 11 ha, explique l’artisan du projet, Christophe Nedelec, à Eva Joly. On fait du mitage inversé! » La députée européenne opine et constate : « La réalité de la vie démocratique en France, ce sont les associations. Ici, ce sont les bénévoles qui s’occupent de l’entretien! »
Une trentaine de militants écologistes et élus locaux ont suivi, sous la pluie et dans la gadoue de la côte de Montguichet, les bottes en caoutchouc noires d’Eva Joly, hier après-midi à Gagny. C’est sur les hauteurs de ce terrain boisé de 90 ha, promis par des associations locales à devenir un site de biodiversité et de promenade pédagogique, que la députée européenne d’Europe Ecologie-les Verts (EELV) a choisi de partir en campagne aux côtés des candidats verts locaux aux élections cantonales : Rodrigo Arenas-Munoz (Montfermeil), Ginette Contrastin (Gagny) et Franck Rolland (Vaires-sur-Marne, en Seine-et-Marne).
« Je veux dire aux gens d’aller voter, a plaidé l’ex-juge. L’élection cantonale est sous-estimée alors que c’est par là qu’on peut commencer la reconversion écologique de la société. » Et de citer le soutien possible, par les départements, à « l’alimentation biologique », à « l’installation de jeunes agriculteurs », au « maintien de la biodiversité ».
Un brin de nature dans la campagne… Demain après-midi, la députée européenne Eva Joly fera escale à Chelles pour soutenir les candidats d’Europe Ecologie-les Verts des cantons de Vaires-sur-Marne, Montfermeil et Gagny. Au programme pour l’ancienne juge d’instruction : une promenade sur la côte du Montguichet, à cheval entre la Seine-et-Marne et la Seine-Saint-Denis, où un collectif d’associations ferraille pour entretenir et préserver les milieux naturels.
L’élue européenne devrait également évoquer son point de vue sur les projets d’exploitation pétrolière en Ile-de-France.
Armés d’une tronçonneuse, de pinces et de brouettes, une quinzaine de bénévoles ont convergé hier sur la côte du Montguichet, sur les hauteurs de Chelles, pour nettoyer bois et prairies du secteur, envahis par les déchets et les plantes invasives. Les volontaires, pour la plupart membres des associations locales de défense de l’environnement, ont mené là leur deuxième opération hivernale sur ce terrain, destiné au printemps à devenir un jardin partagé.
« Plusieurs propriétaires privés ont signé une convention avec nous pour qu’on mène à bien notre projet sur leurs parcelles, détaille Christophe Nédelec, principal animateur du collectif. On a maintenant le droit d’agir sur 11 ha, disséminés sur les 90 ha que compte le Montguichet. » Des ruches à l’ancienne, des cultures bio de fruits et légumes et des chemins de promenades éducatives sont notamment en projet.
mardi 1 février 2011
Par Hullnudd le mardi 1 février 2011, 12:19
jeudi 30 décembre 2010
Par Hullnudd le jeudi 30 décembre 2010, 00:44
Décidément, entre Michel Teulet, maire UMP de Gagny, et les associations de défense de l’environnement, la hache de guerre est loin d’être enterrée. Après avoir fait annuler le PLU (plan local d’urbanisme) en 2009, elles sont parvenues au même résultat avec le projet de construction du gymnase sur la carrière de l’Est.
Gagny environnement, les Amis naturalistes du coteau d’Avron et les Abbesses de Gagny-Chelles ont eu gain de cause un an et demi après avoir déposé leur recours, en mai 2009, contre la modification du plan d’occupation des sols (POS) voté en janvier de la même année. Celle-ci prévoyait la construction d’un gymnase, à proximité du collège Théodore-Monod.
Selon les associations, ce terrain était situé sur une zone naturelle d’intérêt écologique faunistique et floristique (Znieff), ce qui n’était pas indiqué sur les documents de la mairie lors de l’enquête publique.
Le tribunal administratif de Montreuil a reconnu ce manquement et a donc annulé la délibération début novembre. « Nous ne sommes pas des ayatollahs de la nature, nous souhaitons seulement protéger un site particulièrement riche en espèces protégées, assure Brigitte Mazzola, présidente de Gagny environnement. D’autant qu’il existe un autre terrain qui jouxte le collège et ne se situe pas sur l’emprise de la Znieff. »
La Znieff a pour objectif d’identifier et de décrire des secteurs présentant de fortes capacités biologiques et un bon état de conservation. « Il n’est pas interdit de construire sur des terrains labellisés Znieff, se défend Michel Teulet. Il n’y avait d’ailleurs aucune volonté de cacher quoi que ce soit lors de l’enquête publique. Simplement, nos cartes étaient moins précises que celles des associations. »
Le maire, qui a fait appel de la décision du tribunal, compte donc bien relancer le processus sans changer de localisation. « Le gymnase occupera 2000 m2 sur un total de 500000 m2 sous protection Znieff, soit moins de 0,5%, détaille l’élu. L’autre site proposé par l’association nécessite de détruire des installations ce qui est bien plus coûteux. »
D’autres combats se profilent entre le maire et les associations. Notamment avec la création du nouveau PLU puisque Michel Teulet prévoit la construction de 250 à 300 logements sur le site de l’ancienne carrière du centre, rebaptisé quartier du Bois-de-l’Etoile. « L’Etat nous impose d’en construire 260 par an pendant quinze ans au nom de la nécessaire densification du territoire, justifie-t-il. Si on ne le fait pas, nous ne pourrons pas maintenir notre population actuelle. »
Un projet qui inquiète les associations. « Même si ces constructions sont situées aux abords de la carrière, la municipalité devra créer des routes pour les relier ce qui risque de miter le site, craint Brigitte Mazzola. Il faudrait mieux édifier en centre-ville. »
vendredi 12 novembre 2010
Par Hullnudd le vendredi 12 novembre 2010, 17:55
Sur le champ de bataille du Montguichet, les associations de défense de l’environnement viennent de recevoir un renfort : celui de la ville de Chelles, en la personne de l’adjoint au maire chargé des espaces verts, Paul Athuil. Au cours d’une réunion avec les acteurs locaux, mardi soir, l’élu (vert) a annoncé « la volonté de créer un groupe de travail avec la région » sur la préservation du Montguichet.
Une manière de remettre sur le métier le projet de préservation de cette zone de 160 ha, à cheval entre Chelles et Gagny (Seine-Saint-Denis), possédée en majeure partie par le groupe Saint-Gobain.
Pendant près de deux ans, plusieurs associations ont planché sur la « sanctuarisation » de cette ancienne carrière à l’abandon, qui abrite à moins de 20 km de Paris des coucous, des orchidées et d’autres espèces rares en Ile-de-France. Mais le dossier, d’abord encouragé par Saint-Gobain, a finalement été rejeté par le groupe fin octobre au motif de « difficultés juridiques ».
Qu’importe, « on ne capitulera qu’après avoir utilisé tous les recours possibles, indique Paul Athuil. Ce site est un véritable poumon vert, indispensable pour les générations futures. » Mais le secteur est également soumis à une pression immobilière croissante alors que doivent sortir de terre deux nouvelles gares, à Chelles et Clichy-Montfermeil (93), dans le cadre du Grand Paris.
En accord avec les associations, la ville de Chelles va demander à la préfecture de Seine-et-Marne de prendre sur la zone un arrêté de protection du biotope. Une requête que les associations ont déjà déposée à deux reprises depuis 1995, sans succès. « Pour l’instant, la côte du Montguichet est déjà protégée par une norme moins contraignante (Znief) qui n’est pas opposable en cas de révision des plans locaux d’urbanisme, souligne Christophe Nedelec, le président de l’Association des riverains des Abbesses de Gagny-Chelles, à l’origine du projet. Un arrêté de protection du biotope serait une meilleure garantie, et il impliquerait forcément un plan de gestion du lieu. Or c’est justement notre but : on ne demande que l’autorisation d’entretenir le site et d’y organiser des balades naturalistes. »
Par ailleurs, la ville de Chelles étudie une possible interdiction de la chasse sur le territoire communal. « Les riverains du Montguichet trouvent des douilles à moins de 50 m des habitations. Ce n’est pas conforme à la réglementation, affirme Paul Athuil. C’est notre devoir de défendre leur tranquillité. »
Par Hullnudd le vendredi 12 novembre 2010, 00:51
La colère des écologistes aurait-elle été entendue ? L’annonce faite par Placoplâtre, il y a trois semaines, d’abandonner son projet de réserve naturelle de 10 ha sur les carrières de Montguichet, avait fait fortement réagir les défenseurs de l’environnement. Les militants locaux, mais aussi les présidents d’associations, s’étaient manifestés très tôt pour réclamer l’intervention des élus. Après avoir donné à leurs interlocuteurs l’impression de ne pas prendre la mesure du problème, ces derniers semblent « sortir du bois ». Le premier à réagir, Paul Athuil, adjoint au maire en charge de l’environnement, a d’abord réclamé « l’interdiction de la chasse » sur l’ensemble du site. Réponse du berger à la bergère, en quelque sorte, les écologistes n’admettant pas que Placoplâtre délivre des autorisations aux chasseurs quand leur projet de défense de l’environnement achoppe pour des raisons jugées « fallacieuses ». Mais aucune réaction véritablement tangible de la part des élus sur le projet en tant que tel. Tout juste la communauté d’agglomération, à travers son vice-président Antoine Rodriguez, a-t-elle affirmé sa volonté « de faire marcher ses relations avec Placoplâtre », nouées dernièrement par le partage des terrains du Fort de Vaujours, à Courtry, pour inverser la décision de l’exploitant de gypse.
Mais les choses semblent aujourd’hui s’accélérer sensiblement. Il y a quelques jours, le maire de Chelles Jean-Paul Planchou, en sa qualité de vice-président (PS) de Région, a rencontré son homologue en charge de l’environnement au Conseil régional, Hélène Gassin (Europe Ecologie). Rappelons que la Région avait approuvé, en octobre 2009, à travers la voix de son président Jean-Paul Huchon, le projet défendu par Christophe Nedelec et l’ANCA. Les deux élus se sont rapidement entendus sur la nécessité de mettre toutes les parties concernées par le projet autour d’une table afin d’« exposer les accords et désaccords de chacun » et de trouver, si possible, « une porte de sortie satisfaisante pour tout le monde ». Seraient conviés à cette réunion « un maximum d’interlocuteurs », soit, on le suppute, les associations de riverains, les écologistes, les élus locaux, régionaux, et bien entendu le propriétaire des terrains, le groupe Saint-Gobain. « Un projet de cette envergure ne peut pas être réduit à des problématiques locales. A travers les carrières de Chelles, se pose la question de la sauvegarde des zones naturelles de l’agglomération parisienne », affirme Hélène Gassin. Si les contours de cette réunion ne sont pas encore bien définis, on sait qu’elle devrait être organisée dans les prochaines semaines. Mais bien malin qui pourrait dire quelle décision en ressortira. L.F.
vendredi 5 novembre 2010
Par Hullnudd le vendredi 5 novembre 2010, 11:44
C'était une révélation de « La Marne » la semaine dernière : la décision du groupe Placoplâtre d'abandonner son projet de réserve naturelle sur le Montguichet. Une semaine après, élus et militants écolos promettent de ne pas en rester là. L'exploitant de gypse, à travers sa maison-mère Saint-Gobain, maintient sa position.
Ça chauffe entre les exploitants de gypse et les écologistes ! L'annonce faite par Saint-Gobain a décidément bien du mal à passer auprès des défenseurs de la nature. Il y a quinze jours, la direction du groupe a révélé, à travers un e-mail informel expédié aux bénévoles impliqués dans le projet, qu'il renonçait finalement à financer la réserve naturelle de 10 ha sur les terrains, classés, du Montguichet (voir encadré). Ses juristes auraient en effet jugé le projet « trop compliqué à mettre en oeuvre », en raison de la présence de parcelles enclavées sur les terrains de l'entreprise. Un argument très mal perçu par l'instigateur du projet, Christophe Nedelec, qui avait immédiatement qualifié la conclusion de « prétexte » et même « d'insulte aux personnes » impliquées dans le projet « depuis deux ans ». Une semaine après l'éclatement de l'affaire, les premières réactions commencent à se faire entendre.
« C'est déplorable, juge Paul Athuil, adjoint au maire de Chelles chargé de l'environnement. Pour les associations qui se sont investies, les bénévoles qui ont pris sur leur temps et leur argent... Saint-Gobain avait l’occasion de se donner une belle image de marque. Le projet ne lui coûtait presque rien. Peut-être le groupe s'est-il rendu compte qu'une pénurie du gypse n'était pas à exclure... Mais en fin de compte, je ne suis pas tellement surpris : l'écologie finit souvent là où commence l'argent ». Même indignation chez les militants écolos. Ainsi Alexandre Pasche, animateur des Verts de Marne-et-Chantereine, accuse-t-il Saint-Gobain et la fondation Placo de vouloir « urbaniser » le Montguichet, derrière « un rideau de fumée vert ». La semaine dernière, Placoplâtre a proposé de financer d’autres projets « en des lieux n’appartenant pas au groupe Saint-Gobain », ce qui a achevé de mettre en colère les écologistes, interprétant le geste comme une tentative « d’acheter leur silence ».
Un ensemble d’accusations écartées d’un revers de bras par le directeur régional de Saint-Gobain, Olivier Ribaud : « Je répète que le projet nous a paru trop compliqué à mettre en oeuvre sur le plan juridique. Les propriétaires des parcelles en question risquent de ne plus pouvoir accéder à leurs terrains. Il est vrai que les bénévoles ont proposé un découpage subtil du périmètre d'intervention, prenant en compte cette problématique. Mais nous avons préféré faire valoir le principe de précaution sur ce dossier ». L'homme récuse une quelconque volonté de vouloir céder à terme les terrains à des promoteurs ou d'y développer une activité économique : « Pour la fondation Placo comme pour Saint-Gobain, les objectifs sont les mêmes : restituer les terrains exploités tel que nous les avons trouvés. Il n'y a pas de projet au Montguichet ». Une déclaration sujette à caution : il est acquis qu'une partie des carrières, côté Gagny (Seine-Saint-Denis), doit accueillir un projet immobilier de 300 logements.
Autre grief des naturalistes : la présence depuis de longue années de chasseurs sur la zone. Une autorisation de Saint-Gobain leur permet en effet de pratiquer la chasse et de tirer, selon leurs détracteurs, « à moins de cinquante mètres des maisons ». Un privilège jugé « insupportable » par les écologistes, qui voient-là la preuve d’un « deux poids deux mesures ». « Si ces autorisations de chasse existent bel et bien, nous verrons comment elles peuvent être limitées dans le temps et à quelles personnes », répond M. Ribaud. Mais la municipalité entend accélérer les choses sur ce dossier : « Je vais voir comment il est possible d'appliquer l'interdiction, assure Paul Athuil. Après tout, le maire dispose d'un pouvoir de police sur sa commune. S'il y a un danger pour la population, il n'y a aucune raison pour qu'on ne puisse pas agir ». Reste que le projet de réserve est, lui, plus que jamais mis en pointillés. Soutien déclaré, la Région, à travers son président Jean-Paul Huchon, n'a pas encore fait entendre sa voix. Mais le dossier serait déjà entre les mains de Cécile Duflot, présidente des Verts au Conseil régional.
Au départ, une idée un peu folle. L’ambition de Christophe Nedelec, à travers l’Association des naturalistes des coteaux d’Avron (Anca), la plus importante association environnementale de l’est parisien, est de créer une réserve naturelle sur le Montguichet. Cet espace naturel de 150 ha, à cheval sur Chelles et Gagny, est constitué d’anciennes carrières de gypse, de bois et de champs appartenants au groupe Saint-Gobain et à son exploitant historique, Placoplâtre. Depuis 1993, l’endroit est classé « zone d’intérêt écologique » en raison de sa grande biodiversité. Il renferme en effet nombre d’espèces protégées, dont le fameux alisier de Fontainebleau. Très vite, les bénévoles décident de restreindre leur projet aux 90 ha chellois, classés depuis 2000 « espace naturel sensible » et, de fait, inconstructibles. Le projet est présenté en 2009 à Placoplâtre, dont la fondation finance des actions locales en faveur de l’environnement. Il prévoit notamment la protection des espèces rares et l’exploitation par une association de la partie agricole. Placo accepte d’étudier le dossier. Très vite, un budget est débloqué (180 000 euros sur trois ans), puis un périmètre d’intervention, réduit finalement à 10 ha. Mais, alors que le projet semble en bonne voie (il est même soutenu par les élus locaux et régionaux), patatras. Saint-Gobain fait savoir qu’il renonce.
mercredi 3 novembre 2010
Par Hullnudd le mercredi 3 novembre 2010, 00:15
CHRISTEL BRIGAUDEAU | 31.10.2010, 07h00 
Et au milieu coule… le RER. A la frontière de Gagny, en Seine-Saint-Denis, et de Chelles, en Seine-et-Marne, un havre de nature de 160 ha domine les pavillons cossus des Abbesses. Sur cette ancienne carrière de gypse abandonnée, propriété du groupe Saint-Gobain, on trouve des orchidées, des mantes religieuses, des coucous… Chanteront-ils encore longtemps? Alors que s’aiguisent les appétits immobiliers dans un secteur concerné par les projets du Grand Paris, Saint-Gobain vient d’enterrer le projet de « sanctuarisation » du Montguichet.
En vertu d’une convention en préparation depuis deux ans, la carrière devait être ouverte au public par les associations locales, agrémentée de ruches, de chèvres, de mares… Le dossier avait reçu en 2009 l’appui de Jean-Paul Huchon, président (PS) de la région, et du conseil municipal de Chelles. « Mais le projet est très compliqué à mettre en œuvre juridiquement à cause de parcelles sur le site dont nous ne sommes pas propriétaires », explique Olivier Ribaud, délégué régional de Saint-Gobain développement.
Christophe Nedelec crie, lui, au « prétexte grossier ». Ce naturaliste passionné, habitant de Gagny, avait conçu le projet du Montguichet avec l’Anca, une association écologiste de Neuilly-Plaisance. « Si ces parcelles de 200 m2 gênaient, on aurait pu déplacer le périmètre du sanctuaire », dit-il, persuadé que « Saint-Gobain veut conserver le site pour le valoriser plus tard. »
Prudents, les élus de Chelles « s’étonnent » de la décision de l’entreprise. « On est très déçus, et on espère que Saint-Gobain nous donnera ses raisons profondes… réagit Paul Athuil, adjoint (Verts) au maire de Chelles. Le site ne peut pas être construit, il est classé en zone naturelle sensible. » Mais les classements changent. A Gagny, le plan local d’urbanisme (PLU) est d’ailleurs en révision.
Selon un document de travail, réalisé en mars par un cabinet d’audit, « les abords urbanisés de la carrière est pourront être ouverts à l’aménagement afin d’accueillir environ 300 logements. » Le maire (UMP), Michel Teulet, assure pourtant qu’il n’a « pas l’intention d’urbaniser cette zone. Mais c’est vrai que l’Etat nous demande de densifier la ville. Un jour, il faudra faire un choix. » Celui de l’urbanisation pourrait devenir pressant, à l’horizon 2023 : dans le cadre du projet de supermétro du Grand Paris, deux nouvelles gares sont prévues dans le secteur, à Chelles et Clichy-Montfermeil. Cette ligne « rouge », reliant Le Bourget à La Défense, passerait juste en dessous du Montguichet.
mardi 2 novembre 2010
Par Hullnudd le mardi 2 novembre 2010, 00:20
Adieu veaux, vaches, cochons, couvées ! Le projet de réserve naturelle sur la côte de Montguichet (cette ancienne carrière d’une centaine d’hectares qui appartient aujourd’hui à Placoplâtre) ne verra probablement jamais le jour. Si la nouvelle n’a pas été confirmée pour l’heure par la direction de l’exploitant de gypse, mécène de l’opération, elle ne fait plus aucun doute après l’envoi d’un e-mail à l’ensemble des associations concernées par le dossier. Si le mot « abandon » n’y est inscrit nulle part, il est clairement indiqué que la direction du groupe n’a pu obtenir « l’accord » de ses juristes sur un projet jugé finalement « trop compliqué à mettre en place » en raison de « la proximité des parcelles appartenant à des propriétaires extérieurs » et de « contraintes d’accès ».
La réponse, laconique, n’a pas manqué de faire bondir Christophe Nedelec, l’instigateur du projet : « Cette conclusion est une véritable insulte aux personnes qui se sont dévouées corps et âme depuis deux ans », déclare-t-il, amer. Le naturaliste, qui préside l’association de quartier des Abbesses, accuse ouvertement le groupe verrier d’utiliser de « faux prétextes » pour justifier l’arrêt du projet. « Comment deux parcelles de moins de 200 m2 chacune, boisées et inconstructibles, peuvent-elles représenter un obstacle à notre projet ? », s’interroge-t-il.
Quelle est la probabilité pour que les propriétaires attentent un procès à Saint-Gobain ? Nous parlons bien d’un projet de défense de préservation de l’environnement ! Comment pourrait-il être nuisible à des tiers détenteurs de parcelles à proximité ? Je ne comprends pas. Et pendant ce temps, Saint-Gobain autorise la chasse sur ces mêmes terrains, alors que des balles passent à cinquante mètres des maisons. Pourquoi cette pratique ne souffre-t-elle pas des mêmes contraintes juridiques ? », fulmine-t-il. L’enchaînement des événements, il est vrai, interpelle.
Dès l’année dernière, Placoplâtre avait validé le périmètre du projet (10 hectares) puis son enveloppe budgétaire (180 000 euros sur trois ans). Plusieurs assemblées élues avaient ensuite apporté leur soutien : la mairie de Chelles, par un vote, la communauté d’agglomération et même la Région, par une lettre de son président Jean-Paul Huchon. Les principales associations environnementales de la région avaient suivi. Ne manquait plus qu’à signer la convention de partenariat entre le mécène et ses partenaires : l’Anca, la plus importante association environnementale de l’est parisien, et l’Association de gestion et de valorisation de la réserve naturelle de Vaires, chargée d’animer le site.
Oui mais voilà, depuis plusieurs mois, la convention tardait à être signé. Que s’est-il passé pour que l’entreprise remette finalement en question son engagement ? Lundi, la direction de Placoplatre est malheureusement restée injoignable pour nous renseigner. En guise de lot de consolation, elle a d’ores et déjà proposé aux différentes associations de les aider à financer d’autres actions, « plus simples à mettre en œuvre » mais sur des terrains qui n’appartiennent pas au groupe. Pas certain que le deal satisfasse les intéressés…
samedi 28 novembre 2009
Par Hullnudd le samedi 28 novembre 2009, 13:06
Dans un article du quotidien national français catholique, La Croix (propriété du groupe Bayard Presse depuis 1880), paru le 12 Août dernier, il a été question de faire le tour de France des chantiers qui font débat autour de la protection de l'Environnement.
Dans cet article présenté en annexe, il y a une carte des projets dit incompatibles avec les dispositions du Grenelle de l'Environnement. Dans cette carte, il est possible en région Ile de France de voir les projets d'urbanisation de la carrière Saint-Pierre de Gagny en très bonne position.
Cela doit surement faire suite au classement de ce projet de l'ombre par l'Alliance pour la planète.
mercredi 28 octobre 2009
Par Hullnudd le mercredi 28 octobre 2009, 01:54
vendredi 23 octobre 2009
Par Hullnudd le vendredi 23 octobre 2009, 13:49
Le président de la région Ile-de-France (PS), Jean-Paul Huchon, vient officiellement d’apporter son soutien au projet de préservation du Montguichet, entre Chelles et Gagny (Seine-Saint-Denis), porté par l’association naturaliste Anca. Basée à Neuilly-Plaisance, elle vise à créer un sanctuaire naturel sur ces 90 ha d’anciennes carrières, propriété du groupe Saint-Gobain, qui surplombent le quartier pavillonnaire chellois des Abbesses.
Le projet prévoit l’entretien de « lisières » bordées de mares où pourraient se développer des espèces protégées et la création d’une zone dédiée à l’agriculture biologique. Dans un courrier adressé hier aux élus et aux responsables de Saint-Gobain, Jean-Paul Huchon souligne que « l’intervention de l’Anca réduira l’érosion de la biodiversité et inscrira ce site dans sa valorisation future ».
Dans une semaine, le projet du Montguichet sera examiné par le conseil d’administration de la Fondation Placo, filiale de Saint-Gobain et propriétaire du site.
mercredi 7 octobre 2009
Par Hullnudd le mercredi 7 octobre 2009, 21:45
mardi 6 octobre 2009
Par Hullnudd le mardi 6 octobre 2009, 02:18
mercredi 30 septembre 2009
Par Hullnudd le mercredi 30 septembre 2009, 22:26

Saint-Gobain Développement a été créé en 1982 pour mener à bien les reconversions liées aux restructurations du groupe. Ses missions concernent aujourd'hui trois domaines : les ressources humaines et affaires sociales (veille sociale, restructurations, reclassement des salariés…) ; le soutien au développement économique local (prêts aux PME voisines, redynamisation économique des sites abandonnés…)...
Par Hullnudd le mercredi 30 septembre 2009, 11:12
MANTES RELIGIEUSES, éperviers et hiboux rares ne se doutent pas de l’intrigue qui se trame dans leur dos. Que va devenir leur espace naturel, situé sur l’ancienne carrière de gypse qui surplombe le quartier des Abbesses, entre Chelles et Gagny (Seine-Saint-Denis), sur la côte du Montguichet ? Il faudra encore patienter un mois avant de savoir si ce site de 90 ha prendra les contours d’une gigantesque réserve naturelle accessible au public, comme le désire la ville de Chelles.
Vendredi, le conseil municipal de la commune a en effet voté à l’unanimité un projet de valorisation de l’environnement porté par l’Anca, une association de Seine-Saint-Denis qui entend protéger le patrimoine exceptionnel des lieux. Objectif de ce programme, circonscrit à la commune de Chelles faute de réponse favorable de sa voisine, Gagny: « Créer un sanctuaire naturel pour permettre à la biodiversité de s’y développer », détaille Christophe Nedelec, un membre de l’association.
Mais c’est une fondation du groupe Saint-Gobain, propriétaire du site, qui décidera du sort de l’ancienne carrière à la fin du mois prochain. « Nous étudions ce projet avec bienveillance. Mais parallèlement, nous devons tenir compte d’autres intérêts divergents », détaille un délégué régional de l’entreprise, résolument discret sur l’origine des opposants au projet.
« Il y a d’autres utilisateurs naturels des lieux, comme des chasseurs ou encore des sportifs, or le projet doit être harmonieux. Les élus des différentes communes concernées vont être consultés avant le conseil d’administration, nous ne souhaitons pas être la source de litiges », confie, prudent, ce cadre du groupe. Quant au développement économique de cette zone, l’entreprise, leader du marché de l’habitat, ne l’a pas omis. « Cela nous motive évidemment beaucoup », poursuit le salarié de Saint-Gobain.
De son côté, Christophe Nédélec redoute que le vent tourne et que le projet ne voie finalement pas le jour à cause de l’opposition, notamment, de certains élus dont personne ne souhaite ouvertement donner les noms. Verdict de la Fondation du groupe à la fin du mois prochain. Mantes religieuses, éperviers et hiboux rares sauront alors si leur carrière sera sanctuarisée.
mercredi 9 septembre 2009
Par Hullnudd le mercredi 9 septembre 2009, 22:00
Par Hullnudd le mercredi 9 septembre 2009, 11:57
Christel Brigaudeau | 09.09.2009, 07h00

Longtemps oublié, cet espace naturel de 90 ha qui surplombe le quartier des Abbesses, entre Chelles et Gagny (Seine-Saint-Denis), est une ancienne carrière de gypse à ciel ouvert. Propriété du groupe Saint-Gobain, il fait l’objet d’un projet de valorisation de l’environnement qui sera examiné pour avis le 25 septembre par le conseil municipal de Chelles.
Porté par l’Anca, une association naturaliste de Neuilly-Plaisance (Seine-Saint-Denis), et soutenu par plusieurs collectifs chellois, ce programme ambitieux vise à « recréer un milieu naturel pour permettre à la biodiversité encore présente de se développer », résume Christophe Nedelec. Informaticien la semaine, naturaliste passionné le week-end, c’est ce riverain des Abbesses qui s’est penché, il y a plus d’un an, sur le berceau du Montguichet pour le compte de l’Anca. « Ici, on peut s’immerger quatre heures dans la nature sans croiser personne, s’enthousiasme-t-il. C’est un patrimoine exceptionnel… »
Lequel serait menacé d’extinction. La faute au manque d’entretien des lisières du bois, les plus riches en espèces rares. Et aux agressions répétées de visiteurs peu scrupuleux. Circonscrit à la commune de Chelles faute de réponse favorable de Gagny, le projet de l’Anca consiste à « sanctuariser » 5 à 6 ha au sommet du Montguichet.
Pour recréer le sol des origines, pollué par des remblais, l’association souhaite « faire venir quelques dizaines de mètres cubes de marnes provenant des carrières actuellement en exploitation par Placoplatre à Vaujours » puis laisser faire la nature… et un troupeau de chèvres. Des visites pédagogiques seraient ensuite organisées.
En contrebas poussent aujourd’hui des plants de maïs. L’Anca rêve de les faire coexister avec des vignes et un verger associatifs, ainsi qu’un céréalier et un maraîcher bio.
« Notre idée n’est pas de nous approprier le terrain mais d’en confier le développement et la gestion aux associations volontaires », précise Christophe Nedelec.
L’Amap de Chelles, qui croule sous quelque 300 demandes de paniers bio, pourrait s’associer à la démarche. Bien ficelé sur le papier, le projet doit encore obtenir l’aval de Saint-Gobain, et un éventuel financement à hauteur de 50 000 € par an. « Nous apprécions l’idée proposée pour le secteur du Montguichet mais pour l’heure, rien n’est tranché », confie, prudent, un cadre du groupe. La Fondation de l’entreprise, réunie en conseil d’administration, devrait clarifier sa position le 30 octobre.
mardi 26 mai 2009
Par Hullnudd le mardi 26 mai 2009, 17:31
Les carrières donnent décidément bien du souci à Michel Teulet, le maire (UMP) de Gagny. Son projet de gymnase sur la carrière de l’est est attaqué par trois associations, Gagny environnement, les Amis naturalistes du coteau d’Avron et les Abbesses de Gagny-Chelles. Elles ont déposé un recours devant le tribunal administratif contre la modification du plan d’occupation des sols (POS) voté en janvier dernier.
Le projet prévoit la construction d’un gymnase face au collège Théodore-Monod. Le maire s’appuie sur une promesse de vente du propriétaire, Saint-Gobain, pour un euro symbolique.
« Nous aussi voulons un gymnase pour la ville, mais pas sur ce site, explique Christophe Nédelec, de l’association des Abbesses. A cinquante mètres, Saint-Gobain possède des terrains dont l’aménagement n’entraînerait pas de difficultés. » « Un terrain vierge cédé gratuitement et une ancienne usine à racheter et à dépolluer, ce n’est pas le même coût », rétorque le maire.
Pour les associations, l’objectif est de préserver la nature sur le site. Les 65 hectares de l’ancienne carrière sont classés en Znief (zone naturelle d’intérêt faunistique et floristique) et présentent une importante biodiversité. Le conseil régional a récemment recommandé son classement en espaces verts. Un projet associatif est à l’étude pour transformer l’ensemble du site en parc régional. « Une première construction, ce serait le début du mitage », craint Jean Denis, de Gagny environnement, qui pointe également la présence d’une ligne à haute tension. « Une mesure à l’encontre du Grenelle 2 de l’environnement, juge-t-il. Dans certains départements, les constructions sont interdites sous les lignes. Malheureusement, ce n’est pas le cas en Seine-Saint-Denis. ».
Pour le militant associatif, « la leçon du plan local d’urbanisme (PLU) n’a servi à rien ». En mars, après un marathon de quatre ans, le Conseil d’Etat a annulé le PLU, attaqué par Gagny environnement. « C’est toujours la même absence de concertation. Ça représente beaucoup d’argent dépensé et des projets municipaux qui n’avancent pas », déplore Jean Denis.
Un argument balayé par Michel Teulet. « On ne va pas les consulter chaque fois qu’on construit un gymnase. Après avoir rencontré un membre de l’association des Abbesses, nous avons décidé de revoir le projet en le rapprochant de la route. La surface concernée n’est que de 2 000 m 2 sur un total de 500 000 m 2 . Le problème, c’est que j’ai une vision humaniste, je pense aux 600 enfants concernés par ce gymnase. En face, ce sont des ayatollahs de la nature. »
samedi 28 février 2009
Par Hullnudd le samedi 28 février 2009, 11:21
Il est de jurisprudence constante que « Il n’importe que l’auteur de la réponse n’ait pas été expressément nommé par l’article incriminé, s’il est aisément identifiable. (Crim. 4 juin 1953. D.1953. 665, note Chavanon).
En application des dispositions de l’article 13 de la loi du 29 juillet 1881, et en réponse à l’éditorial de Monsieur le maire, nous avons demandé l'insertion du texte intégral présenté ci-dessous dans le prochain numéro de Gagny Magazine.
Dans l’Edito du Bulletin Municipal du mois de Février 2009 (Gagny Magazine n°137, Monsieur Michel Teulet a mis en cause notre association « Les Abbesses de Gagny-Chelles » (http://gagny-abbesses.info).
Dans cet édito, la municipalité se targue d’avoir toujours été animée d’une volonté de préserver la nature de la carrière Saint-Pierre.
Comment peut-elle expliquer et cela malgré des demandes répétées de l’association « Les Amis Naturalistes des Coteaux d’Avron », qu’il n’existe aucun arrêté de protection des biotopes sur la Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique de type 1 de la carrière Saint-Pierre et de la côte Beauzet ?
Pourquoi l’Agence des Espaces Verts d’Ile de France n’est elle pas autorisé à préempter la carrière Saint-Pierre ?
Concernant la construction du gymnase Théodore Monod sur la ZNIEFF de la carrière Saint-Pierre. Nous voulions signaler que 5000m2 sur 50 hectares, cela fait 1 pour 100 et non 1 pour 1000.
Une des alternatives proposées est un terrain industriel abandonné, d’une taille supérieure (~6900m2) et contigu au collège Théodore Monod. Son propriétaire est le même que la parcelle choisie : Saint-Gobain (anciennement Poliet et Chausson).
Pourquoi la société Saint-Gobain a t’elle accepté de céder un terrain de 5000m2 pour 1 euro symbolique ? Que vont devenir la vingtaine d’hectares qu’elle possède encore sur Gagny ?
Il convient de préciser que 3 associations s’opposent à la construction du gymnase sur la parcelle choisie : « Gagny Environnement », « Les Amis Naturalistes des Coteaux d’Avron » et « Les Abbesses de Gagny-Chelles ».
Christophe NEDELEC Président de l’Association « Les Abbesses de GAGNY-CHELLES »
mercredi 18 février 2009
Par Hullnudd le mercredi 18 février 2009, 15:10
mercredi 4 février 2009
Par Hullnudd le mercredi 4 février 2009, 11:39
Cent quarante hectares de friche en cœur de ville. La carrière Saint-Pierre et Bausset, la carrière de l’est de Gagny, attire les convoitises. Craignant qu’elle ne soit livrée aux bulldozers par la mairie (lire encadré) , l’association des Abbesses de Gagny-Chelles a décidé de présenter un projet d’aménagement de parc sur la friche.
Une initiative soutenue par les associations des Amis naturalistes du Coteau d’Avron, Chelles nouveau et Adequa. L’équipe a déjà distribué plus de 2 000 tracts sur Gagny pour convaincre habitants et élus.
Des siècles durant, les hommes ont creusé les flancs de ces collines qui dominent la vallée de Chelles (Seine-et-Marne), pour extraire le gypse, créant vallons, falaises et esplanades. Depuis la fin de l’exploitation des carrières, dans les années 1960, la nature a repris ses droits.
« C’est un haut lieu de la biodiversité en Seine-Saint-Denis », explique Christophe Nédélec, le président de l’Association les Abbesses de Gagny-Chelles, en parcourant le site. « On trouve ici une douzaine d’espèces d’orchidées, d’autres plantes rares, des mantes religieuses, des reptiles et des amphibiens. » Un cri perce à travers un buisson de prêles. C’est une bécasse des bois, un oiseau migrateur, qui s’envole en direction de la cité Jean-Bouin. « Pour les oiseaux, c’est une étape. Un îlot de nature au milieu du béton sur leur route migratoire. » Une bonne partie de la surface gabinienne est classée en ZNIEFF (zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique).
Le projet de parc prévoit la création d’espaces de promenade, d’une aire de pique-nique, un écomusée et un poney club. « On peut créer ce parc sans que la ville dépense un centime , insiste Christophe Nédélec. Les collectivités locales et l’Union européenne financent ce type de projet. » Et dans la partie chelloise des carrières, déjà, la mairie a donné délégation à l’Agence régionale des espaces verts pour préempter les terrains au fur et à mesure. « Nous ne sommes pas de doux rêveurs. Au contraire, c’est la suite du Grenelle de l’environnement, argumente le président de l’association. Dans le passé, on a beaucoup urbanisé. Aujourd’hui, la modernité, c’est de préserver et mettre en valeur un espace comme la carrière de l’Est. »
Contacts : http://gagny-abbesses.info et http://blog.parc-gagny.info.
mardi 20 janvier 2009
Par Hullnudd le mardi 20 janvier 2009, 11:05
C’est un trésor gravé sur DVD : la mémoire historique du Gagny d’avant, un reportage exceptionnel tourné en 1952. Ce document unique a bien failli disparaître avant sa redécouverte dans un grenier et sa restauration par l’association les Abbesses de Gagny-Chelles. Elle le propose aujourd’hui sous la forme d’un DVD, « Il était une fois Gagny ».
Le réalisateur, Maurice Pégon, est un Gabinien d’origine qui, en 1945 déjà, a filmé la libération de Paris. Sept ans plus tard, c’est sur son village qu’il braque l’objectif de sa caméra 9,5 mm. Un peu metteur en scène, Pégon demande à des acteurs de jouer les paysans en voiture à cheval. La caméra se promène dans un paysage bucolique et planté de belles demeures anciennes, les châteaux de Maison-Rouge, du Chesnay, la ferme Guyot, aujourd’hui disparus, qui ont laissé leur nom à des quartiers, parfois à des cités. Car, en 1952, sans être passéiste, Maurice Pégon voyait à l’oeuvre l’avancée inexorable de la ville et c’est pour la mémoire collective qu’il fixait ces images sur pellicule. Au long du film, sa voix raconte l’histoire des lieux et interpelle le spectateur sur la préservation du patrimoine. Une mise en garde balayée par la frénésie immobilière des années 1960.
Ce film incroyable aurait pu ne jamais reparaître. Dans les années 1950, Maurice Pégon le prête à la mairie de Gagny, qui le perd. Trente ans plus tard, le documentariste retrouve la bobine. L’humidité en avait détruit le son et quelques minutes de film. Tout à la joie de ses retrouvailles, le réalisateur enregistre une nouvelle bande-son, mais décède avant le terme de sa mission. Le film retombe dans l’oubli. Il y a quelque temps, sa veuve remet la main dessus par hasard et entre en contact avec Christophe Nedelec, de l’association les Abbesses de Gagny-Chelles, qui met en valeur l’histoire et le patrimoine locaux. « En découvrant le film, nous n’en sommes pas revenus, raconte-t-il. Nous ne connaissions ce patrimoine qu’à travers des cartes postales. Aucune autre ville d’Ile-de-France ne possède un tel document. » Quatre-vingts heures de restauration plus tard, l’association est fière de proposer le documentaire sur DVD. Le travail de Maurice Pégon est finalement reconnu.
Dépôt-vente du DVD « Il était une fois Gagny » à la boucherie-charcuterie des Abbesses, 2, avenue de l’Abbaye et chez le fleuriste du Chesnay, 16, rue de la Haute-Carrière. Prix : 25 €. Contact : http://blog.gagny-abbesses.info.