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Fort de Vaujours

Le CEA (Commissariat à l'Energie Atomique) a utilisé le fort de Vaujours (localisé sur les villes de Vaujours, Courtry et Coubron) de 1955 – 1997 (afin de réaliser des expérimentations dans les technologies du nucléaire). C’est sur le fort de Vaujours qu’a été développé le système de détonation de la première bombe atomique française. De 2000 à 2002, suite à un long combat politico-associatif, le CEA a accepté des études de la CRIIRAD afin d’étudier les pollutions radioactives du site (45ha).

L'entrée du fort de Vaujours en 2010.

En 2002, La CRIIRAD (Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité) a démontré l’importance de la pollution du site au travers de quelques mesures exploratoires. Suite à ce rapport qui n’était pas une cartographie radiamétrique complète, le CEA a fait réaliser par SUBATECH, une décontamination limitée du site en surface autour des zones contaminées découvertes par la CRIIRAD.

Cette association a émis de très nombreuses réserves suite à ces opérations limitées de nettoyage, des réserves qui ont été très appuyées auprès de tous les acteurs dixit Bruno Chareyron, responsable du laboratoire de la CRIIRAD.

Le rapport de 2002 ( Rapport CRIIRAD - Dossier Vaujours / Synthèse et recommandations de la CRIIRAD du 17 Septembre 2002 ) exprime la nécessité d’un dépistage plus approfondi du site (Chapitre 3.2 page 10).

En 2010, la majeure partie du site est rachetée à l'état Français par la société Placoplatre dont des usines résident à proximité immédiate.

Une zone moindre est acquise par la Communauté d’Agglomération de Marne et Chantereine (CAMC – Chelles, Courtry, Vaires-sur-Marne, Brou-sur-Chantereine). Placoplatre désire réaliser une carrière à ciel ouvert et le CAMC, une zone d’activités.

Une carrière à ciel ouvert, cela signifie le déplacement sur 35ha et sur 20 mètres d’épaisseur des couches de terres et de strates géologiques supérieures du site, puis l’éclatement des masses de gypses avec des explosifs !!!

Une Zone d’activité, cela signifie des travaux pour construire des bâtiments et dont le remaniement des sols à proximité immédiate d’une carrière à ciel ouvert sur des sols très probablement contaminés.

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jeudi 13 mars 2014

Fort de Vaujours : Reportage d'Actu-Environnement réalisé par Marie Jo Sader

Contamination radioactive aux portes de Paris : mythe ou réalité ?

Actu-Environnement.jpg

Lien vers le reportage vidéo sur le site d'Actu-Environnement : http://www.actu-environnement.com/ae/news/polemique-contamination-radioactive-fort-vaujours-21039.php4

Le Reportage Vidéo :

L'article associé au reportage Vidéo :

La polémique enfle sur la friche industrielle du Fort de Vaujours, anciennement exploitée par le CEA pour des recherches sur les armes nucléaires. Le taux élevé de décès chez les riverains du fait de tumeurs inquiète, tandis qu'un projet d'exploitation du gypse du sous-sol se profile.

Dix-sept ans que l'ancien centre atomique de Vaujours (départements 77 et 93) n'est plus qu'une friche industrielle et pourtant son passé militaire n'a pas fini de resurgir. En cause notamment : des pollutions radioactives générées par quarante années d'activités du CEA. Quarante années durant lesquelles le Commissariat à l'Energie Atomique va tester sur cette zone des sphères atomiques factices à l'uranium appauvri utiles au développement d'armes nucléaires.

Quels risques pour les riverains ?

Situé entre la Seine-et-Marne (77) et la Seine-Saint-Denis (93), ce site est-il aujourd'hui contaminé ? Et présente-t-il un risque sanitaire pour les riverains ? Une étude sur le taux de décès par tumeur dans la commune avoisinante de Courtry (77) interpelle : 55% pour les hommes, 49 % pour les femmes. Des pathologies thyroïdiennes seraient en constante augmentation selon Ludovic Toro, médecin sur la ville voisine de Coubron. Dès lors, le collectif "Sauvons la Dhuis" organise la mobilisation. En début d'année, une pétition circule. Elle sera suivie d'une manifestation rassemblant riverains, associations et élus au nom de la vérité sur l'état du site de Vaujours.

Mais l'Agence régionale de santé (ARS) d'Ile-de-France relativise ces chiffres qui, selon elle, ont été sortis de leur contexte. L'ARS fera également remarquer qu'il n'existe pas de lien entre le contact avec l'uranium appauvri et les pathologies de la thyroïde. Mais le site a-t-il été correctement dépollué ?

Débat autour de la contamination radioactive

Depuis que le CEA l'a quitté en 97, la procédure de dépollution ne va cesser d'être remise en question par des allées et venues d'experts sur le terrain. Notamment la Criirad, seul laboratoire indépendant, qui depuis sa première expertise en 2001, ne va cesser de clamer que le fort de Vaujours est toujours pollué.

Mais si ce site fait autant parler de lui aujourd'hui c'est en raison du projet de la société Placoplatre de creuser sous le fort une carrière à ciel ouvert. En effet l'ex-centre du CEA est situé sur un important gisement de gypse. En 2010, "Placo" a acquis 45 hectares du site pour étendre son exploitation alors que son usine à Vaujours est déjà le premier complexe plâtrier mondial.

Ce chantier est-il risqué ? Des poussières radioactives pourraient-elles être remises en suspension et ingérées ou inhalées ?

Le 25 février dernier, une nouvelle expertise est menée sur le fort en présence de trois organismes différents dont la Criirad et l'IRSN, organisme mandaté par l'Etat pour encadrer Placoplatre dans ses travaux. Sur place les experts se sont montrés en désaccords. La Criirad va mesurer sur un point une radioactivité 70 fois supérieure au bruit naturel tandis que l'IRSN refuse de confirmer ces résultats.

De son côté, Placoplatre assure vouloir respecter les servitudes dont le site fait l'objet depuis 2005 et qui préconisent des mesures précises si des pollutions étaient détectées sur le terrain. Mais comment faire confiance à ce projet lorsque l'organisme chargé de surveiller Placoplatre ne constate pas de pollutions significatives sur le site contrairement aux affirmations de la Criirad ?

Une chose est sûre, élus et associations restent divisés sur le destin du fort. Si certains brandissent le danger que peut représenter un tel chantier, d'autres estiment que le site, probablement encore pollué, ne peut plus être laissé à l'abandon et à la merci des ferrailleurs…

Marie Jo Sader

mercredi 26 février 2014

URGENT - Fort de Vaujours : Confirmation officielle de la contamination radioactive

URGENT - Fort de Vaujours : Confirmation officielle de la contamination radioactive

26/02/2014 : Nouveau communiqué du Collectif "Sauvons la Dhuis":

Mardi 25 février après-midi, à la demande des préfectures, le collectif "Sauvons la Dhuis" a été invité à participer à une campagne de mesures contradictoires de 3 points chauds dans l'enceinte du Fort de Vaujours. Deux de ces points avaient été identifiés par la Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité (CRIIRAD) dans le cadre d’une étude préliminaire conduite en 2001. Le Commissariat à l'Energie Atomique (CEA) s’était engagé à l’époque à les décontaminer.

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Entrée des techniciens dans le fort Central de Vaujours

L’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), a confié la réalisation de cette campagne de mesures à l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) et à l'Association pour le Contrôle de la Radioactivité dans l’Ouest (ACRO). La CRIIRAD a finalement été acceptée suite aux pressions des associations locales.

Depuis 2012, la CRIIRAD indique que les mesures réalisées par les associations en 2011 avec un compteur Geiger RADEX devaient être prises en considération et que l’absence de détection des points de contamination par les organismes mandatés par PLACOPLATRE (IRSN et BURGEAP) ainsi que par le CEA était probablement lié à un choix d’appareils inadaptés (voir la Vidéo CRIIRAD : http://www.criirad.org/vaujours/detection-uranium-appauvri-vaujours.html).

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Intenses discussions entre les techniciens sur le protocole de mesures dans la casemate TC1.

Lors de la réunion préalable aux prises de mesures du 25 février, la CRIIRAD a insisté pour que les mesures soient effectuées avec un contaminomètre alpha-bêta-gamma ce que ne prévoyait pas le protocole initial préparé par l’IRSN!!!

Le verdict a été sans appel : 2 zones de contamination ont été détectées au niveau des points PC4 et CEA1. Avec un bruit de fond naturel situé autour de 2 coups par seconde, les mesures de la CRIIRAD au moyen d'un contaminomètre sensible aux rayonnements alpha, bêta et gamma (Canberra MCB2) ont révélé une radioactivité à 37 coups par seconde à 20 cm en dessous du point PC4 et à 133 coups par seconde au contact du point CEA1.

Pendant les prises des mesures qui ont pris des heures, un micro fragment métallique s'est détaché du mur au point CEA1 avant de tomber au sol. La CRIIRAD a mesuré ce fragment, probablement d'uranium, à 140 coups par seconde (alpha-beta-gamma). Il a été ensuite prélevé par l'IRSN pour des analyses approfondies en laboratoire.

Lien vers la vidéo des prises de mesures et du fragment métallique radioactif qui s'est décroché du mur : http://youtu.be/a2kaDplvr8A

Rappelons que l'uranium est un produit très toxique à la fois sur le plan chimique et radiologique. Il est particulièrement dangereux par ingestion et plus encore par inhalation. Une exposition par contamination interne peut avoir sur le long terme des effets sur la santé sous forme de cancers et de leucémies.

Ainsi une contamination radioactive plus de 70 fois supérieure à la normale a bien été confirmée par la CRIIRAD en présence de l’ASN dans la casemate de tir TC1 du Fort de Vaujours.

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Le fragment de matière radioactive tombé au sol qui a été prélevé pour analyse en laboratoire

Le point CEA1 mesuré à une valeur 33 fois supérieure à la normale par les associations en mai 2011, avait été signalé à sa découverte par voie de presse, mais cette mesure a constamment été réfutée par les organismes de contrôles mandatés par Placoplâtre.

Ces contaminations radioactives ont donc été révélées en présence de la presse, de représentants des préfectures de Seine-saint-Denis et de Seine-et-Marne, d'élus locaux des villes de Vaujours, Courtry, Coubron, Villeparisis et Livry-Gargan. Des cadres de Placoplatre et des associations locales étaient également présents.

Par conséquent, comme la CRIIRAD l’avait rappelé en décembre 2012, (http://www.criirad.org/actualites/dossier2014/vaujours/remarques-CRIIRAD-CLCS-VAujours.pdf), le Fort de Vaujours est bel et bien toujours contaminé par des matières radioactives. La controverse est donc terminée.

Voir le communiqué de la CRIIRAD en date du 26 Février sur cette campagne de mesures : http://www.criirad.org/actualites/dossier2014/vaujours/26-fev-2014.pdf

Devant l’incapacité accablante de mettre en évidence un point clairement identifié depuis 2011, quelle valeur peut-on accorder à toutes les analyses réalisées sur le Fort pour le compte de Placoplâtre depuis 2010 par l'IRSN, le BURGEAP et le CEA ? Comment de tels organismes peuvent-ils avoir montré autant d'incompétences ?

Il est temps désormais que les préfectures, les élus locaux, les parlementaires et le gouvernement Français prennent enfin la pleine mesure des contaminations radioactives et autres pollutions du Fort de Vaujours.

Nous leur demandons expressément de mettre un terme définitif au projet d'exploitation en carrière à ciel ouvert sur ce site : L’incompétence totale de l'ensemble des partenaires de Placoplatre à détecter les contaminations radioactives du Fort de Vaujours depuis plus de 4 ans est désormais la preuve irréfutable du caractère aventureux et particulièrement dangereux de ce projet situé à seulement quelques kilomètres de Paris et à proximité quasi-immédiate des premières habitations.

Le collectif SAUVONS LA DHUIS - http://sauvons.dhuis.fr

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dimanche 23 février 2014

Fort de Vaujours : l'Exemple du Fort de Sucy

Avec le Fort de Vaujours, il a beaucoup été question des risques liés aux contaminations radioactives, aux pollutions chimiques et en métaux lourds ainsi que la présence de munitions non explosées.

Il ne faudrait pas oublier que le Fort de Vaujours est aussi un ouvrage militaire de la fin du XIXe siècle à forte valeur patrimoniale. Certains estiment qu'il devrait être classé au patrimoine historique de notre région.

Nous allons vous montrer l'exemple du Fort de Sucy. Edifié entre 1879 et 1881, le Fort de Sucy, comme le Fort de Vaujours, était un élément de la 2ème Ceinture Fortifiée de Paris, un système mis en place par le général Séré de Rivières après le siège de la capitale en 1870. Ces Forts sont les derniers exemples en pierre de taille de l'architecture militaire de la fin du XIXe siècle.

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Entrée et Fronton du Fort de Sucy

A l'inverse du Fort de Vaujours, le Fort de Sucy, propriété de la commune de Sucy, a été sauvegardé et préservé de la destruction. Il est désormais ouvert au public ainsi qu'aux activités du tissu associatif local. C'est un bel exemple de réhabilitation pour le devenir du Fort de Vaujours.

Samedi 23 Février 2014, nous avons visité le Fort de Sucy en compagnie de Jean-Charles de l'association "A la Découverte du FORT DE SUCY (ALDFS)".

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Entrée du Fort de Sucy

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Fossés sec du Fort de Sucy

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La jeep d'époque de Jean-Charles

Merci à Jean-Charles pour cette visite exceptionnelle.

Voir l'album photos complet avec plus de photos et d'observations sur Google Picasa :

Le Fort de Sucy

jeudi 20 février 2014

Fort de Vaujours : Réunion publique Mardi 25 Février à Sevran

Fort de Vaujours : Réunion publique Mardi 25 Février à Sevran

Mardi 25 février 2014 à partir de 14h30, le collectif "Sauvons la Dhuis" participe à une visite technique du Fort de Vaujours avec la Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité (CRIIRAD), l'Autorité de Sureté Nucléaire (ASN), Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) et l'Association pour le Contrôle Radioactivité dans l'Ouest (ACRO).

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Fronton du Fort de Vaujours

Dans la continuité de cette visite, le collectif "Sauvons la Dhuis" organise une réunion publique pour évoquer la problématique des contaminations radioactives et des pollutions du Fort de Vaujours.

Cette réunion aura lieu Mardi 25 Février 2014 à partir de 20h30. Elle se déroulera dans la salle Crétier, 5 rue Roger le Maner à Sevran (93270).

Cette réunion aura pour objectif de vous expliquer toutes les problématiques du devenir du Fort de Vaujours au regard de son histoire, de vous projeter des images d'archives des expérimentations du Commissariat à l'Energie Atomique sur ce site et mettre à votre disposition toute la documentation dont nous disposons. Vous aurez également toute liberté de vous exprimer et d'échanger avec nous.

Bruno Chareyron, en tant que directeur du laboratoire de la CRIIRAD, sera également présent. Il pourra présenter les travaux et les études réalisés en 2001/2002 sur le Fort de Vaujours ainsi que l'analyse de la CRIIRAD des problématiques associées aux projets à venir. Il pourra également répondre à toutes vos questions et remarques liées aux contaminations radiologiques du site.

Lien vers le communiqué de la CRIIRAD du 5 Février 2014

Finalement, nous voudrions remercier la ville de Sevran pour avoir été si réactif à nous fournir une salle dans des délais aussi brefs.

En comptant sur vous nombreux,

Le collectif SAUVONS LA DHUIS - http://sauvons.dhuis.fr

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lundi 10 février 2014

Fort de Vaujours : Succès de la manifestation du 8 février 2014

Fort de Vaujours : Succès de la manifestation du 8 février 2014

10/02/2014 : Nouveau communiqué du Collectif "Sauvons la Dhuis":

Samedi 8 février 2014, malgré une météo particulièrement défavorable et des accès en transport en commun compliqués, vous avez été plus de 400 citoyens à participer, dans le calme, à notre manifestation, de Coubron à Courtry, afin d'exiger la vérité sur la radioactivité et les pollutions du Fort de Vaujours.

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Dans son communiqué, en date du 5 février, la Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité (CRIIRAD) a affirmé qu'il persistait « une contamination radiologique en particulier par de l’uranium appauvri utilisé par le CEA DAM » (ndlr : Commissariat à l'Énergie Atomique / Direction des Applications Militaires) « pour des tirs à l’air libre et en casemates » sur le Fort de Vaujours.

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Entrée du Fort Central de Vaujours

Cette association indépendante a également précisé qu'il lui était impossible d'évaluer les risques liés au projet de carrière de gypse à ciel ouvert de Placoplatre sans obtenir en préalable du CEA des « informations détaillées sur la localisation des fosses, canalisations enterrées et autres ouvrages susceptibles d’être contaminés en profondeur sur le plan radiologique, chimique et pyrotechnique ».

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Tir à l'uranium à l'air libre (Source CEA)

Le 06 février, nous pensions qu'après une question au gouvernement demandant la vérité sur le Fort de Vaujours posée par une sénatrice de Seine-Saint-Denis, l'État Français aurait enfin pris ses responsabilités appréciant toute la mesure de la situation afin d'empêcher qu'une carrière à ciel ouvert ne soit ouverte à une quinzaine de kilomètres de Paris sur un site contaminé à l'uranium, comme l'affirme la CRIIRAD.

C'était sans compter sur l'influence de Placoplâtre, filiale du groupe Saint-Gobain !!!

Jeudi 06 février, au matin, des élus triés sur le volet dont beaucoup de la majorité présidentielle, ont été invités à l'usine de Placoplatre pour être reçus par les dirigeants de cette société, des représentants du CEA ainsi que par les préfets du secteur. Un très important service d'ordre composé de forces de police et de vigiles missionnés par Placoplatre a été mis en œuvre afin que cette réunion puisse se faire à l'abri des regards et des oreilles indiscrets.

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Tir froid en caméra haute vitesse (Source CEA)

A l'issue de cette réunion à huis clos, l'affaire était entendue : tous les moyens devront être mis en œuvre afin de mettre un terme le plus vite possible à la dynamique de vérité sur le Fort de Vaujours du Collectif "Sauvons la Dhuis".

Cela commence le jour même, à 15h10, quand le ministre de l'écologie, Monsieur Philippe Martin, en réponse aux questions de la Sénatrice, se met à lire une réponse ressemblant à s'y méprendre au discours d'un chargé de communication de Placoplatre !!!

Le lendemain, tandis que cela est prouvé au travers de publications officielles, de déclarations versées lors de l'enquête publique d'abandon du fort et des témoignages concordants de personnes ayant travaillé sur le site, Placoplatre lors d’une conférence de presse a affirmé qu'aucun tir à l'uranium à l'air libre n'a été réalisé de 1951 à 1997 par le CEA !!!

Voir l'article du Parisien « J'ai réalisé des tirs d'uranium à Vaujours », Publié le 12.06.2000 : http://www.leparisien.fr/faits-divers/j-ai-realise-des-tirs-d-uranium-a-vaujours-12-06-2000-2001433961.php

Extraits du livre du CEA, si Vaujours m'était conté :

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Placoplatre et le CEA s'opposent aussi à l'expertise reconnue de la CRIIRAD et réaffirment à l'unisson que le site a été complètement décontaminé tandis que le CEA lui même affirmait en 2000 que des « zones tellement contaminées avaient été noyées dans le béton compte tenu de l'impossibilité de les décontaminer ». A l'époque, le CEA avait aussi admis qu'une « quantité d'uranium avait gagné la masse de gypse sous-jacente, via les réseaux d'eau pluviale et les puits d'infiltration » (Source : 2ème bureau des installations classées en préfecture).

Concernant le point de radioactivité « CEA 1 » sur lequel Placoplatre base toute sa stratégie de communication, Hélios Buissart, ancien vice-président de l'association l'effort de Vaujours, affirme avoir montré la contamination radiologique de ce point avec un compter Geiger à Placoplatre ainsi qu'à l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) lors de plusieurs visites techniques du Fort, entre 2011 et 2012 !!! Ce point a-t'-il été décontaminé depuis ?

La veille de notre manifestation, le couperet tombe. Monsieur Claude Évin, en sa qualité de directeur de l'Agence Régionale de Santé d'île-de-France (ARS), malgré des demandes unanimes reçues de maires, de sénateurs et de députés de tous horizons politiques, refuse de commanditer des études épidémiologiques, afin d'investiguer sur les cas de cancers des villes situées autour du Fort de Vaujours. Dans un courrier adressé au président de la Communauté de Marne et Chantereine, il ose même écrire : « Souhaitant que ces informations vous aident à rassurer les populations concernées » !!!

Ainsi depuis le sommet de l'État Français, il a donc été décidé de tenter de confisquer la vérité aux citoyens.

Devant ces tentatives pour nous réduire au silence, les élus de Villeparisis, eux, ont voté dans le courant de la semaine, une motion parfaitement conforme à notre pétition. Nous espérons que les élus des villes de Courtry, Coubron et Vaujours sauront la prendre comme un bel exemple à suivre.

>> Lien vers la motion de la Ville de Villeparisis

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Le collectif "Sauvons la Dhuis", malgré les pressions qui pèsent sur lui, reste plus mobilisé que jamais. De nouvelles actions vont être initiées car il est essentiel pour l'avenir de notre territoire que la vérité sur la radioactivité et les pollutions du Fort de Vaujours soit révélée aux citoyens français.

Le collectif SAUVONS LA DHUIS - http://sauvons.dhuis.fr

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samedi 8 février 2014

Fort de Vaujours : Le livre du Commissariat à l'Energie Atomique CEA

Des personnes ayant assistées à la conférence de presse, ainsi qu'à la réunion d'information réservée à certains élus avec la collaboration du Commissariat à l'Energie Atomique (CEA), le 06 et 07/02/2014, nous ont signalé :

  • qu'il y avait été affirmé qu'aucun tir à l'air libre n'avait réalisé par le CEA et que tous les tirs avaient été réalisés en casemates de tirs.
  • qu'il n'y avait pas eu d’expérimentation avant 1955.

Afin qu'une partie de la vérité soit révélée, nous avons décidé de fournir des extraits du livre diffusé en Interne du CEA en 1998 qui raconte une partie des expériences qui ont été réalisées sur le fort de Vaujours. Nous possédons 4 exemplaires de ce livre offert en 1998 aux collaborateurs ayant travaillé sur le Centre d’Expérimentation de Vaujours / Moronvilliers (CEV-M).

Ce livre n'est pas exhaustif sur l'intégralité des expériences réalisées sur le Fort de Vaujours car beaucoup d’entre elles sont classées "Secret Défense".

Voici donc des extraits choisis de ce livre. Pour ceux qui désirent le consulter dans son intégralité, merci de nous contacter. Veuillez cliquer sur les images pour les agrandir, les passages clefs sont encadrés en rouge.

SI VAUJOURS M’ÉTAIT CONTÉ ou Il était une fois dans l'Est Parisien.

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Couverture du livre "SI VAUJOURS M’ÉTAIT CONTÉ"

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Compilation d'extraits du livre "SI VAUJOURS M’ÉTAIT CONTÉ"

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1951 des tirs à l'air libre avec des éclats jusqu'à un kilomètre du Fort de Vaujours

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Le CEA est forcé par les concepteurs des bombes atomiques d'utiliser de l'URANIUM pour les tirs

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Extraits du Livre du CEA "Si Vaujours m'était conté" : Très grosses Cadences de tirs, jusqu'à 50 tirs par jour, avec une vingtaine de casemates de tirs en activité en 1967, ce n'est qu'au début des années 60 que le champ de tirs est recouvert pour contenir les éclats et projections métalliques !!!

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Les protections et les mesures prises pour "gérer" les tirs à l'URANIUM

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Les problèmes liés aux munitions non explosés

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La nécessité d'utiliser des produits chimiques très dangereux qui nécessitent l'utilisation de scaphandres.

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Des problèmes avec les carrières à ciel ouvert de Placoplâtre

Cette compilation minutieuse a été co-réalisée avec Hélios BUISSART qui vient de se joindre au Collectif "Sauvons la Dhuis". Hélios a été un temps vice-président de l'association l'Effort de Vaujours avant de la quitter à cause de graves divergences avec sa présidence.

Un autre ancien vice-président de cette association, qu'il a également quitté pour les mêmes raisons, s'est joint aux actions du Collectif en la personne de Monsieur Lionel PETIT. En qualité de fin connaisseur de la Fortification Française et des archives militaires du Fort de Vaujours, il nous apporte un aide très précieuse.

jeudi 6 février 2014

Fort de Vaujours : 05-02-2014 - Le communiqué de la CRIIRAD

Ce Jeudi, la Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité (CRIIRAD), qui a travaillé sur le Fort de Vaujours en 2001 et 2002, a décidé de remettre les pendules à l'heure.

Devant les explications abracadabrantesques de Placoplâtre, du CEA et de l'IRSN afin de tenter d'endiguer la marche citoyenne pour la vérité sur la radioactivité et les pollutions du Fort de Vaujours, la CRIIRAD a décidé de délivrer un communiqué qui fera date dans notre quête acharnée pour la vérité.

Nous vous invitons à le lire ce communiqué avec beaucoup d'attention : http://www.criirad.org/actualites/dossier2014/vaujours/5-fev-2014.pdf

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Le collectif SAUVONS LA DHUIS - http://sauvons.dhuis.fr

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lundi 3 février 2014

Le Fort de Vaujours s'invite sur France Inter

Le Fort de Vaujours sur France Inter

Édito de l'émission sur France Inter : Balade au Fort de Vaujours

CO2 mon amour par Denis Cheissoux du samedi 01/02/2014 à 14h

samedi 1 février 2014

Fort de Vaujours - Article de Charlie Hebdo du 22-01-2014 : Les cadeaux en uranium du fort de Vaujours

Les cadeaux en uranium du fort de Vaujours

Publié par Charlie Hebdo le 22 janvier 2014

Entre Seine-Saint-Denis et Seine-et-Marne, une zone pourrie où l’armée a craché de l’uranium pendant près d’un demi-siècle. Notre bin Placoplâtre veut y ouvrir une carrière de gypse, en éparpillant tout.

Pourra-t-on bientôt acheter librement du plâtre radioactif ? Partisan résolu du droit des consommateurs, Charlie est résolument pour. Mais ce n’est pas encore gagné, et comme à l’habitude, à cause d’un groupuscule de peine-à-jouir qui veut empêcher Placoplâtre d’ouvrir une carrière. Placoplâtre, « leader sur le marché du plâtre et de l’isolation », comme l’annonce sa publicité, est une filiale de Saint-Gobain, ce qui tombe mal. Car cette transnationale française de près de 200 000 salariés traîne un gros lot de casseroles judiciaires dans les dossiers de l’amiante, dont près de 50 000 litiges pour les seuls Etats-Unis.

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Précisons que Placoplâtre n’a rien à voir avec l’amiante, mais tout avec le plâtre, qui ne se trouve pas sous le sabot d’un cheval. Il faut creuser, ouvrir des carrières dans le gypse et faire cuire à feu doux. Or le Fort militaire de Vaujours, à 20 kilomètres à l’est de Paris, est parfait. À cheval sur Vaujours (Seine-Saint-Denis) et Courtry (Seine-et-Marne), il abrite dans ses profondeurs, sur 45 hectares, un trésor de gypse qu’il suffit de sortir des entrailles.

Reste à se débarrasser de l’immense merdier laissé en surface par nos vaillants militaires. Car de 1951 à 1997, le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) a mené ici, en trompant son monde quantité d’essais et d’expériences en relation avec la bombe nucléaire. Un ancien ingénieur, Lucien Beaudouin, racontant sa sauce au Parisien (le 12 juin 2000), en rigolait encore : « À l’époque, en 1955-56, date des débuts de l’activité du CEA, les gens avaient traduit CEV qui veut dire Centre d’études de Vaujours par Centre d’études en vol. Ils pensaient qu’on travaillait sur les avions. On ne les a jamais contredits. En fait, on commençait à étudier la charge explosive qui fait partie de la bombe atomique. »

Nul ne sait, car c’est un secret d’État, tout ce qui a été fait. Mais le même Lucien Beaudouin ajoute gaiement : « Les morceaux d’uranium partaient comme une fusée dans l’air. La désintégration de l’uranium peut produire d’autres métaux très dangereux… des gaz aussi peuvent s’échapper, beaucoup plus radioactifs que l’uranium ! »

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Le reste est loufoque, mais ne peut être qu’évoqué. En 2002, la Crii-Rad mène une rapide analyse sur place, qui démontre une pollution nucléaire importante, avec des points chauds où se concentre la contamination. Il faudrait mener des travaux approfondis, conclut le labo, mais ils n’auront pas lieu. En 2010, le site est acheté par Placoplâtre et, sur 11 hectares, par une Communauté de communes qui veut y installer une zone industrielle. En 2011, des bénévoles d’une association locale, l’Effort de Vaujours, passent sur le terrain avec des compteurs Geiger et y trouvent des rayonnements 33 fois plus élevés que le bruit de fond ordinaire.

Depuis, ça gueule, de plus en plus fort, et une pétition limpide a recueilli autour de 60 000 signatures (http://www.change.org/FortdeVaujours), ce qui est énorme. Il faut dire que les choses se précisent, car Placoplâtre attend désormais des arrêtés préfectoraux pour lui permettre de commencer les travaux, sans bien entendu mesurer la radioactivité, et non plus la pollution pourtant certaine aux métaux lourds – arsenic, mercure, plomb – et aux saloperies chimiques comme les PCB et les dioxines.

Deux faits pour apprécier jusqu’au bout la noble entreprise de Placoplâtre. Un, Jean-Claude Antiga, un peintre de 55 ans qui a bossé vingt ans pour le CEA à Vaujours. Il est entré sans protection dans des conteneurs où ne pénétraient que des hommes en scaphandre. Il a un cancer de la thyroïde. Il est en procès contre le CEA. Deux, une étude de l’Agence régionale de santé (ARS), réalisée en juin 2012. Elle porte sur l’état de santé des habitants de Courtry, riverains bien heureux du Fort de Vaujours. Dans cette petite ville, 52 % des hommes et 49 % des femmes meurent des suites d’une tumeur. En Seine-et-Marne, département où se trouve Courtry, les taux sont de 36 % pour les hommes et 26 % pour les femmes. Ce n’est pas une preuve. Juste un sacré flip.

Fabrice Nicolino

Fort de Vaujours : l'Affiche de la Manifestation du 8 février 2014

Fort de Vaujours : l'Affiche de la Manifestation du 8 février 2014

affiche collectif V1

Lien vers cette affiche en Haute définition : http://sauvons.dhuis.fr/public/Manifestation/Fort2Vaujours_Affiche_Manifestation_01.jpg

Fort de Vaujours : Appel à manifester Samedi 8 Février 2014 après-midi

Lien vers la manifestation sur Facebook : https://www.facebook.com/events/640101669358777

Vous êtes déjà plus de 79.000 personnes à avoir signé la pétition du Collectif "Sauvons la Dhuis" pour la vérité sur la radioactivité et les pollutions du fort de Vaujours.

SIGNER LA PÉTITION EN LIGNE SUR CHANGE.ORG A L'ADRESSE SUIVANTE : http://www.change.org/FortdeVaujours

Vous êtes déjà plus de 79.000 personnes à vous indigner devant les projets surréalistes de Placoplâtre et de la Communauté d'Agglomération de Marne et Chantereine (CAMC), sur un ancien site du Commissariat à l'Énergie Atomique (CEA) contaminé par des matières radioactives, pollué aux métaux lourds, chimiquement souillé et piégé par des obus non explosés depuis la seconde guerre mondiale.

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Novembre 2011, manifestation victorieuse pour empêcher la vente de 4,7 kms de la Dhuis à Placoplâtre.

Vous êtes déjà plus de 79.000 personnes à demander la vérité sur l'état de santé des populations locales qui souffrent, dans l'indifférence, de taux de décès par cancer anormalement élevés depuis des dizaines d'années.

Depuis le lancement de notre pétition, des anciens du CEA du Fort de Vaujours et des médecins du secteur se sont mis spontanément à parler et à nous soutenir. La chape de plomb est en train de se fissurer. L'heure de la vérité a sonné.

Devant les tentatives d'élus de minimiser la gravité de la situation, le silence absolu des services de l'ÉTAT, le jusqu'au-boutisme de Placoplâtre et les voeux pieux de la Communauté d'Agglomération de Marne et Chantereine :

Le collectif « Sauvons la Dhuis », vous invite à une marche pour dire :

NON aux projets de Placoplâtre et de la Communauté d'Agglomération de Marne et Chantereine

POUR que tous les moyens soient donnés afin de trouver les causes des taux élevés de décès par cancer dont souffrent les riverains du Fort de Vaujours.

Cette marche aura lieu Samedi 8 Février 2014 à partir de 14h30. Le lieu du rendez-vous a été fixé sur la commune de Coubron (93470), au niveau la place du Pâtis.

Cette marche pour la santé des citoyens, d'une durée de 2 heures, permettra de faire un aller-retour de Coubron (93470) à Courtry (77181), entre la Seine-Saint-Denis et la Seine-et-Marne.

Samedi 8 février 2014 à 14h30, d'où que vous soyez, nous comptons donc fortement sur votre participation afin de préserver la santé des habitants et des personnes qui interviendront sur le site et pour exiger que Placoplâtre et la Communauté d'Agglomération de Marne et Chantereine abandonnent DÉFINTITVEMENT leurs projets respectifs d'une carrière à ciel ouvert et d'une zone d'activité économique sur le fort de Vaujours.

Nous comptons également sur vous nombreux pour demander la levée du secret défense et la mise en place d'une commission d'enquête parlementaire relative aux conséquences des expérimentations nucléaires réalisées au Centre d'études du Commissariat à l'Énergie Atomique de Vaujours-Courtry.

Cette manifestation est avant tout une marche citoyenne et apolitique. Ainsi, nous demandons aux élus et membres de partis politiques souhaitant participer à cet événement de ne porter aucun signe distinctif et de n'envoyer aucun message à caractère politique.

SIGNER LA PÉTITION EN LIGNE SUR CHANGE.ORG A L'ADRESSE SUIVANTE : http://www.change.org/FortdeVaujours

Cordialement,

Le collectif SAUVONS LA DHUIS - http://sauvons.dhuis.fr

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mercredi 29 janvier 2014

Fort de Vaujours : de l'uranium dans le gypse ?

Fort de Vaujours : de l'uranium dans le gypse ?

30/01/2014 - Communiqué du collectif "Sauvons la Dhuis"

Dans notre pétition, déjà signée par plus 82.000 personnes, nous avions signalé que du début des années 1960 jusqu'en 1997, le Commissariat à l'Énergie Atomique (CEA), après chaque tir à l'uranium en casemates, évacuait les éclats, poussières et autres déchets à grandes eaux dans des puits dit de "lavage" profonds de plusieurs dizaines de mètres.

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Tir froid à l'uranium pris avec une caméra haute-vitesse (Source - Archive CEA)

En effet, 14 de ces puits ont été recensés sur le site. Certains ont été bouchés avec du béton à la cessation des activités du CEA entre 1995 à 1998.

Lors de l'enquête publique de 2000, le CEA, après avoir nié vigoureusement pendant des années toute pollution du Fort de Vaujours, avait fini par reconnaitre que certains ouvrages contaminés avaient été noyés dans le béton compte tenu de l’impossibilité de les décontaminer.

Sous la pression de l'époque, le CEA avait aussi fini par admettre qu'une quantité d'uranium avait gagné la masse de gypse sous-jacente, via les réseaux d'eau pluviale et les puits d'infiltration (Source : 2ème bureau des installations classées en préfecture).

Quelle est cette quantité d'uranium qui contaminerait l'or blanc convoité par Placoplâtre ?

Nous nous sommes renseignés : lors des "petits" tirs d'uranium qui faisaient vibrer les vitres des riverains, le CEA utilisait des sphères d'uranium d'environ 250 à 300 grammes, de 4cm de diamètre; pour les tirs plus important, les sphères étaient d'autant plus grosses.

Les témoignages d'anciens du CEA confirment qu'après chaque explosion les poussières radioactives en suspension dans l'air étaient directement envoyées dans l'atmosphère alors que les poussières et autres éclats au sol étaient poussés à grandes eaux directement dans des puits de lavage. __Le CEA a pratiqué jusqu'à 50 tirs par jour de 1955 à la fermeture du centre d'expérimentation en 1997. Des gros tirs à l'air libre ont été réalisés sur le fort de Vaujours au début des années 50 avant que le centre d'expérimentation ne soit officiellement créé en 1955.

Extraits du Livre du CEA "Si Vaujours m'était conté" : Très grosses Cadences de tirs, jusqu'à 50 tirs par jour, avec une vingtaine de casemates de tirs en activité en 1967, ce n'est qu'au début des années 60 que le champ de tirs est recouvert pour contenir les éclats et projections métalliques !!!

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De très grosses cadences de tirs

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Sphère de tir à l'uranium (Source : Archive CEA)

Dans les années 1950, selon le CEA lui même, les tirs à l'uranium dont les gros tirs étaient réalisés à l'air libre !!!

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Tir froid à l'air libre (Source : Archive CEA)

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Extraits du Livre du CEA "Si Vaujours m'était conté" précisant des tirs à l'air libre avec des projections à plus d'un kilomètre.

Un calcul simple permet de se faire une idée des quantités d'uranium qui ont pu atteindre les masses de pierre à plâtre des sous-sols du Fort de Vaujours. Rien qu'avec des hypothèses basses, 5 tirs par jour avec des sphères d'uranium de 275 grammes, 200 jours par an, pendant 40 ans : cela représente 11 tonnes d'uranium, oui vous savez bien lu : 11 tonnes.

Nous avons donc potentiellement plusieurs tonnes d'uranium dans l'or blanc de Placoplâtre.

Pourquoi Placoplâtre, en 4 ans, n'a t'il pas demandé à l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) d'inspecter ces puits ?

Pour rappel, le 24 Janvier 2014, l’IRSN a publié une note précisant que « les analyses radiologiques conduites par l’IRSN ne constituent pas un « état radiologique du site » permettant une évaluation d’un risque sanitaire éventuel induit pour les populations riveraines» .

Pourquoi Placoplâtre a t'il recouvert ces puits de dalles de béton ?

Comment Placoplâtre peut il encore affirmer qu'il n'y a pas de problème de contamination radioactive du site suite aux révélations de l'IRSN, aux analyses de la Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité (CRIIRAD) et aux témoignages d'anciens du CEA dont certains parlent de fosses remplies de conteneurs pleins de matières radioactives ?

N'est-ce qu'une pure coïncidence, si le 5 mai 2009, soit presque une année avant le rachat de 31 hectares du Fort de Vaujours par Placoplâtre, a été publié un arrêté permettant des dérogations autorisant la présence de matières radioactives, entre autres, dans les matériaux de construction ?

Pour information, cet arrêté, pris en dépit d’un AVIS DEFAVORABLE de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), banalise, selon cette dernière, la délivrance de dérogation de ce type. La CRIRAD s'oppose également à cet arrêté depuis sa publication.

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Accès à un des 14 puits de lavage du Fort de Vaujours en 2011

Le 6 février 2014 prochain, à 08h30, Placoplâtre reçoit officiellement des élus triés sur le volet. Les cadres de cette société seront accompagnés de représentants du CEA.

Et oui, les propriétaires d'hier s'associent avec ceux d'aujourd'hui, le CEA sera donc présent, comme en 1997, pour tenter de faire croire aux politiques que cet ancien site de conception des détonateurs des bombes atomiques françaises, dont les activités entre 1951 et 1997 sont toujours frappées du secret défense, est normal !!!

La presse et les associations bien sûr, ne sont pas invitées. C'est tout l'art de la transparence par l'absence des questions qui fâchent et du débat contradictoire !!!

Voilà encore le genre de manœuvre qui renforce le collectif "Sauvons la Dhuis" dans sa lutte pour l'abandon immédiat du projet de carrière de gypse à ciel ouvert sur les emprises du fort de Vaujours.

Le projet Placoplâtre ne doit pas constituer un frein a l'établissement de la vérité sur la nature réelle des risques : liés aux contaminations radioactives, aux pollutions chimiques, à la présence de métaux lourds et de munitions non explosées.

C'est aussi pour cela que nous demandons, en ce lieu, la levée du secret défense sur les activités du CEA auprès de l'État Français.

Pour rappel, nous comptons sur votre participation à la manifestation que nous organisons Samedi 8 février 2014, de Coubron à Courtry. Le point de rendez-vous est fixé, place du Pâtis à Coubron (93470) à partir de 14h30.

Le collectif SAUVONS LA DHUIS - http://sauvons.dhuis.fr

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lundi 27 janvier 2014

Fort de Vaujours : les révélations de l'IRSN

Fort de Vaujours : les révélations de l'IRSN

27/01/2014 : Nouveau communiqué du Collectif "Sauvons la Dhuis":

Après nos précédents appels à signer notre pétition pour la vérité sur la radioactivité et les pollutions du Fort de Vaujours (Déjà signée par plus de 82.000 personnes), la société Placoplâtre évoque les missions pour lesquelles elle aurait sollicité l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) afin de réaliser des mesures radiologiques.

SIGNER LA PÉTITION EN LIGNE SUR CHANGE.ORG A L'ADRESSE SUIVANTE : http://www.change.org/FortdeVaujours

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Entrée du Fort de Vaujours en 2010.

En effet, depuis 2011, Placoplâtre, filiale du Groupe Saint-Gobain, tente de rassurer les préfets de Seine-Saint-Denis et de Seine-et-Marne, les élus ainsi que les habitants des environs en s'appuyant sur des analyses de l'IRSN qui affirmeraient qu'il n’existe aucune contamination radioactive sur le site.

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Le 24 Janvier 2014, pressé par la médiatisation de notre pétition, l'IRSN a publié pour sa part une note d'information relative au fort de Vaujours.

La note de l'IRSN : IRSN_NI-Fort-Vaujours-Controles-Radiologiques_24012014.pdf

La lecture de cette note est édifiante, accablante et laisse sans voix.

On y apprend que la société Placoplâtre,s’était engagée en 2011, à rendre publics les résultats de leurs analyses. A ce jour, le collectif "Sauvons la Dhuis", malgré des demandes répétées, n'a jamais réussi à les obtenir. Cet engagement n'a donc jamais été tenu, aucun document de l'IRSN n'a jamais été communiqué lors des différentes réunions avec Placoplâtre sur le sujet !!!

Cette note met également en évidence des analyses réalisées à la demande exclusive de Placoplâtre. Celles-ci ont été limitées à l'analyse de carottes de sondages des sols réalisés par d’autres prestataires sans aucune garantie de provenance; ainsi qu'à la seule étude de points de contamination radioactifs ciblés lors des campagnes de prospection très limitées de 2001/2002 réalisées par la Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité (CRIIRAD) et la SUBATECH.

Dans cette note, l’IRSN affirme enfin que « les analyses radiologiques conduites par l’IRSN ne constituent pas un « état radiologique du site » permettant une évaluation d’un risque sanitaire éventuel induit pour les populations riveraines ».

La semaine dernière, dans la presse, le directeur général adjoint de l'IRSN a même confirmé que le site n'a été que très partiellement décontaminé en 2001/2002, pour lui : "le nettoyage a été fait" (seulement) "dans des zones ciblées".

À ces révélations, Il faut aussi ajouter les témoignages édifiants d'anciens du Commissariat à l'Energie Atomique (CEA) et de la CRIIRAD qui déclarent depuis des années :

  • que les moyens mis en œuvre en 2001/2002 par le CEA n'étaient pas en mesure de détecter les contaminations radioactives des sols en dessous de quelques centimètres de profondeur,
  • qu'un bloc d'uranium 238 sous quelques centimètres de terres est très difficile à déceler en surface,
  • que le CEA a reconnu que certains ouvrages contaminés ont été noyés dans le béton compte tenu de l’impossibilité de les décontaminer,
  • que les eaux potentiellement contaminées par les tirs à l'uranium, étaient déversées dans des puisards qui peuvent être contaminés en profondeur,
  • que les résultats des mesures de radioactivité réalisées sur site par les associations en 2011, 33 fois supérieures à la norme "doivent être pris en compte"

Les révélations de l'IRSN font donc éclater avec force, une bien triste vérité : aucun état radiologique complet du site n’a jamais été réalisé, et pourtant, cela n'empêche pas la société Placoplâtre de laisser entendre haut et fort que tout est normal et de s'enfoncer dans un jusqu'au-boutisme irresponsable.

Cette situation ne peut plus durer.

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Mesure de radioactivité à 33 fois la norme prise dans l'enceinte du fort de Vaujours en Mai 2011 avec un RADEX 1503.

Si nous voulons bâtir ensemble un avenir serein et partagé en ce lieu, il ne doit plus y avoir d'actes inconscients de dissimulation et de minimisation des risques.

Cet industriel ne doit plus être juge et partie des dangers qu'il fait courir à ses employés, à ses sous-traitants ainsi qu'aux populations riveraines des villes de Courtry, Coubron, Vaujours et d'ailleurs.

C'est pourquoi, le collectif "Sauvons la Dhuis" re-demande avec force, l'abandon immédiat du projet de carrière de plâtre à ciel ouvert sur les emprises du fort de Vaujours.

Le projet de Placoplâtre ne doit plus être un obstacle à l'établissement de la vérité sur la nature réelle des risques liés aux contaminations radioactives, aux pollutions chimiques, à la présence de métaux lourds et de munitions non explosées.

Ainsi nous demandons aux préfets de Seine-Saint-Denis et de Seine-et-Marne de publier, dans les plus brefs délais, des arrêtés préfectoraux interdisant :

  • l'exploitation des sols et des sous-sols du site
  • la destruction des bâtiments du fort de Vaujours
  • toute occupation humaine du site hormis celle liée à la sécurisation des accès du site

Ceci est un préalable indispensable pour que tous les moyens soient mis en œuvre, de façon indépendante, afin que toute la lumière soit faite sur les contaminations du fort de Vaujours.

C'est aussi pour cela que nous demandons, en ce lieu, la levée du secret défense sur les activités du CEA auprès de l'État Français.

Ce n'est que lorsque la vérité sera parfaitement établie et connue de tous, qu'un avenir pour le fort de Vaujours pourra être envisagé, ensemble.

Pour rappel, nous comptons sur votre participation à la manifestation que nous organisons Samedi 8 février 2014, de Coubron à Courtry. Le point de rendez-vous est fixé, place du Pâtis à Coubron (93470) à partir de 14h30.

Le collectif SAUVONS LA DHUIS - http://sauvons.dhuis.fr

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vendredi 24 janvier 2014

Journal POLITIS : Le fort de Vaujours miné par l’atome

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POLITIS : Le fort de Vaujours miné par l’atome

En région parisienne, un ancien site d’expérimentations nucléaires est l’objet d’une bataille entre l’entreprise BPB Placo, qui souhaite en faire une mine à ciel ouvert, et un collectif d’associations, qui affirme que les lieux ont subi une pollution radioactive.

Article paru dans Politis n° 1287

Voilà plus de dix ans que l’avenir du fort de Vaujours, à cheval entre la Seine-et-Marne et la Seine-Saint-Denis, est sujet à polémique. Aujourd’hui, le collectif Sauvons la Dhuis sonne l’alarme : trop d’incertitudes entourent le site, et la mine de plâtre qui devrait le remplacer constitue un danger. Construit en 1876, le bâtiment a été la propriété du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) de 1951 à 1997. L’organisme y réalisait des expériences pyrotechniques pour développer des détonateurs de bombes atomiques. Il utilisait de l’uranium appauvri qui, d’après les témoignages d’anciens employés, atterrissait parfois à plusieurs centaines de mètres de là.

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Fronton du Fort de Vaujours

En 1997, le CEA quitte les lieux et commence à nettoyer le site. Quatre ans plus tard, lors d’une campagne de mesures à la demande de plusieurs associations, la Commission de recherche et d’investigation indépendantes sur la radioactivité (Criirad), créée à la suite de la catastrophe de Tchernobyl, est autorisée à faire des relevés sur le site. Plusieurs zones radioactives sont détectées. « À l’époque, le CEA a reconnu avoir bétonné des zones trop contaminées pour être nettoyées », se souvient Bruno Chareyron, responsable du laboratoire de la Criirad. Le CEA poursuit son assainissement. « Seulement 1 000 mètres carrés sur 45 hectares !, déplore Christophe Nédélec, du collectif Sauvons la Dhuis.

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Nettoyer correctement le site coûterait très cher. » D’après Jérôme Joly, directeur général adjoint de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), le nettoyage a été fait dans des zones ciblées, ce qui, « sur le principe, ne le choque pas ». En 2005, la préfecture décide de frapper le site de servitudes pour encadrer l’exploitation du terrain : « Les terres issues de travaux de terrassement, construction ou modification du terrain doivent être stockées sur le site même. » Son utilisation pour un usage résidentiel ou recevant du public est interdite, et tous les travaux devront être contrôlés par l’IRSN.

Des servitudes qui seraient un simple « principe de précaution » pour Xavier Clément, porte-parole du CEA. « Les diverses commissions et services de l’État avaient de toute façon établi qu’il n’y avait plus d’impact radiologique sur le site », précise-t-il. En 2010, la société BPB Placo, qui possède déjà l’usine de plâtre voisine (l’une des plus grandes d’Europe), rachète les trois quarts du site. Elle souhaite détruire le bâtiment et installer une mine de gypse (le principal composant du plâtre) à ciel ouvert. Les associations s’inquiètent de nouveau : le site a-t-il été bien nettoyé ? Sans autorisation, le collectif Sauvons la Dhuis parvient à faire des mesures. « Nous sommes allés sur les points chauds identifiés par la Criirad. Notre appareil, un Radex, indiquait une valeur environ 30 fois supérieure au niveau naturel », raconte Christophe Nédélec. Au même moment, BPB Placo commence ses prospections en concertation avec l’IRSN. « On a recherché des traces d’uranium, mais on n’a rien trouvé », raconte Gilles Bouchet, responsable du développement des carrières à BPB Placo. L’Autorité de sûreté nucléaire (ARN) donne son aval.

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Entre les rapports officiels des organismes publics et les résultats d’une expertise citoyenne, où se niche la vérité ? Dès qu’il s’agit d’atome, la méfiance est de mise. Mais BPB Placo défend son travail. « Nous contestons les mesures du collectif, réagit Gilles Bouchet. L’IRSN a mesuré deux fois ces points, de façon publique, et je pense qu’il est difficile de mettre en doute ses compétences. » L’IRSN a réalisé deux types de mesures : elle a d’abord recherché des rayonnements puis analysé des prélèvements. Une méthode « très sensible » selon Jérôme Joly. De son côté, Bruno Chareyron estime que « le Radex est relativement performant pour détecter l’uranium.

C’est une matière très difficile à détecter, il faut vraiment être à l’endroit exact de la présence d’uranium, et qu’il ne soit pas recouvert de terre. Les résultats des recherches du collectif doivent être pris en compte ». Depuis 2010, et malgré les doutes, la société BPB Placo a continué ses prospections, et les villes alentour ont voté la modification de leur plan d’urbanisation pour y intégrer le futur chantier. « Ici c’est “placoland” !, s’insurge Christophe Nédélec. Le lobby est très puissant. On nie l’évidence de la présence de radioactivité, sinon l’exploitation du site ne serait plus rentable. Tout le monde flippe pour l’économie, pour l’immobilier. »

Depuis le 6 janvier, la bataille a pris un tournant. Le collectif a lancé une pétition dans laquelle il demande à la préfecture une nouvelle étude indépendante et la mise en place d’une enquête parlementaire. Quinze jours après sa mise en ligne, elle a déjà recueilli 80 000 signatures. Christophe Nédélec a tourné une dizaine de vidéos pour permettre aux internautes de comprendre ce dossier complexe. Plusieurs médias ont relayé l’information, notamment le Parisien. Dans ses pages, des témoignages troublants : un ancien du CEA dit avoir manipulé des produits radioactifs sans précautions, un sous-traitant déclare avoir été exposé à la radioactivité, ce qui expliquerait son cancer de la thyroïde. « Nous avons toujours appliqué la loi et nous avions des délégués du personnel qui auraient signalé tout problème », commente Xavier Clément, du CEA. « Dans la pétition, il est dit que nous allons demander la levée des servitudes, ce qui est faux, précise Gilles Bouchet. Nous savons creuser des mines et, à Vaujours, nous ne déplacerons pas la terre autre part que là où c’est autorisé. » L’entreprise, qui désire répondre aux signataires, souhaite l’organisation d’une réunion publique.

Elle prévoit aussi de créer un centre d’information sur les travaux. « Nous nous conformerons à ce que nous demande l’État, et voulons prendre en compte les remarques de la Criirad pour lever toutes les incertitudes », assure le responsable de BPB Placo. Pour lui, il n’est pas question d’exposer qui que ce soit à un danger radioactif. Et les supposées parties contaminées puis bétonnées, que deviendront-elles ? « Si quelqu’un devait démonter les bâtiments, ces zones bétonnées le seraient sous le contrôle radiologique de l’IRSN », répond Xavier Clément. Un dernier élément vient ajouter aux inquiétudes : les résultats d’une étude sur la santé des habitants de Courtry, la ville voisine.

Réalisée en 2012, elle révèle des taux très élevés de décès dus à des tumeurs : 16 points de plus que la moyenne de Seine-et-Marne pour les hommes, 23 de plus pour les femmes. Des chiffres qui viennent s’ajouter aux constatations de médecins : le nombre de cancers de la thyroïde et de dérèglements hormonaux dans le voisinage serait anormalement élevé. « Ça ne peut pas avoir de lien avec la radioactivité, explique Jérôme Joly, de l’IRSN, puisque c’est l’iode qui provoque ce type de maladies, et non l’uranium dans l’état dans lequel il était utilisé ici. »

En réaction à ces résultats et à la crainte grandissante de la population, la communauté d’agglomération Marne et Chantereine, propriétaire du reste du fort, et qui prévoyait d’y installer une zone d’activité logistique, demande à l’Agence régionale de santé qu’une étude soit menée « pour lever toute incertitude et apporter des éléments de réponse ». BPB Placo espère malgré tout pouvoir commencer ses travaux en 2016. Elle promet que la friche industrielle deviendra bientôt une zone de verdure sur laquelle chacun pourra venir se promener. Quant au collectif, il souhaite se battre jusqu’au bout : « On va organiser des manifestations. On ne va pas s’arrêter. C’est la vie des gens qui est en jeu ! », conclut Christophe Nédélec.

jeudi 23 janvier 2014

Fort de Vaujours : Les dangers sous estimés des munitions non explosées

Fort de Vaujours : Les dangers sous estimés des munitions non explosées

Nouveau communiqué du Collectif "Sauvons la Dhuis :"

Dans nos précédents appels à signer notre pétition pour la vérité sur la radioactivité et les pollutions du Fort de Vaujours (qui a déjà été signée par plus 80.000 personnes), nous n'avons parlé que brièvement des risques liés à la présence de munitions non explosées dans les sols du Fort de Vaujours.

Pour rappel, nous comptons sur votre participation à la manifestation que nous organisons Samedi 8 février 2014, de Coubron à Courtry. Le point de rendez-vous est fixé, place du Pâtis à Coubron (93470) à partir de 14h30.

Dans le livre édité par le Commissariat à l'Energie Atomique, "Si Vaujours m'était conté", il est raconté comment le CEA a tenté pendant 10 années de déminer le site (1956-1966). En effet, suite à l'explosion du dépôt de munitions du fort en 1944, il restait un nombre très important de munitions non explosées. Le fort de Vaujours a été aussi un temps utilisé comme lieu de destruction de munitions pour une partie de la Seine-et-Oise.

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Lors des campagnes de 2001-2002, la CRIIRAD a signalé que les campagnes de détection du CEA ne permettaient pas détecter les explosifs à plus de 50cm de profondeur.

Pour essayer de caractériser ces explosifs, des explorations ont été réalisées à la batterie Sud du Fort de Vaujours et autour de l'ancienne cafétéria, propriété de la Communauté d'Agglomération de Marne et Chantereine.

Ces recherches ont permis la découverte de munitions explosées et non explosées dans les talus de terres et la cour de la batterie Sud. Il a été mis à jour des obus non explosés de l'Armée Française et Allemande, de calibres divers, sous seulement quelques centimètres de terre, quand ils n'affleuraient pas !!! Ils ont été trouvés avec une telle facilité que cela nous interroge sur l'étendue des munitions non explosées qui subsistent sur le site ???

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La batterie Sud du fort de Vaujours, propriété de la Communauté d'Agglomération de Marne et Chantereine.

Il a donc été découvert, non explosés, des grenades quadrillées de la première guerre (ces engins sont depuis interdits par la convention de Genève), un nombre important de cartouches 8mm Lebel et 7,5mm ainsi que des obus allemands de défense anti-aérienne (8,8 et 2cm Flak). Il a été trouvé des débris d'obus de très gros calibres non identifiés avec des amorces contenant du Fulminate de Mercure. Il a aussi été identifié des ampoules de grenades Bertrand de 14/18, encore pleines de gaz militaire incapacitant !!!

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Obus de DCA Allemande trouvés dans les talus de la batterie Sud du fort de Vaujours

Il a été découvert dans un document d'archive du Service Historique de la Défense (côte CDAOA), l'existence d'un accident grave de déminage en 1947, "ayant entrainé une explosion malencontreuse à l'occasion de la destruction de munitions opérée par un entrepreneur privé". Cette explosion très puissante a entièrement détruit le passage couvert permettant l'accès à la batterie Nord du fort de Vaujours.

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Campagne de déminage réalisée par le CEA de 1956 à 1966 (Source CEA)

Il est à noter que la Communauté d'Agglomération de Marne et Chantereine autorise, depuis 2 ans, une association enregistrée à Vaujours à occuper la batterie Sud du Fort. Cette association y accueille des jeunes des environs, y organise des soirées. Ces activités sont contraires aux servitudes d'utilité publique qui frappent le site. En effet, le Ministère de l’Ecologie, précise que certaines activités y sont proscrites : "un usage résidentiel, des activités agricoles, des activités entraînant la présence régulière d’enfants, les établissements recevant du public et les lieux de rassemblement de personnes (parc public, camping, aire de spectacle, …) sont proscrits".

Ampoules de grenade Bertrand

Ampoules pour grenades "Bertrand" encore pleines de gaz de combat incapacitant.
25/01/2014 : Commentaire d'Herik

Étant dans le milleu du déminage, je viens apporter une petite correction. Ce ne sont pas des ampoules de grenades Bertrand, mais des ampoules d'un allumeur de mines allemands. Le Buck. Il n'a aucun effet incapacitant. Les grenades Bertrand étaient rondes et l'ampoule en verre se devait de l'être également. http://www.dbt-eod-012.com/theme_BuckZunder.htm - http://ww2-germanarmy.conceptbb.com/t433-glasmine-43

Quand on connaît la dangerosité des munitions non explosées qui ont été trouvées à la batterie Sud, associée aux contaminations radioactives et autres pollutions chimiques et en métaux lourds connus du site, cette autorisation d'accès par la Communauté d'Agglomération de Marne et Chantereine est irresponsable.

En effet, à la lumière de cette autorisation et devant l'ampleur et la complexité conjuguée des risques, nous nous interrogeons très fortement sur la capacité de la Communauté d'Agglomération de Marne et Chantereine à gérer ce site sur les 15 hectares du Fort de Vaujours en sa possession.

Ainsi nous demandons, avec force, l'abandon définitif du projet de création d'une zone d'activité économique sur le fort de Vaujours.

Le collectif SAUVONS LA DHUIS - http://sauvons.dhuis.fr

Rejoignez nous sur Facebook : https://www.facebook.com/sauvonsdhuis

Lien vers la manifestation sur Facebook : https://www.facebook.com/events/640101669358777

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lundi 20 janvier 2014

Fort de Vaujours : Appel à manifester Samedi 8 Février 2014 après-midi

Communiqué du Collectif "Sauvons la Dhuis" :

Fort de Vaujours : Appel à manifester Samedi 8 Février 2014 après-midi

Lien vers la manifestation sur Facebook : https://www.facebook.com/events/640101669358777

Vous êtes déjà plus de 78.000 personnes à avoir signé la pétition du Collectif "Sauvons la Dhuis" pour la vérité sur la radioactivité et les pollutions du fort de Vaujours.

SIGNER LA PÉTITION EN LIGNE SUR CHANGE.ORG A L'ADRESSE SUIVANTE : http://www.change.org/FortdeVaujours

Vous êtes déjà plus de 78.000 personnes à vous indigner devant les projets surréalistes de Placoplâtre et de la Communauté d'Agglomération de Marne et Chantereine (CAMC), sur un ancien site du Commissariat à l'Énergie Atomique (CEA) contaminé par des matières radioactives, pollué aux métaux lourds, chimiquement souillé et piégé par des obus non explosés depuis la seconde guerre mondiale.

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Novembre 2011, manifestation victorieuse pour empêcher la vente de 4,7 kms de la Dhuis à Placoplâtre.

Vous êtes déjà plus de 77.000 personnes à demander la vérité sur l'état de santé des populations locales qui souffrent, dans l'indifférence, de taux de décès par cancer anormalement élevés depuis des dizaines d'années.

Depuis le lancement de notre pétition, des anciens du CEA du Fort de Vaujours et des médecins du secteur se sont mis spontanément à parler et à nous soutenir. La chape de plomb est en train de se fissurer. L'heure de la vérité a sonné.

Devant les tentatives d'élus de minimiser la gravité de la situation, le silence absolu des services de l'ÉTAT, le jusqu'au-boutisme de Placoplâtre et les voeux pieux de la Communauté d'Agglomération de Marne et Chantereine :

Le collectif « Sauvons la Dhuis », vous invite à une marche pour dire :

NON aux projets de Placoplâtre et de la Communauté d'Agglomération de Marne et Chantereine

POUR que tous les moyens soient donnés afin de trouver les causes des taux élevés de décès par cancer dont souffrent les riverains du Fort de Vaujours.

Cette marche aura lieu Samedi 8 Février 2014 à partir de 14h30. Le lieu du rendez-vous a été fixé sur la commune de Coubron (93470), au niveau la place du Pâtis.

Cette marche pour la santé des citoyens, d'une durée de 2 heures, permettra de faire un aller-retour de Coubron (93470) à Courtry (77181), entre la Seine-Saint-Denis et la Seine-et-Marne.

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Novembre 2011, manifestation victorieuse pour empêcher la vente de 4,7 kms de la Dhuis à Placoplâtre.

Samedi 8 février 2014 à 14h30, d'où que vous soyez, nous comptons donc fortement sur votre participation afin de préserver la santé des habitants et des personnes qui interviendront sur le site et pour exiger que Placoplâtre et la Communauté d'Agglomération de Marne et Chantereine abandonnent DÉFINTITVEMENT leurs projets respectifs d'une carrière à ciel ouvert et d'une zone d'activité économique sur le fort de Vaujours.

Nous comptons également sur vous nombreux pour demander la levée du secret défense et la mise en place d'une commission d'enquête parlementaire relative aux conséquences des expérimentations nucléaires réalisées au Centre d'études du Commissariat à l'Énergie Atomique de Vaujours-Courtry.

Cette manifestation est avant tout une marche citoyenne et apolitique. Ainsi, nous demandons aux élus et membres de partis politiques souhaitant participer à cet événement de ne porter aucun signe distinctif et de n'envoyer aucun message à caractère politique.

SIGNER LA PÉTITION EN LIGNE SUR CHANGE.ORG A L'ADRESSE SUIVANTE : http://www.change.org/FortdeVaujours

Cordialement,

Le collectif SAUVONS LA DHUIS - http://sauvons.dhuis.fr

Rejoignez nous sur Facebook : https://www.facebook.com/pages/Sauvons-la-Dhuis/1378477362397996

Lien vers la manifestation sur Facebook : https://www.facebook.com/events/640101669358777

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