Les Abbesses de Gagny-Chelles

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Fort de Vaujours

Le CEA (Commissariat à l'Energie Atomique) a utilisé le fort de Vaujours (localisé sur les villes de Vaujours, Courtry et Coubron) de 1955 – 1997 (afin de réaliser des expérimentations dans les technologies du nucléaire). C’est sur le fort de Vaujours qu’a été développé le système de détonation de la première bombe atomique française. De 2000 à 2002, suite à un long combat politico-associatif, le CEA a accepté des études de la CRIIRAD afin d’étudier les pollutions radioactives du site (45ha).

L'entrée du fort de Vaujours en 2010.

En 2002, La CRIIRAD (Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité) a démontré l’importance de la pollution du site au travers de quelques mesures exploratoires. Suite à ce rapport qui n’était pas une cartographie radiamétrique complète, le CEA a a fait réaliser par SUBATECH, une décontamination limitée du site en surface autour des zones contaminées découvertes par la CRIIRAD.

Cette association a émis de très nombreuses réserves suite à ces opérations limitées de nettoyage, des réserves qui ont été très appuyées auprès de tous les acteurs dixit Bruno Chareyron, responsable du laboratoire de la CRIIRAD.

Le rapport de 2002 ( Rapport CRIIRAD - Dossier Vaujours / Synthèse et recommandations de la CRIIRAD du 17 Septembre 2002 ) exprime la nécessité d’un dépistage plus approfondi du site (Chapitre 3.2 page 10).

En 2010, la majeure partie du site est rachetée à l'état Français par la société Placoplatre dont des usines résident à proximité immédiate.

Une zone moindre est acquise par la Communauté d’Agglomération de Marne et Chantereine (CAMC – Chelles, Courtry, Vaires-sur-Marne, Brou-sur-Chantereine). Placoplatre désire réaliser une carrière à ciel ouvert et le CAMC, une zone d’activités.

Une carrière à ciel ouvert, cela signifie le déplacement sur 35ha et sur 20 mètres d’épaisseur des couches de terres et de strates géologiques supérieures du site, puis l’éclatement des masses de gypses avec des explosifs !!!

Une Zone d’activité, cela signifie des travaux pour construire des bâtiments et dont le remaniement des sols à proximité immédiate d’une carrière à ciel ouvert sur des sols très probablement contaminés.

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lundi 19 septembre 2011

Fort de Vaujours : Les associations du fort se fédèrent

Les associations du fort se fédèrent

Le Parisien - édition Seine-et-Marne Nord T.P | 17.09.2011, 07h00

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Fort de Vaujours en 2010.

Une dizaine d’associations de défense de l’environnement se sont réunies autour de Bruno Chareyron, ingénieur en physique nucléaire, mercredi soir à Villeparisis (Seine-et-Marne). Au centre de leurs débats : le fort de Vaujours, un ancien site militaire de 45 ha à cheval sur Courtry, Coubron (Seine-et-Marne) et Vaujours. L’endroit a abrité le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) jusqu’en 1997, lequel a procédé à des essais pour développer la bombe atomique française. Bruno Chareyron a exposé à la trentaine d’associatifs présents les résultats inquiétants de la Commission de recherche et d’information indépendante sur la radioactivité (Criirad).

« Il reste des traces radioactives dans les sols, affirme l’expert. Le taux de contamination dépasse les critères définis par la Direction générale de la santé. »

Un autre lieu a été évoqué lors de la réunion : Sita FD, à Villeparisis, où sont stockés des déchets à radioactivité naturelle renforcée depuis 2008. « C’est la toute première fois qu’autant d’associations locales se réunissent, explique Gérard Eripret, membre des Amis de la Terre 77. Notre objectif est de trouver des solutions pour que des mesures efficaces soient prises à propos de ces sites dangereux : espérons qu’un collectif collectif est né! »

mercredi 14 septembre 2011

La radioactivité au fort de Vaujours en débat

Le PARISIEN Édition Seine-et-Marne Nord

Faustine Léo | Publié le 14.09.2011, 07h00

«Si on creuse, il est probable qu’il reste de la radioactivité due aux tirs d’essais. » Bruno Chareyron, le responsable du laboratoire de la Commission de recherche et d’information indépendante sur la radioactivité (Criirad), évoque là le fort de Vaujours.

Ce site militaire de 45 ha réparti entre Courtry, Coubron et Vaujours (Seine-Saint-Denis) a abrité jusqu’en 1997 le Commissariat à l’énergie atomique (CEA), lequel a procédé à partir de 1955, jusque dans les années 1980, à des essais pour développer la bombe atomique française.

Ces essais ont utilisé de l’uranium naturel et appauvri.

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Fort de Vaujours (seine-saint-denis). 15 ha du site ont été rachetés par l’intercommunalité de Marne et Chantereine, qui veut y implanter une zone logistique. Les 30 ha restants doivent devenir une carrière de gypse à ciel ouvert exploitée par Placo.

Cet expert vient ce soir à 20h30 à Villeparisis, à l’invitation des Amis de la Terre 77, pour expliquer ce qu’il sait de la situation du fort. « Pour certaines personnes, il est décontaminé. Ce n’est vrai ni pour l’uranium ni pour les polluants chimiques ni pour les explosifs, explique-t-il. Le CEA a bétonné certains endroits contaminés. Si on creuse, on risque de tomber sur ces poches. »

Au cours de cette réunion d’information et de travail, il fera aussi la lumière sur les stockages de déchets inertes de l’entreprise Sita FD à Villeparisis.

Pour la première fois, plusieurs associations de défense de l’environnement qui étudient le sujet (Environnement 93, Nature Environnement 77, Les Citadines, Adenca…) se réunissent afin de trouver des solutions.

Le rapport de la Criirad, à la suite du test réalisé sur une petite partie du terrain de Vaujours en 2002, a établi « une contamination résiduelle des sols par l’uranium, dépassant les critères définis par la Direction générale de la santé et montrant l’insuffisance des travaux de décontamination antérieurs ». Le sol concentre 10 000 becquerels par kilo de terre, contre 40 naturellement.

« Ces doses peuvent à la longue augmenter les risques de cancer. Mais il faut surtout être prudent par rapport aux travaux qui pourraient être engagés. », affirme Bruno Chareyron.

Réunion salle Wissols, chemin des Petits-Marais à Villeparisis, à 20h30.

vendredi 24 juin 2011

Uranium : Le scandale de la France contaminée (Fr3)

Pour mieux comprendre les risques liés à l'exploitation du gypse sur le site du fort de Vaujours\Courtry par la société Placoplatre, voici un reportage qui décrit très bien les problèmes de pollution liés à l'uranium, comme celle présente dans les sols du fort.

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Pour mieux comprendre la problématique, veuillez lire ou relire notre communiqué : Fort de Vaujours / Courtry ou le risque d’un désastre sanitaire majeur

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Fort de Vaujours\Courtry - 2011 - Mesure d'une radioactivité 33 fois supérieures à la norme.

Pièces à conviction - Uranium : le scandale de la France contaminée

Le 11 février 2009, France 3, magazine Pièces à Conviction n°72, présenté par Elise Lucet et intitulé "Uranium : le scandale de la France contaminée".

SYNOPSIS

Depuis plusieurs décennies, des déchets radioactifs extrêmement dangereux ont été disséminés en toute discrétion dans les campagnes, à proximité de zones habitées. Entre 1945 et 2001, la France a exploité 210 mines d'uranium, produisant 300 millions de tonnes de déchets radioactifs, abandonnés sans mesure de protection particulière. Qui sont les responsables ? Pourquoi l'Etat n'a-t-il pas alerté les riverains ? Et enfin, les populations concernées sont-elles en danger ?

Au sommaire :

  • Gueugnon, alerte à la radioactivité - Un reportage de Romain Icard.
  • Nos belles campagnes... des poubelles radioactives ? - Un reportage d'Emmanuel Amara.
  • L'omerta politique - Un reportage de Romain Icard.

Uranium: Le scandale de la France contaminée 1/6 par Wakeup-
Uranium: Le scandale de la France contaminée 2/6 par Wakeup-
Uranium: Le scandale de la France contaminée 3/6 par Wakeup-
Uranium: Le scandale de la France contaminée 4/6 par Wakeup-
Uranium: Le scandale de la France contaminée 5/6 par Wakeup-
Uranium: Le scandale de la France contaminée 6/6 par Wakeup-

vendredi 27 mai 2011

Fort de Vaujours / Courtry ou le risque d’un désastre sanitaire majeur

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Le CEA (Commissariat à l'Energie Atomique) a utilisé le fort de Vaujours (localisé sur les villes de Vaujours, Courtry et Coubron) de 1955 – 1997 (afin de réaliser des expérimentations dans les technologies du nucléaire). C’est sur le fort de Vaujours qu’a été développé le système de détonation de la première bombe atomique française. De 2000 à 2002, suite à un long combat politico-associatif, le CEA a accepté des études de la CRIIRAD afin d’étudier les pollutions radioactives du site (45ha).

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L'entrée du fort de Vaujours en 2010.

En 2002, La CRIIRAD (Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité) a démontré l’importance de la pollution du site au travers de quelques mesures exploratoires. Suite à ce rapport qui n’était pas une cartographie radiamétrique complète, le CEA a a fait réaliser par SUBATECH, une décontamination limitée du site en surface autour des zones contaminées découvertes par la CRIIRAD.

Cette association a émis de très nombreuses réserves suite à ces opérations limitées de nettoyage, des réserves qui ont été très appuyées auprès de tous les acteurs dixit Bruno Chareyron, responsable du laboratoire de la CRIIRAD.

Le rapport de 2002 ( Rapport CRIIRAD - Dossier Vaujours / Synthèse et recommandations de la CRIIRAD du 17 Septembre 2002 ) exprime la nécessité d’un dépistage plus approfondi du site (Chapitre 3.2 page 10).

En effet, le site n’a été que partiellement analysé et cela avec des méthodes ne permettant pas une analyse au-delà de quelques centimètres sous la surface (Chapitre. 2.7 page 7, ). De plus le CEA a admis être dans l’incapacité de nettoyer certaines zones contaminées du site. Le rapport déclare également une contamination des sous-sols au travers des eaux souterraines (Chapitre 5.3 page 16).

Mesure à 30 fois la norme filmée par l'association l'Effort de Vaujours en Mai 2011.

Le CEA a rétorqué à ces réserves que celles-ci seraient couvertes par des servitudes du site dans le cadre d’un arrêté préfectoral. Ces servitudes devaient protéger le site de toute utilisation pouvant nuire à la santé publique.

8 années s’écoulent et le dossier est oublié de tous…

En 2010, la majeure partie du site est rachetée à l'état Français par la société Placoplatre dont des usines résident à proximité immédiate.

Une zone moindre est acquise par la Communauté d’Agglomération de Marne et Chantereine (CAMC – Chelles, Courtry, Vaires-sur-Marne, Brou-sur-Chantereine). Placoplatre désire réaliser une carrière à ciel ouvert et le CAMC, une zone d’activités.

Une carrière à ciel ouvert, cela signifie le déplacement sur 35ha et sur 20 mètres d’épaisseur des couches de terres et de strates géologiques supérieures du site, puis l’éclatement des masses de gypses avec des explosifs !!!

Une Zone d’activité, cela signifie des travaux pour construire des bâtiments et dont le remaniement des sols à proximité immédiate d’une carrière à ciel ouvert sur des sols très probablement contaminés.

En Mai 2011, l’association l’EFFORT de VAUJOURS dénonce la pollution toujours existante du site avec des taux en surface jusqu’à 33 fois la norme. Elle en apporte la preuve au travers d’un film et des photos.

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La CRIIRAD ne tarde pas à réagir et demande que le fort de Vaujours doit faire l’objet de nouvelles expertises et que les activités prévues sont contraires aux servitudes qui devaient frapper le site.

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La société Placoplatre, filiale du groupe Saint-Gobain, en réaction a déclaré qu’aucune mesure anormale n’a été détectée et a mis en place dans la foulée un gardiennage 24h/24h . Placoplatre déclare dans des communiqués officiels que le site a été nettoyé et qu'il n'est plus contaminé.

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Si la contamination du site est conforme aux propos et réserves de la CRIIRAD : Les risques sont multiples, les principaux étant la contamination des populations et des travailleurs par l’inhalation de poussières radioactives, l’ingestion de matières et de denrées alimentaires contaminées et d’expositions externes. Il convient également de préciser les risques additionnels liés aux explosifs et autres pollutions hautement toxiques qui ont souillé les sols du Fort de Vaujours.

mercredi 18 mai 2011

Fort de Vaujours : Le fort doit faire l'objet d'une nouvelle expertise

Bruno Chareyron dirige le laboratoire de la CRIIRAD, l'organisme indépendant spécialisé dans la radioactivité. Il juge « inquiétantes » les mesures relevées par les bénévoles sur le site de l'ancien centre d'étude atomique (CEA).

Interview réalisée par Ludovic Francisco et parue le 18 Mai 2011.

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Bruno Chareyron ditigele laboratoire de la CRIIRAD, la plus haute autorité indépendante en matière de radioactivité en France.

Concernant les relevés de radioactivité réalisés par l'association ,« L'Effort de Vaujours », comment accueillez-vous ces résultats?

Je suis à la fois étonné et pas tellement surpris. Étonné parce que, suite à notre expertise au début des années 2000, le CEA s'était engagé à décontaminer le site. Mais d'un autre côté, je ne suis pas tellement surpris parce que nous avions émis déjà de fortes réserves sur tout un tas d'aspects liés notamment à l'impossibilité de contrôler à fond la totalité du site. Je pense notamment aux sous: sols. Pour information, nos appareils sont incapables de détecter une source produisant 50 millions de Becquerels si celle-ci est enterrée à seulement quelques centimètres de profondeur.

A l'aide de compteurs Geiger, les bénévoles ont récemment mesuré des taux allant jusqu'à 3,31 micro-Sieverts/heure, ce qui correspond au rayonnement reçu par le corps humain en cas d'exposition. Est-ce inquiétant ?

3 microSieverts/heure, c'est un rayonnement clairement anormal. La norme en lle-de-France n'est que de 0,10 microSieverts/heure. C'est ce qu'on appelle le bruit de fond, la radioactivité naturelle. On est donc 30 fois au-delà de la norme.

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Mesure à 33 fois la norme prise l'association l'Effort de Vaujours en Mai 2011.

Cela représente t'il un danger sanitaire?

Cela dépend de nombreux paramètres. Il faudrait d'abord caractériser le type de rayonnements. L'uranium 238, comme semble en' contenir le site, émet par exemple tous types de rayonnements: alpha, bêta, gamma. Il est donc dangereux. Concrètement, les risques auxquels pourrait être confrontée une personne en contact avec la radioactivité sont de trois types : par irradiation, par inhalation et par ingestion.

Sur ce site, nous sommes dans le domaine de ce que nous appelons les « très faibles doses ». Cela ne veut pas dire qu'elles sont inoffensives. Tout rayonnement au-dessus de la normale présente un danger pour la santé à long terme. Qui peut se traduire par des cancers de tous-types.

Mesure à 30 fois la norme filmée par l'association l'Effort de Vaujours en Mai 2011.

La société Placo envisage d'exploiter le gypse à l'emplacement du fort. Cela est-il compatible à votre avis avec la présence éventuelle de radioactivité ?

C'est ce que je trouve de plus étonnant. La dernière fois ue nous sommes intervenus sur le site, il était convenu que l'Etat allait frapper le terrain de servitudes, suite aux nombreuses réserves émises par notre laboratoire. Nous nous apercevons aujourd'hui que le terrain a été vendu. Qui plus est à un exploitant de gypse qui, j'imagine, va creuser la terre. Or un site, pour être banalisé, doit avoir été décontaminé à 100 %.

Pourquoi n'êtes-vous pas intervenus depuis 2002 ?

Sur des dossiers comme celui-là, nous intervenons sur sollicitation des associations, ou au moins lorsque l'information nous parvient. Notre laboratoire est basé à Valence dans la Drôme, nous sommes une petite équipe. Là, visiblement, il y a eu un blanc. Je ne m'explique pas que personne ne nous ait pas alertés depuis cette date, au moins sur la vente des terrains.

Qu'avez-vous prévu de faire?

Nous allons nous mettre en relation avec les bénévoles, afin de réunir un maximum de documents. Nous sommes des scientifiques, il nous faut donc recueillir des éléments, avant d'émettre un juqement. Nous allons également interpeller le préfet de Seine-et-Marne pour demander des explications. Nous vouIons comprendre comment un terrain peut avoir été rendu au domaine public quand on sait qu'il n'a pas été contrôlé en totalité et qu'il présente donc un risque potentiel. ,

La radioactivité représente-t-elle le seul danger sur le site ?

Non ! Dans nos précédents rapports, nous avions mis en évidence la présence de pollutions chimiques et la probabilité de trouver en sous-sol des explosifs hérités du passé militaire du fort.

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dimanche 15 mai 2011

Fort de Vaujours : Nouvelles inquiétudes sur la radioactivité du fort

Article du Parisien - Edition Seine-Saint-Denis

Fort de Vaujours : Nouvelles inquiétudes sur la radioactivité du fort

Vieille de plus de dix ans, la question de la pollution du fort de Vaujours, ancien site du CEA (Commissariat à l'énergie atomique) revient au cœur de cette campagne des cantonales. Les associations de défense de l'environnement ont trouvé un appui avec le candidat écolo, soutenu par le PS, Rodrigo Arenas-Munoz. Hier, il s'est rendu sur le site, avec Claude Bartolone, le patron socialiste du département, des élus, soutiens et militants associatifs, pour réclamer une étude indépendante sur la question. « La visite était prévue avant les événements du Japon », précise Rodrigo Arenas-Munoz.

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FORT DE VAUJOURS, HIER APRÈS-MIDI. Visite express d'une partie de l'ancien fort de Vaujours, dont la barrière éventrée permet à quiconque de s'y introduire. Rodrigo Arenas Munoz(au centre), Claude Bartolone, Lisa Leclerc de l'Effort de Vaujours, des élues socialistes et militants de l'environnement ont réclamé une étude sérieuse sur l'éventuelle pollution du site, propriété en partie de Placoplatre.

La catastrophe nippone a toutefois empêché Cécile Duflot, la chef de file d'Europe Ecologie-les Verts, de se joindre au groupe, hier après-midi. Direction la route Stratégique, pour trouver ce trou dans le grillage, qui permet à quiconque de s'introduire sur le site.

Plus tard, on verra d'ailleurs sortir des fourrés deux garçons… Les militants connaissent bien les lieux : « On est sur le terrain qui appartient à la communauté d'agglomération Marne et Chantereine en Seine-et-Marne. »

Des taux élevés pour les uns, normaux selon les autres De l'autre côté de la clôture, en Seine-Saint-Denis, se trouve l'entreprise Placoplatre. « C'est là qu'on a fait des relevés en décembre, précisent les militants de l'Effort de Vaujours.

Ces relevés indiquaient un taux de radioactivité 15 à 20 fois supérieur à la normale. Placoplatre a aussi fait des relevés et, aux mêmes endroits, a tracé par terre à la peinture : PC, pour point chaud…

Et, comme par hasard, une barrière et un gardiennage existent depuis. » Pour Rodrigo Arenas-Munoz, ces relevés sont au moins de nature à alimenter le doute, y compris sur tous les projets d'aménagement alentour. Par communiqué de presse de trois pages, Placoplatre détaille sa position. Entre autres, l'entreprise assure avoir fait une campagne de mesures, mais n'a « détecté que des valeurs correspondant à la radioactivité naturelle ».

La barrière et la sécurisation du site auraient été décidées pour éviter toute intrusion et risque d'accidents corporels, mais sans rapport avec les relevés des associations. L'entreprise a acquis en 2010 un domaine foncier qui appartenait au ministère de la Défense et au CEA, dans le but d'étendre les réserves de gypse exploitables.

Claude Bartolone a annoncé qu'il allait saisir Saint-Gobain, maison mère de Placoplatre, pour avoir communication des mesures de radioactivité, afin de pouvoir « fournir une information plus régulière aux habitants de ce secteur », très prisé pour sa tranquillité.

(LP/C.S.)

mercredi 30 mars 2011

Fort de Vaujours : Le terrain qui accueillera des entreprises est contaminé

Le terrain qui accueillera des entreprises est contaminé

Article de LaMarne, 30 Mars 2011.

On y pénètre plus aisément que dans lé fort. Un trou béant dans le grillage d'enceinte de l'ancien Centre d'études atomiques (CEA), côté Courtry,' offre une voie quasi royale à celui qui transite via la fameuse « Route stratégique». C'est par ce chemin, emprunté il y a une quinzaine de jours par Claude Bartolone, le président du Conseil général de Seine-Saint-Denis égaré le temps d'un instant chez le département voisin, que nous avons suivi les bénévoles de « l'Effort de Vaujours ». Un petit périple au milieu d'un vaste complexe de bâtiments abandonnés, aux fenêtres brisées, envahis par la végétation. Un vrai décor d'apocalypse. "Nous nous trouvons dans l'ancienne zone de soutien du CEA : c'est là qu'étaient installés les services administratifs, techniques et d'entretien », commente Lisa, la présidente de l'association.

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Lisa Leclerc, présidente de l'association l'Effort de Vaujours.

Mais gare où vous mettez les pieds. Le sol est parsemé de trous aussi larges que profonds. « Cela fait longtemps que toutes les grilles métalliques ont été récupérées par les gens du voyage », note Blaise, un autre bénévole. Au bout de quelques centaines de mètres, la végétation 's'épaissit, les bâtiments se font plus rares, le sol devient moins régulier.

« Nous avons atteint la batterie sud du fort, toujours à Courtry », précise Lisa. Un détail qui a son importance: toute la zone que nous avons parcourue, qui couvre une quinzaine d'hectares, appartient depuis l'an dernier à la communauté d'agglomération Marne-et-Chantereine. L'intercommunalité projette de créer à cet endroit une zone d'activités.

Une opération qui nécessitera à priori de faire raser l'ensemble des bâtiments dé l'ancien CEA. Séparée par un grillage, infranchissable celui-là, l'autre partie, côté Vaujours, est la de la société Placoplâtre.

Des taux supérieurs aux taux naturels

C'est d'abord vers l'une des nombreuses casemates qu'abrite le CEA que nous emmènent les bénévoles. Ce local à demi enterré, aussi vieux que le fort lui-même, porte le n°13. Il aurait servi selon l'association aux experts du CEA pour réaliser des expériences: Une petite lucarne au verre épais, plantée au beau milieu de la porte d'entrée en acier, semble confirmer cette analyse.

Mais ce qui est plus probant encore sont les mesures que les bénévoles réalisent à cet endroit, A l'aide de compteurs Geiger, un modèle de chez Radex, ils ont pu relever au sol des taux allant de 0,25 à 0,48 microsieverts/heure (Sv/h). Un rayonnement artificiel certes loin des niveaux enregistrés au cœur du fort (iusqu'à 1,71 Sv/h), mais en tous cas bien supérieurs à la radioactivité naturelle, qui oscille en région parisienne etre 0,08 et 0; 15 Sv/h ...

« Théoriquement, sous le sol, on n'atteint jamais de tels taux. C'est d'autant plus inquiétant que le CEA affirmait, avant son départ, avoir nettoyé le site jusqu'à 50 cm de profondeur! Cela prouve que les sous-sols abritent encore des déchets radioactifs », soutient Hal, le « Monsieur Radiochimie» de l'association.

A quelques mètres de là, une galerie où l'on accède par un long escalier se termine en cul-de-sac: elle a été bouchée à l'aide de remblai. Dès mesures réalisées à cet endroit fournissent encore des chiffres au-dessus de la norme.

« Ce tunnel relie la batterie sud à un bâtiment de recherche situé à l'extérieur. Cela nous Intrigue, pas seulement parce que le tunnel est bouché. Mais surtout parce que les taux à l'air libre doublent entre l'intérieur et l'extérieur », poursuit Hal.

Les travaux risquent de disperser des radio-éléments

L'idée fait frémir les bénévoles : « Sur un site qui subit les vents et les pluies depuis dix ans, il y a forcément eu du mouvement sous terre. D'un point de vue, sanitaire, Quant aux radioéléments qui se trouvaient à l'air libre, ils ont probablement été lessivés, tandis que la végétation les a recouverts. Cela ne veut pas dire qu'ils n'existent plus. Ils risquent fort d'être dispersés lorsque la terre sera retournée au moment des travaux », soutient Hal.

... Nous avons voulu faire vérifier ces affirmations par l'organisme qui fait autorité actuellement, la,CRIIRAD. Mais, extrêmement sollicité depuis la catastrophe de Fukushima, le laboratoire indépendant n'a pas pu répondre, pour le moment, à nos sollicitations. Mais les bénévoles de « L'Effort de Vaujours» croient fermement à leurs analyses: « Nous invitons les représentants de la communauté d'agglomération à venir consteter par eux- mêmes nos mesures », Iancent-ils.

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mercredi 16 février 2011

Fort de Vaujours : Le fort de Vaujours renferme toujours de la radioactivité

Une association tire l'a sonnette d'alarme.

Le fort de Vaujours renferme toujours de la radioactivité

Des mesures effectuées par des bénévoles confirment la présence de radioactivité au fort de Vaujours. Une révélation qui tombe alors que l'ancien centre d'étude atomique (CfA) doit être reconverti en carrière à plâtre et accueillir des entreprises.

Article LaMarne, 16 février 2011.

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Le fort de Vaujours, promis à la destruction par l'exploitation de gypse qui doit s'y ouvrir, renfermerait encore d'inavouables secrets.

Ils ne croyaient pas les rapports officiels. Ils sont allés vérifier par eux-mêmes. Depuis un an et demi, les bénévoles de l'association «L'effort de Vaujours» visitent clandestinement l'ancien centre d'étude atomique (CEA). Ce site, à cheval sur Vaujours (Seine-Saint-Denis) et Courtry (Seine-et-Marne) a fermé ses portes en 1997. Mais les tirs qui se sont déroulés durant cinquante ans dans les bunkers du fort, et qui ont permis d'élaborer la première bombe atomique française, ont laissé des traces invisibles : l'uranium.

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Mesure à 30 fois la norme prise dans l'enceinte du fort central en 2011.

Depuis l'année dernière, la colline de 45 hectares n'appartient plus à l’État: elle a été vendue à la société BP Placo et à la communauté d'agglomération Marne-et-Chantereine. Le premier, qui possède son usine à proximité immédiate, projette d'y ouvrir une carrière de gypse, tandis que le second souhaite y créer une zone d'activités. Un arrêté inter-préfectoral datant de 2004 permet en effet une implantation industrielle, à défaut de toute autre occupation.

C'est ainsi que les bénévoles parcourent régulièrement les salles désaffectées du fort et épais sous-bois qui l'entoure à la recherche de radioactivité.

« Depuis la vente Placo a grillagé le terrain et engagé un vigile qui quadrille le CEA nuit et jour avec des molosses. Cela fait beaucoup pour une simple friche industrielle », juge Lisa, la présidente de l'association.

17 fois supérieur à la norme

Équipés de compteurs Geiger, ils sont à l'affût du moindre son suspect émis par I'appareil, attentifs aux taux affichés sur l'écran, Certains indices laissés là les aident à orienter leurs recherches, tels que les lettres « PC » inscrites à la bombe, qui indiquent la présence de «points chauds» radioactifs. Et ils n'ont pas tardé à découvrir des choses stupéfiantes: « A l'extérieur du fort, les taux sont très satisfaisants, estime Hal, le M. « Radiochimie» de l'association.

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Le fort central de Vaujours en 2010.

Ils sont même inférieurs à la moyenne régionale de 0, 09 micro-sievertslheure (unité de mesure des doses de radiations, ndlr). C'est la preuve que le CEA a déployé' beaucoup d'efforts pour décontaminer le site. Mais à l'intérieur, ça n'est pas la même histoire. Dans un tunnel, nous avons mesuré 0,17 micro-sievertslheure. A l'intérieur de murs aussi épais, c'est déjà beau-coup. Dans un bunker de tir, nous avons carrément mesuré 1,51 micro-sievertslheure.

« On atteint là un niveau très dangereux. J'ai soumis la mesure à des spécialistes, ils n'en ont pas cru leurs yeux », affirme le bénévole.

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Château d'eau du fort de Vaujours en 2011.

« Le fort est un lieu gigantesque, un dédale de salles à demi-ensevelies. Il est difficile de tout mesurer », estime Lisa.

Mais si l'on trouve des traces de radioactivité à l'air libre, que ne risque-t-on pas de trouver dans les sous-sols? « Il est parfaitement admis que les débris nucléaires des tirs effectués à l'intérieur étaient évacués à l'aide de kärchers directement dans des puits. Ces puits rejetaient l'uranium plusieurs mètres sous terre, dans la couche de gypse et les nappes phréatiques. Qui sait où s'est ensuite écoulé l'uranium ». s'interroge Hal.

...

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Un des lieux où de fortes mesures ont été relevées.

Dans son étude de 2002, la CRIIRAD avait d'ailleurs reconnu ne pas être en mesure d'analyser les sols au-delà de 30 cm de profondeur: « Il est toujours envisageable que des fragments d'uranium subsistent dans les sols, au-delà de quelques centimètres, d'autant que nous n'avons pu analyser les ouvrages enfouis », avaient avoué les experts. En 1999, la Direction régionale de l'industrie, de la recherche et de l'environnement (Drire) avait déjà recommandé, faute d'information sur les sous-sols, d'éviter d'extérioriser la contamination enfouie en profondeur en cas de fouilles et de creusements.

Des risques pour les ouvriers

On se souvient également des paroles de Lucien Beaudoin, un ancien du CEA, en 2000 : « Je ferais attention, si j'avais des enfants qui tripotent la terre et qui pourraient en avaler. Car les produits de désintégration de l'uranium sont très pénétrants », avait-il affirmé.

Et c'est justement tout le problème. Ces prescriptions sont-elles compatibles avec l'exploitation de gypse à cet endroit, telle que la projette la société Placo ? En ouvrant une carrière à ciel ouvert, les particules radioactives ne risquent-elles pas de contaminer les ouvriers et pire de se retrouver dans les produits vendus par l'entreprise au grand public ?

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