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Aqueduc de la Dhuis

L'Aqueduc de la Dhuis

Long de 131 Kms, l'aqueduc de la Dhuis (ou Dhuys) a été construit entre 1863 et 1865 à la demande de Napoléon III (1808-1873) pour acheminer l'eau de la Dhuys. Son point de départ se trouve à Pargny-la-Dhuys (Aisne) et il se termine dans le réservoir de Ménilmontant (Paris XXème).

Aujourd’hui, l’aqueduc de la Dhuis est géré par la SAGEP au niveau des eaux. L’entretien des espaces verts est assuré par l’Agence des Espaces Verts d’Ile de France (AEV). Il est menacé de déclassement d’utilité publique car il n’alimente presque plus Paris en eau potable du fait de la vétusté des conduites. Il fournit majoritairement en eau le parc d’attractions Disneyland, seul le surplus est dirigé vers Paris.

La promenade de l’aqueduc de la Dhuis a été aménagée en 2007-2008 par l’AEV, sur l’espace libre disponible au-dessus de l’aqueduc souterrain de la Dhuis. Le coût de cet aménagement fut de 6 millions d’euros.

Sur 27 Kms, la promenade de l’aqueduc de la Dhuis, située à flanc de coteaux, se caractérise par des paysages agréables et très divers. Cette promenade réalisée sur l’emprise de l'aqueduc relie les villes suivantes : Le Raincy (93), Gagny (93), Monfermeil (93), Clichy-sous-Bois (93), Coubron (93), Courtry (77), Le Pin (77), Claye-Souilly (77), Villevaude (77), Annet-sur-Marne (77), Carnetin (77), Thorigny-sur-Marne (77), Dampmart (77).

Véritable trait d’union entre la ville, la forêt et la campagne, cet itinéraire très prisé des populations relie plusieurs espaces boisés de la région tels que la forêt de Bondy le bois, la forêt régionale des Vallières ou encore la base de loisirs de Jablines-Annet.

Cette promenade est une coulée verte indispensable favorisant le maintien de la biodiversité en permettant le déplacement des espèces. C'est un des éléments clefs de la trame verte de l'Est Francilien.

Adresse de cette catégorie : http://www.dhuis.fr


Pour sauver l'Aqueduc de la Dhuis. Il faut continuer à signer notre pétition en ligne :

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http://www.petitionpublique.fr/?pi=dhuis

Un très grand merci aux milliers de personnes qui ont déjà signé la pétition : Liste des signataires


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Un collectif d'associations s'est constitué afin de lutter à la préservation de l'Aqueduc de la Dhuis. Un blog lui est dédié :

http://sauvons.dhuis.fr

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vendredi 14 octobre 2011

Aqueduc de la Dhuis : La mairie de Paris recule, le CG77 devant ses responsabilités.

Le Parisien de ce matin dévoile le projet de destruction de l'Aqueduc de la Dhuis. Par le même temps, ce journal dévoile également le recul de la Mairie de Paris sous la pression des citoyens. En effet, le projet ne sera pas voté lors du prochain conseil de Paris, la Mairie de Paris a décidé de renvoyer le Conseil Général de Seine et Marne CG77 devant ses responsabilités.

L'article n'hésite pas à interpeller Mr Jean Dey (EELV) sur son implication dans cette affaire :

Hier soir, la patate chaude, réexpédiée à Melun, brûlait encore : le premier vice-président (EELV) du département, Jean Dey, « cherchait toujours dans les archives » les traces d’un accord de ses services sur la transformation de l’aqueduc en carrière à ciel ouvert.

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Parisien Edition Paris 75 - 14/10/2011 - La Ville ne vendra pas son aqueduc.

La Ville ne vendra pas son aqueduc

La polémique est enterrée vivante. Après une semaine de flottement, la mairie de Paris vient de faire machine arrière dans son projet de vendre à un exploitant de carrières un poumon vert de l’Est francilien : l’aqueduc de la Dhuis. Cet ouvrage d’art souterrain, propriété historique de la Ville de Paris, a été transformé en 2007 par l’agence régionale des espaces verts en une promenade de 27km à travers la Seine-et-Marne. Un havre pour piétons à 6 M€… également convoité par les engins de chantier.

La semaine dernière, les élus du Conseil de Paris ont reçu, parmi les délibérations à venir de la ville, un projet de convention avec la société Placoplatre pour la vente de 6 ha de l’aqueduc de la Dhuis, entre Le Pin et Claye-Souilly. L’exploitant compte agrandir sur ces parcelles sa vaste carrière de gypse à ciel ouvert, toute proche. Il y met le prix : 631 000 €, soit 252 000 € de plus que l’évaluation des Domaines.

Une pétition en ligne avec plus de 1 400 signatures

Un prix auquel devait s’ajouter « une valeur de 2,1 M€ pour la levée de la servitude aquifère » au bénéfice de la Ville de Paris, précise le projet de convention. Mais l’opération, à peine émergée, a suscité une levée de boucliers : la fédération Ile-de-France Environnement, qui regroupe 300 associations écologistes, a voté une motion contre le projet. Une pétition en ligne a recueilli en trois jours plus de 1 400 signatures.

Des promeneurs ont préparé des pancartes rageuses. « Il serait aberrant, au niveau de l’utilisation de l’argent public, de vendre cette trame verte alors qu’elle vient d’être aménagée pour 6 M€ », note Danielle Fournier, la coprésidente du groupe parisien Europe Ecologie-les Verts(EELV), qui a demandé le retrait de la délibération. La mairie a cédé mercredi soir. « Comme cet aqueduc n’a plus d’utilité pour la Ville de Paris, on se cale sur la volonté des collectivités concernées, affirme-t-on au cabinet de Bertrand Delanoë.

Le conseil général de Seine-et-Marne souhaite disposer de temps pour discuter avec les associations environnementales. »

Hier soir, la patate chaude, réexpédiée à Melun, brûlait encore : le premier vice-président (EELV) du département, Jean Dey, « cherchait toujours dans les archives » les traces d’un accord de ses services sur la transformation de l’aqueduc en carrière à ciel ouvert.

CHRISTEL BRIGAUDEAU

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Parisien Edition Nord 77 - 14/10/2011 - Quel avenir pour l’aqueduc de la Dhuis ?

« Il faut garder le lieu en l’état »

JACQUES - randonneur -

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Deux ou trois fois par an, Noël et Jacques chaussent leurs guêtres pour arpenter le sentier de grande randonnée (GR) 14A, qui longe l’aqueduc de la Dhuis entre Le Raincy (Seine-Saint-Denis) et Dampmart. Soulagés à l’idée que l’examen du projet au Conseil de Paris soit reporté, ils insistent sur la nécessité de « garder le lieu en l’état ». « Entre 2005 et 2008, il y avait eu un très bon aménagement fait par l’Agence des espaces verts d’Ile-de-France (AEV). Le sentier est adapté aux familles », estime Jacques, animateur de randonnées pédestres.

« L’idée de se promener au-dessus d’un édifice historique est également très plaisant, ajoute Noël. A plusieurs endroits du sentier, on peut voir les regards de la Dhuis, ces puits d’époque munis d’échelles et servant à descendre dans l’aqueduc. » Et d’insister sur l’importance d’un tel « couloir écologique, dont le revêtement meuble permet à la faune d’aller et venir, en facilitant les liaisons avec les bois des alentours ».

L’AEV négocie actuellement un détournement du sentier si la carrière venait à voir le jour. « Un chemin large d’un mètre qui longerait le grillage entourant l’exploitation sur 5 km, souffle une source proche du dossier. Qui voudrait randonner là-dessus ? »

THOMAS POUPEAU

Aqueduc de la Dhuis: Le Parti de Gauche prend position

Communiqué de presse des élus parisiens et régionaux du Parti de Gauche

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Première victoire pour la défense de l’aqueduc de la Dhuis,

Le Conseil de Paris a retiré la délibération de l’ordre du jour de la séance des 17 et 18 octobre prochains

Au dessus de l’aqueduc souterrain de Seine-et-Marne, patrimoine historique construit au XIXe siècle et long de 130 km, qui relie Pargny-la-Dhuys (Aisne) au réservoir de Ménilmontant dans le 20ème arrondissement de Paris, a été aménagée une promenade sur plus de 27 km. Cette promenade, très prisée par les franciliens, relie 13 communes, et contribue à la préservation de la biodiversité et au déplacement des espèces, ce qui en fait un des éléments clefs de la trame verte de l'Est Francilien. Alors que l’Agence des Espaces Verts d’Ile-de-France et Eau de Paris avaient engagé des investissements pour l’aménagement de cette promenade pour un montant de 6 millions d’euros en 2007-2008, la Ville de Paris avait prévu de présenter une délibération pour la séance du Conseil de Paris d’octobre, visant ni plus ni moins de céder le terrain à une entreprise privée, BPP Placoplatre afin de permettre l’exploitation d’une carrière de gypse à ciel ouvert pour la fabrication du plâtre, pour un montant bien faible, soit 630 000 € (à raison de 10€ / m2).

Ni le conseil général du 77, ni les conseils municipaux des communes concernées n’avaient été sollicités en amont et n’avaient été invités à délibérer sur un choix bousculant profondément l’aménagement du territoire si important, tant d’un point de vue écologique que de la qualité du cadre de vie ! Fort heureusement, la mobilisation des associations écologiques et environnementales, et l’opposition d’élu-e-s ont su faire entendre raison, momentanément seulement, à l’exécutif parisien et la délibération a été retirée.

Les conseiller-e-s de Paris du Parti de Gauche auraient en l’état voté contre cette délibération. Alors que la gauche s’est opposée au projet du « Grand Paris », notamment du fait de la méthode autoritaire méprisant les collectivités territoriales dans la recherche de l’intérêt général, le Parti de gauche exige que la Ville de Paris permette réellement en amont de ses choix le débat démocratique.

Les collectivités concernées par ses décisions doivent pouvoir délibérer sur ce dossier, et l’ensemble des citoyennes et des citoyens et les associations impliquées doivent être associés au débat et leur avis entendu.

Paris est une ville riche comparée à certains départements et municipalités franciliennes et se doit de concevoir ses projets et son budget dans un esprit de solidarité, celle de la métropole solidaire. Les enjeux écologiques et de qualité de vie n’ont pas à être sacrifiés au profit d’intérêts privés !

Les élus régionaux du Parti de Gauche interpelleront, lors de la Commission permanente du jeudi 20 octobre, le président du Conseil régional d'Ile-de-France sur l’utilisation des financements publics investis sur ce projet et la nécessaire concertation démocratique.

Le Parti de Gauche et ses élu-e-s francilien-ne-s restent vigilants sur ce dossier.

mercredi 12 octobre 2011

Aqueduc de la Dhuis : Les élus EELV de la mairie de Paris se mobilisent

AQUEDUC DE LA DHUIS (77)

L’ambition environnementale de la Ville prend l’eau

Par Danielle FOURNIER et Sylvain GAREL / Mercredi 12 octobre 2011

LOGO EELV

Cet article est paru ce jour sur le site des élus EELV de la Mairie de Paris.

La coulée verte de l’Aqueduc de la Dhuis, qui lie la Seine-et-Marne et Paris, est menacée par un projet d’exploitation d’une carrière de gypse

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C’est un superbe aqueduc de Seine-et-Marne construit au XIXe siècle et long de 130 km, qui relie Pargny-la-Dhuys (Aisne) au réservoir de Ménilmontant dans le XX e arrondissement de Paris. L’aqueduc abrite une promenade à flanc de coteaux sur plus de 27 km, véritable balcon où piétons et cyclistes franciliens contemplent une grande diversité de paysages. C’est également un corridor biologique important reliant plusieurs espaces boisés de la région.

Nous avons donc ici un patrimoine historique et environnemental exceptionnel sur une superficie de 63 200 m 2 et un linaire de près de 5 km sur les communes d’Annet-sur-Marne, Villevaudé, Claye-Souilly et Le Pin... que la Ville de Paris s’apprête à brader afin de permettre l’exploitation d’une carrière de gypse à ciel ouvert !

Pourquoi cette folie, pourquoi sacrifier une partie de l’aqueduc de la Dhuis ? Pour de petits motifs financiers.

  • « Petits » car il faut faire preuve de bien courte vue pour sacrifier une coulée verte pour l’exploitation de gypse, une roche qui sert à la fabrication du plâtre. BPP Placoplatre, la société qui souhaite exploiter ces terres, pourrait opter pour une activité souterraine, moins impactante, mais s’y refuse.
  • « Petits » car l’enveloppe financière espérée par la Ville de Paris pour la vente est modique : 10€ / m2, soit 630 000 € au total à comparer avec les 900 millions d’euros de droits de mutation attendus par la Ville en 2011 ! Et la comparaison vaut aussi avec les 20 millions d’euros offerts à la Fédération française de tennis (FFT) pour accomplir un autre saccage environnemental dans les serres d’Auteuil, avec l’extension de Roland-Garros.

Les éluEs écologistes au Conseil de Paris ont une demande simple : le retrait et la suppression de la délibération prévue lors du prochain Conseil des 17 et 18 octobre 2011. Ce projet de vente est en effet en totale contradiction avec :

  • Les investissements engagés par l’Agence des Espaces Verts d’Ile-de-France et Eau de Paris pour l’aménagement de cette promenade : 6 millions d’euros en 2007-2008 !
  • Le protocole de coopération que la Ville de Paris et le département de la Seine et Marne viennent de signer avec notamment pour objectif le développement des trames vertes. Le prolongement dans les meilleures conditions et les meilleurs délais de la promenade de la Dhuis est ainsi expressément cité dans ce protocole (action 15) ;
  • Le Plan Biodiversité que la Ville prévoit de présenter au Conseil de Paris de novembre.

dimanche 9 octobre 2011

Pétition en ligne : NON à la Destruction de l'Aqueduc de la Dhuis

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Comme nous vous l'avons annoncé dans notre article - Main basse sur l'aqueduc de la Dhuis, ce dernier est gravement menacé. Le 17 et 18 octobre 2011 prochain, le conseil de la ville de Paris est appelé à voter le sacrifice de l'aqueduc de la Dhuis au profit d'un industriel du plâtre (Placoplatre).

Un citoyen de Claye-Souilly nous a spontanément fait parvenir une affiche pour soutenir la pétition. Vous pouvez la télécharger en cliquant sur l'image ci-dessous :

Affiche de la pétition contre la destruction de l'Aqueduc de la Dhuis : Affiche Pétition Dhuis

Dans une démarche citoyenne, nous avons créer une pétition en ligne afin d'exiger l'arrêt de cet innommable projet.

http://www.petitionpublique.fr/?pi=dhuis

Pour ceux qui ont un peu de mal à réaliser, voici l'exemple d'une carrière de plâtre à ciel ouvert :

Les carrières de Vaujours

Carrière Placoplatre de Vaujours en mai 2009.

Un très grand merci aux milliers de personnes (2100 Dimanche 16/10 au soir), qui ont déjà signé la pétition : Liste des signataires

Voici quelques commentaires en exemple :

  • DAPHY Eliane "Laissez vivre les papillons
  • Bernard MARCEAUX "Sur la commune de Villevaudé depuis 1946....J'ai joué sur la Dhuys et voudrais voir mes petits enfants y jouer encore pendant de nombreuses années!!!"
  • Florence de MASSOL "maire-adjointe dans le 20e (là où aboutit, à Paris, l'aqueduc de la Dhuis) je suis en charge, entre autre, de l'eau, , et je suis atterrée par l'éventualité de cette vente."
  • Dominique VOYNET "Ancienne ministre"
  • SCOUARNEC "Il est inadmissible, qu'un édifice faisant parti de notre patrimoine collectif,qui a participé en son temps, à assurer un besoin vital à toute une civilisation, soit rayé de la carte, encore une fois par des sociétés sans scrupules, animés par le seul souci d'exploitation , de rendement, de pouvoir et de fric...."
  • Maryse BRUNEAUX "STOP ! au massacre de la nature dans le seul but de faire du fric, du fric et toujours du fric !!!!"
  • FRANCOIS Mathieu "Originaire de Coubron, je ne compte pas les promenades sur ce havre de paix qu'est la Dhuis. Ras le bol de ces platriers qui sous prétexte de gagner plus de fric saccagent tout."
  • BOULMIER Pierre "Cela commence à bien faire que la nature devienne l'otage de l'industrie privée et soit considérée par elle comme un "consommable"."
  • BLERY Nelly "Adhérente à un club de marche nordique nous "marchons" régulièrement sur cet aqueduc, et sa conservation semble évidente"
  • CONTASSOT Yves "Conseiller de Paris EELV"
  • BUCHLA Vincent "Je suis président d'une association écologique à Thorigny-sur-Marne "Le Recycle-vie" et je suis prêt à mettre les moyens de notre association à disposition pour vous aider dans votre lutte"
  • FONT Georges "Cette coulée verte participe à une de nos randonnées. Je dis non à la destruction de notre environnement, de notre campagne et de notre cadre de vie au profit de l'industrie et de la finance."
  • BEAULIEU "Et pourquoi ne pas détruire la Tour Eiffel qui elle n'a pas de réelle utilité publique ???"
  • AMARO "C'est honteux de croire à ce point que la nature nous appartient !!!"
  • Marigold BOBBIO "Les défenseurs du Bois de Bernouille ont gagné. Ceux de la promenade de la Dhuis gagneront aussi, j'espère."
  • WYSS Michel-Charles "Ils sont devenus fou ces élus"
  • LAPIERRE Emmanuelle "Non à la destruction de notre campagne, de notre cadre de vie champêtre sur l'autel du profit des plâtriers. Il existe des solutions d'extraction souterraine. Et que pensent les Verts de la mairie de Paris de cette affaire ?"
  • RUIZ Marie-Claude "Touche pas à mon aqueduc"
  • BOULARAND Pascal "Après le gaz de schiste, la destruction des coulées vertes"

Aqueduc de la Dhuis : Les contre-vérités du projet de délibération du conseil de Paris

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Source de la photo : http://www.arnaudfrichphoto.com

Comme nous vous l'avons annoncé dans notre article - Main basse sur l'aqueduc de la Dhuis, ce dernier est gravement menacé. Le 17 et 18 octobre 2011 prochain, le conseil de la ville de Paris est appelé à voter le sacrifice de l'aqueduc de la Dhuis au profit d'un industriel du plâtre (Placoplatre). Dans notre article Aqueduc de la Dhuis : Délibération du prochain conseil municipal de Paris (17-18/10/2011), nous vous avions détaillé le projet de délibération.

Depuis nous avons pris le temps de l'étudier et celui-ci comporte d'importantes contre-vérités. Ces flagrantes inexactitudes ne peuvent avoir comme effet que de "tromper" élus qui iront voter ce projet au conseil de Paris.

Extrait du projet de délibération n°1 :

« En raison de l’importance économique nationale de la ressources en gypse, la Préfecture de Seine et Marne a pris un arrêté, le 21 septembre 2006, déclarant Projet d’Intérêt Général (PIG) l’exploitation de gypse de la butte d’Aulnay, sur un périmètre exclusivement situé sur la commune de Villevaudé modifiant ainsi le PLU de cette commune afin de le rendre compatible avec l’ouverture de carrières. »

INEXACT :

Un Projet d’Intérêt Général (PIG) PIG n'a qu'une durée de vie de 3 ans. Ce PIG a pris fin le 15 janvier 2010 et ne concernait qu'un secteur de la commune de Villevaudé !! Il convient de préciser que ce PIG n’avait qu’un périmètre limité au bois Gratuel sur la commune de Villevaudé. Un périmètre qui ne concernait qu'une partie des parcelles de l'Aqueduc de la Dhuis devant être cédées à la société Placoplatre.

Extrait du projet de délibération n°2 :

Les communes de Villevaudé, le Pin, Claye-Souilly et Annet-sur-Marne ont été saisies par courrier du 13 mai 2011. Toutes, hormis la commune Villevaudé, ont fait connaitre leur accord de principe.

INEXACT :

Seule la commune d'Annet-sur-Marne a délibéré lors d'un conseil municipal en date du 02/08/2011 la vente des terrains de l'Aqueduc de la Dhuis dans son conseil municipal.

Les communes de Villevaudé et de Claye-Souilly n'ont pas, à ce jour, approuvé ce projet de cession à Placoplatre lors d'un conseil municipal.

Fait plus beaucoup étrange est l'analyse de la délibération du conseil municipal de la ville de LE PIN en date du 26/09/2008 qui approuve l'acquisition de l'emprise de l'aqueduc par l'Agence des Espaces Verts d'Ile de France et cela :

Considérant l’intérêt : • que présente la promenade de l’aqueduc de la Dhuys, coulée verte majeure de l’Est parisien, aménagée par l’Agence des Espaces Verts sur un parcours de 25 km et une largeur moyenne de 10 à 20 m entre Le Raincy en Seine-Saint-Denis et Dampmart en Seine-et-Marne, • de permettre le maintien et la pérennité de cet aménagement, • de permettre à la Région, qu’à travers la politique d’intervention foncière de l’Agence des Espaces Verts, elle puisse acquérir l’emprise et contribuer à la pérennité de la promenade,

Extrait du projet de délibération n°3 :

Le Conseil Général de Seine et Marne, gestionnaire d’une Zone Naturelle d’Intérêt Écologique Faunistique et floristique (ZNIEFF), a également validé ce projet.

ÉTRANGE :

Nous avons interpellé 4 conseillers généraux de Seine et Marne ainsi que son président : les élus du Conseil général de Seine et Marne n’ont pas examiné de mémoire sur ce sujet et n’ont donc pas eu à donner un avis. Il semblerait que si réponse a été donnée, cela soit le fait des services qui auraient suivi à la lettre les instructions données par l'Agence des Espaces Verts d'Ile de France.

Ce projet de délibération visant à présenter cette vente comme une formalité est à la lumière de ces éléments une atteinte flagrante au caractère démocratique du conseil de Paris.

jeudi 6 octobre 2011

Aqueduc de la Dhuis : Déliberation du prochain conseil municipal de Paris (17-18/10/2011)

Le conseil de la ville de Paris est appelé à sonner le glas de l'Aqueduc de la Dhuis.

Comme nous vous l'avons annoncé dans notre article - Main basse sur l'aqueduc de la Dhuis, ce dernier est gravement menacé.

Le 17 et 18 octobre 2011 prochain, le conseil de la ville de Paris est appelé à voter le sacrifice de l'aqueduc de la Dhuis au profit d'un industriel du plâtre (Placoplatre).

Aucune association de protection de l'environnement n'a été prévenue, ni même sollicitée. Aucune communication publique n'a été faite pour expliquer la destruction de cet ouvrage patrimoniale d'utilité publique.

Extrait du projet de délibération de la ville de paris pour le 17/18 octobre 2011 :

« Par ailleurs, BPB Placoplâtre devra réaliser, pendant et à l’issue du chantier d’exploitation des sous-sols, les aménagements nécessaires au dévoiement et à la reconstitution de la promenade douce aménagée par l’Agence des Espaces Verts de la Région Ile-de-France (AEV) sur le tracé de l’aqueduc, sur un linéaire de 4,8 km.

Ces aménagements ont été réalisés conformément à une convention signée le 7 avril 1997 entre Eau de Paris et l’AEV qui vient à expiration le 31 décembre 2011.

Conformément à ses engagements, l’acquéreur devra donc rétrocéder les terrains à titre gratuit à l’AEV une fois l’exploitation des sols et la remise en état réalisées. Cet engagement sera confirmé par une convention à intervenir entre BPB Placoplâtre et l’AEV. L’AEV a donné son accord sur cette opération immobilière par courrier du 22 juin 2011. Elle a validé les tracés retenus et le cahier des charges des travaux.

Les communes de Villevaudé, le Pin, Claye-Souilly et Annet-sur-Marne ont été saisies par courrier du 13 mai 2011. 

Toutes, hormis la commune Villevaudé, ont fait connaitre leur accord de principe. 

Les communes ont en outre été avisées des intentions de la Ville de sa renonciation aux servitudes de protection sanitaire et aux restrictions d’usage liées à l’aqueduc dans la mesure où celui-ci est mis hors service depuis de nombreuses années et que sa vente est envisagée à court terme.

Le Conseil Général de Seine et Marne, gestionnaire d’une Zone Naturelle d’Intérêt Écologique Faunistique et floristique (ZNIEFF), a également validé ce projet. 

En raison de l’importance économique nationale de la ressources en gypse, la Préfecture de Seine et Marne a pris un arrêté, le 21 septembre 2006, déclarant Projet d’Intérêt Général (PIG) l’exploitation de gypse de la butte d’Aulnay, sur un périmètre exclusivement situé sur la commune de Villevaudé modifiant ainsi le PLU de cette commune afin de le rendre compatible avec l’ouverture de carrières. »

mardi 4 octobre 2011

Main basse sur l'Aqueduc de la Dhuis

La Promenade de l'aqueduc de la Dhuis est elle menacée par la société Placoplatre ?

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Long de 131 Kms, l'aqueduc de la Dhuis (ou Dhuys) a été construit entre 1863 et 1865 à la demande de Napoléon III (1808-1873) pour acheminer l'eau de la Dhuys. Son point de départ se trouve à Pargny-la-Dhuys (Aisne) et il se termine dans le réservoir de Ménilmontant (Paris XXème).

Aujourd’hui, l’aqueduc de la Dhuis est géré par la SAGEP au niveau des eaux. L’entretien des espaces verts est assuré par l’Agence des Espaces Verts d’Ile de France (AEV). Il est menacé de déclassement d’utilité publique car il n’alimente presque plus Paris en eau potable du fait de la vétusté des conduites. Il fournit majoritairement en eau le parc d’attractions Disneyland, seul le surplus est dirigé vers Paris.

La promenade de l’aqueduc de la Dhuis a été aménagée en 2007-2008 par l’AEV, sur l’espace libre disponible au-dessus de l’aqueduc souterrain de la Dhuis. Le coût de cet aménagement fut de 6 millions d’euros.

Dhuis_LePin_15102011_Web.jpg

Sur 27 Kms, la promenade de l’aqueduc de la Dhuis, située à flanc de coteaux, se caractérise par des paysages agréables et très divers. Cette promenade réalisée sur l’emprise de l'aqueduc relie les villes suivantes : Le Raincy (93), Gagny (93), Monfermeil (93), Clichy-sous-Bois (93), Coubron (93), Courtry (77), Le Pin (77), Claye-Souilly (77), Villevaude (77), Annet-sur-Marne (77), Carnetin (77), Thorigny-sur-Marne (77), Dampmart (77).

Véritable trait d’union entre la ville, la forêt et la campagne, cet itinéraire très prisé des populations relie plusieurs espaces boisés de la région tels que la forêt de Bondy le bois, la forêt régionale des Vallières ou encore la base de loisirs de Jablines-Annet.

Cette promenade est une coulée verte indispensable favorisant le maintien de la biodiversité en permettant le déplacement des espèces. C'est un des éléments clefs de la trame verte de l'Est Francilien.

Cette initiative de l'Agence des Espaces Verts de la région Ile-de-France risque d'être réduite à néant.

En effet, courant 2012, la Mairie de Paris a l’intention de céder, au profit de la Société Placoplatre, des tronçons de l’aqueduc de la Dhuis sur les communes de Le Pin (77), Claye-Souilly (77), Villevaude (77) et Annet-sur-Marne (77). Et cela afin de permettre à Placoplatre d’exploiter les sous-sols gypseux à ciel ouvert.

Au lieu d’envisager sereinement une exploitation souterraine, comme cela a été fait en Seine St Denis (93), notamment sous le bois de Bernouille à Coubron, l’AEV, pour satisfaire intégralement aux souhaits de l’industriel,  tente à l’heure actuelle de trouver un itinéraire de substitution afin d’éviter la colère des usagers.

S’il se réalisait, ce projet sonnerait le glas d’un ouvrage Hausmannien à valeur patrimoniale, mettrait en péril l’intégrité écologique de cette coulée verte et nuirait gravement à cette promenade chère aux habitants de l’Est Francilien et d’ailleurs.

Autoriser la destruction de l'aqueduc sur les communes de Le Pin (77), Claye-Souilly (77), Villevaudé (77) et Annet-sur-Marne (77), c'est ouvrir la porte à de nouvelles exploitations de gypse à ciel ouvert. Alors qu'il est possible d'exploiter en souterrain et que le plâtre issu du gypse peut être recyclé, les industriels du plâtre préfèrent détruire des paysages, s'attaquer à des milieux naturels et nuire au bien être et à la santé des habitants.

Ce secteur de la Seine et Marne a déjà trop souffert de ce type d'exploitations qui n'ont rien de durable, ni d'écologique. Il n'est pas acceptable que l'aqueduc de la Dhuis soit ainsi sacrifié.

Ce projet s’oppose aussi gravement à la convention de partenariat signée en février 2011 entre la Mairie de Paris et le conseil général de Seine et Marne visant à construire une métropole durable et notamment sur le sujet essentiel de la biodiversité.

C'est pourquoi l'association « Les Abbesses de Gagny-Chelles » s'oppose à toute opération qui viendrait dénaturer, altérer ou nuire à la coulée verte que constitue la promenade de l'aqueduc de la Dhuis.

Elle demande également qu'aucune nouvelle exploitation de gypse à ciel ouvert ne soit autorisée sur ce secteur.

Elle demande aux élus de la ville de Paris de s'opposer à la vente de l'aqueduc de la Dhuis à la société Placoplatre.

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