Les Abbesses de Gagny-Chelles

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mercredi 10 mars 2010

Derniers jours d'hiver au petit vallon

En ce début du mois de Mars, cela valait bien une petite visite au petit vallon (Rampe d'accès aux galeries de seconde masse). Sa pelouse sèche est toujours menacée par l'ombre portée par le projet de gymnase porté par la municipalité de Gagny.

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Un beau cliché de carline vulgaire qui apprécie les sols calcaires ensoleillés. La carline, dont on emploie la racine (de saveur amère) très longue, récoltée à l'automne et séchée à l'étuve ou au soleil, est tonique de la digestion, cholagogue, sudorifique et dépurative.

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L'Orchis Militaire, n'est pas (encore ?) sortie de terre. Nous espérons la revoir ou en trouver d'autres cette année. Sa tige séchée trône encore fièrement au sein de la pelouse calcaro-marneuse du petit vallon (Rampe d'accès aux galeries de seconde masse).

lundi 8 mars 2010

Les gisements de gypse en fer de lance

En ces journées encore hivernales, il n'y a rien de tel qu'un peu d'escapade hors des sentiers battus. C'est souvent comme cela que l'on réalise de nouvelles observations. En parcourant les hauteurs des fronts de taille de la seconde masse de gypse, nous avons découvert plusieurs gisements de gypse en fer de lance.

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Le gypse est une roche sédimentaire minérale de couleur blanche ou légèrement blonde. C'est un sulfate de calcium avec deux molécules d'eau (formule : CaSO4 2H2O). Le gypse peut cristalliser sous des formes très diverses (Saccharoïde, Pied d'alouette, Fer de lance etc.). Dans le cas présent, nous avons trouvé du Gypse en macle de fer de lance ou Gypse cunéiforme. Il est formé de grandes lames cristallines rappelant la forme d’un fer de lance.

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dimanche 7 mars 2010

Orchidées sauvages : Les promesses tenues du retour (Gagny-Chelles)

Profitant du beau temps du Week-End (6 et 7 Mars 2010), la tentation était trop forte de partir à la recherche des premières rosettes d'orchidées sauvages dans la carrière Saint-Pierre et le coteau du Beauzet.

Dans les lisières sur sol calcaires du coteau de Beauzet (Chelles), les rosettes d'Orchis Pourpre commencent à sortir de terre.

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Dans la steppe aride de la carrière Saint-Pierre, la station d'Orchis Bouc se porte comme un charme. Nous avons pu compter 41 rosettes de cette orchidée à l'odeur si caractéristique.

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La belle station d'une vingtaine de pieds d'Orchis Pyramidal semble bien passer l'hiver. Les premières rosettes sont également au rendez-vous.

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Toutes ces observations sont autant de promesses tenues du retour de ces plantes exceptionnelles. Espérons qu'elles ne disparaissent pas, un jour, sous les amas de déchets que nous dénonçons.

vendredi 5 mars 2010

Coteau et Carrière du Beauzet (Chelles) : Ballade du 27 Février 2010

Après des conditions climatiques difficiles, nous avons profité du calme avant la tempête annoncée du 28 Février pour faire une visite pré-printanière du coteau et de la carrière du Beauzet (Montguichet - Chelles).

La balade commence sous de très bons hospices. La station de falcaire commune qui avait été souillée par des déchets a été soigneusement nettoyée par les services municipaux Chellois. Comme quoi, que l'on soit du côté Gabinien ou Chellois, le soin apporté à la zone naturelle n'est vraiment pas le même.

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Nous suivrons son évolution pour vérifier si celle-ci a disparu ou non. (Pour rappel, la falcaire commune est une plante protégée en région Ile de France).

Dans les champs, nous identifions d'aimables personnes affairées à prélever des végétaux.

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Mais que sont ils en train de cueillir en cette période ???

Il fallait lever le mystère. Nous arrivons sympathiquement et nous posons la question.

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Des jeunes pousses de coquelicot.

Les cueilleurs visiblement d'origine méditerranéenne nous disent manger les jeunes feuilles de coquelicot en salade. Nous demandons des précisions sur la recette. Ils nous déclarent préparer cela en salade avec de l'huile d'olive, du poivron rouge et de l'ail : une salade qu'ils nous disent savourer avec du pain.

Nous poursuivons notre balade vers la carrière du Beauzet. Les feuilles des arbres n'ont pas encore repoussées et le front de taille se laisse entrevoir. Les gazouillis des mésanges résonnent dans le défilé.

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Nous identifions une dizaine de terriers frais de renard roux creusés à même le gypse :

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Plus loin, nous trouvons le mobile premier de notre balade : trouver les stations d'Hellébore Fétide. L'hellébore fétide ( helleborus foetidus) est une plante vivace très toxique qui pousse naturellement dans les bois, les broussailles, ou les endroits rocailleux, en sol calcaire, il dégage, surtout à la cassure, une odeur désagréable, d'où son nom.

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La floraison a lieu en fin d'hiver sous forme d'une grappe importante de fleurs très penchées, accompagnées par de grandes bractées en forme de feuille simple, de la même couleur jaune-verdâtre que les fleurs en forme de cloche.

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Nous décidons de grimper au dessus du front de taille.

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La vue est toujours aussi belle.

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L'horizon également, mais pour combien de temps encore.

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Nous passons un peu de temps à observer les fruits d'un gui.

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Plus loin, nous croisons la fleur séchée d'un Iris Fétide.

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Nous entamons la route du retour.

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Au dessus des Abbesses, nous croisons le troupeau de moutons de Driss.

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Les brebis ont mise bas récemment. Les adorables petits agneaux ont été mis en sécurité.

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vendredi 26 février 2010

CHELLES - Jeudi 4 mars 2010 - 20h30 - Projection du film Océans suivi d'un débat : La Biodiversité - pourquoi et comment la préserver ?

Océans - Le Film

Jeudi 4 mars - 20h30 Cinéma Cosmos - Chelles Film suivi d’un débat sur le thème : « La Biodiversité : pourquoi et comment la préserver ? »

Animation par Franck Rolland du collectif Ecologie Durable en présence de :

Christophe Nédélec (naturaliste, président des Abbesses de Gagny-Chelles), Jacques Dumand (président de l’association de la réserve de Vaires-sur-Marne), Jean Dey, viceprésident du Conseil Général de Seine-et-Marne en charge de l’environnement. Avec le soutien de Lucien Follet (président de l’association des riverains des bords de Marne), de l’AMAP Entre Dhuis et Marne et du Biocoop de Chelles.

Entrée : 6,10 € (réservation conseillée sur cinema.cosmos@wanadoo.fr)

Adresse :

Cinéma Cosmos : 22 avenue de la Résistance, 77500 Chelles

Renseignements :

Ecologie durable : 06.17.95.55.53 - ecologiedurable@yahoo.fr

jeudi 25 février 2010

Eglise Orthodoxe des Abbesses : Programmes des Offices de Pâques 2010

L'église Saint Séraphim , l'inauguration du 01-11-1933

Programme des offices de Pâques 2010 :

  • Dimanche 7 Mars 2010 - 3ème du Grand Carême de la Croix : Liturgie à 10h30 en Slavon.
  • Dimanche 28 Mars 2010 - Entrée de N-S à Jérusalem - bénédiction des rameaux : Liturgie à 10h30 en Français.
  • Jeudi 1 Avril 2010 - Grand Jeudi, lecture des 12 évangiles de la passion : Matines à 18h30.
  • Vendredi 2 Avril 2010 - Grand Vendredi, Office de la Platchanitsa : Vêpres à 14h00.

Samedi 3 Avril 2010 - Sainte et lumineuse fête de Pâques à 22h00.

Vêpres pascales - procession - lithurgie - agapes.

mardi 23 février 2010

Les oiseaux des Abbesses : le Verdier d'Europe (Carduelis chloris)

Si vous observez bien, les oiseaux de vos jardins, il est possible que vous découvriez une espèce magnifique : Le Verdier d'Europe. Un couple du quartier des Abbesses de Gagny-Chelles a donc été photographié en digiscopie pour le plaisir des yeux et le ravissement du cœur.

Le verdier d'Europe (Carduelis chloris ou Chloris chloris) est une petite espèce de passereau partiellement migrateur, de la famille des fringillidés.

Le mâle est vert jaune olivâtre avec des taches jaunes vives sur les ailes et sur sa queue fourchue. Il a aussi des taches jaunes moins vives sur la tête, le ventre et les flancs. La femelle est moins verte que le mâle, un peu plus grise et ses taches jaunes sont moins nettes que celles du mâle.

Le verdier est l'un des passereaux les plus répandus dans l'entourage de l'homme. Il habite dans les jardins, vergers, lisières des forêts et parcs et aussi les forêts de conifères.

Le verdier se nourrit principalement de graines variées, d'insectes, de petits fruits et de baies, et il a besoin chaque jour d'une bonne quantité de nourriture en accord avec sa taille. Les jeunes sont nourris avec des larves d'insectes.

Le verdier a peu à peu colonisé les villes au XX° siècle. Ce changement d'habitudes est dû en partie à la raréfaction des graines de plantes sauvages, conséquence de l'industrialisation de l'agriculture. De plus, le verdier sait profiter des aliments qui lui sont offerts (cacahuètes, graines de tournesol); l'hiver, ils fréquentent en bande les mangeoires, se montrant souvent agressifs pour maintenir leur position. Certains peuvent même s'établir à proximité pour nicher si la nourriture est régulièrement fournie tout au long de l'été. Leur vol, à grands coups d'aile lents, est papillonnant à la manière des chauve-souris.

Cliquer sur les photos pour agrandir :

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Coupe de Verdier (la femelle à gauche et le mâle est à droite).

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Mâle Verdier.

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Femelle Verdier
Source : Wikipedia, Oiseau-Libre.net et Oiseaux.net

lundi 22 février 2010

Quand les déchets finissent dans la carrière Saint-Pierre de Gagny !!!

***Suite au courrier en retour, du Maire de Gagny, daté du 15 février 2010, cet article initialement paru le 28 Janvier 2010 a été mis à jour.

Courant Janvier 2010, nous avons découvert l'apport de déchets massifs dans la carrière Saint-Pierre de Gagny. Nous pensions ces pratiques d'un autre temps (la carrière Saint-Pierre a connu bien des outrages dans les années 60), mais force de constater que celles-ci perdurent et s'intensifient ces derniers temps.

Nous avons donc découvert des points de déversement multiples dans la carrière de l'Est, manifestement réalisés avec des engins motorisés. Ces déchargements sont réalisés sur des terrains privés. Nous doutons très fortement que les propriétaires puissent avoir autorisé de tels agissements.

Fait particulièrement troublant, les apports récents sont cerclés de traces de tracteurs menant toutes à une voie d'accès dérobée du centre d'apport volontaire de la ville. Cet accès donne directement dans la carrière Saint-Pierre.

Les plus fortes concentrations d'apports récents sont situées aux abords directs de cette issue (en dehors des propriétés communales). Il est donc possible d'y trouver des structures métalliques en provenance des décorations de la ville, des carcasses de voitures, des arbres tronçonnés, des amas de gravats et de tout venant "frais". On retrouve ces mêmes types de déchets dans la continuité de tous les chemins qui partent de cet accès.

Ces déchets sont des mêmes types que ceux collectés par le centre d'apport volontaire.

Il convient de préciser qu'il est particulièrement difficile d'accéder à la carrière par la voirie Gabinienne et Chelloise. En effet, les anciens accès sont bouchés par de profonds fossés et des remparts de remblais.

Au regard de l'importance des déchets et des méthodes de déchargement utilisés, il nous est particulièrement difficile d'imaginer qu'ils ont été amené sans engin motorisé ou à dos d'homme. Précision importante, les accès Gabiniens à la carrière sont surveillés à l'aide d'une caméra particulièrement bien placée.

La RTE, pour entretenir la végétation sous les lignes à Haute Tension, utilise l'accès du centre d'apport volontaire pour entrer dans la carrière car elle estime cela trop difficile depuis la voirie.

Voici un exemple de tarifs de recyclage des déchets en région Ile de France (Prix au M3) :

  • Inertes\Gravats : 80,00 €
  • Ferrailles : 5,00 €
  • Déchets verts : 10,00 €
  • Souches et troncs : 15,00 €
  • Tout venant : 40,00 €
  • Cartons : 1,50 €
  • Bois : 7,00 €

Avec les dépôts récents et ceux que nous estimons de moins 10 ans, il pourrait s'agir de milliers de m3 de déchets divers.

Une question s'élève : Quelles sont les origines de ces déchets ?

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Ici une centaine de m3 de gravats : impossible à transporter sans engin.

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Au premier plan, voyez les imposants amas de déchets qui bordent le centre d'apport volontaire.

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Des dizaines d'amas de tout venant.

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Des gravats encore et toujours.

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Encore et toujours...

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Des restes issus des travaux de réfection de la voirie municipale.

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Des tas de déchets verts mêlés à du tout venant.

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Des restes d'arbres abattus mélangés aux ordures ménagères et à des débris en tout genre

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Des amas de déchets carbonisés

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Des restes des décorations de la ville de Gagny

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Traces de tracteurs dans la carrière.

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Les déchets situés en face de l'entrée du centre d'apport volontaire.

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L'accès direct du centre d'apport volontaire à la carrière Saint-Pierre

Nous demandons au Maire de Gagny que l'intégralité des déchets déversés soit retirée du site. Nous lui demandons également de procéder à une enquête pour identifier les responsables et prendre les mesures qui s'imposent.

Les Amis Naturalistes des Coteaux d'Avron, Gagny Environnement et Les Abbesses de Gagny-Chelles ont co-signé, en date du Lundi 1 Février 2010, un courrier demandant au maire de Gagny de faire cesser ces agissements et d'entreprendre le retrait des déchets.

En date du 22 février 2010, nous avons réceptionné un courrier en retour rédigé par le Maire de Gagny. Nous avons donc mis à jour cet article, au regard des éléments tangibles qu'il a su porter à notre connaissance.

mardi 9 février 2010

L'intervention de la RTE sous les lignes HT de la carrière Saint-Pierre.

Le Lundi 8 février, un employé municipal nous a signalé que des "actions de nettoyage" avaient été entreprises dans la carrière de Gagny.

C'est ainsi qu'en date du Mardi 9 février 2010, malgré la neige, nous avons organisé une visite d'inspection afin de contrôler la nature et l'étendu des opérations réalisées.

Nous avons pu identifier que la RTE (Réseau de Transport en Électricité) était intervenu sous les lignes à haute tension.

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Cette dernière consistait en une opération de gyrobroyage de la végétation sous les lignes électriques. Cette intervention a été effectuée dans le cadre de l'arrêté Interministériel du 17 mai 2001 prescrivant les distances minimales à faire respecter entre la végétation et les lignes électriques, pour garantir la sûreté du système électrique.

Ces opérations réalisées en hiver sur des sols froids sont, dans le principe, bénéfiques à l'entretien des prairies et autres pelouses riches en biodiversité. Elles préviennent de la fermeture des milieux en évitant l'apparition de phases arbustives.

La RTE a notamment signé la charte régionale de la biodiversité et des milieux naturels.

Nous avons constaté qu'une des pelouses calcaires du site a souffert de leur intervention. En effet, à cause des fortes pluies, les sols calcaro-marneux d'une des parcelles traitées étaient gorgés d'eau.

Par voie de conséquence, les engins de gyrobroyage, croyant bien faire, semblent par endroit s'être assez profondément enfoncé dans le sol et avoir "labouré" une partie du site en créant des ornières et par endroit des marasmes de boue.

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Ornières générées par les engins à cause des sols marneux imbibés d'eau.

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Traces des engins dans la boue, dont certaines sur des relevés connus de stations de plantes rares.

Nous espérons que cette parcelle n'a pas trop souffert par le déplacement des engins. Nous réaliserons des relevés au printemps pour identifier les effets de cette opération.

Nous tenions à remercier la RTE, pour avoir promptement répondu à nos interrogations. Nous avons convenu avec Gagny Environnement et les Amis Naturalistes des Coteaux d'Avron de les rencontrer sur site afin de discuter des modalités et de la planification des prochaines opérations.

Voici pourquoi, nous nous intéressons à cette parcelle de la carrière Saint-Pierre de Gagny :

  • C'est au sein de cette pelouse que poussent les seules stations de Seine Saint-Denis d'Epiaire droite (Stachys recta L.) et d'Amour en cage (Physalis alkekengi).
  • C'est également une zone de nidification des Mantes religieuses (Mantis religiosa) : espèce protégée en région Ile de France.
  • Elle héberge une des 3 stations connues en Seine Saint-Denis de Rhinanthe à crête de coq (Rhinantus alectolophus) ainsi que des Orchidées sauvages comme l'Ophrys Abeille ou l'Orchis Pyramidal.
  • On y a observé des insectes rares et/ou protégés comme le Carabe Chagriné (Carabus coriaceus) ou encore le Conocéphale Gracieux (Ruspolia nitidula nitidula).

C'est une pelouse calcaro-marneuse définit comme un des habitats prioritaires au niveau Européen avec son cortège de plantes rares et endémiques à ce type de milieu. Elle est située dans la Zone Naturelle d'Intérêt Écologique Floristique et Faunistique Saint-Pierre et côte du Beauzet.

Voici une série de photos prises sur cette pelouse courant 2009 :

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26/02/2009 : Mante religieuse (Mantis religiosa) - Espèce protégée en Région Ile de France.

Epiaire dressée, (Stachys recta L.)

Juillet 2009 : Epiaire dressée, (Stachys recta L.) : Plante rare, c'était la seule station connue de Seine Saint-Denis.

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30/08/2009 : Amour en cage, (Physalis alkekengi) : Plante rare à l'état sauvage, c'était la seule station connue de Seine Saint-Denis.

Orchis pyramidal

Juin 2009 : Orchidée pyramidale (Anacamptis pyramidalis)

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30/08/2009 : Conocéphale Gracieux (Ruspolia nitidula nitidula) - Espèce protégée en Région Ile de France.

29_01-2009 : La pelouse calcaro-marneuse menacée par la construction du Gymnase Théodore Monod

Photo prise, le 29 Janvier 2009.

Note : Cette parcelle est également menacée par un projet de création d'un Gymnase par la commune de Gagny.

dimanche 7 février 2010

La carrière Saint-Pierre est elle devenue le farwest ?

Dans la carrière Saint-Pierre de Gagny, au mois de Janvier 2010, nous avons croisé un cavalier solitaire. Ce "Lonesome cowboy" parcourant la steppe aride du plateau fut une vision furtive issue des westerns de notre enfance. Nous l'avons observé élancer son cheval au galop pour repartir vers les champs Chellois du Beauzet.

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jeudi 4 février 2010

Cartes postales rares du quartier des Abbesses de Gagny-Chelles.

Il y a des cartes postales qui sont difficiles à obtenir. Celles de la série des enfants du quartier des Abbesses le sont tout particulièrement. On connaissait l'existence de ces 2 cartes. Après 3 années de recherche, nous sommes fier de leurs acquisitions pour notre collection associative. Veuillez cliquer sur les images pour voir les détails.

Carte postale de l'Avenue Sainte Clotilde

Carte postale des années 30 de l'avenue Saint-Clotilde des Abbesses de Gagny-Chelles.

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La photo a été prise à l'angle de l'avenue Paul-de-Kock. La maison au centre existe toujours. Regardez bien les inscription sur la maisonnette à droite vous pourrez lire : Lotissement des Abbesses : Gdes Facilités de paiement.

Carte postale de l'Avenue du Grand Cerf

Carte postale des années 30 de l'avenue du Grand-Cerf des Abbesses de Gagny-Chelles.

mercredi 3 février 2010

Un restaurant de spécialités Russes vient d'ouvrir à Brou-sur-Chantereine

Vous le savez, le quartier des Abbesses était aussi appelé le village russe avec son église orthodoxe et ses pittoresques habitants.

Voila une nouvelle qui devrait ravir la communauté russe de Gagny-Chelles et les russophiles de tout bord comme nous ;-).

Un restaurant de spécialités Russes vient d'ouvrir à Brou-sur-Chantereine :

Chez Raspoutine

16, avenue Jean Jaurès

77177 Brou-sur-Chantereine

Tél : 01 60 20 28 89

Email : chez.raspoutine@gmail.com

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Nous l'avons testé à plusieurs reprises pour vous et nous recommandons chaudement cette table. Les plats sont succulents et l'ambiance ainsi que la qualité de l'accueil sont au rendez-vous.

Voici un extrait de la carte :

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mardi 2 février 2010

Les éperviers des coteaux du Beauzet (Montguichet)

Nous savions qu'il y avait des Épervier d'Europe ( Accipiter nisus ) dans les coteaux du Beauzet ou Montguichet sur la commune de Chelles. Nous les avions déjà repéré en vol mais à des distances rendant impossible la prise de photos significatives.

Heureusement, Laurent Lagache du Corif est passé par là. Il a pu photographier un mâle à l'affût dans un jardin du quartier des Abbesses côté Chelles.

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Photo prise en Janvier 2010 par Laurent Lagache dans un jardin du quartier des Abbesses côté Chelles.

Les Épervier d'Europe ( Accipiter nisus ) sont protégés en région Ile de France.

L'épervier d'Europe est un petit rapace ornithophage. Son régime alimentaire dépend du sexe : la femelle peut s'attaquer à des oiseaux de la taille d'un geai ou d'un pigeon alors que le mâle ne se nourrit que de petits passereaux jusqu'à la taille des grives, par exemple des linottes, des moineaux ou des bruants. L'épervier longe les haies, fonce sur une troupe de passereaux et poursuit sa victime à vive allure.

Le dimorphisme sexuel est marqué : le mâle (environ 130 à 180 g) est un tiers plus petit que la femelle (environ 230 à 300 g).

  • Taille : 28 à 38 cm
  • Envergure : 55 à 70 cm
  • Poids : Femelle : 185 à 350 g ; Mâle : 110 à 200 g

Il est un rapace diurne des régions boisées. L'épervier d'Europe habite les bois, les forêts et les bosquets. On le voit survoler les lisières de forêts d'un vol caractérisé par des battements d'ailes rapides, entrecoupés de courts vols planés en arc de cercle. Il vole avec une trajectoire légèrement onduleuse très souvent près du sol pour surprendre ses proies.

Il peut vivre jusqu'à l'âge vénérable de 16ans.

Source Wikipedia et Oiseaux.net

vendredi 29 janvier 2010

Janvier 2010 : La présence des roms dans la carrière Saint-Pierre de Gagny

Préambule :

Il existe des sujets très sensibles, comme celui des conditions de vie des roms.

Il ne nous a pas été facile de prendre la décision de faire cet article, car nous ne voulons pas que celui-ci engendre des réflexes xénophobes chez ceux qui ne veulent ou ne peuvent pas comprendre. Nous ne désirons pas également que le sujet soit souillé par des récupérations politiques particulièrement insensibles à la misère humaine (surtout dans le contexte électoral de ce début d'année).

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Un de nos combats est la préservation de la carrière Saint-Pierre (Gagny) et des coteaux du Beauzet (Chelles). Toute atteinte à la biodiversité de ce site est donc pour nous une réelle souffrance et non une simple posture bien pensante. En effet, nous aimons et nous respectons profondément ces lieux. Nous ne pouvions donc rester sans signaler les dégâts quasi-irréversibles sur l'environnement qu'ils engendrent de part leur présence. Nous avons donc peser chacun de nos mots, chacune de nos phrases, car nous ne pouvions passer sous silence ce drame qui se déroule dans la commune de Gagny. Car même si nos moyens sont limités, le silence, selon nous, aurait été un cautionnement à la non assistance à personnes en danger qui s'exerce sur eux depuis trop longtemps.

Lors de la préparation de cet article, nous avons visité le hameau qu'ils ont refabriqué dans les carrières de Gagny. Nous y avons vu un petit garçon de 3 ou 4 ans jouant seul dans des tas d'immondices, une jeune adolescente trainer des ordures jusqu'à une décharge sauvage derrière leur campement. Par respect et pour fuir le voyeurisme, nous avons sciemment décidé de ne pas voler leurs images. Et c'est avec une émotion non feinte que nous nous rappelons de ces instants troublants. Nous voulions donc également exprimer nos fortes inquiétudes quant aux conditions d'existence de ces gens.

Cet article est donc le constat particulièrement cinglant d'une faillite sociale, sanitaire et non des moindres : environnementale.

Le hameau de fortune :

Lors de leur précédente expulsion du site en 2008, leurs cabanes avaient été détruites. Les débris ayant été laissés sur place par les services municipaux concernés, ils ont donc pu se ré-installer relativement facilement. Le hameau a dont été reconstruit quasiment à l'identique. Nous estimons qu'ils sont entre 15 et 20 personnes à vivre en ce lieu dont au moins 4 à 5 enfants. Les conditions de vie y sont particulièrement effroyables : absence d'eau courante, d'électricité; de sanitaire. Les déchets et les déjections diverses s'accumulent aux abords des maisons de fortune. En guise de chauffage, ils possèdent des poêles à bois improvisés avec des tôles et des tuyaux qui menacent à tout moment de les trahir.

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La décharge sauvage :

C'est juste derrière le hameau que commence la décharge à ciel ouvert qu'ils alimentent. Effectivement, ils se servent dans nos ordures et nos objets encombrants, puis ils les ramènent sur site. Après les avoir trié, ils jettent ce qui ne les intéresse pas. Et c'est ainsi, que jour après jour les ordures s'amoncèlent et se répandent comme une marée rampante que rien ne peut arrêter. Cette décharge à proximité directe de leurs habitations est aussi le terrain de jeu de leurs enfants. Les plus anciens d'entre nous se souviendront d'images terribles d'un autre temps, comme celles des bidonvilles franciliens des années 60s.

La biodégradabilité de ces déchets étant quasi nulle, comment et avec quel effort le site pourra être dépollué un jour ? Cette décharge démarrant aux portes de leur hameau, dans quelles conditions sanitaires vivent ils, eux et leurs enfants ?

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Le déboisement sans fin :

L'hiver est rude, impitoyable. Pour se chauffer et cuisiner, une seule solution : les arbres. Tous les jours, pour leur permettre de survivre, des arbres sont abattus. Nous avons pu en voir des centaines et des centaines, arrachées, démembrées, tronçonnées. Plus les jours passent et plus les arbres tombent, inexorablement, les uns après les autres, pour finir en fumée. Que restera t'il des boisements de la côte Bellevue à la fin de l'hiver, dans 6 mois, dans 1 an ?...

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Cet article est donc bien le constat d'une faillite sociale, sanitaire et non des moindres : environnementale.

mardi 26 janvier 2010

Janvier 2010 : quelques observations ornithologiques dans la carrière Saint-Pierre.

Pic noir (Dryocopus martius) :

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Photo : Olivier Laporte (17/01/2010) - http://obsenfrancilie.over-blog.com

Le pic noir est le plus grand des pics (46 cm). Il est aisément reconnaissable par sa couleur entièrement noire, avec une calotte rouge vif s'étendant du front jusqu'à l'arrière de la nuque. C'est un oiseau forestier au tambourinage très sonore, des forêts de hêtres et de conifères qui se repaît d'insectes xylophages. Le pic noir adopte des mœurs diurnes. C'est un sédentaire. Le pic noir est un grimpeur averti, s'agrippant à l'écorce des arbres à l'aide de ses ongles pointus. Constamment en mouvement, il peut passer sans relâche d'un arbre à l'autre en criant.

Nous l'entendions tambouriner bruyamment sur le site depuis quelques temps sans pouvoir le prendre en photo, ni l'identifier. Olivier Laporte a réussi le 17 Janvier 2010 a le prendre en photo en vol non loin du collège Théodore Monod. C'est une nouvelle observation sur le site

Source : www.oiseaux.net

Buse variable (Buteo buteo) :

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Photo : C.Nédélec (25/01/2010)

Cette buse variable a été observée le 25 Janvier 2010 au dessus de la steppe aride dans la carrière Saint-Pierre de Gagny. La buse variable est le rapace le plus répandu en Europe. Diurne, elle est très active, souvent en vol. Elle a la vue la plus perçante de tous les oiseaux de proie. Elle plane sur les champs et les forêts, elle passe aussi de longs moments posée en hauteur. Elle s'alimente de petits mammifères qu'elle chasse au sol, mais aussi d'oiseaux, reptiles, batraciens et insectes. La majeure partie des proies sont capturées après avoir été localisées à vue, en volant en cercles à basse altitude, mais aussi à des distances d'une centaine de mètres.

Source : www.oiseaux.net

dimanche 24 janvier 2010

Souvenirs de la famille Pavluk

Mr Pavluk était chauffeur de Taxi à Paris, il possédait une maison de "campagne" aux abbesses de Gagny-Chelles. Cette maison existe toujours au numéro 26 de l'avenue de l'Etoile d'Or. Voici donc 2 clichés pris en face de cette maison par Mr Paul Bogatscheff au début des années 50.

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De gauche à droite : Mme Pavluk, Mlle ludmilla "Lala" Pavluk, Laura Podkopaeff, Lida Nicolsky née Bogatscheff, Nicolas Skouloff, Mr Pavluk.

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De gauche à droite : Mr Pavluk, Lida Nicolsky née Bogatscheff, Laura Podkopaeff, Nicolas Skouloff, Mme Pavluk, Mlle ludmilla "Lala" Pavluk.

vendredi 22 janvier 2010

Visions du ru des pissottes ou canal du Chesnay

Nous avons découvert une carte postale rare du canal du Chesnay également nommé ru des pissottes. C'est une des plus belles cartes de ce cours d'eau busé en 1966 que nous connaissons à ce jour.

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Pour en savoir plus sur ce cours d'eau disparu :

  1. Les cours d'eau disparus des Abbesses
  2. La vie et la mort du Canal du Chesnay

samedi 2 janvier 2010

Nos meilleurs voeux pour l'année 2010

Les Abbesses de Gagny-Chelles vous souhaitent une bonne et heureuse année 2010.

Pour fêter cette nouvelle année, nous vous offrons ce beau dessin de M. Sabatier d'après l'album de M. Peulot. Il nous montre une vision panoramique datant de1870 du bas Gagny, de Chelles, en passant par les carrières de Gypse, la côte Bellevue et le domaine du Chesnay.

Cliquer sur l'image pour agrandir :

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mardi 29 décembre 2009

La carrière Saint-Pierre de Gagny-Chelles sous la neige

Voici des photos prises par Alain Thellier lors de la visite de la carrière Saint-Pierre et des coteaux du Beauzet organisée par l'ANCA en date du 19 Décembre 2009.

Entrée des cavages de première masse de la carrière Saint-Pierre :

29-12-2009 : L'entrée de la première masse sous la neige

Traces de renards roux sur la neige :

29-12-2009 : Traces de renard sur la neige

Le cirque des Abbesses de Gagny-Chelles

Dans les années 30s, dans l'avenue de l'Étoile d'Or, un petit cirque itinérant venait de temps à autre dans le quartier des Abbesses de Gagny-Chelles.

En analysant les photos de la famille Bogatscheff, nous avons pu en trouver une datant de 1935-36, présentant la roulotte, le chapiteau et la camionnette en stationnement dans l'avenue de l'Étoile d'Or.

Doyens, Doyennes : si vous avez des souvenirs de ce cirque, n'hésitez pas à nous faire parvenir vos témoignages.

Le cirque des Abbesses

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mercredi 23 décembre 2009

Souvenirs de la carrière Saint-Pierre et de la côte du Beauzet de Gagny - Chelles 2/2

Vous avez été nombreux à visionner l'interview vidéo de Mme Lida Nicolsky née BOGATSCHEFF où celle-ci raconte sa montagne ou ses aventures d'enfance dans la carrière Saint-Pierre et la côte du Beauzet.

Elle a retrouvé des photos de famille de ces moments exceptionnels dans la carrière. Elles ont été prises avant les ravages causés par l'apport massif de remblais des années 60. Ainsi il est possible de l'y voir enfant avec ses parents. On peut aussi découvrir le vieux noyer qui lui tenait à cœur.

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mardi 22 décembre 2009

Souvenirs de la carrière Saint-Pierre et de la côte du Beauzet de Gagny - Chelles 1/2

Vous avez été nombreux à visionner l'interview vidéo de Mme Lida Nicolsky née BOGATSCHEFF où celle-ci raconte sa montagne ou ses aventures d'enfance dans la carrière Saint-Pierre et la côte du Beauzet.

Elle a retrouvé des photos de famille de ces moments exceptionnels dans la carrière. Elles ont été prises avant les ravages causés par l'apport massif de remblais des années 60. Ainsi il est possible de l'y voir enfant avec ses parents. On peut aussi découvrir le vieux noyer qui lui tenait à cœur.

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lundi 21 décembre 2009

Une des plus belles cartes postales du Château du Chesnay (Gagny)

S'il ne devait rester qu'une carte postale du Château du Chesnay, il se peut bien qu'il faille que cela soit celle-ci. Nous la connaissions depuis longtemps mais nous avons mis 2 années à pouvoir en acquérir un exemplaire. Admirez donc cette vue depuis le canal du Chesnay ou de Mr Roger.

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Pour retrouver nos articles en ligne sur l'histoire du domaine du Chesnay: Histoire du Quartier du Chesnay de Gagny-Chelles

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  1. Les cours d'eau disparus des Abbesses
  2. Le domaine du Chesnay Partie 1 : Le sieur Payen
  3. Le domaine du Chesnay Partie 2 : Le Baron Daniel Roger
  4. Le domaine du Chesnay Partie 3 : Le Général Humann
  5. Le domaine du Chesnay Partie 4 : La mort du domaine ou la lèpre des temps modernes
  6. 01 Février 1963 : Quand sonna le glas du Château du Chesnay

samedi 19 décembre 2009

La flore de la côte du Beauzet (Chelles) : le Daphné Lauréole

L'hiver et les paysages enneigés sont aussi propices aux observations naturalistes. En effet, les plantes à feuillage persistant deviennent plus visibles. Ainsi, il a été possible d'aisément identifier la présence du Daphné Lauréole - Daphne laureola (aussi appelé Laurier des bois ou Laurier purgatif).

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Le Daphné lauréole est un arbrisseau à feuillage persistant des bois sur sols calcaires. Ses tiges mesurent de 50 à 150 centimètres de haut. Il est assez rare en région Ile de France. C'est une plante d'habitude plutôt montagnarde très toxique. Ses fleurs sont discrètes, inodores, de couleur verte. Elles apparaissent en février. Le fruit est une baie de couleur bleu noirâtre à maturité purgative.

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mercredi 16 décembre 2009

Souvenirs de la famille Bogatscheff (Gagny - Chelles)

Lida Nicolsky, née fille de Paul et d'Anna Bogatscheff, nous a confié un peu de l'histoire de sa famille.

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Lida BOGATSCHEFF à 19 ans.

Son père, Paul, est né en 1893 à Maïkop. Cette ville Caucasienne de Russie est désormais la capitale de la république d'Adyguée. Il est issu d'une famille de la petite bourgeoisie locale. Il aurait suivi des études de géomètre qu'il dut abandonner à cause de sa participation à la première guerre mondiale.

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A partir de Juin 1915, il participe au premier conflit mondial sur le front turc dans l'Armée Cosaque du Kouban. Il est 26ème brigade Cosaque qui combat à Kars (Turquie). Il combattra jusqu'aux limites de l'Irak (Perse). Cette région du monde semble le fasciner, doté d'un appareil photo, il gardera de nombreux clichés de paysages, de monuments et de la population qu'il y croise.

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Photo prise par Paul en 1916.

Il fut blessé dans un village du Kurdistan, le 20 décembre 1916, lors de combats contre les forces armées Turcs.

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Photo datée de 1916

A la révolution russe de 1917, il s'engage dans l'armée blanche pour combattre les bolchéviks dans le Caucase. Il sera blessé à 2 reprises dans des combats contre les rouges, le 8 novembre 1919 ainsi qu'en mars 1920. La blessure obtenue en 1919 (au temps où il appartient au 2ème bataillon de commandos à pieds du Kouban) est qualifiée de traversante par balle entre le talon d'Achille et le mollet.

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Fin 1920, il sera évacué du Caucase avec les armées du général Wrangel. En trois jours, à partir d'un port de la mer Noire, il embarque avec 146 000 autres personnes dont 70 000 soldats casés sur 126 bateaux.

Au terme de ces 2 conflits, où il combattit dans des bataillons d'infanterie et des sections cosaques à pied, il mettra fin à sa carrière militaire, officier, au grade de Capitaine.

Paul se retrouve interné dans un camp de l'Ile grecque de Lemnos. Dans l'attente d'une reprise potentielle du conflit avec les rouges, il y restera presque 2 ans. Cette Ile était tellement aride qu'il fallait y amener l'eau par bateau. Dans ces camps, dormant sous des tentes, les soldats continuèrent à porter l'uniforme et à pratiquer des entrainements militaires. De peur des possibles soubresauts incontrôlables de ces armées, ils furent gardés par des Zouaves et des Tirailleurs Sénégalais. Le désarmement des militaires de ces camps ne se fit pas sans difficulté.

Il quitta l'Ile fin 1922 pour la capitale grecque.

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Athènes (Grèce) - Dimanche 4 Décembre 1922, 5 heures du soir, Paul à gauche avec 2 amis après une bonne beuverie au vin résiné.

Depuis Athènes, il put recevoir un contrat de travail pour la France. Pour l'obtenir, pensant bien faire, il maquilla sa date de naissance sur ses papiers d'identité de 1893 à 1898. Il compris, bien plus tard, à l'âge de la retraite, les conséquences de cet acte.

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Il embarqua pour le port de Marseille. La France, saignée à blanc par la guerre, manque cruellement de main d'œuvre. Ainsi il commence par travailler dans les mines des charbons d'Alès (Gard) puis dans les Houillères de Lorraine (Nilvange, Knutange). Il travaillera aussi dans des aciéries et autres usines métallurgiques.

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Paul étant un excellent musicien, Il participe à de nombreux orchestres. Il joue notamment d'une guitare à 10 cordes qui possède 4 cordes de basse supplémentaires en "open tuning". Cette guitare exceptionnelle est une Guitare Harpe. Sa fabrication est attribuée au luthier moscovite russe Robert I. Arkhuzen (1844-1920). Elle a surement été construite à la fin xixe siècle. Elle fut malheureusement dérobée chez les Nicolskys au cours d'un cambriolage.

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Boulogne Billancourt - 1931. Paul est à droite.

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Paul jouant de sa guitare Harpe dans le jardin de sa maison de l'Étoile d'Or.

Ce n'est qu'au bout d'un certain temps qu'il put se rendre à Paris. Il y suit des cours en russe (en effet, Paul ne cherchera jamais à vraiment maitriser la langue française) de l'école Violet afin d'y acquérir une formation qualifiante de monteur électricien.

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C'est à Paris qu'il rencontre sa future épouse : Anna Emeljanov. Née le 10 Octobre 1901, Anna est originaire de la région de Narva (disputée entre URSS et l'Estonie), au bord de la Baltique, d'un village de population finnoise, russophone et orthodoxe. La république d'Estonie est reconnue indépendante au traité de Tartu par la Russie bolchevique en 1920. Cette femme n'a donc pas connu la Révolution Russe. Pour l'anecdote, le père d'Anna était un marin côtier qui faisait du cabotage. Il faisait de temps à autres de la contrebande d'alcool avec la Finlande. Il cachait donc l'alcool dans des nourrisses qu'il noyait dans l'eau signalisées par des bouées.

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D'origine modeste, elle arrive à Paris en 1932 avec la famille du consul d'Estonie (Mr et Mme Postelnickoff). Elle y travaille en tant que dame de compagnie, de cuisinière et de nourrice.

Anna et Paul se marièrent à la Mairie du XVème arrondissement de Paris le 28 Juin 1934. Les Bogatscheffs arrivent dans le quartier des Abbesses en 1936 suite à la naissance de leur fille unique, Lida, née à Paris, le 2 Mars 1936 dans le XIXème arrondissement.

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Lida dans les bras de son père.

Ils resteront longtemps locataires dans le quartier. lls vécurent notamment dans une maisonnette de l'avenue Paul-de-Kock.

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Lida dans le landeau de sa mère devant la maisonnette de l'Avenue Paul de Kock en 1936.

Lida se souvient d'un père calme, peu loquace. Elle se sentait très proche de lui. Elle se rappelle qu'enfant, étant bonne élève, elle ramenait un brillant carnet tous les samedis soirs. Le dimanche, pour la féliciter, il l'emmenait fièrement sur sa bicyclette chez le libraire de la gare de Chelles et lui offrait un livre. Elle se remémore de grandes balades à bicyclette à ses côtés. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, Paul et son inséparable vélo n'hésite pas à pédaler jusqu'à Coulommiers pour ravitailler sa famille en produits en provenance de fermes amies.

Une maisonnette et un terrain, situés au 19 de l'avenue de l'Étoile d'Or, leur sont cédés, un jour, par le Père Serge Pfefferman.

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Lida devant la maisonnette de l'avenue de l'Etoile d'Or.

Le Père Serge Pfefferman est le prêtre orthodoxe desservant l'Eglise Orthodoxe des Abbesses de Gagny-Chelles. Israélite, il portait l'étoile jaune pendant la guerre 39-45. Il échappa à la déportation en se réfugiant au monastère orthodoxe de Bussy en Othe.

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Sortie de l'Eglise Orthodoxe après guerre.

Lida se souvient d'une anecdote amusante : ses parents, pendant des années, ignorent qu'ils ont droit aux allocations familiales. Une fois les arriérés remboursés, Paul offrit une montre et un vélo à sa fille Lida.

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Lida dans l'avenue de l'Etoile d'Or sur son vélo payé avec les arriérés des allocations familiales. Au fond à gauche, on distingue l'Eglise orthodoxe.

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Paul, dans les champs de blé de la côte du Beauzet ou Montguichet de Gagny-Chelles.

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